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 [Août] Les lumières du Nord [PV Cennyd]

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Irina Collins
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MessageSujet: [Août] Les lumières du Nord [PV Cennyd]   Sam 1 Mar - 21:05

La Norvège. Puis l'angleterre. Tout ça mélangé, ça faisait mal, ça n'allait pas ensemble. C'était comme mélanger un coca et un mentos. Ca faisait mal. Irina avait juste dit deux mots à sa cousine. Cousine qu'elle n'avait plus revue depuis sa dernière année à Poudlard, mais avec qui elle entretenait une correspondance régulière. Elle avait appris les fiançailles de Majandra, avec un homme qu'elle disait ne pas aimer, mais avec qui elle s'amusait visiblement bien. Majandra était en pleine santé, alors qu'Irina semblait être au bout du rouleau, fatiguée, vidée de toute substance. L'adolescente fantômatique était devenue une jeune femme ectoplasmique, translucide. Pas de fée. Pas plus de sylphide. Juste Irina, jeune Norvégienne, qui avait dû quitter ses terres glacées pour vaquer à son devoir: seconder sa cousine. Elle avait accepté le poste. Pour dépanner Majandra. Parce qu'elle en avait marre de tous ces incompétents, et que l'ex-serpentarde serait la plus à même d'assumer la fonction de prof de potions. Effectivement. Irina était trés compétente dans son domaine. Elle aimait les potions plus que tout, plus que la magie noire. Elle prenait plaisir à confectionner ses breuvages, le visage humidifié apr les vapeurs émanant des chaudrons qui étaient directement dans les flammes de l'enfer. C'était plus un art qu'une science. Mais elle voulait rester en Norvège, parce que plus rien ne la rattachait à l'Angleterre, qu'elle n'a jamais aimée.

Il y a de cela quelques années, Irina avait reçu une lettre de Majandra. Elle lui donnait des nouvelles de Cennyd. La nouvelle avait tombé. Marié. A une autre sang pur. La nouvelle semblait réjouir Majandra, aprés tout, cet idiot ne harcèlerait plus sa chère et tendre Irina, et puis elle était certaine de ne l'avoir jamais comme beau frère. Ca semblait lui faire plaisir. Irina, elle, avait feint l'indifférence. Ca ne l'importait pas, dans le fond. De toutes manières, c'était voué à l'échec. Elle, avec ses flirts à droite à gauche, et lui, à vadrouiller à droite à gauche aussi. Leurs chemins s'étaient éloignés, sans jamais plus se rencontrer. A vrai dire, Irina avait fini par faire sa vie, avec un sang pur Norvégien, qu'elle avait cru aimer. Mais que pour finir elle n'aimait pas, étant incapable de ressentir ce sentiment qu'était l'amour. Le temps était passé, et Warren avait fini par disparaître de sa vie. Il avait d'ailleurs disparu tout court. Mais Irina avait fait la promesse de ne jamais faire d'enfants. De ne jamais se marier. Il ne fallait pas que le sang des Collins se répande encore. Celui des Asbornsen étant définitivement fini. Paula espérait peut être pour sa fille une autre vie que celle d'Irina, mais c'était comme ça. Elle vivait sa vie comme elle l'entendait.

Irina arriva au lac. Elle avait passé tant de moments à peindre le lac, coucher de soleil, lever du soleil, crépuscule, en plein midi, tout y était passé. Eté comme hiver. Poudlard sous un ciel d'automne. Sous une fine couche de neige. Elle n'y avait pas mis les pieds depuis ses aspics. Qu'elle avait eus haut la main. Avec les honneurs. Elle aurait pu avoir une brillante carrière, mais elle avait préféré se retirer dans son atelier, quand elle n'enseignait pas. Irina n'était qu'un professeur banal. Ses longs cheveux noirs pleuraient la tristesse. Ca faisait des années qu'elle n'avait pas laissé leur blondeur natuelle ressortir, parce que le noir seyait mieux au bleu de ses yeux et à son teint diaphane, qui n'avait pas pris de couleurs. Irina se tenait là, une main posée contre le tronc d'un arbre. Et si elle faisait un petit plongeon dans le lac? Elle en avait envie. Mais elle n'avait jamais eu le droit de s'y plonger. A la place, elle ôta ses chaussures. Les posa prés d'un rocher. Et elle avança dans l'eau, jusqu'à mi mollets. Puis jusqu'aux genoux. Sa longue robe noire flottant sur la surface du lac, agitée des petites vagues qu'elle avait créees.
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Cennyd McAyr
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MessageSujet: Re: [Août] Les lumières du Nord [PV Cennyd]   Mar 4 Mar - 5:02

Cennyd, lui, allait très bien. Il avait réussi à se faire engager par Majandra, ce qui était en soit un miracle et d'apres ce qu'avait dit la mégère, c'était parce qu'Irina avait prit sa défense. Preuve que même si elle ne lui avait pas accordé un regard, elle se souvenait de lui.
L'idée de passer un an au château lui plaisait bien. Il allait pouvoir s'amuser avec les adolescente, veiller à ce que les enfants ne soient pas trop endoctrinés, ennyer Majandra, voir Irina, être injuste comme à son aise, exercer son autorité et garder un oeil sur sa jeune cousine inconnue.

Cadfael et Cennyd ne s'étaient vus qu'une fois. Et ce jour là, Cennyd avait tué cet oncle abhorré. Pourtant, cela ne lui avait pas rendu son père. Oh, il ne regrettait pas son geste. C'était nécessaire, le Demi-Sang avait assez reigné sur SES terres. Mais une fois l'homme mort à ses pieds, il avait senti une sorte de déception l'envahir. Il s'était attendu à un combat épique, des injures et des promesses comme dans les histoires de batailles. Mais cela ne s'était pas du tout passé comme ça. Il semblait que Cadfael savait pertinemment ce qui l'attendait. Et qu'il en était heureux et fier.
S'il avait prit la peine de connaitre son parent, le jeune écossais ce serait rendu compte de la similarité entre leurs caractères. A quelques exceptions près. Le libraire avait ouvert son magasin pour veiller sur son neveu et héritier tandis que Cennyd entrait directement à Poudlard pour faire connaissance avec sa cousine.... et héritère. Ce jour fermait une boucle que leur grand-père commun avait ouvert en batifolant avec une demi-moldue.

Cennyd n'en savait rien mais sentait qu'il venait de faire quelque chose de "bien" dans la destinée de sa famille. Sans compter que personne ne pourrait le tuer tant qu'il restait au chpateau. Se protéger de Voldemort en se mettant sous son nez était presque jouissif.


"Tu n'as pas peur du calamar ?"

Cennyd avait posé sa main à l'endroit exact ou Irina avait mit la sienne peu de temps auparavant. Elle n'avait que peu changé. Les cheveux toujours noirs (elle la préférait blonde mais ca la regardait), sa peau toujours aussi blanche, sa minceur toujours aussi impressionnante...
Lui aussi n'avait que très peu changé. Il était resté le même qu'atrefois. Il n'y avait que ses yeux qui trahissaient son age et les petits tracas de la vie. Il n'y avait plus en eux la même sombre tristesse. C'était une douleur plus calme, plus superficielle. Plus banale en somme. L'adolescent s'était vengé. L'homme, lui, en voulait toujours autant a la vie d'être ce qu'elle était.


"Ca fait plaisir de te revoir Iri. Et je me fiche que ce soit partagé ou pas."

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Irina Collins
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MessageSujet: Re: [Août] Les lumières du Nord [PV Cennyd]   Mer 12 Mar - 18:49

Irina dressa l'oreille. Les feuilles craquaient dans le coin. Quelqu'un s'approchait. Irina se retourna brusquement, son vêtement qui flottait à la surface de l'eau coula, dans un "plop" atténué. Elle manqua de glisser sur la vase présente sur les rochers du fond, mais elle se réceptionna bien. En fait, on n'aurait pu voir qu'un léger vacillement, à la surface. Le vent agita la longue chevelure brune d'Irina. Quelques goutelettes d'eau vinrent s'échouer sur ses avant-bras. La blancheur de sa peau était alarmante. Ca faisait un sérieux contraste entre sa peau et la Marque des Ténèbres. Une fois l'instant de surprise passé, elle posa de nouveau son regard clair sur la surface du lac. Aussi loin qu'elle s'en rappelle, Irina n'avait jamais aimé l'eau. Et les grandes profondeurs. Comme il y en avaient qui avaient peur du vide. Les phobies ça ne se discutait pas. C'était comme les goûts et les couleurs. Bien que ça n'avait presque rien à voir.

Irina avait reconnu cette voix. Elle la reconnaîtrait entre mille. Elle ne se retourna pas pour autant. Pour ne pas voir son visage, ou se retrouver face à lui. Ou pour une quelconque autre raison, mais qui étaient toutes aussi irrationnelles les unes que les autres. Ce que ça pouvait être stupide, un humain, parfois. Il était Auror. Elle était Mangemorte. Ils étaient ennemis. Par leurs idéologies. Le Seigneur des Ténèbres était son maître, il était l'adversaire de Cennyd. Ils devront s'affronter, tôt ou tard. De même qu'elle n'hésiterait pas à le tuer si il s'en prenait à sa cousine. Mais là n'était pas le sujet. Avant que cela ne se passe, il y a de l'eau qui aura coulé sous les ponts.


Je n'ai jamais eu peur du calamar. Je ne crois pas à toutes ces conneries.

Son ton était sec, froid, presque incisif. Irina n'avait pas changé à ce niveau là. Elle était toujours aimable comme une porte de prison, et piquante comme du tabasco. Irina replaça une mèche de cheveux derrière son oreille. Sans regarder Cennyd. Il fallait qu'elle combatte sa peur de l'eau. Qu'elle oublie ce malheureux incident, qui remontait à son enfance. Un incident qui a failli lui côuter la vie, il y a trés trés longtemps. Mais là, il n'était pas question de se lamenter sur son sort. De pleurer sur le passé. Il fallait voir l'avenir en face. Avec ses tragédies comme ses espoirs. Mais ça fait quelques années qu'Irina s'efforçait de voir les choses ainsi. Mais elle avait toujours en elle ce fichu truc qui faisait qu'elle oubliait presque toujours ses bonnes résolutions.

Tu croyais quoi, Cennyd? Que j'allais te sauter dessus dès que je te verrais?
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MessageSujet: Re: [Août] Les lumières du Nord [PV Cennyd]   Ven 14 Mar - 19:43

Elle lui tournait le dos et lui parlait d'une voix tranchante ? C'était plutôt bon signe quand on connaissait Irina. Les soeurs Collins (oui bon il savait qu'elles étaient cousines mais soeur sonnait mieux dans sa tête) ne devenaient réellement dangereuse lorsqu'elles se mettaient à jouer sur la séduction. Pas qu'il tombait dans le panneau (surtout avec Majandra) mais c'était chez elles une preuve indiscutable de mauvaise humeur. Sauf bien sur lorsqu'Iri jouait vraiment à la séduction. Enfin ca se sentait. Tout ça pour dire que Cennyd fut plus soulagé qu'inquiet de la réaction de son ancienne petite amie.

De l'eau avait déjà beaucoup coulé sous les ponts. Ils avaient tous deux été mariés puis veufs, elle avait rejoint les rangs des mangemorts et lui des aurors. Il avait d'ailleurs démissionné assez vite. Pas par peur des représailles mais parce que la seule raison qui l'avait poussé a rejoindre les rangs des tireurs d'élites du ministère était la vengeance. Une fois celle-ci assouvie, il avait suivit les traces de son ennemi juré et s'était consacré à ses terres le temps de tout régler à sa convenance.


"En fait j'avais parié sur une paire de claque ou quelques insultes, ce qui fait que je suis assez heureusement surprit. Surtout que Majie venait de me dire que tu étais encore en Norvège lorsque je lui avait demandé de tes nouvelles."

Il avait parlé d'une voix posée d'adulte. Il avait changé malgré tout durant toutes ces années. Il ressemblait plus à un jeune homme sérieux, posé et gentil. Ce n'était qu'un nouveau masque, une pièce étrange du puzzle qu'il s'amusait à découper pour que les gens oublient que ce jeu ne le représentait pas du tout. Ced n'aimait toujours pas montrer qui il était réellement. Mais il ne réservait la drague qu'aux gens qu'il n'appréciait pas plus que ça, pas à ses ennemis de toujours comme Majandra et Prosper (qu'il n'avait toujours pas tué non plus) ou à ses amis de jadis comme Irina, Mark ou la femme de ce dernier (quoiqu'il avait couché avec la femme de Mark... ). Il laissa passer un nouveau silence puis reprit tranquillement.

"On va devoir travailler une année ensemble, tu ne vas pas la passer a me tourner le dos j'espère ? Ca ferait mauvais effet pour les élèves. Ils pourraient s'imaginer des trucs après."

Il ne savait pas trop ce qu'il disait. Il improvisait au fur et a mesure, essayant de deviner où cette discussion allait les mener afin de garder toujours un train ou deux d'avance. Cennyd restait le manipulateur qu'il avait toujours voulu être et pour cela, il lui fallait avoir toutes les cartes en mains.

"Alors la Norvège, c'était comment ?"

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MessageSujet: Re: [Août] Les lumières du Nord [PV Cennyd]   Mer 2 Avr - 20:19

Que dire d'Irina, sinon que celle d'avant avait totalement disparu? La Irina adolescente n'était plus, elle était remplacée par une autre, plus forte, plus têtue aussi. Déja que la Irina adolescente était une vraie bourrique, mais là c'était encore pire. Elle était adulte, elle faisait des choix et elle les assumait parfaitement. Alors pourquoi vouloir raviver les braises d'une passion qui s'était éteinte, au fil du temps? Cennyd et Irina, c'était de l'histoire ancienne. Irina était encore étudiante à l'époque des faits, et lui aussi. Ils s'étaient fréquentés seulement au château. Irina avait définitivement enterré cette histoire. Elle avait définitivement enterré les histoires de coeur, d'ailleurs. Elle ne voulait plus revenir là dessus. Son seul véritable amour avait été son père. Mais Ludwig Asbornsen n'était plus depuis bien longtemps. Bien sûr, elle n'avait pas aimé son père comme elle aurait pu aimer un autre homme, ça allait de soi. Ceci dit, son coeur était un vide sidéral, il n'y avait rien, quedalle, nada, nothing. C'était pas la peine d'insister.

A vrai dire, selon la jeune prof, rien n'en valait la peine. Depuis des années, Irina se laissait vivre, vivant à nouveau que quand elle voyait le sang couler. elle ne vivait que quand la mort prenait possession de ses victimes, quand la dernière lueur de leur regard s'éteignait à tout jamais, dans un ultime rictus d'agonie. Qui disait que le sang c'était la vie? Bref. Aprés son père, il y avait eu un autre amour. Le Seigneur des Ténèbres. Elle avait effectué une mission pour lui douze ans auparavant, quand elle avait presque seize ans. Elle devait assassiner un élève de Gryffondor de septième année, un ancien ami qui était en fait un traître. Elle avait rejoint ses rangs dès qu'elle eut ses aspics en poche. Et elle oeuvrait pour lui autant qu'elle le pouvait. C'était lui son maître, et personne d'autre.

Elle se tourna lentement vers lui quand il lui annonça qu'il s'attendait à une paire de claques retentissante. Et aussi aux insultes. Irina arqua un sourcil, mais cette fois ci elle ne se détourna pas. Elle resta à le regarder, de biais, sans jamais le regarder droit dans les yeux. Ca serait l'erreur fatale. A ne pas commettre, donc. Un voile de cheveux noirs passa devant ses yeux clairs. Elle les chassa à l'aide de quelques doigts. Elle répondit froidement:

En effet, j'étais en Norvège, jusque hier en tout cas.

Voilà. Il n'y avait rien d'autre à dire. Elle était dans son pays natal, dans le manoir familial des Asbornsen. C'était elle la propriétaire des lieux. Le cottage de Southampton où elle avait vécu lors de ses jeunes années n'était plus qu'un mauvais souvenir, que les fantômes de Ludwig, Paula et Madison continueraient à hanter, jusqu'à la fin des temps. Irina n'avait jamais parlé de ses parents à Cennyd. De même qu'il ignorait qu'elle avait une soeur jumelle, une Cracmol. Jolie comme un coeur, vivante comme tout, une jolie poupée. Qui était morte alors qu'elle méritait de vivre. Qui aurait certainement plu à Cennyd. Bien plus qu'Irina, en tout cas. Dès sa mort, la jeune Collins avait eu le mal de vivre. Elle s'était retrouvée amputée de sa moitié, se répétant sans cesse que c'était ELLE qui aurait du mourir, et non Madison qui avait tout pour elle. Bref. Southampton n'était plus à l'ordre du jour, maintenant, elle résidait à Hammerfest, où elle vivait encore quand son grand père Mathias était encore vivant.

C'est une année de trop, Cennyd. Je me suis jurée de ne pas remettre les pieds ici. Et j'ai failli à ma promesse.

Irina n'avait pas l'intention de se laisser manipuler. En tant que Mangemorte, c'était elle qui manipulait, et seulement elle. Ca, il ne l'avait toujours pas compris. quand il lui fit la réflexion sur sa manière de se comporter vis à vis de lui (c'est à dire lui tourner le dos), là, elle se retourna franchement, légèrement interloquée.

C'est toi qui te fais des idées mon cher.

Silence. Pour le moment, Irina ne ferait rien. Elle se contenterait juste de rétorquer, de riposter à ses phrases sans fond, mais que la forme sauvait. Et si Majandra avait raison à ce sujet?

Comment c'était la Norvège? Bien mieux qu'ici en tout cas. J'avais de bons élèves et mes collègues étaient encore supportables.
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Cennyd McAyr
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MessageSujet: Re: [Août] Les lumières du Nord [PV Cennyd]   Ven 4 Avr - 5:41

Hum. Oh. Ahhh. Voila plus ou moins ce que pensait Cennyd au fur et a mesure que la discussion continuait. Irina avait du en voir des vertes et des pas mures depuis qu'ils s'étaient quittés pour parler de la sorte. Tant de violence, de colère dans ses paroles. Un accent tranché, une méfiance exacerbée, un regard de biais... Majandra avait du lui en dire des bêtises sur son compte ! Ce n'était pas la peine d'être autant sur ses gardes. Pour une fois, Cennyd ne cherchait pas à séduire son interlocuteur. Oh, ne croyez pas qu'il avait changé, il aurait essqyé de séduire n'importe qui. Sauf elle justement. Curieusement, il tenait à elle. Pas au point d'en être amoureux ou de se rappeler sans cesse les quelques moments partagés mais assez pour ne pas vouloir tout gâcher tout de suite. Et, pour ceux qui se seraient posés la question, cela n'avait pas non plus grand chose à voir avec Majandra. Il ne disait pas qu'énerver la harpie n'était pas un plus mais ce n'était pas sa raison principale.

Irina n'avait simplement pas l'air bien du tout. Pour un peu, il l'aurait crue déprimée. Il n'y avait que sa violence qui le rassurait un peu. Les dépressifs n'étaient pas aussi violents n'est ce pas ? Si ? Ah ? Peut-être. Quoiqu'il en soit, il avait envie d'utiliser cette faille jusqu'au bout et de voir ce qui tracassait réellement son ancienne petite amie officielle. Et pour cela, il falllait user de toutes les astuces necessaire. Il se prendrait surement des coups au premier essai mais il se jurait bien d'essayer autant de fois que possible afin que SON Irina redevienne la gamine étrange, mâture, décalée et insaisissable qu'il avait connue et apprécié. Il était prêt pour cela à aller au moins jusqu'au bout du monde, voire à la retrouver dans le coeur gelé de la nouvelle directrice des serpentard.

Il pencha doucement la tête pour avoir une bonne vue sur ses yeux toute en respectant sa décision de ne pas vouloir mêler leurs regard. La laissant parler, il s'avança doucement mais de façon assurée vers elle. Il regarda ses cheveux sombre, ses mains blanches, sa mine fatiguée. Il écouta sa voix froide et dure. Il y entendit un appel au secours.


"Tu l'as surement fait pour une bonne raison Iri. Il n'y a pas de promesse qui soit plus importante que le devoir."

Cadfael aurait surement hésité des heures avant de dire une telle chose mais Cennyd n'était pas son Oncle. Les promesses pour lui n'étaient que des mots, elles s'effaçaient bien vite dans la réalité. Si Irina était revenue alors qu'elle avait si visiblement envie d'être à des miliers de kilomètres, c'était surement pour une bonne raison. Raison qu'il aurait été curieux de connaître d'ailleurs mais qui n'était absolument pas prioritaire pour le moment. Il haussa mentalement les épaules et sourit.

"Je ne me fais aucune idée Iri, je plaisantais c'est tout. Détends toi, je n'ai pas l'intention de faire quoique ce soit d'idiot ou de répréhensible. Nous n'avons plus 15 ans."

D'un geste presque théatral, il leva les deux mains en l'air et s'assit sur l'herbe ce qui écartait totalement tout danger d'yeux qui se croisent (à part si elle se mettait à son niveau). Puis, souriant et pas vexé pour deux sous (en apparence tout du moins), il posa ses mains derrière lui sur le sol et resta ainsi assit,, écoutant la suite de son discourt.

"Je ne sais pas pour les autres collègues mais je sais que si tu n'avais pas voulu travailler avec moi, il t'aurais suffit d'un mot tout à l'heure. Or tu as fait l'inverse non ?"

A tous les coups, elle allait lui dire qu'il se faisait encore des idées et qu'il ne fallait pas qu'il prenne ca pour une marque de sympathie. N'empêche. Elle n'avait pas été obligée de le faire, il pouvait donc la remercier. Ce qu'il venait de faire d'ailleurs quand on y réfléchissait bien. Toujours souriant, il reprit.

"Et puis travailler avec Majie ne risque pas d'être trop dur pour toi non ? Tu t'es toujours bien entendue avec elle que je sache. Quand aux élèves, ma foi, on verra bien, tu peux avoir des surprises... qui sait."

En disant cela, il pensait à sa cousine, Anwen, qui allait entrer en première année et qui avait intéret à se retrouver à Serpentard et surtout à exceller dans toutes les matières importantes. Elle était une Stark nom de nom !

"Alors, dit moi franchement. De quoi as-tu peur ?"

Hein mon Iri ? Qu'est ce qui t'effraie autant ? Ce n'est tout de même pas moi. Tu ne peux pas avoir à ce point peur qu'il se passe quelque chose. Sauf si c'est ce que tu désire et que tu veux me le cacher. Ments donc à Papa Cennyd, que j'essaie de voir ce qui se passe dans ta jolie petite tête...

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MessageSujet: Re: [Août] Les lumières du Nord [PV Cennyd]   Dim 6 Avr - 19:23

Qu'on se le grave dans la cervelle, Irina n'était PAS gentille. Elle ne l'avait jamais été. Certes, elle était plus mâture que quiconque de son âge (lorqu'elle était étudiante, en tout cas) et elle était un brin étrange. Parfois dérangeante. Mais jamais gentille. Elle dissimulait son poison mortel derrière une bonne couche de miel, ou d'autres douceurs (car Irina aussi loin qu'elle s'en souvienne n'avait jamais aimé le miel). Au fil de ses discussions avec les autres, elle en avait traumatisé une paire, scrutant les tréfonds de leur pensée, jouant avec parfois, les tournant et les retournant dans tous les sens, les manipulant comme un marionettiste manipulerait son pantin pour présenter un spectacle. La gamine était maintenant devenue femme, et la perfidie qui inondait ses paroles était devenue un masque quasi-permanent, qu'elle n'ôtait qu'à des rares occasions. Il fallait dire qu'on ne lui laissait pas trop le choix, non plus. Irina n'était plus ce qu'elle était. Ou pire, selon les points de vue.

Ainsi, Irina ne comprenait pas pourquoi elle restait là, à discuter avec Cennyd. Si Cennyd l'avait appréciée lorsqu'elle était étudiante, il n'apprécierait sûrement pas la femme dure et impitoyable qu'elle était devenue. Son coeur d'adolescente glacé était devenue un coeur de pierre, et aucune lézarde ne laissait présager une quelconque faiblesse. Elle s'était endurcie au gré des coups du sort, les précédentes années. Maintenant elle était imperméable. A tout. Y compris à ses anciens proches. Cennyd ne pouvait pas continuerà la fréquenter. Elle n'avait plus quinze ans. Elle en avait 27. Douze ans avaient passé depuis la dernière fois. Irina ferma les paupières, un instant, pour se faire violence. Les souvenirs l'assaillaient, et il était difficile de tous les rapatrier là où ils croupissaient jusqu'alors. C'est à dire dans les tréfonds de sa mémoire. Ces souvenirs, elle les exhumait qu'à des rares occasions. Là il n'y avait pas lieu de ressasser le passé. Elle devait vivre au présent. Quoiqu'elle en dise, quoiqu'elle fasse, elle devait faire face à ses vieux démons. Son vieux démon. Qui continuait malgré tout de la hanter, malgré toute la distance qu'elle avait imposé entre lui et elle. Le passé la rattrapait, et le futur semblait s'éloigner d'un grand pas. L'année de ses quinze ans n'était pas une époque qu'elle avait spécialement aimé. Et avoir envie de revivre.

Elle resta de marbre quand il s'avança vers elle. Elle jeta un regard furtif au lac noir, qui s'étalait autour d'elle. Elle devait échapper à Cennyd. Si elle courait vers la rive, il l'attraperait à coup sûr. Le seul moyen d'échapper au prédateur serait de se laisser couler au fond du lac. Ce qu'elle ne ferait pas pour ne plus le voir...Mais elle garda ses pensées pour elle. Elle resta parfaitement immobile. Seule sa longue chevelure brune était secouée par la brise. Même ses paupières avaient cessé de cligner. Elle attendait. Raide comme une baguette. Ses doigts effleurèrent la surface du lac, créant de minuscules ondes. Et elle se ferma totalement quand il lui parla de ses raisons.

Qu'en sais tu, Cennyd? De mes raisons? Du devoir?

C'était énervant à la longue. De toujours finir ses phrases, prétendant la connaître, alors qu'il ne la connaissait pas. Il ne fréquentait qu'un reflet. Leur relation avait été purement superficielle. Il ne savait pas qui elle était vraiment, ce qu'elle avait pu vivre, combien elle avait souffert jusque là. Les années d'exil dans une île au fin fond de la mer de Norvège, puis quand elle a pris ses fonctions dans l'académie de magie du Nord. Elle aurait bien voulu enseigner à Durmstrang, mais...On lui avait fait clairement comprendre qu'on ne souhaitait pas la voir dans ces lieux. Tant pis pour eux. Ils ne savaient pas ce qu'ils perdaient à agir ainsi.

Je suis ravie de t'entendre dire qu'on n'a plus quinze ans. C'est la seule chose censée que tu as dit depuis le début de la conversation.

Cennyd n'abandonnerait sûrement pas. Et...Tant pis, merde! Elle n'allait pas se jeter sur lui tout de suite! C'était ce qu'il voulait. Et Irina n'en avait absolument pas envie. Ce qu'elle voulait, c'est rester libre, suivre son petit bonhomme de chemin, indépendamment d'un autre, comme elle l'avait toujours fait. Si il essayer de lézarder son coeur, de l'utiliser pour parvenir à ses fins, d'essayer de fouiller dans son jardin secret sans qu'elle ne l'y ait convié, eh bien c'est simple, il la perdrait pour toujours. Ce n'était pas à lui de venir vers elle. Elle le rejetterait, c'était certain. Mais elle pouvait toujours tenter de faire un pas vers lui. Mais elle savait pertinemment qu'elle ne le ferait pas. Parce que le faire signifierait que tout recommencerait. Elle mettrait le doigt dans l'engrenage, et c'est le corps tout entier qui y passerait. Pas franchement réjouissant comme idée. C'était nul, cette histoire d'attirance. Elle croyait qu'en feignant l'indifférence elle renierait ce fichu truc, mais c'était raté. Le seul moyen de ne pas céder à la tentation, c'est l'agressivité. Le message ainsi serait clair. Mais que faire?

Pourquoi tu t'obstines à croire que je suis un Bon Samaritain, Cennyd? Pourquoi cherches tu absolument à voir le bien dans mes actes, alors que je suis profondément mauvaise? Crois tu pourquoi je l'ai rejoint? Si c'est pour aprés agir comme Mère Teresa?

Et il l'énervait à sourire comme ça. Le sang d'Irina se glaça. Elle venait de formuler à voix haute un de ses nombreux doutes. C'était encore un truc nul. Plus elle essayer de se convaincre qu'elle était sans émotions, plus elle se faisait avoir, et montrait le contraire. La Mangemorte, toujours droite, posa son regard sur le nouveau professeur de métamorphose. Se tenant face à lui. Juste comme ça.

De quoi j'ai peur? Tu oses me poser la question? Alors que tu sais pertinemment que je ne te répondrai pas?
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Cennyd McAyr
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MessageSujet: Re: [Août] Les lumières du Nord [PV Cennyd]   Lun 7 Avr - 5:11

Bon, une chaose au moins était claire, il allait devoir s'habituer à l'agressivité. Cela dit, il s'y était préparé mentalement en prenant ce job (vivre 9 mois près de Majandra demandait une certaine préparation) et n'était pas du genre susceptible. Enfin si mais cela dépendait des sujets et plus il avançait en age, plus il était difficile de lui faire perdre son contrôle. Si Irina était une vierge de glace, lui était plutôt du genre surface lisse. On pouvvait cogner autant que l'on voulait, essayer de l'escalader ou chercher un moyen de le prendre, on ne trouvait jamais rien. Il portait toujours sur lui ce masque qui était devenu son vrai visage. Personne n'avait encore réussi à le toucher. Il n'avait même pas laissé une cause prendre possession de son absence de coeur. Lui seul comptait. Lui et lui et lui et un peu sa mère tout de même car elle était la seule personne qu'il n'avait jamais cessé d'aimer.

Plus la partie s'annonçait difficile, plus le joueur en lui était intéressé. Donnez une souris morte à un chat, il s'en désinteressera rapidement. Donnez lui un moulot bien vivant à chasser et il partira immédiatement en croisade. Cennyd avait tout du félin, depuis la démarche jusqu'au caractère fantasque et joueur. Il aurait fallu à Irina de retomber dans ses bras pour qu'il s'en désinteresse rapidement (quoique, Irina était insaisissable et cela l'intéressait toujours) mais plus elle résistait, plus elle l'envoyait bouler, plus elle était fermée et plus il se sentait prêt à tout faire pour la reprendre. Si Irina était perdue, lui savait parfaitement ce qu'il faisait là. Il chassait Pas pour séduire, pas pour ennuyer ou pour manipuler.Il chassait une amie pour la retrouver. Pour qu'elle ne craigne plus de le regarder dans les yeux, pour qu'elle n'ai pas peur de venir le voir. Pourquoi devaient-ils être ennemis ? Sa guéguerre entre Majandra et lui ne les regardaient que tous les deux. Irina avait-elle peur qu'il se serve d'elle ? S'aurait été possible s'il ne s'était pas s'agit d'une Collins. Mais Cennyd n'était pas stupide, il savait Irina assez intelligente pour déjouer ce genre de plan et il espérait qu'Irina savait qu'il savait qu'elle pouvait savoir.

Les yeux vixés sur son ancienne amante, le jeune prédateur manqua pourtant son regard vers le lac. Par contre il ne mauqua ni le regard fixe, ni la chevelure jouant avec le vent. Il la regardait comme si elle était une apparition, bien plus réelle que ses rêves. Il était content de la revoir. Pendant 10 ans, ils ne s'étaient pas vus. Pas même parlés. Les lettres promises n'étaient jamais parties d'un côté ou de l'autre. Et pourtant, 10 ans plus tard ils étaient de nouveau dans le même bâteau, à Poudlard. Sauf que cette fois c'était Irina qui avait plus de connaissances, d'expérience et de pouvoir que lui.


"Je n'en sais rien. Je suppose que tu as des raisons. Tu n'as jamais été du genre à agir sans savoir ce que tu faisais. Quant au devoir, tu m'as dit que tu étais revenue alors que tu n'en avais pas envie. J'en ai donc déduit que Majie t'a appelée."

C'était tellement facile de tout lui jeter sur le dos. Il n'en savait rien. Il ne prétendait pas le savoir. Et elle ne savait pas grand chose de lui non plus. Lui aussi aurait pu lui jeter des tas de sous entendus sur le dos tiens. Il avait ses propres tragédies, ses propres soucis, et ses propres fantômes. LCe qui changeait était la façon qu'ils avaient tous les deux d'apréhender le problème. Ced refusait dele voir, l'enfouissait sous des kilomètre de faussetés et faisait semblant de s'en moquer. Irina, elle, avait choisit une otion plus courageuse mais plus douloureuse. Elle le portait sur ses épaules, risquant sans le savoir de se faire submerger par eux. Difficile de savoir lequel des deux avait le plus à cacher, mais aisé de savoir qui souffrait le plus.

Si seulement elle n'était pas autant sur la défensive. Là elle ne lui laissait aucune marge de manoeuvre, aucun moyen de la surprendre. Il se faisait jeter alors qu'il n'essayait même pas d'approcher. Mais tant pis, il le ferait une autre fois, lorsqu'elle ne s'y attendrait pas. Il n'était pas du genre à renoncer et elle le savait très bien.


"Je me fiche du mal et du bien. Je me fiche que tu sois une mangemorte, je me fiche de ce que tu as bien pu faire par le passé qui t'ai a ce point blessée, je me fiche de tes motivations, de tes principes, de ce que tu penses de moi et de ce que tu essaie de faire là maintenant tout de suite. Je ne cherche pas à faire de toi quelqu'un de bon ne te fais pas d'illusions. Les gens bons sont amusant trois minutes ou plutôt trois quart d'heure mais rarement plus longtemps. Cela dit, je ne crois pas que tu sois fondamentalement mauvaise."

Sa voix n'était pas agressive mais d'une douceur calculée. Il ne cherchait pas à blesser Irina mais simplement à lui faire comprendre qu'il était inutile qu'elle cherche à mettre des barrières entre eux en utilisant l'esprit de partit ou le passé. Il n'avait pas l'intention de lui rendre la chose facile. De plus, il avait été presque sincère pour une fois. Oh, il l'ignorait, cela faisait longtemps que même lui ne cherchait plus à savoir ce qu'il pensait réellement, il se contentait de réagir à ce qui se passait autour de lui, essayant toujours de répondre selon ce qui l'arrangeait le plus. Détourner la vérité voire la violer totalement ne le dérangeait pas plus que ça. Cela dit, il avait été sincère et cela se sentait.

Il n'avait toujours pas bougé. Assit sur l'herbe, dans une position presque offerte, il essayait de paraître inoffensif. Ce qui n'était pas facile vu son regard d'acier et son sourire moqueur. Quoiqu'elle dise, Irina avait peur de quelque chose. Cétait amusant, intriguant et surement à exploiter plus tard mais pourle moment, il s'agissait surtout de la mettre en confiance. Sa voix se fit encore plus douce, plus assurée. Il gagnait des points. Il le sentait. La preuve ? Et bien elle lui posait des questions non ? C'était déjà un début.


"Donc tu admets que tu as peur de quelque chose ?"

Son sourire s'agrandit. Pousser Irina à bout était peut-être la solution finalement. Même s'il y avait fort à parier qu'elle ferait trois pas en arrière, lui dirait d'aller se faire voir et se fermerait encore plus. Qu'importe. Qui ne tente rien... n'a rien pas vrai ?

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MessageSujet: Re: [Août] Les lumières du Nord [PV Cennyd]   Lun 14 Avr - 19:28

Stand my ground, I won't give in
No more denying, I've got to face it
Won't close my eyes and hide the truth inside
If I don't make it, someone else will
Stand my ground

It's all around
Getting stronger, coming closer
Into my world

I can feel
That it's time for me to face it
Can I take it?

Though this might just be the ending
Of the life I held so dear
But I won't run,
There's no turning back from here


Pas changé? Si, bien au contraire. Irina n'était pas immuable. Elle évoluait, en fonction des circonstances et des gens qu'elle rencontrait. Ces dernières années, elle avait changé. Trop changé, pour qu'on puisse retrouver celle qu'elle était avant; celle qu'elle avait toujours fuit. Irina ne pouvait pas se regarder dans le miroir sans avoir envie de le détruire, tout ce que lui renvoyait son reflet était tellement effroyable, tellement dérangeant...A chaque fois qu'Irina se regardait, elle y voyait une femme aux longs cheuveux bruns, des yeux bleus et éteints, une peau blafarde qui n'a jamais pris une seule couleur. L'adolescente maigre aux allures maladives était devenue une belle jeune femme, au corps sensuel et gracieux, mais son regard avait un sacré don pour calmer les ardeurs. Son regard était haineux, hostile, tellement froid, et vide...S'y perdre reviendrait à mourir de peur; de ce qu'on pourrait y voir. Le coeur d'Irina était un vide sidéral, qui ne servait qu'à sa fonction biologique: pomper le sang, pour l'envoyer dans ses veines. Elle était incapable de ressentir quoi que ce soit, à part peut être la haine, la fureur, le ressentiment.

Irina ne voulait jamais ouvrir son coeur. Il fallait dire qu'elle n'avait jamais vraiment été empathe. Ce qui l'importait, c'était ce qu'il y avait chez elle. Les autres n'existaient pas. Elle avait, en septième année, commencé à s'attaquer à des sorts plus compliqués, qui mobilisaient plus de connaissances magiques. Elle a commencé à pratiquer l'occlumancie, mais l'apprentissage avait été long et difficile, si bien qu'elle a obtenu des résultats que cinq ans aprés le début de son apprentissage. Et encore, ses résultats étaient tellement médiocres...En fait, Irina s'était rendue compte qu'elle n'avait pas tellement besoin de l'occlumencie pour fermer son esprit. Elle s'était fermée d'office aux autres, et peu avaient tenté d'ouvrir la porte donnant accès à ce qu'elle était. Les rares qui s'y étaient risqués n'étaient plus là pour le raconter.

Irina ne revivait qu'à travers les volutes de fumée s'échappant d'un chaudron. Elle s'appliquait à l'art des potions avec le même amour qu'un cuisinier utilisait pour confectionner ses plats. Elle ne vivait que pour son art, parce que ça en valait la peine. Au fil des années, Irina avait découvert un sens à son existence, et l'enseignement lui avait donné une raison d'exister. Drumstrang ne voulait pas d'elle? Tant pis. Elle voulait aller voir ailleurs. Elle n'enseignait son savoir qu'à des initiés. Autrement dit, à l'élite, aux connaisseurs. Elle n'aurait pas l'habitude d'avoir là une horde de veracasses qui ne comprenaient rien à rien. Elle perdrait patience à leur inculquer des choses qu'ils ne pouvaient pas comprendre, d'une par leur subtilité, et de deux, par leur complexité. Mais Irina voulait le faire. Enseigner les potions à Poudlard n'était finalement pas une si mauvaise idée. Même si elle aurait, par la suite, à faire face à ses vieux démons.

C'est vrai. Je n'ai jamais agi sans savoir quoi. J'ai des raisons d'avoir accepté. Et je les garderai secrètes jusqu'à ma tombe. Et c'est vrai, Majandra m'a appelée. J'ai quitté la Norvège et mon groupe d'élèves séance tenante. Mais je ne pouvais pas partir avant de m'être assurée d'avoir trouvé un remplaçant digne de ce nom.

Qui d'autre que Paul Arntsen pour reprendre le flambeau? Oui, Paul Arntsen. Un vieil ami d'Irina. Un ex pour être plus précise. Ils sont sortis ensemble pendant prés de trois ans quand Irina était ado. Ils ne se voyaient qu'en été, et le restant du temps elle lui écrivait. Ils ont rompu quand Irina allait entrer en cinquième année, parce que tout simplement elle ne voulait plus de lui. Le sorcier avait été voir ailleurs, mais passons. Il avait peut être cinq ans de plus qu'elle, mais elle l'estimait beaucoup. Ces dernières années, elle l'avait revu, et des fois elle avait fini dans son lit, mais ils ne se retrouvaient que pour ça. Irina et lui avaient fait parfois équipe. Elle s'est montrée odieuse avec lui, bien sûr, infernale, même, mais il n'avait pas lâché prise. Leurs disputes étaient parfois monumentales, et Irina lui en voulait à mort pendant des jours, mais c'était quelqu'un à qui elle pouvait confier son groupe quand elle partait. Là, il allait enseigner à sa place, elle ne le verrait plus, tant pis, mais c'était comme ça.

Maintenant que Cennyd était dans les parages, tout devenait toujours plus compliqué. Elle ne pourrait plus l'éviter, désormais, et elle devrait vivre sous le même toit que lui. Elle était franchement maudite. Mais elle l'assumait. La jeune femme se rembrunit davantage.

L'important, ce n'est pas qui nous commande, ni même la moralité...L'important c'est d'être maîtres de nos actes, je ne le dirai jamais assez.

Elle jeta un coup d'oeil au ciel qui s'assombrissait.

C'est un temps à orage. Les moustiques volent bas, tout comme les oiseaux.

Non, Irina ne s'improvisait pas station météo sur pattes. Elle écoutait la nature, c'était tout. Elle regarda la surface du lac d'un oeil vide. Pour l'instant, il ressemblait à une mer d'huile. Juste dérangé par les quelques vaguelettes qu'elle créait dans ses mouvements. Qui pourrait laisser penser qu'en le voyant dans l'état actuel il pouvait se comporter comme une mer déchaînée, allant se briser sur les rochers, éclaboussant les pierres d'une écume blanchâtre au goût iodé?

De quoi aurait t'on peur? Sinon de ce que l'on est?

[HJ: Paroles de la chanson: Stand My Ground, by Within Temptation ]
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MessageSujet: Re: [Août] Les lumières du Nord [PV Cennyd]   Mar 15 Avr - 6:16

Il n'y avait pas que de l'orage dans l'air. Il y avait beaucoup, beaucoup d'autre chose. Et c'était sans doute ce que sentaient les insectes. Mais il y avait indéniablement quelque chose dans cet air. Ce n'était pas de la haine, et encore moins de l'amour. C'était caché sous énormément de méfiance, de calculs et de tristesse des deux côtés. C'était familier et pourtant déroutant, presque poignant comme des larmes trop salée qui assèchent la peau là ou elles ont coulé. C'était l'essence de leur époque où rien n'était sur et tout à détruire.
Cennyd avait réussi à mener sa barque sans trop de casses tout au long des années. Il s'était vengé sans risquer de se faire emprisonné (bien qu'il ne se soit jamais vanté de cet acte, il n'était pas fou), avait plus ou moins fait ce qu'il voulait, seul maître de son emploi du temps, seul chaperon de ses désirs, seul responsable de ses actes. Seul. Contrairement à beaucoup des survivants de la Troisième Guerre, il n'avait pas eu de modèles, ni professeurs, ni chaperons pour lui indiquer le chemin. Sa route avait été peuplée de filles de passage mais il n'en avait pas laissé une seule l'accompagner un bout de temps. Il avait des gens qui se disaient ses amis mais personne à ses côtés.

Les apparences étaient trompeuses comme le disait si bien son ancienne amie. Elle se disait seule mais elle avait le compagnon a qui elle avait confié ses élèves, elle avait sa cousine, elle avait son Seigneur, ses collègues, elle avait même eu un mentor. Oui il savait. Il avait trouvé un papier au Manoir de son Oncle qui le disait. Lui n'avait rien de tout cela et pourtant, lui ne se sentait pas seul. Il n'avait pas se regard froid qui effrayait certainement ceux qui ne connaissent pas les méandres de la vraie solitude. Car la solitude réelle ne se voit pas. Elle ne s'arbore pas comme un pavillon au mat d'une épave. La vraie solitude à des apparences de société. Il y a des gens autour de vous pour vous déranger mais personne a qui demander de l'aide. Personne à qui se confier. Personne pour vous accompagner quand la route devient difficile.

Cennyd ne s'en plaignait pas. Il avait choisit cette vie et l'assumait plus ou moins. Il passait les trois quart de son temps à s'amuser, jouant comme on se perd dans les volutes de la drogue. Quand au quart restant, il se passait en préparatifs de jeu et en méthodes pour éviter les conséquences de ses actes.
La preuve. Ced appréciait Irina. Il aimait son esprit complexe, cette muraille qu'elle essayait de mettre entre eux sans y arriver vraiment. Il aimait son parfum, son sourire, sa beauté froide et inaccessible. Et pourtant, il ne cherchait même pas à tisser des liens avec elle. Il ne voulait pas savoir ce qui s'était passé dans sa vie, ne se posait pas de questions sur son état bien que celui-ci soit tellement mauvais qu'il s'en rendait compte sans même le vouloir. Pour être franc, il ne cherchait même pas à la séduire ou à la mettre dans son lit. Pas cette fois. Après tout, il avait toute l'année pour ça.


"Ca fait honneur à ton professionnalisme."

Que dire d'autre à cette réaction ? A part un "j'ai gagné" qui serait surement très mal prit. Le sourire de Cennyd s'agrandit et ses yeux retrouvèrent leur brillance habituelle. Il venait de se rendre compte qu'ils avaient autre chose en commun. Ils avaient tous les deux gardés le nom de leur mère. Amusant n'est ce pas ? Totalement hors sujet pour le moment mais à creuser pour plus tard.
Bref, Irina avait laissé tomber le "je sais mieux que toi qu'est ce qui te permet de poser des questions sur ma vie" au plus grand plaisir de Cennyd qui se retrouvait alors avec une marge de manoeuvre un peu plus étroite. Il inspira profondément, fermant les yeux dans l'espoir de sentir un peu le parfum de son ex. Lui aussi avait changé mais gardait ce gout particulier qui faisait que... peu importe.
Nouveau sourire. Mademoiselle je suis maitre de mes actes venait pourtant d'avouer avoir quitté un travail qu'elle aimait dans un pays qu'elle appréciait pour venir enseigner dans une école qu'elle arbhorrait simplement parce qu'on le lui avait demandé. Elle ne serait jamais aussi libre de ses actes que lui. Ce qui était dans l'ordre naturel des choses puisqu'elle était une femme. Tout le monde savait que les femmes, quoiqu'elles disent, aussi emancipées soient-elles, aimaient être guidée par un homme. La supériorité masculine était indéniable. Et s'il n'était plus de bon ton de le dire à haute voix, il était toujours utile de le savoir afin de l'appliquer. La seule femme que Cennyd avait jamais vu échapper à cette règle était Majandra. Mais l'aînée des Collins n'était pas une femme. C'était un croisement entre un dragon et une harpie.


"Cela fait plusieurs années que les oiseaux volent bas certains se sont d'ailleurs fait foudroyer depuis le temps."

Lui aussi pouvait faire dans le sybillin et l'énigmatique si elle voulait. C'était une autre page dans le mode d'emplois Irinien. Ne jamais chercher des raisons à ses paroles, toujours des symboles. Et même lorsqu'on ne comprenait pas du tout l'image, il fallait trouver une réponse contenant un autre message, une autre image, et espérer que l'association d'idée soit bonne. Et jamais, au grand jamais, montrer que l'on était perplexe parce que c'était juste le genre de faiblesse qu'elle guettait.

"C'est de ça que tu as peur ? De ce que tu es ? Qu'es-tu qui te fasse si peur ?"

Une fois encore c'était à tenter.Il avait parlé de sa voix douce habituelle, toujours assit sur l'herbe, son regard ne quittant pas le corps de sa collègue. Elle était belle, a moitié mouillée, perdue dans sa contemplation de l'onde. Et cennyd aimait voir de belles choses, les carresser du regard, imaginer ce qui n'était que suggeré par les vêtements. Comme le disait ce proverbe vieux comme le monde "Un renard prend plaisir a voir passer une poule même lorsqu'il ne peut pas s'en saisir." Et le félin en Cennyd attendrait son heure pour mettre enfin les pattes sur ce morceau de choix.

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MessageSujet: Re: [Août] Les lumières du Nord [PV Cennyd]   Mar 15 Avr - 19:08

Irina n'était pas là depuis bien longtemps, mais elle se lassait déja de la discussion, qui pour elle, tournait affreusement en rond. C'était toujours pareil, au fond, avec Cennyd. Elle hurlait, tempêtait, le rejetait, avant même qu'il n'ait tenté quelque chose pour l'approcher. Oh, c'était pas faute de savoir ce qu'il est, comment il agit. Il attendait toujours, tapi dans l'ombre, pour venir prendre ses proies au moment qu'il jugerait opportun. Elle était prête à parier qu'il la prendrait en traître, quand elle s'y attendrait le moins. Elle lui témoignait la plus grande indifférence, se montrait odieuse, était parfois pire qu'une harpie, mais il ne lâchait pas prise, tentant une fois de plus de la percer à jour, ne comprenant pas qu'elle était une équation qui ne comportait aucune solution.
Irina avait toujours couru face au danger, ne cherchant pas à se protéger, émotionnellement, tout du moins. son corps frêle, qu'on a longtemps pensé fragile, avait encaissé le choc, un peu comme des bâtiments antisismiques auraient absorbé la puissance dégagé par un séisme, sans jamais s'effondrer. Irina avait toujours été à toute épreuve, se battant pour défendre ses idées et ses idéaux. Elle s'était dévouée corps et âme à son Maître, le seul qui avait de l'autorité sur elle.

Mais l'humain avait ses faiblesses, et Irina se méprenait beaucoup là dessus. Elle pensait être à l'abri de tout, de tous ces chocs émotionnels, de cette histoire absurde, d'une agonie sans fin, mais elle se trompait fortement. Elle en avait été amoindrie, presque anéantie. !il se dégageait d'elle toujours cette force et cette attitude trop provocatrice. Elle était fière, altière, parfois pédante. Son assurance commençaità s'effriter, et son masque partait en lambeaux sans qu'elle ne s'en rende compte. C'était triste, du beau gâchis, mais c'était comme ça. On ne pouvait pas jouer un rôle. Chassez le naturel, il revient au grand galop, disait Halinor, sa grand mère, comme beaucoup d'autres d'ailleurs. Au souvenir de l'aïeule, Irina se crispa, se tortilla les doigts, se remerciant elle même de tourner le dos à son interlocuteur. Si c'était impoli, au moins, il ne voyait pas son visage, et c'était tant mieux.

Au décès d'Halinor, Irina avait hérité de sa fortune et du patrimoine de la famille Asbornsen. Irina avait vécu dans son manoir, pendant qu'elle était en Norvège. Elle avait vécu parmi les livres, s'instruisant toujours plus, apprenant la magie noire comme on le lui avait toujours dit, du moins quand elle a décidé de suivre cette voie là. Elle avait travaillé sans relâche, appris des sortilèges à faire dresser les cheveux sur la tête, à faire pâlir d'effroi le plus courageux des Aurors. Elle le faisait pour honorer la mémoire de Monsieur Cadfael, ce cher libraire. Elle le lui avait promis, de toutes façons. Et elle tenait toujours ses promesses, quelles qu'elles soient. Elle avait à peine décroché ses aspics qu'elle s'était engagée auprés du Seigneur des Ténèbres. Il faut dire qu'elle a eu Optimal à peu prés partout, sauf peut être en Divination, où elle a eu un effort exceptionnel et en histoire de la magie où elle avait eu un Troll. Qu'y pouvait Irina si elle n'avait jamais eu d'affinités avec les dates? Pourquoi fallait t'il s'apesantir sur le passé? Ce qui est passé doit appartenir au passé, non? On s'en fiche qu'il y ait eu une révolte des gobelins! Puis cet optimal en défense contre les forces du mal s'avérait trés surprenant, surtout pour une apprentie Mangemorte. Dans la tête d'Irina, on pouvait combattre l'ennemi que quand on le connaissait.

Mais, contre toute attente, Irina était revenue. Au départ, c'était pour rendre service à Majie, mais elle commençait à regretter, d'être partie sur un coup de tête. Elle se souvenait d'une scène, qui avait eu lieu la veille. Et que ça faisait loin, tout à coup! Elle avait annoncé qu'elle partait, séance tenante, à Paul. Il n'avait pas bien compris, mais elle avait déja fait sa valise et elle lui avait déja refilé sa classe. Elle avait bondi dans le premier avion à destination d'Oslo, puis elle avait pris un avion pour Coppenaghe, au Danemark, et aprés elle était partie à Londres. Elle aurait pu prendre un avion à Oslo qui l'amènerait directement à Londres, mais elle voulait qu'on ne sache pas où elle allait. Imaginons un seul instant qu'elle ait été surveillée! Et transplaner aurait été trop risqué, parce que là aussi, ça pouvait être surveillé par les derniers Aurors, ceux qui ont survécu et qui surveillent les allées et venues des Mangemorts...

Tout porte à croire que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit.

Irina, encore une fois, venait de prononcer une phrase à double sens. Aurait t'il saisi l'allusion? Peut être. Au moins il comprendrait qu'elle ne cherchait pas à être avec lui, qu'elle voulait être seule, suivre son petit bonhomme de chemin. Oh, bien sûr, elle se taperait Paul, le beau professeur, mais lui savait qu'elle ne cherchait pas à se caser. Irina avait fait la promesse de ne jamais avoir d'enfants. Elle s'était mariée une fois, avec un autre homme que Paul, mais il avait disparu sans laisser de traces. Il fallait dire qu'elle avait contribué à sa manière à sa disparition. Elle s'en sortait sans homme dans sa vie. Elle les fréquentait, c'est vrai, mais c'est juste parce qu'elle était attirante, et joueuse en plus de cela. Ca ne s'était pas perdu avec le temps. Mais le temps, lui, en revanche, semblait avoir perdu celle qu'elle était. qu'importe! On n'est pas là pour s'apesantir sur le passé.

De ce que je suis? Ne sois pas ridicule...J'ai plutôt peur de...non rien, laisse. Ce n'est pas important.

Elle avait dit cela d'un ton agacé. Elle avait avoué, à demi mot, qu'elle avait peur d'elle même. mais ce n'était pas de ce qu'elle était en ce moment qu'elle avait peur, c'était de celle qu'elle risquait de retrouver si elle s'ouvrait à Cennyd. Et ça, c'était hors de question. Elle était Irina Collins Asbornsen, professeur de potions, Directrice des Serpentards...Et non plus l'étudiante de Serpentard de cinquième année. Celle qu'elle ne voulait pas retrouver. Celle qu'elle s'était efforcée d'oublier. C'était elle, qui était morte. L'AUTRE, par contre, était toujours en vie.
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MessageSujet: Re: [Août] Les lumières du Nord [PV Cennyd]   Ven 18 Avr - 19:27

On avait souvent cette impression de retour au passé. De tournants si abrupts qu'on se plaisait à penser qu'on avait tourné en rond et que l'on était revenu au point de départ. Par exemple cette année à Poudlard où il retrouvait la plupart de ses anciens condisciples. Amis, Ennemis et même neutre, ils étaient presque tous là. Plus vieux, certains plus malmenés par la vie que d'autre mais bien là.
Mais tout cela n'était qu'un mirage. Un truc de la vie pour vous perdre encore plus. Rien ne ressemblait autant à une clairière qu'une autre clairière, surtout en pleine nuit et les feux follets se plaisaient à perdre ainsi les imprudents. Ced n'était pas dupe. Il trichait avec la vie comme il trichait avec tout ce qui l'entourait. Et il avait emporté un sort d'orientation. Il savait donc qu'on ne tournait jamais en rond. Uniquement en spirale. La route avait un début et une fin. Perdu dans l'obscurité, plus ou moins éloignée de nous mais une fin tout de même. Et si l'on gardait cette simple idée en tête, on arrivait presque toujours à passer les moments difficile. Le passé ne revenait pas. Il avait autre chose à faire.

Cette conversation avec Irina ne mènerait nulle part. Ils le savaient très bien tous deux. Mais ils continuaient quand même. Irina parce qu'elle nourrissait sans doute encore l'espoir de le voir prendre une autre route, s'égarer à une intersection, bref partir. Lui parce qu'il se rendait compte que doucement, petit à petit, il allait arriver à son objectif. Pas ce soir, pas demain, pas probablement pendait quelques mois mais cela n'importait pas. Il était patient, méticuleux et très têtu. Un truc d'Ecossais. Et quand il voulait quelque chose, il l'obtenait. Elle pouvait toujours pester, râler, tempêter, taper du pied ou tirer la langue, ça ne changerait rien. En venant à Poudlard, il avait décidé de renouer avec elle. Et s'il avait été surprit de la voir débouler dans le bureau de Maj', il s'en était très rapidement remis.

Elle lui tournait le dos. Ignorant que ca en révélait plus sur sa vulnérabilité que si elle l'avait regardé dans les yeux. Irina n'était pas de celles qui cherchent à se protéger, au contraire. Il se souvenait d'elle, piquante, provocante, essayant de le rendre jaloux en lui parlant de tel ou tel paltoquet fade et sans importance. Lorsqu'Irina était sure d'elle, elle le regardait en face, le défiait d'aller plus loin. Si elle lui tournait maintenant le dos, exposant par là une partie vulnérable de son corps, c'était à coup sur parce que ne pas le faire la rendrait plus vulnérable encore.
Les yeux du jeune homme ne quittaient pas le dos de la jeune femme. Ils ne s'aventuraient pas plus bas (ce n'était pas le moment de se montrer pervers) mais ils continuaient à fixer le professeur, retirant par la pensée cette robe noire trop stricte.


"Si la foudre est tombée à un endroit, c'est parce que quelque chose l'y a attiré. Alors pourquoi n'y retomberait-elle mais si ce qui l'y avait séduite y est toujours ?"

Il avait laissé passer un peu de temps avant de répondre ça, choisissant avec soin ses mots, travaillant mentalement son intonation tranquille et moqueuse, laissant les doubles-sens pénétrer son interlocutrice. Irina ne gagnerait pas au jeu des mots. Irina ne gagnerait jamais contre lui. Parce qu'il était un homme, parce qu'il était Cennyd James William Gynn ap Nudd McAyr-Stark, parce qu'il était plus âgé et plus fort qu'elle. Et puis c'était elle qui avait mit cette histoire de coup de foudre sur le tapis.
Mais au delà de la lutte, au delà de l'envie, de la violence de ces deux être pourtant si froids en apparence, si tranquille, l'un assit dans l'herbe, le sourire aux lèvres et l'autre dans le lac jusqu'aux mollets qui regarsait le reflet de la lune dans l'eau, au delà, donc, de leurs désirs respectifs, il y avait la voix d'une petite fille apeurée et celle d'un petit garçon paranoïaque. Deux souffrances. Irina cachait moins bien la sienne voila tout. Elle venait d'avouer, avec un courage que Cennyd n'aurait jamais, la peur la plus profonde de tout être masqué. Le fait que ce soit à mi-mot e changeait rien au fait que l'ecossais comprenait. Ni a celui qui'l ne voulait pas du tout que l'on sache qu'il pouvait s'indentifier à ce genre de peur.
Un nouveau silence plana dans la nuit. Différent du premier, moins naturel, plus gêné peut-être. Cennyd replaça une mèche de cheveux qui n'avait pas besoin d'être déplacée, ferma les yeux l'espace d'une seconde pour se reprendre avant d'ouvrir la bouche à nouveau.


"D'accord d'accord, je laisse tomber."

Irina devait le connaître assez pour savoir que ce ton joyeux et surtout ce manque de curiosité cachait quelque chose. Mais avec de la chance elle ne trouverait pas. Avec beaucoup de chance...

"Tu as décidé de te transformer en cygne ou en un quelconque volatile ? Parce qu'à te voir obstinément plantée dans l'eau, j'en finis par me demander si tu ne cherches pas à avoir les pieds palmés."

Cennyd ou l'art de changer de sujet en se moquant de son interlocuteur. Mais après tout, elle l'avait cherché. Il avait déjà plongé dans l'eau glacée du lac pour séduire un fantôme peu de temps auparavant, il n'était pas assez fou pour retenter l'expérience. Le froid c'est bien mais à l'intérieur du corps humain seulement. Les reptiles, c'était bien connu, aimaient la chaleur corporelle.

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MessageSujet: Re: [Août] Les lumières du Nord [PV Cennyd]   Sam 10 Mai - 18:03

[Il est temps de terminer ce topic ^^']

Et voilà. Toutes les histoires ont une fin. Et celle ci bien que tous les autres. Entre parenthèses, il était temps. Ici, c'était le temple du dialogue sans fond, ou qui se voulait à vocation philosophique. C'était le temple des regards furtifs, sans expression, sans rien du tout, juste empreints de rancoeur ou d'indifférence. Beau destin pour cette histoire, non? Et que dire en plus quand il n'y a jamais eu de début? Rien, et vous auriez raison. Il n'y avait rien à dire. Tout comme Irina jugea un peu trop expréssement qu'elle n'avait plus rien à dire. Alors pourquoi s'en faire, hein? Cette décision était tout ce qu'il y avait de plus arbitraire. Si Irina ne voulait plus continuer, alors la discussion s'arrêtait. Point. Ce n'était pas plus compliqué que ça. Irina tournait le dos à son ancien camarade. Ca faisait près d'une heure qu'elle lui tournait le dos, et elle lui tournerait le dos encore bien longtemps. Simplement parce que les mêmes causes ont toujours les mêmes effets. C'est ce qui gouvernait la relation quelque peu bizarre entre Irina et Cennyd. L'une n'avait plus rien à dire, plus rien à faire de tout ça, l'autre voulait montrer qu'il était le plus fort et qu'elle avait besoin de lui. A dire vrai, ceci durait déja dès leur adolescence. Plus elle le jetait, plus il se rapprochait. Et dans le but infâme de la piéger. Et Irina finissait toujours par tomber dans son piège, tout en essayant de se convaincre qu'elle était la seule victorieuse de l'histoire.

Mais Irina préférait emprunter des chemins plus sombres, s'enfonçant davantage chaque jour dans les ténèbres. Se perdant un peu plus dans ce que, communément, on appelait la vie. Elle n'avait jamais essayé de remonter à la surface. Le lac gelé du mépris et de la vengeance l'emportait toujours un peu plus vers son fond. A qui la faute? A personne. Mais Irina, dès son plus jeune âge était déja vouée aux ténèbres. Irina se posait quelques questions certes insignifiantes mais qui pour elle revêtait la plus grande importance. Par exemple, quand Hadès enleva Perséphone, était t'elle amoureuse de lui? Comment aurait t'elle pu ressentir autre chose que de la haine à l'égard de son bureau? En frissonnant, Irina se demandait. Et si elle tombait dans le piège de son collègue? Qu'une fois qu'il l'ait empoisonnée il l'abandonnerait? Hum hum. Règle numéro 1: ne jamais tomber amoureuse. Règle numéro 2: Ne Jamais faire confiance à personne. Règle numéro 3: Ne jamais regarder derrière soi. Règle numéro 4: Past Is The Past, now you live your future.Des règles comme ça il pourrait y en avoir mille, dix mille, cent mille. Parfois un milion. Mais toutes avaient une seule utilité: garantir la survie de celui qui les appliquaient, pas toujours à bon escient. Mais ça garantissait au moins la sécurité. Soit.

Trêve de baratin. Le baratin avait toujours dépanné ceux qui n'avaient pas de fond. La forme les sauvait toujours d'une sale situation, mais qu'importe. Le baratin, quand on savait le manier, sauvait bien des situations. Mais en ce moment, Irina n'avait pas envie de baratiner. Baratiner ne ferait que de remettre de l'eau au moulin, et ça serait comme une voie sans issue. Heureusement qu'Irina ne pouvait pas lire dans les pensées de son collègue. Elle n'aurait sûrement pas apprécié ce qu'il était en train de faire par la pensée. Tant que c'était par la pensée...Tout allait bien. Vraiment? N'était-ce pas mauvais signe?

Du baratin tout ça. Tu n'as jamais su que baratiner.

Point. N'étant pas plus loquace, Irina préféra partir plutôt que de laisser la conversation mourante s'aventurer dans des eaux troubles. Elle se tourna lentement. Sa robe suivit le mouvement, créant un petit "ploc" et des ondes qui vinrent s'échouer sur le limon du bord du lac. Irina regagna lentement les berges, comme Aphrodite naissant de l'écume. Elle glissa un regard furtif à ses pieds qui étaient d'une pâleur de mort. Ses ongles de pieds étaient recouverts d'une fine couche de vernis noir, tout comme ses ongles. Une habitude qu'elle avait gardée de l'adolescence. Elle grimaça en voyant que ses mollets et ses pieds étaient garnis de boue et d'algues. Elle atteignit sa manche, et fouilla à l'intérieur. Elle en sortit sa baguette magique, et elle pointa ses pieds en murmurant doucement

Récurvite.

Sitôt la formule prononcée, ses pieds retrouvèrent leur blancheur cadavérique. Elle chaussa à nouveau ses escarpins, puis elle prit son chapeau qui était posé à terre. Puis, sans un regard pour son interlocuteur, sans le saluer, elle se dirigea sans hâte vers l'entrée principale du parc, où elle s'échapperait une fois arrivée à Pré Au Lard.
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