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 [Aout] Blanche neige et le chant des sirènes. [ Libre ]

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Kaythlin Weather Fitz Roy
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Date d'inscription : 24/02/2008

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MessageSujet: [Aout] Blanche neige et le chant des sirènes. [ Libre ]   Jeu 28 Fév - 19:20

Lorsque Dame Egerton d'Ellesmere se levait le matin, son mari était déjà au travail. Lorsqu'elle se couchait il n'était pas encore rentré. Pour son immense bonheur d'ailleurs. Il ne pouvait pas trouver le temps de la tromper ou de la déshonorer, ce qui était un avantage considérable puisqu'il était un éternel séducteur et qu'il avait beaucoup moins de sévérité quant au jugement des sangs-mêlés. Certes il ne les portait pas dans son coeur, mais tout de même, il n'avait pas énormément de haine à leur égard et préférait cracher sur le dos des autres jeunes mâles qui monopolisaient l'attention des belles et fraiches nobles demoiselles. Si Kaythlin n'aimait pas son mari, elle exigeait qu'il lui soit fidèle et surtout obéissant. Son arrogance allait au delà de toutes limites, et ce qui plaisait par dessus tout à la noble sang pure était de voir le visage de son mari se décomposer sous la peur de la torture. Elle n'était pas qu'une simple mangemorte, on l'appelait parfois la jeune bellatrix. A la différence que Kaythlin ne tuait ni par plaisir ni par perversité mais simplement par devoir, froidement.

Ce matin là, alors que la glace lui renvoyait une image dépeignée et mal réveillée, la noble grimaça et s'enquit à voix haute.

"Miroir mon beau miroir, dis moi qui es la plus belle."
Nulle réponse. Bien évidemment c'était un objet qui ne faisait que refléter ce qu'on lui envoyait, il aurait parlé si il avait été enchanté. Mais parler pour dire quoi? Compte tenu de votre age et de la gravité vous êtes très bien comme ça ? Il aurait fini au sol, éclaté en milles morceaux et au diable les 7 ans de malheur. La noble alla se doucher au lieu de se fixer aussi laide dans la glace froide et si réaliste. Certes elle ne faisait pas très vieille et il lui restait un bon nombre d'années à tuer mais que voulez vous ? Elles rêvent toutes de la jeunesse éternelle. Après avoir soigneusement arrangé son apparence, ce qui lui permit de rajeunir de 5 ans environ, elle glissa dans un tailleur noir, pantalon et veste, ainsi qu'une chemise blanche assez chère. De toutes façons, quoi qu'on regarde chez elle, c'était cher. Rare et cher. Une fois convenablement habillée, elle coiffa ses cheveux souples et relativement rebelles. Un queue de cheval arrangeait autant la mangemorte que lesdits cheveux.

La journée, comme toutes les autres, se passa en achats pour la matinée et en recherches pour le Lord dans l'après midi. Le soir venu, elle se rendit à l'opéra prendre des places pour le lendemain, se changea, s'occupa de Sir Pear I et II avant de rentrer manger dans son immense salle à manger, bien contente d'être seule. Une légère musique de fond accompagnait son dîner, cette très belle "sonate au clair de lune". Kaythlin rejoignit ensuite sa chambre et attendit son époux en lisant distraitement un livre traitant de la magie noire et de la torture. Plaisant était le mot d'ordre.

Mais ce soir là, son crétin de mari ne rentra pas. Furieuse, elle se leva vers les une heure du matin et retourna tout le manoir pour réveiller chaque domestique. Il FALLAIT le trouver. Elle songeait déjà à la honte qui s'abattrait sur elle si il avait osé coucher avec une autre femme un peu trop bavarde. Certes elle l'éliminerait mais la honte serait, elle bien là.

Après cette petite réflexion c'est la baguette en main qu'elle se rendit à Londres, jusqu'à son bureau. Il préférait travailler loin de l'élevage de Sombrals officiellement mais officieusement il ne pouvait supporter sa femme bien longtemps, sa façon de parler, sa cruauté et son exigeance quant aux soins qu'il devait prodiguer aux créatures. Car tout le monde savait qu'elle n'aurait jamais supporté de le voir vendre des Sombrals à des familles de sangs-mêlés, ce qui devait tout de même arriver de temps en temps.

Mais, comme elle l'avait redouté, il n'était pas non plus dans son bureau. Alors qu'elle sortait au pas de course en cherchant de tête toutes les pimbêches du dernier bal des Malfoy, un bruit perçant s'envola dans les airs. Une sorte de sirène de pompiers moldus, mais en version sorciers. Kaythlin s'arrêta et leva la tête les sourcils froncés. Des agents envhirent la place peu à peu, jusqu'à ce que l'un d'eux semble la reconnaître. Il approcha timidement et déglutit.


"Madame Egerton d'Ellesmere ?"
"Elle même" Dit-elle froidement, le toisant.
"Nous somme désolés mais...votre mari...il"
"Il QUOI ?"
"Il est mort .. on vient de le retrouver dans une ruelle... un Avada sûrement."
"Quoi? Vraiment ?" Demanda Kaythlin soulagée.
"...Et bien .. oui mais.."
"Degagez !" Ordonna t-elle avant de ranger sa baguette.

Mort ? Ah c'était bien mieux que d'être trompée. De toutes façons l'éventualité avait déjà été soulevée, et son intendant était parfait pour le travail que faisait son mari. Quant à elle elle était définitivement libre. Oui, Dieu devait exister.
Heureuse et bel et bien soulagée, elle rentra chez elle et dormit sur ses deux oreilles.

Le lendemain, elle se leva et, plus joyeuse qu'à l'accoutumée, s'habilla d'une robe noire des plus élégante avant de jouer les veuves épleurées tout le reste de la journée. Cependant, elle n'oublia pas de fermer les portes et d'annoncer qu'elle désirait faire la veillée seule avec lui. Son mari avait été amené et le cercueil était fermé, au milieu de la salle de bal. Kaythlin sourit légèrement à cette vision et enfila une cape et un loup sur ses yeux avant de se rendre ... à l'opéra. Nul ne fit attention à elle et elle s'installa dans la loge la plus coûteuse dans l'espoir d'avoir la paix. Seulement, elle n'était pas seule.
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James Sideways
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MessageSujet: Re: [Aout] Blanche neige et le chant des sirènes. [ Libre ]   Dim 11 Mai - 18:30

Vrei sa pleci dar
nu ma, nu ma iei,
Nu ma, nu ma iei,
Nu ma, nu ma, nu ma iei.
Chipul tau si dragostea din tei,
Mi-amintesc de ochii tai.


Les mots détiennent la suprématie. Sur tout. L'esprit prévaut sur la matière aussi, la torture psychologique était elle bien plus cruelle et perverse que ce qui atteignait la chair. Contrôlez l’esprit et vous causerez bien plus de douleur à n’importe quelle victime que vous n’auriez pu lui en faire subir en l’espace d’une vie. Mais lorsque le châtiment était imposé par un cher...
La souffrance se faisait muette. Jusqu’à un certain point. Elle perdait la voix, purement et simplement. Aussi, une voix fluette, que la jeunesse avait privée de masculinité, caricaturait de manière insolente ces syllabes aux sons gutturaux à l’oreille peu réceptive de l’ainé. Peu réceptive de l’ainé mais malheureusement aiguisée des spectateurs qui se pressaient au sein d’une foule grouillante à voire leurs expressions pincées.

Une supplique fébrilement chuchotée : « Sois gentil Drystan, ne dérange pas les gens... » et une tape appliquée fermement à l’arrière de la tête ornée d’un regard sévère suffirent à faire taire le garnement. Du moins pour quelques secondes. Car aussitôt qu’un sourire narquois eut fleuri sur les lèvres du plus grand, l’agaçante litanie reprit de plus belle.


Te sun sa-ti spun ce simt acum
Alo iubirea mea sunt eu fericirea.
Alo alo sunt iarasi eu Picasso
Ti-am dat beep si sunt voinic
Dar sa stii nu-ti cer ni...


Ah, les enfants...
Il avait suffit d’un trait rouge. C’était si facile, si tentant. Il avait succombé, quoi de plus humain ? La faiblesse humaine était si délicieusement agréable. Elle parvenait à excuser au pire criminel de l’humanité ses plus sombres péchés de sa pathétique autorité. Et, comme cela touchait tout le monde, ils s’accordaient tous sur l’immuabilité de cette conséquence intempestive de l’ « intelligence ». Les humains avaient un tel don pour faire de leurs faiblesses des avantages...

Emprisonnée derrière la haute verrière qui constituait le hall du Royal Opera House, il lui semblait que la réalité s’inversait comme le reflet d’un visage au travers d’un miroir. Ils étaient en cage et les oiseaux volaient. Ils les regardaient, semblaient se gausser de cette marée humaine qui se pressait pour rire ou pleurer d’elle-même. L’Humanité était de l’autre côté du bocal cette fois-ci. Si le théâtre avait été au départ créé pour servir d’exutoire, celui-ci n’était qu’une solution temporaire, éphémère qui, même avec les siècles parcourus, n’avait réussi à purger l’âme humaine de tous ses vices.

Les cinq silhouettes s’étaient assises silencieusement malgré une tentative de fuite d’une des plus grandes qui, le nez plongé dans un livre, tentait d’ignorer une plus petite arrogante se chamaillant silencieusement avec la plus petite tandis qu’une autre tentait de les calmer. Installés au sein d’une loge coûteuse dont les couleurs aurait rendu nauséeux le plus patriote des gryffondors, son regard coula le long des moulures, de ces étalages de richesses indécents. Il avait toujours trouvé le théâtre malsain. Cette foule qui se pressait pour rire grassement de satires qui, elle ne le comprenait que rarement, s’adressait aussi à elle. Et elle la goutait, la savourait, la célébrait même en applaudissant et restait pendue à ses lèvres pour recueillir la substantifique moelle des mots, des sons, des couleurs.

Noir, rideau.
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