CalendrierAccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Fin de l'insouciance? [PV Becky]

Aller en bas 
AuteurMessage
Evangeline Taylor
*Préfète en Chef*

*Préfète en Chef*
avatar

Féminin
Nombre de messages : 266
Age : 28
Localisation : Dans un pays où la liberté existe encore.
Date d'inscription : 31/12/2007

Chroniques
Amour: Ulrich Von Einhauer
Relations:
Moral:
50/100  (50/100)

MessageSujet: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Sam 23 Fév - 16:26

Chemin de Traverse. Londres. Les gens faisaient leurs courses, et à quelques jours de la rentrée, on devait jouer des coudes pour se frayer un chemin, surtout à Fleury & Bott où c'était carrément l'anarchie. Beaucoup de gosses étaient là, avec leurs deux parents, tous fiers, qui portaient les fournitures scolaires de leurs marmots. Evangeline regarda avec tristesse les enfants avec leurs parents. Evy avait du aller faire ses courses toute seule, Annabelle, sa mère, avait été retenue au Ministère et faisait heures supp' sur heures supp'. Patricia, la grande soeur, étaità l'étranger afin de réaliser un reportage sur on ne sait quel sujet. Etre journaliste devait être un métier trés passionnant, mais il ne laissait malheureusement pas le temps aux proches, à la famille et aux histoires de coeur. Patty n'avait personne et elle ne s'en plaignait pas. Ulrich était en Allemagne, chez son oncle Friedrich , pour une visite familiale. Bref, elle ne le reverrait pas avant la rentrée au moins. N'ayant pas le droit de transplaner, Evangeline avait atterri dans la cheminée d'un magasin du chemin de Traverse. Elle avait fait tout le voyage d'Ecosse. Elle repartirait ce soir dans la cheminée du Chaudron Baveur.

Bref. La jeune Serdaigle était là, assise à une table, sur la terrasse de Florian Fortarôme, le glacier qui avait toujours des saveurs de glaces délirantes à proposer. Evangeline avait testé le mélange violette-Rose avec coulis de framboise et quelque chose qui relevait de la confidence, c'était le mélange secret du glacier. Mais Evy avait vite dédaigné sa glace. Elle était plongée dans la lecture d'un guide touristique de Londres côté Moldus. Elle espérait ainsi aller en centre ville, pour peut être aller flâner, bien que Annabelle lui avait fortement déconseillé d'aller s'aventurer chez les Moldus. Mais Evy avait 17 ans. Il ne pouvait rien lui arriver. Et au cas où elle pouvait utiliser sa magie. Des fois, Annabelle s'inquiétait vraiment pour n'importe quoi!

La glace avait fini par fondre. De toutes façons, Evy n'aimait pas la glace à la rose età la violette, donc comme ça c'était réglé. Elle avait conscience qu'elle avait fait du gâchis, mais bon, tant pis pour elle. Elle n'avait qu'à être plus rigoureuse dans le choix de sa glace. Evangeline regarda fixement un père en train d'engueuler son fils. Le petit garçon avait utilisé un sortilège d'amplification sur une limace, qui avait bien sûr enflé. Le gamin avait marché dessus, et désormais, il était tout gluant de morve de limace. Beurk. Evy détourna le regard. Non parce que la scène était peu ragoûtante, mais...voilà. C'était la vision du père et du fils qui la dérangeait légèrement. Evy se demanda un instant à quoi il pouvait bien ressembler. Annabelle n'en parlait jamais à la maison. Elle avait planqué tout ce qui pourrait lui rappeler la tragédie. Evy savait juste qu'elle était la fille d'Hector Taylor. Mais qui était t'il, Hector? Elle n'en savait rien. Patricia devait bien s'en rappeler, il était encore en vie quand elle était petite. Mais Patricia ne voulait pas en parler non plus. Bref. Evy avait un petit pincement au coeur quand elle entendait les autres se plaindre de leurs parents. Elle aurait aimé pouvoir râler contre son père, s'insurger quand il lui reprocherait de porter des vêtements trop courts ou même, se montrer un peu jaloux et trés protecteur quand il saurait que sa fille avait un petit copain. Mais Evy n'avait jamais connu tout ça.

Elle s'aperçut alors qu'elle était en train de massacrer sa glace avec la petite cuillère. Si Ulrich avait été là, il lui aurait fini sa glace, et elle se serait moitié moins ennuyée. Elle détestait faire ses courses en solitaire. Elle attendait un miracle. Mais elle ne croyait pas aux miracles. Ni à la chance. Sinon, Evy serait certainement maudite! Bref. Mais que quelqu'un vienne, quoi, qu'on vienne la sortir de cet enfer!

_________________
Why? The eternal question.

R.&E.&F. forever.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackcircle.forumactif.info
Rebecca Stuart
Rebecca
Rebecca
avatar

Féminin
Nombre de messages : 116
Age : 29
Localisation : There were he will be...
Date d'inscription : 22/02/2008

Chroniques
Amour: Wilfried Wellington
Relations:
Moral:
95/100  (95/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Sam 23 Fév - 19:02

Rebecca s'était levée de bonne heure pour quitter sa petite maison victorienne qui se trouvait une tranquille banlieue londonienne. Il y avait tellement de choses qu'elle devait faire et aussi beaucoup de chose qu'elle devait racheter... Comme... Un uniforme scolaire par exemple... Pourquoi donc ? Eh bien, en fait, l'avant-veille, Becky a eu la malchance de s'énerver contre son père, qui considérait que, bien qu'elle ait dix-sept et donc l'âge légal pour faire de la magie puisque majeure, elle n'avait pas à en faire à l'intérieur même de leur maison. Rebecca avait alors répliqué qu'elle ne ramasserait donc pas le vase qu'elle comptait en fait réparer et était monté furieusement dans sa chambre. C'est dans un geste rageur qu'elle lança sa baguette sur son lit, ayant malencontreusement oublié que son uniforme scolaire s'y trouvait et... le brûla quelque peu. Par de chance, me direz-vous, mais après tout, c'était de sa faute, elle n'avait pas à s'énerver de cette manière.

Elle avait marché... Etrange pour une sorcière qui pouvait voyager par les cheminées - n'ayant pas encore obtenue son permis de transplanage. Mais, en fait, Rebecca avait besoin de marcher... C'était une chose qu'elle aimait beaucoup. Elle avait prit un bus, un métro et puis, une fois arrivée à Londres, elle avait marché. Cela entretenait forme et santé. Au bout d'un moment, elle était arrivée face à la devanture miteuse du Chaudron Baveur puis était passé du côté sorcier de Londres. Tous les ans, elle faisait la même chose... Mais cette année, c'était la dernière fois qu'elle faisait ce trajet pour acheté des fournitures scolaires ou un uniforme qu'elle avait presque délibérément abîmé. D'un pas vif, rapide mais néanmoins léger, elle était allé à Gringotts pour en ressortir, pâle, avec la bourse remplie de Noises, Gallions et autres monnaies. La jeune Stuart inspira profondément : le trajet jusqu'au coffre de sa mère, dans les profondeurs de Gringotts, était quelque chose dont elle ne s'habituait toujours pas. Ses parents ne l'avaient pas accompagnés aujourd'hui. Ils avaient décidé de la laisser se débrouiller par elle-même. Après tout, elle était majeure. Il ne lui restait plus qu'une année d'étude à Poudlard à faire avant de commencer à chercher du travail ou encore de faire des petites études en plus pour trouver un meilleur job.

C'était après sa sortir de la banque des sorciers que l'envie lui prit d'aller manger une glace chez les très célèbre sorcier glacier, Florian Fortarôme lui-même. C'est donc toujours de se pas vif et rapide, dénotant sa dignité, qu'elle se dirigea vers la terrasse de la glacerie. Mais, alors qu'elle allait atteindre les premières chaises, son attention fut attirée par la Une de la Gazette du Sorcier. Rebecca s'arrêta et revint en arrière, pour s'approcher du présentoir, qui mettait à la vue des passants, cette fameuse Une. Les sourcils légèrement froncés, la Stuart se pencha un peu pour lire à voix basse :


"De nouveaux Partisans de l'Ordre du Phénix ont passé l'arme à gauche !"

La jeune Stuart émit un léger sourire et se redressa. C'est toujours à voix basse qu'elle se demanda comment avaient bien pu faire les gaucher. Avaient-ils passé l'arme à droite ? Elle sentait parfaitement que quelques personnes l'avaient entendus. Elle les imaginait, elle les voyait, ces regards noirs que les lâche lancent dans le dos des gens, trop craintif pour faire faire face à ceux qu'ils méprisent. Comme en cet instant. Mais, Rebecca se contrefichait complètement de l'avis des gens, de leurs pensées. Elle exécuta alors un nouveau demi-tour et c'est là qu'elle la vit : l'une de ses deux meilleures amies, son Evangeline à elle... Un petit sourire de joie s'afficha sur ses lèvres. Grâce à la foule compact, la Taylor ne l'avait pas remarqué. De plus, Becky voyait qu'Evy martyrisait la pauvre glace qu'elle avait commandé et qu'elle ne mangerait peut-être même plus. C'est dommage... Rebecca arriva juste derrière la jeune femme et se pencha de manière à mettre sa tête au même niveau qu'Evangeline, du côté gauche. Puis, elle déclara alors :

"Tu sais... Je ne pense pas que la glace mérite un sort pareil... Elle ne t'a rien fait, je suppose."

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evangeline Taylor
*Préfète en Chef*

*Préfète en Chef*
avatar

Féminin
Nombre de messages : 266
Age : 28
Localisation : Dans un pays où la liberté existe encore.
Date d'inscription : 31/12/2007

Chroniques
Amour: Ulrich Von Einhauer
Relations:
Moral:
50/100  (50/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Sam 23 Fév - 20:14

Evangeline maudissait Florian Fortârome et ses fichues glaces. Elle maudissait ces parfums extraordinaires qui étaient trop extraordinaires. Evangeline se défoulait peut être sur une pauvre petite glace innocente, qui n'avait sans doute rien demandé à personne. Mais la glace était trop parfaite, trop réclamée pour être digne de confiance. Tout le monde avait voulu tester cette nouvelle glace. Evangeline avait suivi le mouvement, plus par curiosité que pour vouloir ressembler à tout le monde. Et à présent, elle se retrouvait avec une glace potentiellement dangereuse. Et si Fortarôme avait mis de l'arsenic dans cette fichue glace, hein? Hé bien ils seraient tous à crever, parce qu'ils se seraient rués sur cette glace. Dieu Merci, Evy ne s'en était pas empiffrée en disant "bon dieu, j'en veux encore" et de s'en goinfrer. Ulrich l'aurait fait. Sa gourmandise le perdra un jour. Evangeline n'avait pas vu Rebecca se rapprocher. Elle l'entendit juste lui reprocher de massacrer une glace innocente. Mmh, pas sûr qu'elle soit innocente, cette glace. Elle avait incité Evangeline à l'acheter, si ce n'était pas vicieux ça.

Becky? Oh, Merlin! Je ne m'attendais pas à te voir ici! Ca alors!

Ben voilà. Ce n'était pas compliqué de croire aux miracles de temps en temps. La preuve, un miracle venait de se produire. Quelqu'un de sa connaissance était appru comme par magie à côté d'elle. Et pas n'importe qui. Sa meilleure amie à elle et rien qu'à elle. Si ce n'était pas merveilleux, ça...Evangeline esquissa un sourire, puis elle murmura à l'adresse de son amie

Hum, je crois que plus personne ne voudrait des glaces de Florian Fortarôme si les gens la voyaient dans cet état...

D'où ce vieil adage, que Grand Mère Agathe lui répétait souvent: les apparences sont trompeuses. Quelque chose de bien plaisant à l'oeil pourrait dissimuler quelque chose de fort détestable. Comme par exemple une glace à l'allure majestueuse et délicieuse pourrait se révéler peu ragoûtante si on la laissait trop longtemps au soleil ou si une dingue s'amusait à la massacrer à coup de cuillère. Evangeline se promit d'écouter plus souvent la Grand Mère Agathe. Elle était énervante à force de débiter ses adages vieux comme Mathusalem, mais les trois quarts du temps, ils se révélaient être d'une vérité déconcertante. Evangeline demanda gaiement.

Où sont tes parents? Tu es venue toute seule?

Evangeline aurait aimé dire bonjour aux parents de Rebecca. Mais son amie devait être seule, comme elle. Ca faisait du bien de revoir Becky ailleurs qu'à Poudlard. Ici, il n'y avait pas les deux Collins. La prof de potions certes trés compétente, mais Mangemorte, et Majandra, la directrice sadique qui régnait juste parce qu'elle faisait peur aux gens avec son air d'outre tombe. Il n'y avait pas non plus ces deux idiots de Scarlett Jones et de Dorian Anderson. Ces têtes à claques avaient vraiment le don de l'énerver...Au moins, le Chemin de Traverse était joli et chaleureux. Poudlard était devenu laid et glauque. Cherchez l'erreur. Patty n'avait pas connu la période Collins. Tant mieux pour elle. Tant pis pour Evangeline et les autres. C'était injuste, mais c'était comme ça. Mais Evangeline pariait sur le temps qu'il restait à Majandra avant de dégager. Ca ne prendrait pas bien longtemps. Les esprits retors n'avaient jamais le dernier mot face aux justes.

_________________
Why? The eternal question.

R.&E.&F. forever.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackcircle.forumactif.info
Rebecca Stuart
Rebecca
Rebecca
avatar

Féminin
Nombre de messages : 116
Age : 29
Localisation : There were he will be...
Date d'inscription : 22/02/2008

Chroniques
Amour: Wilfried Wellington
Relations:
Moral:
95/100  (95/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Sam 23 Fév - 21:44

Rebecca tira une chaise vers elle, d'un mouvement souple, et se mit assise dessus. Son amie était surprise de la voir et ravie à la fois. Posant son coude sur la table, elle posa sa tête sur sa main et regarda Evangeline. Cette dernière, Fanny et elle-même formaient un trio d'inséparables "drôles de dames" qui ne s'étaient jamais quitté et qui, dès les premières secondes de leur discussion s'étaient sentie attirées les unes par les autres. Elles devinrent les meilleures amies du monde. Rebecca regarda la glace puis, sans demander, prit la cuillère qui se trouvait dans la coupe et gouta. Bon d'accord, elle n'avait plus fière allure... Mais, elle avait un goût passable. Rebecca haussa des épaules et annonça :

"Une simple menthe-pistache me convient parfaitement..."

Elle eut un léger sourire moqueur et ferma les yeux, l'espace d'un court instant. Puis, elle les rouvrit et se mit à jouer avec la fine chaînette en argent, à laquelle était accroché une simple croix, toujours en argent. Ca aussi, c'était antithétique... Une sorcière chrétienne. Plus d'une fois, en riant, Evangeline le lui avait fait remarquer que ce n'était pas très normal. Mais, Rebecca avait comprit - au bout de la deuxième remarque - que ce n'était qu'une taquinerie. Maintenant, elle en riait aussi. Même si, sur ce sujet, la Stuart ne répliquait pas, ne répliquait plus. Elle posa la petite cuillère dans la coupe et annonça :

"Une année encore à tenir..."

Le ton de la voix de la jeune Stuart faisait clairement comprendre son ras-le-bol. Becky ne supportait plus leur directrice, qui aurait bien droit à ticket aller simple pour un asile psychiatrique, ni même les Collins. Rebecca soupira et regarda le ciel bleu. Elle n'arrivait pas à croire au récit de sa mère, disant que Poudlard était l'un des plus beaux endroits sur terre. Elle n'imaginait pas sa mère. Puis, la dernière phrase d'Evangeline arracha un léger rire à Rebecca. Puis, elle croisa les bras et les jambes et déclara alors :

"Ils ne sont pas là... Et puis, tu sais très bien que jamais mon père ne serait venu sur le côté sorcier de Londres..."

Rebecca ne pouvait pas en vouloir à son père. Encore trop attaché à sa religion pour faire autant de concession. Il avait déjà accepté de rester auprès de sa femme de son plein gré, les deux sorcières n'allaient pas non plus le forcer à aller dans un monde qui, malgré tout, avait tendance à le rebuter. Rebecca eut un petit sourire et rajouta alors qu'Evy n'aurait pu voir que sa mère. Ensuite, elle regarda la jeune femme et dit :

"Et Ulrich ? L'est où ? Fait quoi de beau ?"

Rebecca, en parlant d'Ulrich, venait de mettre, à coup sûr, le doigt sur la corde sensible d'Evangeline à ce moment-là. Mais, il fallait dire que la jeune Bleu et Argent était franche. Puis, elle eut un léger sourire et baissa la tête. A voir la tête de la jeune Taylor, Rebecca aurait mieux fait de se taire... Un mélange de tristesse et de quelque chose d'autre. Sans vraiment attendre la réponse de la jeune femme, Rebecca demanda alors :

"Et Patty ? Toujours journaliste ?"

Becky, en cet instant, eut un éclair de génie. Si elle voulait devenir riche, elle devrait penser à écrire un livre. Et, elle avait déjà plusieurs titres en tête. Par exemple : Rebecca ou l'Art de mettre les pieds dans le plats. Et même encore, et celui là se vendrait sûrement à des millions, que dis-je, des milliards d'exemplaires : Comment rattraper une bourde en dix leçons ? Pas de doute, rien qu'avec ça, Rebecca se ferait une vie plus belle ailleurs.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evangeline Taylor
*Préfète en Chef*

*Préfète en Chef*
avatar

Féminin
Nombre de messages : 266
Age : 28
Localisation : Dans un pays où la liberté existe encore.
Date d'inscription : 31/12/2007

Chroniques
Amour: Ulrich Von Einhauer
Relations:
Moral:
50/100  (50/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Dim 24 Fév - 17:33

Evangeline appréciait le côté compatissant de Rebecca. Elle semblait compatir aux états d'âme sombres d'Evangeline. Pourtant, Evy n'était pas spécialement à plaindre, elle avait ses deux meilleures amies, son petit ami...Oui, mais ça ne l'empêchait pas pour autant de connaître des moments de déprime de temps à autre. Si les fichues glaces de Florian Fortarôme n'arrivaient pas à éclipser le gros nuage sombre prêt à lâcher sa pluie au dessus d'Evangeline, Rebecca y arrivait parfaitement. Des fois, Fanny et Becky se mettaient en quatre pour lui remonter le moral. Rebecca et ses blagues parfois bizarres, mais qui la font rire, et Fanny pour la plaindre, et les trois filles se lamentaient sur le sort du monde. C'était un peu bizarre de pleurer sur le monde, mais ça défoulait, et ça motivait pour la suite. A chacun son truc pour chasser la grisaille, non? D'ailleurs, malgré l'aspect peu ragoûtant de ce qui était une glace avant qu'Evy ne s'y attaque, Rebecca la goûta. Evy n'aurait pas touché à ce truc si on le lui avait présenté. C'était que la jeune Taylor n'aimait pas trop prendre de risques. Mais Rebecca ne s'arrêtait pas aux apparences. Et ce qui avait étonné Evy, c'est qu'elle n'avait pas trouvé la glace détestable. Bien qu'elle s'empressa d'ajouter qu'une glace menthe-pistache lui conviendrait bien plus qu'un mélange bizarre Rose Violette + coulis de framboises et recette secrète du glacier. La remarque de Becky lui arracha un sourire.

En effet, des fois il est plus prudent de se contenter des classiques. Au moins on sait à quoi s'attendre.

M'enfin. Ce qui était fait était fait. Jouer les Indiana Jones n'avait jamais réussi à Evangeline. Certainement parce qu'elle était plus confortable dans sa routine et dans sa vie tranquille. Evangeline regarda un instant Rebecca, qui souriait de sa phrase pas drôle dans son contenu, mais drôle dans sa manière d'être dite et compte tenu des circonstances. Puis, Evy remarqua cette fichue croix chrétienne dont Becky ne se séparait jamais. Allons! Evy pariait sur le fait qu'il s'agissait plus d'un gri-gri qu'un signe ostentatoire d'une religion quelconque. Mais...Becky croyait en ce qu'Evy ne croyait pas. C'était drôle, elle était athée, et elle fréquentait des croyants. D'abord Becky, mais elle avait fini par s'y faire, et puis Ulrich qui avait donné à tous ses animaux des noms d'archanges dans la religion chrétienne. Si ses souvenirs étaient bons, le faucon s'appelait Rémiel, les perroquets s'appelaient Saquaraël et truc; bref...Non, en fait, Evy ne s'en souvenait plus. Pourtant, Evy avait dit une seule fois son nom complet à Ulrich (à savoir Evangeline Annabelle Rachel Taylor-Hanson) et il s'en souvenait, alors qu'elle n'arrivait pas à se souvenir du nom de ses bestioles. Bizarre, vous aveez dit bizarre.

Evangeline inspira profondément quand Rebecca dit qu'elles n'avaient plus qu'une année à faire. A tenir. A résister au supplice.Pas facile. Mais ça devenait bon. L'an prochain ils seraient libres.


Ouais, vivement...

Mais devoir quitter Poudlard laissait un goût amer dans la bouche d'Evangeline. Il y avait là bas tous ses souvenirs, les délires avec Becky et Fanny, les p"tits moments avec Ulrich, leurs disputes aussi, les crises de jalousie, encore les nuits blanches avec Becky et Fanny à discuter sur les derniers ragots, à refaire le monde, ou encore à rigoler jusqu'à plus d'heures. En quittant Poudlard, elle laisserait derrière elle un pan de sa vie, auquel elle avait fini par s'attacher, en son for intérieur. Mais les bons moments avaient été gâchés par ces foutues cousines. Evangeline hocha la tête quand Rebecca parla de son père, qui n'aurait jamais mis les pieds dans le côté sorcier. C'était vrai. Mr Stuart avait horreur de tout ce qui touchait à la sorcellerie. Alors d'ici à le faire aller dans un endroit fait pour les sorciers par des sorciers, ça le mettrait au supplice! Autant forcer l'oncle Friedrich (d'Ulrich), un moldu, à prendre un verre au Chaudron Baveur, ou pire encore, à la Tête de Sanglier, à Pré Au Lard. Grand Mère Agathe, elle appréciait le chemin de traverse. Jadis, elle tenait un magasin d'ingrédients à potions, un apothicaire. Mais Grand Mère Agathe avait perdu la tête et elle était dans le service psychiatrique de Sainte Mangouste. Pauvre Grand Mère Agathe!

Ah oui, c'est vrai. Je suis bête. J'ai oublié.

Evy baissa les yeux, légèrement honteuse. Elle laissa Grand Mère Agathe dans un coin de son esprit, et se promit d'aller lui rendre visite un de ces quatre. Evangeline sourit légèrement quand Rebecca lui demanda des nouvelles d'Ulrich.

Ulrich est reparti en Allemagne depuis le début des vacances. Chez son oncle Friedrich, tu sais, celui dont il dit qu'il raconte n'importe quoi. Et aux dernières nouvelles, il a l'air de bien s'amuser avec ses oncles et tantes, et sa cousine Katharina.

Katharina avait deux ans de moins qu'Ulrich, mais ils étaient comme deux larrons en foire. Comme les deux doigts de la main. Ulrich adorait sa cousine. Et Katharina le lui rendait bien. Evy était un peu jalouse de Katharina, car cette dernière devait connaître Ulrich mieux qu'elle, mais bon. Mais ce qui la contrariait légèrement, c'était qu'il semblait bien s'amuser, et ce sans elle. Les mecs, je vous jure! Evangeline se renfrogna. Rebecca le vit sans aucun doute, car elle s'empressa de demander des nouvelles de Patricia.

Patty? Ouais, elle est toujours journaliste. Mais elle en a un peu marre de travailler au courrier du coeur. Elle a donc demandé à être reporter. Là, elle est partie en Transylvanie enquêter sur une sombre histoire de vampires qui terrorisent une population de sorciers...Elle devrait rentrer la semaine prochaine. Et toi, comment vont tes parents?

_________________
Why? The eternal question.

R.&E.&F. forever.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackcircle.forumactif.info
Rebecca Stuart
Rebecca
Rebecca
avatar

Féminin
Nombre de messages : 116
Age : 29
Localisation : There were he will be...
Date d'inscription : 22/02/2008

Chroniques
Amour: Wilfried Wellington
Relations:
Moral:
95/100  (95/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Lun 25 Fév - 3:13

"Une affaire de vampires..."

Encore une histoire glauque... Rebecca soupira. De plus, elle avait parfaitement vu le regard d'Evy quand elle avait commencé à jouer avec la chaînette de sa croix. Par respect pour sa meilleure amie athée, elle l'avait bien vite lâchée et avait donc croisé ses mains. Une histoire de vampires. Elle eut un léger sourire et secoua la tête. Encore des gens qui avaient passé l'arme à gauche. Mais, elle persistait à se demander sérieusement comment faisait les gens qui avaient le malheur d'être gaucher ? Bon d'accord, c'était une question qui ne demandait aucune réponse puisqu'elle était idiote mais après tout, elle était logique. Et, Rebecca avait la fichu manie de ne pas démordre de quelque chose. Puis, l'exclamation de son amie eut pour effet de la tirer de ses pensées. Evangeline s'était rendu compte qu'elle avait oublié le détail du "Pas de Sorcellerie" de son père, cet honorable Monsieur Stuart. Soupirant, Rebecca avait bien entendu son amie lui annoncer que son bien-aimé était parti en Allemagne... C'était bien sûr l'information qui était arrivé avant les vampires mais que Rebecca n'avait pas retenu. Non pas par désintérêt mais simplement parce qu'elle n'y pensait plus, voilà tout. Becky se redressa et voyait le visage de son amie. Laissant de côté les vampires, la jeune Stuart posa sa main sur celle de la jeune Taylor et déclara alors :

"Allons... J'suis sûre qu'il s'ennuie sans toi là-bas... Après tout... Vous êtes fait l'un pour l'autre..."

Pour parler sentiments et autres choses, Rebecca n'avait jamais été douée. L'art dans lequel elle excellait était bien sûr le cynisme et l'humour noir et cinglant. Pas les petites phrases qui remontaient le moral. Becky, quand elle devait remonter le moral, sortait généralement une phrase que, de son point de vue à elle, elle trouvait drôle, mais qui était grinçant à l'oreille des autres. Ce n'était pas méchant, tous ceux qui la connaissait le savait. Mais, c'était un trait de caractère que l'on ne pouvait pas changer chez la jeune Stuart. D'ailleurs, elle se rappelait parfaitement la réaction d'Ulrich quand elle lui avait sortie une de ses blagues. Il ne semblait pas l'avoir comprise et Evangeline avait du lui expliquer comment fonctionnait Rebecca pendant que cette dernière et Fanny étaient carrément pliées de rire. En effet, même si elle ne se rappelait plus de sa blague, elle se rappelait parfaitement de son visage : déconfit, décomposé, surpris, choqué, passant du gris au vert... Enfin bref... La blague ne semblait pas être assez bien passée. Rebecca eut un léger sourire et entendit la voix chaleureuse de Florian Fortarôme qui, s'adressant à elle pendant un moment où elle ne parlait pas, lui demanda ce qu'elle voulait prendre... La dernière glace à la Rose-Violette par exemple. Un léger sourire aux lèvres, Rebecca se tourna vers le jeune homme et dit :

"Euh... Une simple glace menthe-pistache parce que... Je ne veux pas passer l'arme à droite... Vu que je suis gauchère..."

Apparemment lui non plus ne comprenait pas ses blagues. Se retenant de rire, Rebecca se pinça les lèvres et secoua la tête l'air de dire 'va faite ta fichue glace et fous moi la paix'. Rebecca se tourna vers sa meilleure amie. Maintenant qu'elle avait enfin pu exprimer à voix haut la fichue pensée qui lui trottait dans la tête, la Becky allait enfin pouvoir penser à autre chose, son idée fixe ayant trouvée une victime, le sorcier-glacier en l'occurrence. Rebecca, la main toujours sur celle de son amie, se pencha vers elle et dit :

"Tu as vu le dernier article de la Gazette ? Les membres de l'Ordre du Phénix qui sont morts ?"

Rebecca aussi avait le don pour passer d'un sujet à un autre. Elle expliqua alors le sens de sa blague. Enfin, le sens de blague, elle le prenait simplement pour elle. Rebecca déclara alors que, d'une certaine logique, plus de 90% de la population était droitière. Les gens avaient donc créé cette expression à la noix "passer l'arme à gauche". C'était généralement parce que, à l'époque, les soldats se devaient d'être tous droitiers. Seulement voilà, les gaucher ne pouvaient pas passer l'arme à gauche puisqu'ils étaient déjà gaucher. Ils devaient donc la mettre à droite. Et puis, de toute façon ajouta t-elle, laissant complètement de côté le sujet de l'Ordre :

"... Il apprendra que comme ça, sa petite glace Rose-Violette-Framboise et je ne sais pas trop quoi n'est pas très appréciée par ses clients et qu'il devrait peut-être penser à changer de formules... Même si ses glaces sont toujours aussi bonnes..."

D'ailleurs, en parlant de glace, le sorcier glacier revint quelques instants plus tard, avec la commande de Becky, qui déposa déjà l'argent que coûtait sa glace plus celle d'Evangeline. Après tout, c'était une manie chez la Stuart qui, dès qu'elle commandait quelque chose en dernier parce qu'elle arrivait la dernière, payait pour les autres. Et puis, généralement, ses amies la remboursaient en nature, lui achetant des choses et autres, puisque Rebecca refusait catégoriquement qu'on la rembourse en liquide. La jeune Stuart prit sa coupe de glace en main et se mit à manger. Sa marche lui avait ouvert l'appétit... Elle savourait donc sa glace avec le plaisir de manger quelque chose mais aussi d'avoir pu envoyer une belle remarque à quelqu'un aussi.

[HJ : Désolée pour le post s'il y a des incohérences et des répétitions XD Je l'ai écrit tard - ou tôt plutôt.... -

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evangeline Taylor
*Préfète en Chef*

*Préfète en Chef*
avatar

Féminin
Nombre de messages : 266
Age : 28
Localisation : Dans un pays où la liberté existe encore.
Date d'inscription : 31/12/2007

Chroniques
Amour: Ulrich Von Einhauer
Relations:
Moral:
50/100  (50/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Mer 27 Fév - 20:44

Peut être que Patty avait besoin d'un changement radical pour aller s'isoler comme ça en Transylvanie. Evy ne croyait pas aux vampires. Simplement parce qu'elle n'avait jamais vu d'eux ne serait-ce que la pointe d'une canine. Elle ne croyait pas à toutes ces histoires de Comte Dracula, à ces buveurs de sang qui avaient l'air classe mais qui agissaient comme de vrais rustres. Elle ne croyait pas non plus aux buveurs de sang à costard cravate de chez Dior. Mais savoir Patty sur les traces de ces créatures, même si il n'y avait pas de danger parce que Patty enquêtait purement et simplement sur un mythe, ça avait quelque chose de drôlement effrayant. La Transylvanie était un endroit assez glauque, et savoir sa grande soeur là bas...Bref. Evangeline, à sa place, aurait fuit l'endroit comme la peste. Et elle aurait traité son employeur de débile parce qu'il prenait cette histoire de vampires au sérieux. Bref. C'était glauque, le pari était totalement nul.Ah, les joies du journalisme. Mais c'était certes mieux que de s'occuper des courriers du coeur. Patty et Evangeline étaient trés différente. Patty, c'était l'ancienne Gryffondor, ultra sociable et trés amicale. Evy, elle, était plus renfermée sur elle même, ne parlant qu'à ses amies et à son petit copain. En dehors d'eux, elle n'avait que des simples connaissances. Des fois, on se demandait comment Evy et Patty avaient pu être soeurs. Mais c'était comme ça. Les filles Taylor se suivaient mais ne se ressemblaient pas.

Evangeline doutait. Rebecca s'empressa, une fois de plus, de la rassurer. Ulrich s'amusait bien en Allemagne. Il avait sa cousine. Son oncle Friedrich complètement déjanté. Les Büke( dont Katharina) étaient aussi de sacrés numéros. Alors Evy doutait qu'il ait un moment pour penser à elle. Bien sûr, il lui écrivait, au moins une fois par semaine, mais...Dans ses dernières lettres, le ton avait changé. Peut être était-ce parce qu'ils grandissaient. Parce qu'il ne fallait plus s'aimer comme des ados mais s'aimer comme des adultes. Mais Evy était certaine d'en être encore trés amoureuse. Mais...Leur relation évoluait, voilà tout. Puis il fallait dire que le cadre n'était pas trés propices aux excès de sensibleries. Et il fallait dire qu'aussi, Evy l'avait pas mal rendu jaloux. Il n'appréciait pas son nouvel ami, Kyle. Mais elle passait ses étés toute seule, quand elle n'était pas à la mer avec Becky et Fanny, il fallait bien qu'elle voie quelqu'un, non? sinon il était clair qu'elle allait péter un plomb. D'accord, elle aimait beaucoup Kyle. Mais d'un autre côté, Ulrich aimait beaucoup Katharina. Alors bon, même si Kyle n'était pas son cousin, elle avait bien le droit d'apprécier quelqu'un du sexe opposé, non? Bref. Ces histoires de coeur étaient beaucoup trop compliquées, et Miss Taylor avait vraiment du mal à voir pourquoi diable Patty s'était investie là dedans il y a de ça quelques années. Mais l'époque courrier du coeur semblait être révolue. Tant mieux.


Hum, j'espère que tu dis vrai...Tu te rends compte? Il ose me dire qu'il s'amuse alors que je ne suis pas là...et moi je dépérissais chez moi, vous me manquiez tous. Rah, les garçons.

C'était des fois le sujet de discussion des filles. Les mecs. Et les menus tracas qui leur étaient, plus ou moins directement, liés. Becky et Fanny n'avaient pas de copain, en ce moment, et elles ne s'en portaient pas plus mal. Elles étaient toutes les deux belles et rebelles, mais bon, c'étiaent des gars et ils n'avaient pas la jugeotte nécessaire pour s'intéresser à ses copines, qui étaient pourtant sublimes et loin d'être bêtes. C'était peut être leur aspect "intello" à toutes les trois qui rebutaient, mais il valait mieux être belle et intelligente, plutôt que belle et stupide, pas vrai? Ils n'avaient non plus aucun goût pour choisir les filles, ils étaient tous là, à baver sur Scarlett Jones, alors qu'elle avait le Q.I. proche de celui d'une huître. Et encore, ça serait insulter ce pauvre mollusque qui devait faire des efforts pour vivre.

D'ailleurs, Evy ne savait pas trop où elle en était arrivée, à penser aux mollusques, alors qu'elle parlait d'Ulrich avec Rebecca. C'était le côté "pas logique" d'Evy, mais bon, elle était toujours en train de réfléchir sur tout et n'importe quoi, d'associer des idées parfois incompatibles. Le jeu, c'était de passer d'Ulrich à mollusque, tout en passant par la case "gars", "baver", "rebelle", "goût", "Scarlett Jones" et "Q.I". L'huître allait de soi. Et le mollusque se distinguait de cette réflexion, en s'imposant nettement comme conclusion. Cherchez l'erreur. C'était le raisonnement à la Evangeline. Fallait pas chercher. D'ailleurs, en parlant de spécialité, c'était vrai que Becky avait un humour comment dire...spécial. Elle se souvenait de certaines blagues qui faisaient sourire Evy et Fanny, mais pas Ulrich, qui, pour ne pas se faire passer pour un idiot, souriait, ou riait jaune. Evy avait du expliquer le fonctionnement de Rebecca. C'était mémorable. Le pauvre avait l'air vraiment déballé, déconfit, bref, tous les mots qui commençaient par D et qui signifiaient, un peu, beaucoup, passionnément la même chose.

Evangeline sourit en entendant Rebecca sortir une blague de son cru à ce stupide Fortarôme qui n'avait pas l'air ravi de voir la sublimissime glace violette d'Evangeline réduite à l'état de flaque grisâtre avec quelques traînées rouges dans le fond. Passer l'arme à droite. Alors que c'était passer l'arme à gauche. Sacrée Becky! Evangeline esquissa un sourire. Florian Fortarôme avait l'air franchement dubitatif, il ne voyait visiblement pas où Rebecca venait en venir. Evy ne se voyait pas en train d'expliquer la blague pendant que Becky se taperait un fou rire monstre. Tant pis. Le fou rire aurait valu le détour, mais il fallait bien que Fortarôme ait l'air débile tout seul. Le glacier partit, avec la commande de Rebecca. Bon débarras. Elles allaient pouvoir continuer à bavarder.

Hein? Les Membres de l'Ordre qui sont morts? C'était quoi ce micmac?


Hum, ouais; c'est pas super réjouissant comme nouvelle. Mais c'est moi où il y a plus en plus de morts? A cause de ces cinglés? C'était mieux avant...

Combien de fois fallait t'il encore se lamenter, faire valoir la mémoire de ceux qui s'étaient sacrifiés dans l'espoir d'un monde meilleur? C'était à croire qu'il n'y aurait plus personne pour se battre contre ça si la relève n'était pas assurée. Evangeline hocha tristement la tête. Et Rebecca partit dans une explication complètement tordue de sa blague, qu'Evangeline avait comprise. Becky n'était pas sa meilleure amie pour rien, et de toute évidence, elle finissait par vraiment bien la connaître, et des fois, elle se surprenait à essayer d'adopter la logique bizarre de Rebecca. Mais l'explication était vraiment drôle, et Evy ne put s'empêcher de sourire, éclipsant momentanément l'aura néfaste des morts de cette semaine. Et Becky changea à nouveau de sujet. Elle critiqua la glace de Florian Fortarôme. Evy hocha la tête; d'accord avec ça.

Hum, je crois que ce sont nous les originales, parce que regarde le nombre de glaces violette-rose qu'il a servies. C'est hallucinant.

Evangeline remarqua que Rebecca donnait déja quelques pièces à Fortarôme, bien plus que le prix de sa glace à elle. Un pourboire? Ouhla, elle était vraiment généreuse là, pour avoir servi une glace comme ça en plus, il ne méritait pas grand chose. Mais Becky était de ceux qui payaient des tournées dans des bars, elle serait cap' de payer quinze chopes de bièraubeurre si elle et des amis se rendaient dans un bar à Pré Au Lard. L'an dernier, par exemple, l'équipe de Serdaigle avait gagné un match de Quidditch, ils avaient fait la fête à Pré Au Lard, et Rebecca avait payé les boissons pour l'équipe. Elle avait d'ailleurs été "récompensée' pour sa bonne action, puisque les joueurs lui avaient offert chacun une grosse portion de bonbons pour Noël, qui était fêté dans la semaine qui suivait. Elle regarda Rebecca manger sa glace, avec délices.

_________________
Why? The eternal question.

R.&E.&F. forever.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackcircle.forumactif.info
Rebecca Stuart
Rebecca
Rebecca
avatar

Féminin
Nombre de messages : 116
Age : 29
Localisation : There were he will be...
Date d'inscription : 22/02/2008

Chroniques
Amour: Wilfried Wellington
Relations:
Moral:
95/100  (95/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Dim 16 Mar - 17:41

Le passé devait appartenir au passé. Il parasiterait le présent, le cas contraire. Oui, mais comment faire autrement quand on savait qu'à une époque, le monde se portait mieux ? Il semblait pourir de plus en plus et l'âme des gens devenait de plus en plus noir. Becky baissa la tête et regarda le sol. Sous leurs pieds, l'Enfer les attendait. Certainement... Mais, il n'avalerait pas les mêmes personnes. La jeune Stuart s'étira et continua à manger sa petite glace tranquillement, regardant de ses yeux bleux le fin visage de sa meilleure amie, regardant ses lèvres rosées bouger, l'esprit partit ailleurs, même si son visage, resté fermé, laissait croire à une attention parfaite de la part de la jeune fille. En fait, Rebecca ne cessait de penser à ces personnes qui faisaient de leur mieux pour leur donner un monde meilleur et qui mourrait, pour certains, dans d'atroces souffrances. Ces tueurs... Ces assassins... Etaient du style des Collins. Rebecca reposa pied à terre quand le mot "Hallucinant" frappa les oreilles de la jeune fille et résonna dans son cerveau. Elle eut un large sourire puisque, n'ayant en fait pas écouté, elle ne savait absolument pas de quoi son amie avait parlé. Mais, à une vitesse déconcertante, elle regarda sa glace et hocha vivement la tête : elle fit une relation plutôt logique avec sa commande et la commande de 98% des autres personnes présentes à la terrasse du sorcier-glacier.

Il commençait vraiment à faire lourd et chaud... Vive l'été... Une saison que Rebecca exécré par-dessus tout... Et une profonde torpeur s'empara de la Stuart, dont la tête vacilla un instant sur le côté. Puis, elle passa sa main sur son visage et se gratta un instant la tête. Elle inspira profondément et sortit une bouteille d'eau de son sac, tout en continuant à regarder Evangeline. Elle referma ensuite sa bouteille, qu'elle posa à l'ombre, et bougea le parasol, afin que sa douce ombre les enveloppe. Puis, elle regarda son amie et lui dit alors :


"C'est beaucoup de tracas un garçon, je trouve."

Et vlan ! L'impassible Rebecca venait de remettre les pieds dans le plat. Aussi loin qu'elle se rappelle, elle n'était jamais tombée amoureuse et elle ne s'en portait pas plus mal. Seule Fanny, apparament, avait eu un coup de coeur pour un jeune garçon de Gryffondor, qu'elle avait vu à plusieurs reprises en classe. Rebecca croisa les bras et pencha la tête sur le côté. Et puis au moins, Rebecca attendrait le bon garçon, pas comme l'autre espèce de greluche de Scarlett... Qui devait, à coup sûr, passer de garçons en garçons, les jetant comme des chaussettes. Même si dans l'esprit de Becky, c'était plutôt Scarlett qui devait se faire jeter comme un chiffon malpropre. Rebecca disait souvent ce qu'elle pensait de la jeune Pimbèche : "Le seul esprit critique qu'elle avait, c'était celui de son petit-ami du moment." Et elle ne devait sûrement pas avoir tort. C'est alors que Rebecca fit une mine boudeuse : en fait, ce qu'elle ne voulait pas avouer aux autres, c'était qu'un jeune Serdaigle lui avait aussi tapé dans l'oeil et qu'elle n'était pas indifférente. Mais, jamais (ô grand jamais) elle ne ferait la bourde de s'engager tant que ses études ne seraient pas finies (C'est ce qu'on dit toujours, mais jamais ce qu'on fait, répliqua tendrement la petite voix sa conscience). Rebecca se pencha vers Evangeline : après tout, la jeune fille était aussi sa meilleure amie. Puis, elle déclara :

"Il y a peut-être... J'ai bien dit peut-être... Un garçon qui me plait."

Incredible... Rebecca Stuart, la jolie Dame de Glace, comme se plaisait à l'appeler sa mère (et peut-être d'autre personne), venait d'avouer que - peut-être - elle serait amoureuse. D'où sa remarque passé comme quoi les garçons apportaient sûrement beaucoup de tracas. Ce qu'elle disait implicitiment... C'était qu'elle avait besoin de conseil - toujours implicites - pour mettre de l'ordre dans ses idées et se déclarer le moment venu (après ses études donc ;p)

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evangeline Taylor
*Préfète en Chef*

*Préfète en Chef*
avatar

Féminin
Nombre de messages : 266
Age : 28
Localisation : Dans un pays où la liberté existe encore.
Date d'inscription : 31/12/2007

Chroniques
Amour: Ulrich Von Einhauer
Relations:
Moral:
50/100  (50/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Mer 2 Avr - 16:55

[J'ai vraiment honte de traîner pour les réponses, mais j'ai tellement de travail que ça m'est impossible...Néanmoins, j'ai quand même trouvé un ch'tiot moment pour répondre XD]

Rien ne servait de courir, il fallait partir à point. Si les fables étaient un peu loufoques elles avaient un fond de vérité, et, par ailleurs, était plein de bon sens. Si Evangeline avait prêté attention aux moralités des différentes fables, elle n'en serait pas là. Mais on ne peut, effectivement, pas revenir en arrière, et les si j'avais su ne nous lâcheront pas les baskets parce que les remords sont parfois tenaces. Si les gens avaient su beaucoup de choses, avant que cela ne se passe, il n'y aurait pas eu de guerres. Ni ces crimes abominables qui ont jalonné l'Histoire de l'Humanité. L'homme était une espèce sans scrupules. Mais l'Enfer n'était pas sous nos pieds, tout comme le Paradis n'était pas au dessus de nos têtes. L'Enfer était sur Terre. Et l'histoire en régissait les règles. C'était immuable. Depuis des siècles, il en était ainsi. L'homme souffrait, et sa souffrance lui serait récompensée par un Eden dans une vie ultérieure. Mais Evy ne croyait pas à tout ça. Ulrich y croyait. Il pensait qu'il fallait souffrir pour connaître le bonheur. Fallait dire qu'on avait mis le jeune homme au catéchisme, qu'il avait fréquenté la messe et les petites églises d'Irlande dans lesquelles Evy n'avait jamais mis les pieds. Parce que pour elle, tout ça n'était que de la foutaise. Alors forcément...Mais Becky croyait. Ulrich croyait. Sa mère croyait. Evy ne croyait en rien. C'était tout. La religion, c'est comme les goûts et les couleurs: ça ne se discute pas. On peut ne pas être d'accord, l'important était de respecter ceux qui croyaient. Parce que aucune croyance n'est fausse.De même qu'elle n'est pas forcément vraie. Là, on peut avoir le choix. De croire ou ne pas croire. Mais on peut en aucun cas imposer sa croyance à d'autres. Mais ça l'homme ne la pas compris. Et c'est comme ça qu'il y a les guerres de religion. Mais là n'est pas le sujet.

Le monde sombrait. C'était peut être alarmant comme explication, mais c'était vrai. Le mal gouvernait, et ne nous laissait plus le choix. Les enfants grandissaient dans la terreur, nourrissant une sourde envie de vengeance. Et ceux qui se nourrissaient de la violence s'épanouissait, et ils devenaient de plus en plus dangereux. L'an dernier, Majandra Collins semblait être à l'apogée de sa toute puissance. Mais il paraissait que maintenant c'était en déclin. Enfin, entre ce qui est dit et ce qui est vrai...

Puis vint le sujet de conversation préféré de toutes les filles, enfin presque. Les garçons. Evangeline hocha la tête quand Rebecca lui dit que les garçons représentaient beaucoup de problèmes à eux seuls. Tout à fait d'accord. C'était chouette d'aimer et d'être aimé en retour, mais ça faisait tant de souffrances à côté, c'était dingue. En ce moment, entre Ulrich et Evangeline, ça n'allait pas fort, ils passaient plus de temps à s'engueuler qu'à avoir une discussion calme et parfaitement normale. Certains même disaient que leur relation commençait à s'effriter, que c'était le début de la fin de leur couple. Il fallait dire qu'avec leurs sales caractères aussi...Ulrich était séduisant et il le savait, et il s'en servait. Les filles recommençaient à lui tourner autour. Ca rendait Evy malade. Elle qui, à chaque fois se demandait ce qu'elles avaient de plus qu'elle...Bref, elle avait songé à le mettre sous clé pour le garder pour elle seule. Mais ça serait atroce de faire ça. Le priver de liberté. Elle était foncièrement contre les gens qui faisaient ça. Elle haïssait les despotes. Alors d'ici à faire comme eux...

Tout à fait d'accord. Mais qu'est ce qu'on ferait sans eux...

Silence. Elle n'avait pas relevé la nouvelle gaffe de Rebecca qui n'était pas si gaffe que ça, d'ailleurs, puisque son affirmation avait un fond de vérité. Rebecca, c'est vrai, n'avait jamais connu personne. Fanny avait eu le béguin pour deux ou trois garçons en passant, mais rien de bien sérieux non plus. Evy n'avait eu qu'une histoire pour le moment, c'était celle qu'elle était en train de vivre en ce moment même. Scarlett devait en voir défiler, des jeunes hommes. Certainement pour noyer son chagrin, parce que Dorian se foutait éperdument de savoir si elle l'aimait ou non. Ca crevait les yeux que Scarlett en était folle...Tiens, c'était intéressant, ça. Le petit coeur de Miss Jones serait il blessé? Elle qui clamait haut et fort de ne pas en avoir? Seigneur... Rebecca sembla vouloir lui dire quelque chose. Evangeline laissa bien loin Scarlett et son imbécile de Dorian. Et ses lèvres s'arrondirent en un "oh" de surprise quand elle lui annonça qu'elle était peut être amoureuse, avec toute sa réserve.

Oh? Vraiment? Mais c'est super ça! Dis moi tout! Je le connais?

Fichue curiosité. Dans ces moments là, Evangeline était pire qu'une Poufsouffle en ce qui concernait la curiosité. Mais elle était contente pour sa meilleure amie. Des tas de questions lui brûlaient les lèvres, mais par où commencer?

_________________
Why? The eternal question.

R.&E.&F. forever.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackcircle.forumactif.info
Rebecca Stuart
Rebecca
Rebecca
avatar

Féminin
Nombre de messages : 116
Age : 29
Localisation : There were he will be...
Date d'inscription : 22/02/2008

Chroniques
Amour: Wilfried Wellington
Relations:
Moral:
95/100  (95/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Mer 2 Avr - 17:18

[Pas grave... De toute façon, moi aussi je risque d'avoir du mal à répondre... Mais, je trouverais bien un moment pour le faire ^^]

Le coeur a ses raisons que la raison ignore... Il est vrai qu'en cet instant, Rebecca se demandait si sa raison avait toujours su être plus forte que son coeur... Mais, à l'évidence, il était clair que non. L'imperturbable, l'insaisissable Rebecca était enfin, il fallait le dire, arriver à l'âge où l'on tombait amoureuse. Mais, il fallait dire qu'elle choisissait une période un peu sombre pour le faire. Pourquoi ne pas avoir, tout simplement, attendu que Voldy crève gentiment de vieillesse, que Majandra tombe de la Tour d'Astronomie et que le dernier Mangemort s'étouffe en mangeant chinois ? Tiens, pourquoi chinois ? Rebecca sourit intérieurement, se laissant le temps et laissant le temps à Evangeline de réagir aux "révélations" de la Stuart. En fait, un grain de riz pouvait être parfaitement et complètement mortel. L'avaler de travers pouvait être fatal. Rebecca leva la tête vers le ciel parfaitement bleu. Des enfants couraient autour d'eux par moment, criant et riant, montrant leur joie de vivre. Pauvre innoncence, pauvra âme sans tâche qui allait bientôt se rendre compte que le monde dans lequel ils avaient eu le malheur de naître était aussi pourris qu'un légume qu'on oubliait pendant des semaines en plein soleil. Rebecca tourna la tête et crut voir une blonde qui, de dos, ressemblait très fortement à Scarlett. En pensant à cette espèce de cruche, elle se rappela l'avoir vu, l'année dernière, en train d'observer avec, du moins d'après ce que Becky avait compris, une certaine colère.

Qu'elle se rappelle, Dorian était avec une fille, coincé dans un coin sombre, en train de la bécoter très ostensiblement... En effet, d'ailleurs, ce jour-là, Becky avait confié à sa chère Fanny qu'elle avait vu la scène d'horreur la pire au monde : un Dorian en voie de dispartion qui tentait de s'accoupler. En tout cas, c'était comme cela que la jeune fille l'avait tourné. Rebecca leva ses jambes croisées quand une petite fille eut la fâcheuse idée de passer sous leur table. Rebecca n'était pas intolérante. Laissons les vivre avant qu'ils ne regrette d'être nés dans un monde aussi perverti que celui dans lequel les Trois Drôles de Dames avaient dû évoluer. C'est alors que Rebecca vit les lèvres d'Evangelie s'arrondir dans un "oh" de compréhesnion. La jeune Stuart avait toujours aimé voir avec quelle délicatesse les fines lèvres de la jeune femme s'arrondissait. Une fois, quand elles étaient plus jeune et quand Rebecca était un peu moins étrange, elle avait dit à la Taylor que ses lèvres ressemblaient à un bouton de rose. Même après avoir grandit, cet aspect n'avait toujours pas changé. Evangeline, soudainement aussi curieuse qu'une espèce de Poufsouffle à la recherche d'un scoop et d'une information croustillante, se pencha vers sa meilleure amie.

Rebecca eut un mouvement de recul. Pour elle, il fallait d'abord protéger sa vie, c'était le plus imporant. En effet, si elle mourrait sous les assauts furieux de la Taylor, qui semblait avoir un moment oublié son Ulrich, elle ne pourrait répondre à aucune question. Un léger sourire aux lèvres, elle dit alors simplement :

"McEngel... Caleb McEngel."

Tout simplement. De toute façon, qui ne connaissait pas Caleb ? Celui qui tenait tête à Dorian est qui était devenu son pire ennemi ? Rien qu'en pensant à lui, Rebecca ne sut pas réprimer un certain frisson, qui n'échappa pas à l'oeil vif d'Evangeline Taylor ! Et puis, Rebecca avait en tête sa première rencontre avec lui, en quatrième année, quand le jeune homme avait eu l'audace et l'affront de foutre en l'air sa plus belle robe noire avec une maudite peinture rouge. Ce jour-là, Becky crut qu'elle l'aurait tué, mais les yeux de Caleb lui empêchèrent de faire quoi que ce soit. A cet instant, Rebecca c'était dit qu'il y avait enfin une personne qui méritait de vivre sur terre, mis à part sa famille et ses amis proches (Fanny, Evy et Ulrich).

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evangeline Taylor
*Préfète en Chef*

*Préfète en Chef*
avatar

Féminin
Nombre de messages : 266
Age : 28
Localisation : Dans un pays où la liberté existe encore.
Date d'inscription : 31/12/2007

Chroniques
Amour: Ulrich Von Einhauer
Relations:
Moral:
50/100  (50/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Mer 2 Avr - 18:29

On ne commandait pas les sentiments. Ca nous tombait dessus quand ça décidait de tomber. Parfois ça arrangeait, parfois ça n'arrangeait pas. Parfois c'était réciproque, et parfois ça ne l'était pas. Ces dernières années, Cupidon faisait un peu n'importe quoi avec ses flèches qui frappaient n'importe qui, n'importe comment, n'importe où. Alors vraiment...C'était du grand n'importe quoi. Les trois drôles de dames en avaient été victimes plus d'une fois, sans que cela n'ait d'incidences sur leur vie. Le poison d'amour des flèches verrait t'il ses effets se dissiper? Peut être. Cupidon aprés tout semblait savoir ce qu'il faisait. Mais voir ces couples se faire et se défaire, des gens qui cessaient de se voir du jour au lendemain. Mais des fois, il fallait dire que ça fonctionnait. Bref, c'était du délire tout ça. Evy chercha une explication rationnelle pour tout ça, mais il n'y avait pas d'explications à fournir . Evy, deux ans auparavant avait été victime, malgré elle, du coup de foudre, alors que les garçons ne l'intéressaient pas plus que ça.

C'était dans la salle commune de Serdaigle, Evy était en train de trimer sur un fichu devoir de sortilèges (auquel elle avait eu un beau Troll d'ailleurs) quand elle s'était mis en tête d'aller vadrouiller. Elle était sortie de la salle commune, et PAF! Elle avait percuté un jeune homme de plein fouet. Heureusement qu'elle n'avait pas des livres dans les bras, sinon elle était convaincue qu'ils auraient valsé ça et là, loin d'elle, les feuilles voletant dans les escaliers et les étages inférieurs. Bref, elle s'était retrouvée les fesses par terre, appuyée sur les paumes de ses mains, et elle voyait trente six chandelles, encore sonnée par le choc. L'autre en face d'elle n'avait pas bougé d'un cil, c'était perturbant. Elle avait juste eu sa main dans son champ de vision. Main qu'elle avait saisie pour se relever. Et qu'il n'avait pas tout de suite lâchée. Evy en avait été troublée. Pour la première fois de sa vie, son petit coeur s'était mis en route. Elle aurait pu l'assassiner pour l'avoir fait valser, mais elle n'en fit rien. Parce que le garçon était vraiment mignon. Des cheveux bruns en bataille, les yeux bleus, la peau pâle mais ce qui l'avait le plus frappée c'était l'expression de son visage. Il paraissait tellement sûr de lui, mais en même temps il y avait cette impression de sécurité et aussi ce regard...presque tendre, à son égard. Evy se souvient d'avoir été plus chamboulée par le garçon et son comportement vis à vis d'elle que par sa chute proprement dite. Mais elle connaissait ce garçon. Ulrich Von Einhauer, un jeune Allemand de la même année qu'elle, timide, mais qui pouvait par moments se montrer désagréable. Evy avait entendu parler de lui, même si elle ne le connaissait que de vue, et elle ne lui avait jamais parlé. Il participait des fois en classe, mais la plupart du temps il dormait sur place. Alors les préjugés s'étaient installés, mais dès l'instant où elle avait croisé son regard ils ont vite été mis de côtés. De là était née son idylle. Ils se sont embrassés pour la première fois une semaine plus tard, alors qu'il pleuvait dehors. Evy s'en souvenait comme si c'était hier. C'était il y a bien deux ans. Elle qui n'arrivait même pas à se souvenir du cours de la semaine dernière! Il parait que des choses marquent plus que d'autres. allez savoir!

Bref. Ulrich était en Allemagne, pour ce qu'elle sache, et donc il ne pouvait pas être avec elles à la terrasse de Florian Fortarôme. D'ailleurs il ne valait mieux pas, il aurait vite déchanté en voyant ces stupides glaces à la violette. il détestait la violette. Il y était même allergique. Bref. Evy sourit légèrement quand Rebecca lui parla de Caleb. Ouais. Le fameux Caleb. C'était un beau garçon, mais il était pour Becky, et puis Ulrich n'était pas mal non plus dans son genre *sbaf*

C'est un chouette type. Mais je te préviens, si il te fait souffrir, d'une quelconque manière que ce soit, je l'étripe.

Caleb ne devait pas être pire que Dorian Anderson. C'était humainement impossible d'être pire, de toutes façons. D'ailleurs, elle l'avait embrassé une fois, une petite fois, et c'était la fois de trop. Rebecca n'en avait jamais rien su, pas plus que Fanny. C'était l'année dernière. Elle l'avait bien sûr repoussé, mais il s'était montré insistant. Dorian ne manquait pas de charme, il était plutôt beau gosse, mais c'était un vrai con. Et Scarlett, cette espèce de cruche qui laissait des traînées de bave derrière elle dès qu'elle le voyait...Pour un peu, sachant que Dorian s'intéressait à elle et non pas à Scarlett, Evy aurait de la peine à l'égard de sa pire ennemie. Mais si elle se mettait à plaindre Scarlett, où irait le monde?

_________________
Why? The eternal question.

R.&E.&F. forever.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackcircle.forumactif.info
Rebecca Stuart
Rebecca
Rebecca
avatar

Féminin
Nombre de messages : 116
Age : 29
Localisation : There were he will be...
Date d'inscription : 22/02/2008

Chroniques
Amour: Wilfried Wellington
Relations:
Moral:
95/100  (95/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Sam 5 Avr - 16:44

Becky sourit à la remarque de sa meilleure amie. L'attention qu'elle lui montrait et ce superbe protectionnisme avaient toujours plus à la jeune Stuart qui, quand ça l'énervait, ne s'empêchait pas de le faire remarquer par des remarques insidueuses. Mais, jamais Evangeline ne les avait mal prises. D'ailleurs, cela faisait à peu près sept ans qu'elles se connaissaient et Evangeline, depuis le troisième mois de leur première année, ne se formalisait plus sur les remarques acerbes, cyniques ou encore moqueuses que lançant de temps à autre Rebecca. La jeue Stuart était comme ça... C'était son caractère...

Caleb... Dès qu'elle pensait à ce bel Apollon (du moins pour elle), elle ne pouvait s'empêcher d'avoir de drôles de pensées par la suite. D'ailleurs, à l'instant même où le sublime nom du McEngel franchit l'étrange barrière des pensées tordues de la belle Becky, cette dernière eut soudain l'envie de se jeter dans la rivière du Styx - afin de voir l'effet que cela pouvait bien produire - et d'aller faire une partie de poker en compagnie de Pluton, ce cher dieu des Enfers, et de sa belle Proserpine. Décidément, il n'y avait vraiment que Rebecca Stuart pour avoir des idées aussi... stupides que celle-là. D'ailleurs, c'était ce qui faisait son charme.

Afin de dé&tourner la conversation à un sujet qui ne lui donnerait aucune envie de suicide ou de meurtre, Rebecca eut alors la vision du Messie... Enfin presque... Un superbe homme de Cro-Magnon sortit d'une boutique qui était juste en face de la terrasse du sorcier-glâcier. Par homme de Cro-Magnon, on dirait plutôt que cet adjectif montre l'estime Ô combien élevée que la jeune et jolie Becky portait pour... Dorian. Si, si... Il venait de sortir d'une boutique avec une femme - qui devait être sa mère - à l'air aussi pincé... qu'une pince à cheveux... Et un homme - qui devait être son père - qui ressemblait plus à un pinguin qu'à autre chose. Bref, toujours est-il que, quand Dorian croisa le regard moqueur de Rebecca, il se contenta de la foudroyer du regard. Rien de plus... Rebecca en fut surprise... Elle s'était attendu à une insulte criée dans la rue... Mais, peut-être que le simple fait d'être avec sa mère le terrorisait-il ? Ou alors il avait peur de devenir un Manchot Empereur comme son père ? Il aurait eu l'air plus que ridicule.

D'ailleurs, en parlant de ridicule, Rebecca se souvint alors d'un épisode marquante de la vie de Dorian. Episode dont elle avait eu la chance d'être un témoin privilégié et dont elle avait - Shame on Her - oublié de faire part à ses deux meilleures amies. En effet, le dernière jour de leur scolarité, l'année dernière, Dorian semblait être pris d'une étrange maladie que les gens avaient si savament nommée : la Honte. C'était peu dire... Le jeune homme s'était pris un seau d'ordure sur la tête, le tout accompagné de grands éclats de rire (bien vite réprimé par des colosses de Serpentards) et d'un 'Hiiiiiii' strident de la part d'une Crevette nommée Scarlett. Rebecca attendit que Dorian disparaisse dans la cour du Chaudron Baveur en compagnie de ses parents pour pouvoir, enfin, faire part de cet évènement Ô combien Sûblime à sa chère et tendre Evangeline.

"Tu te rappelles que l'année dernière, le dernier jour, Dorian et saq cruche de Crevette nous ont laissé tranquille ?"

Elle ne se gênerait absolument pas pour raconter cet épisode marquant à Evy. De plus que cela lui permettrait de se dégriser un peu l'esprit et qu'elle arrête de penser à son Ulrichi qui, de toute façon, finirait bien par revenir. Elle secoua la tête et réprima un fou rire. La voix lente et mesurée, montrant qu'elle se maîtrisait du mieux qu'elle pouvait pour ne pas exploser littéralement de rire, elle déclara :

"Il s'est pris un seau d'ordure sur la tête... C'était... Beau... Du grand Art... Et Scarlett s'est promenée avec une pelure d'orange sur la tête pendant une demi-journée... A mon avis, on a du la prévenir qu'elle avait cette objet non identifié sur la tête quand toute l'école l'avait bien vue se pavaner..."

Une sacrée honte, il fallait le dire. Surtout que, et Rebecca s'en rappelait, c'était Caleb qui avait fait ce coup (elle avait volontairement caché l'identité du jeune homme pour qu'elle ne commence pas à ressembler à ces espèces de fille-groupies qui ne faisaient que de penser aux garçons dont elles étaient amoureuses [sauf que, dans ces cas-là, ce n'était plus de l'amour, mais de la rage)] Cette fois, la belle Stuart eut l'envie soudaine de se jeter dans la glace à présent complètement fondue d'Evangeline. Mais, c'aurait été un suicide particulièrement violent et cette scène sauvage pourrait choquer desâmes sensibles. Rebecca finit de manger sa glace en croquant dans sa cigarette russe. Le gâteau préférée de Fanny. D'ailleurs, elle n'était toujours pas rentrée de Grèce. Elle se pencha vers Evangeline et elle lui demanda, en fronçant légèrement les sourcils :

"Tu as eu des nouvelles de Fanny, toi ? Sa dernière lettre remonte du moment où elle quitté Jérusalem pour aller en Grèce... Et après, c'est le silence radio."

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evangeline Taylor
*Préfète en Chef*

*Préfète en Chef*
avatar

Féminin
Nombre de messages : 266
Age : 28
Localisation : Dans un pays où la liberté existe encore.
Date d'inscription : 31/12/2007

Chroniques
Amour: Ulrich Von Einhauer
Relations:
Moral:
50/100  (50/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Dim 6 Avr - 17:21

Evangeline avait toujours un défaut: s'inquiéter trop pour ceux qu'elle aimait, tellement parfois qu'elle en devenait trés énervante. Des fois, quand elle agaçait tout le monde à poser mille questions, elle avait souvent le droit à des remarques du style "mais relax ma belle, je vais TRES bien". Oui mais. Evangeline était toujours du genre à s'inquiéter. Parfois pour tout et n'importe quoi. Elle ne pouvait s'empêcher de couver ses amis, de s'inquiéter pour eux. Elle en devenait parfois étouffante, mais comprenez là, ça fait partie de son caractère. De plus, elle a toujours été surprotégée par sa grande soeur et sa mère. Annabelle n'éait pas toujours à la maison, mais quand elle l'était, Evangeline aurait bien aimé qu'elle la lâche un peu. Elle avait dix huit ans, enfin presque, et elle savait prendre des décisions toute seule. Oui mais. C'était assez révélateur tout de même: on trouvait agaçant chez les autres ce qu'on retrouvait chez soi.

Evangeline remarqua l'air légèrement rêveur de Rebecca, mais elle ne lui fit pas remarquer. Elle se contenta d'afficher un léger sourire, plein de malice. Elle était comme ça elle aussi quand elle se surprenait à penser à Ulrich, ainsi, elle ne pouvait rien dire. Mais elle n'en pensait pas moins. Ca l'amusait de voir Rebecca comme ça. Ca changeait drôlement de la jeune fille piquante que la septième année connaissait habituellement. Cupidon aurait t'il bien visé, lui aussi? Mais pourquoi il se réveillait aussi tardivement, aprés qu'elle ait connu la traversée du désert question flirts? Allez savoir. Chaque chose en son temps, non? Connaissant Rebecca, Evy se doutait bien qu'elle devait se censurer, pour qu'elle soit TOUJOURS raisonnable, privilégiant sa raison à sa passion. Elle devait, par ailleurs, s'efforcer de ne pas perdre la face. Evangeline la comprenait parfaitement. Elle avait eu ce problème peu aprés avoir percuté Ulrich dans les couloirs. Plus elle s'efforçait de se convaincre qu'elle n'était pas amoureuse, plus elle l'était. Allez chercher la logique dans tout ça! Bref.

Rebecca parut se reconnecter à la réalité. Et elle regarda ailleurs. Le regard d'Evangeline glissa jusqu'à celui de sa meilleure amie, puis jusqu'au point que regardait Rebecca. Elle surprit le regard moqueur de cette dernière, et elle comprit. Dorian Anderson. L'ennemi juré du clan Serdaigle; comme on les appelait. Sans sa débile de Scarlett, cette fois. A vrai dire, Dorian n'avait pas l'air content du tout. Comprenez le, il n'aimerait pas être vu en compagnie de ses parents;, ça serait trop la zone! Oui mais n'empêche. Le petit Dorian n'était pas encore majeur, et à ce qu'elle sache, il était encore sous la tutelle de ses parents. Mme Anderson n'avait pas l'air contente elle non plus, mais Evangeline pariait sur le fait qu'elle était toujours comme ça. Grand mère avait l'air strict, et elle faisait une tête d'assassin. Elle comprenait pourquoi Dorian ne pouvait pas trop l'ouvrir quand il était avec elle. Ca devait être comme à l'armée chez lui. Puis son regard glissa jusqu'à Monsieur Anderson. Il ressemblait drôlement à son fils. Et il avait l'air lui aussi aimable comme une porte de prison. En bref, Dorian n'était pas à la fête. Dorian surprit le regard d'Evangeline qui se contenta de le regarder d'un air neutre, affreusement neutre¨. Pas moqueur, comme Rebecca. Pas indifférent. Pas non plus...Bref. Regard inexpressif, quoi. Assorti d'éclairs qui ne tardèrent pas à électriser Dorian qui détourna la tête vite fait.

Cette attitude était révélatrice de ce qu'Evangeline appelait l'attitude dite "du petit con". Le petit con quand il était avec tout son troupeau emmerdait le monde. Parce que c'était génial de faire le mariole devant les copains. Le petit con, une fois qu'il était seul à seul avec vous, n'en menait pas large. Si il était vraiment lâche, il passait son chemin sans même rien dire. Si il avait un tant soit peu de courage, il essaierait quand même de t'enquiquiner, par quelque moyen que ce soit. Dorian était de ceux qui enquiquinaient quand ils étaient seuls à seuls avec leur victime. Mais devant ses parents, il était aussi sage qu'une image. Bref, Evangeline avait eu l'infortune de se retrouver coincée avec lui, dans un couloir sombre. Monsieur avait commencé à sortir son numéro de drague et de séduction à deux balles. Evangeline avait feint l'indifférence, mais plus tard, elle avait été légèrement tentée par le Diable...et fait une grosse connerie dont elle n'a jamais révélé quoique ce soit à quiconque. Et dès qu'elle y pensait...Bref. Elle s'y attendait à subir à nouveau ce coup pendant la nouvelle année qui s'annonçait. Dorian n'était pas du genre à lâcher prise. Surtout quand la fille qui lui plaisait était casée. Anyway.

REBECCA: "Tu te rappelles que l'année dernière, le dernier jour, Dorian et sa cruche de Crevette nous ont laissé tranquille ?"

Dorian Anderson? Scarlett Jones? Laisser les gens en paix? Gnééé? Evangeline arqua un sourcil. Si elle l'avait su, elle s'en rappellerait, car un tel évènement était digne d'être inscrit dans le guiness des Records! Evy se tortura un peu les méninges pour savoir ce qui aurait pu pousser Scarlett, alias La Cruche et Dorian à leur foutre la paix. Aaah, oui! Maintenant ça lui revenait. Rebecca en avait ri pendant toute une semaine. Evy avait cru qu'elle allait jamais s'en remettre. En fait, le fou rire pointait son nez dès qu'elle apercevait Dorian. Combien de coups de coude Becky s'était pris alors qu'elle avait commencé à se taper une barre en plein cours? Evy ne les avait plus comptés, mais c'était plus fort que Rebecca. Le moindre souvenir de cet épisode suffisait à la Serdaigle pour déclencher en elle une crise d'hilarité. Evangeline d'ailleurs vit à nouveau Rebecca retenir un fou rire. Ce qui lui arracha un sourire, le rire, c'était contagieux. Puis à Rebecca de s'esclaffer:

REBECCA:"Il s'est pris un seau d'ordure sur la tête... C'était... Beau... Du grand Art... Et Scarlett s'est promenée avec une pelure d'orange sur la tête pendant une demi-journée... A mon avis, on a du la prévenir qu'elle avait cette objet non identifié sur la tête quand toute l'école l'avait bien vue se pavaner..."

Ah oui. Cet épisode là. C'est vrai. Ca aurait bien valu une photo, placardée pendant une semaine dans les couloirs de l'école. Ou même un article dans la Gazette du Sorcier. C'était effectivement mémorable. Dorian Anderson, humilié, ça méritait la photo. Quoique cela ne lui avait pas servi à grand chose. L'humilité était toujours absent de son vocabulaire. Comme bon nombre d'autres mots d'ailleurs. L'affaire avait fait du bruit quand elle a eu lieu, et les Serpentards avaient beau nier les faits pour protéger leur Prince, la nouvelle s'était répandue dans l'école comme une traînée de poudre. Et Scarlett qui s'était promenée avec une pelure d'orange dans sa sublime chevelure blonde...Ca aussi c'était drôle, surtout que l'autre était tellement occupée à baver sur son Dorian qu'elle n'avait pas senti qu'elle avait ça dans les cheveux...Quand je vous dis que c'est une cruche! Fanny avait bien ri elle aussi. D'ailleurs en pensant à Fanny, Rebecca venait d'en parler. Elle était allée en Grèce, en Israël, et -la veinarde- en Egypte. Elle leur avait envoyé une carte postale de chaque pays qu'elle a visité.

Ca remonte à quinze jours, en effet. Elle avait l'air de bien s'amuser. Elle devait avoir de bonnes raisons pour ne pas nous écrire...Ou peut être que les lettres se sont perdues...Des fois il arrive aux hiboux de perdre le courrier.

Ca devait être ça. Ca ne pouvait QUE être ça. Mais comme dirait l'autre, pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Oui mais. Ca ne fonctionnait pas comme ça.

_________________
Why? The eternal question.

R.&E.&F. forever.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackcircle.forumactif.info
Rebecca Stuart
Rebecca
Rebecca
avatar

Féminin
Nombre de messages : 116
Age : 29
Localisation : There were he will be...
Date d'inscription : 22/02/2008

Chroniques
Amour: Wilfried Wellington
Relations:
Moral:
95/100  (95/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Mar 8 Avr - 19:23

Rebecca leva la tête et regarda le ciel... Il était si bleu, si pur... Elle se demandait encore aujourd'hui comment un ciel pareil pouvait étendre sa clarté sur un monde aussi sombre que celui dans lequel ils vivaient tous. Rebecca n'était pas si pessimiste qu'Evangeline, mais, il lui arrivait de se demander si elle verrait le soleil se lever le lendemain. Elle secoua la tête et regarda l'argent qu'elle avait posé briller sur la table. Elle devint dès lors songeuse, son regard s'assombrissant. Elle en avait marre des prechi-prechas, des gnangnans à la Dorian et des chiffes-molles comme Scarlett. C'était plus qu'affligeant et énervant. Elle regarda Envangeline et lança cash :

"J'ai pas envie de revoir la sale tronche en décomposition de Majandra..."

Sa mère lui avait dit : si elle ne voulait pas retourner à Poudlard cette année, elle pouvait. Après tout, elle était majeure, elle avait droit de faire de la magie en dehors de Poudlard et, qui plus est, elle avait le droit de mettre un terme à ses études. Mais, ce serait donner satisfaction à Majandra. C'est pourquoi, Rebecca avait mûrement réfléchis à diverses méthodes pour bien l'ennuyer, même si, pour cela, elle se faisait renvoyer. Après tout, sa mère l'embaucherait dans sa boutique spécialisée dans les robes de soirées, moldues pour un côté de la boutique (et sorcier pour l'autre côté). Eh oui, sa mère savait se faire de l'argent afin d'offrir le meilleur à sa fille. Mais, la jeune fille n'en avais jamais abusé, sinon, elle serait devenue comme Scarlett. A cette idée, la jeune Stuart pâlit dangereusement et ne put s'empêcher de mettre ses mains brutalement sur la table, comme si elle allait rendre sa glace àau bol qui l'avait contenu. Elle ferma les yeux et secoua la tête. Ce n'était pas la première fois qu'elle réagissait aussi violemment physiquement à la pensée de Scarlett. Des trois, elle était la seule à réagir aussi violemment. Elle regarda Evangeline et eut un large sourire. Puis, d'une voix de laquelle perçait une légère tristesse, elle lui demanda :

"Il est fini, hein ? Le temps de l'insouscience ? Nous rentrons dans le monde des adultes, propulsées sans armes, sans quoi se défendre..."

Quart d'heure dépressif et pessimiste de Rebecca. Après cette phrase ô combien joyeuse, elle se redressa et replaça ses cheveux derrière ses oreilles. Puis, elle sauta du coq à l'âne et se mit à envier, un léger sourire aux lèvres, les voyages de Fanny. Rebecca avait toujours rêvé d'aller en Egypte et en Grèce. Des berceaux de la civilisation, des piliers de la magie, des lieux de mystères et de légendes toutes plus belles les unes que les autres. Elle inspira profondément et dit :

"L'année prochaine, on partira toutes les trois... On ira partout ! On a besoin d'une énorme décompression, je pense... Et rester ici ne nous aideras pas à arranger les choses."

(dsl, pas d'inspi, je suis morte mentalement)

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evangeline Taylor
*Préfète en Chef*

*Préfète en Chef*
avatar

Féminin
Nombre de messages : 266
Age : 28
Localisation : Dans un pays où la liberté existe encore.
Date d'inscription : 31/12/2007

Chroniques
Amour: Ulrich Von Einhauer
Relations:
Moral:
50/100  (50/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Jeu 10 Avr - 15:26

Aujourd'hui, c'était une belle journée. Le ciel était limpide, le soleil éclairait les environs, rayonnant, répandant une douce chaleur dans l'air. Pour un peu, l'été revenait. Pour un peu, on aurait oublié que Septembre arrivait. Pour un peu; on en aurait oublié que la rentrée se rapprochait, inexorablement. Ca ne valait pas la peine d'être aussi tragique pour si peu, mais le coeur n'y était absolument pas. Evangeline n'avait plus du tout envie de retourner à Poudlard. Malheureusement pour elle, Poudlard était le seul endroit où elle pouvait être avec ses proches, tous réunis. Aprés, ils étaient dispatchés à travers le Royaume Uni. Quelle tragédie...Evy aurait préféré les avoir tous, mais pas là bas. Elle aurait voulu les avoir tous dans un monde où l'injustice ne triompherait pas de l'honnêteté et autres qualités devenant, de nos jours, de plus en plus rares.

Qui, honnêtement, pouvait prétendre pouvoir faire confiance à n'importe qui, aveuglément? Personne. Le temps était à la méfiance, et les ados tous jetés dans la vraie vie devront apprendre à se méfier de tout et de tout le monde. On pouvait même être trahi par ses proches. Evy regarda d'un oeil vide Florian Fortarôme empocher les quelques pièces que lui avait laissées Rebecca, et les siennes, qu'elle a mis là pour une glace qu'elle n'a même pas mangé. L'arnaque! On ne pouvait même pas faire confiance à un débile de glacier, c'était pour dire. Evy appuya sa joue contre sa main gauche, et soupira longuement. Elle opina en silence quand Rebecca lui confia qu'elle ne voulait plus revoir la sale tronche de Majandra.

Figure toi que moi non plus...La galère...

Allez, encore dix petits mois à tenir. Evy avait tenu six ans dans cette école, elle pouvait tenir une année de plus, non? Dernière ligne droite avant la liberté. Et quelque chose de sourd résonna dans le ventre de la jeune femme, une haine sourde, qu'elle n'a jamais éprouvé pour quiconque, même pas pour Dorian, qui était seulement pour leur directrice. C'était vrai, ils avaient tous la majorité magique. Et donc, ils pouvaient se passer de leurs aspics. Mais partir serait laisser l'école aux mains des plus forts, et ça serait fuir. Jamais de la vie. Elle préférerait mourir plutôt que de donner raison à la stupide Majandra. Si elle espérait voir les septième années dégager, elle se fourrait la baguette dans l'oeil. Fini le temps de l'insouciance? Peut être. Evangeline ne se rendit pas compte qu'elle réfléchissait tout haut, et qu'elle répondait, ainsi à la question de Rebecca.

Je crois que nous grandissons, Rebecca. On a atteint un âge où, désormais, on doit voler de nos propres ailes. Achever notre cursus scolaire. Tomber amoureux. Rire, pleurer, souffrir. Prendre des décisions qui auront de lourdes conséquences sur notre avenir. Faire des choix. L'innocence est quelque chose qu'on ne peut retrouver, même avec toute la volonté du monde. L'enfance est derrière nous, maintenant, et maintenant on doit se débrouiller. Devenir autonome.

Si Evy avait son idée sur la question depuis des lustres, il fallait admettre qu'elle avait sacrément la frousse, à l'idée de simplement être lâchée dans la nature. Jusqu'à Poudlard, ils étaient dirigés, guidés, conseillés. Mais maintenant qu'ils étaient majeurs, ils étaient maîtres de leur vie, de leurs choix. On ne décidait plus pour eux, c'étaient eux qui décidaient. Pour la première fois depuis le début, Evy perdit son assurance, et laissa le doute poindre dans sa voix.

Et nous? Que deviendrons nous aprés tout ça? Toi? Moi? Ulrich et les autres?

Partir, il fallait partir. Loin de l'atmosphère malsaine et confinée de Poudlard. Un lieu que les ténèbres n'auront pas conquis reste t'il de l'ordre de l'utopie?

_________________
Why? The eternal question.

R.&E.&F. forever.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackcircle.forumactif.info
Rebecca Stuart
Rebecca
Rebecca
avatar

Féminin
Nombre de messages : 116
Age : 29
Localisation : There were he will be...
Date d'inscription : 22/02/2008

Chroniques
Amour: Wilfried Wellington
Relations:
Moral:
95/100  (95/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Jeu 10 Avr - 22:13

Déprime... Désespoir... Ô Grande et Douce Nature ! Mère Porteuse de Fruits aussi Pourris que Majandra Collins, comment as-Tu pu oser mettre des personnes comme la Stuart ou la Taylor au monde ?

Après cette interlude divine, hymne dédié à la nature qui ne servait absolument à rien mais qui trottait dans les pensées de Rebecca, cette dernière baissa les yeux. Il est vrai qu'elle se sentait grandir. Elle n'avait déjà plus la même manière de réfléchir qu'avant et se parents l'avaient d'ores et déjà remarqué. Elle soupira : il est vrai qu'elles avaient perdus leur innocence. Leur pureté d'enfant, il fallait dire... Avait sûrement perdue depuis plus longtemps qu'elle ne pensait. Rebecca soupira et regarda Evangeline, faire son petit discours. Apparemment, elle avait déjà mûrement réfléchie à la question. Alors que Rebecca se laissait porter par le courant. Sans chercher à comprendre à déchiffrer les signes du destin. Rebecca sentit le contact dur de sa baguette contre sa cuisse. Comme un signe que bientôt, elle devrait l'utiliser, mais pas pour apprendre à faire des sorts stupides qui consistaient à métamorphoser des oiseaux en stupides verre à pieds. La jeune Stuart se demandait s'il restait encore une seule parcelle de terrain dans ce monde sur laquelle subsistent difficilement les qualités qui étaient si chères aux cœurs de trois des autre maisons de Poudlard - si l'on omettait bien heureusement la maison Serpentard - Au-dessus des deux jeunes filles, un oiseau battit de l'aile et s'envola. Quand Rebecca leva la tête, elle ne put s'empêcher de se saisir de sa croix. Une colombe ou un pigeon blanc ? Comme ces deux satanés bestioles avaient la même morphologie, il était difficile de les différencier. Mais, s'il s'agissait d'une colombe, pour Rebecca, cela signifiait que la Paix reviendrait. Mais quand ? C'est alors que sa meilleure amie lui demanda ce qu'ils feraient après Poudlard. Rebecca n'en savait rien. Et, en ce moment, elle aurait tant aimé avoir Fanny avec elle... Pour l'aider à sortir Evangeline de cette mauvaise passe. Se mordillant légèrement la lèvre inférieure, elle eut un geste nonchalant de la main droite, comme si elle chassait une mouche inopportune. Puis, elle posa sa main sur celle d'Evangeline et la pressa avec douceur. Le soleil dardait sur elles ses rayons ardents, sans que cela ne dérangent les deux jeunes filles. Puis, Rebecca déclara :

"Tu finiras tes jours avec Ulrich. Tu auras des enfants avec lui et tu leurs inculqueras toutes ces valeurs que ce monde a tendance à perdre. Nous resterons en contact mais nous ferons notre vie ailleurs. Loin d'ici. Loin de ce Mage Noir."

Rebecca sentit son cœur se serrer. Sa mère lui avait raconté maintes et maintes fois la mort du Survivant. Un instant si tragique dans le monde de la Résistance Sorcière. Lui qui n'avait, apparemment, jamais eu la chance d'avoir une véritable famille, avait tout perdu alors qu'il avait à peine l'âge de Rebecca, Fanny et Evangeline. La Stuart le plaignait. Elle espérait que, de là où il était - et c'était le Paradis à coup sûr - il n'était pas trop affligé par le malheureux Destin de son monde. Monde pour lequel il avait donné sa vie. La jeune Stuart ne perdit pas sa contenance, même si elle se remettait en tête cette histoire si tragique. Sa mère avait vécu l'histoire du Survivant de près. Elle était de l'âge de la mère de celui que maintenant, on appelait Celui-Qui-N'as-Pas-Su-Survivre par les Partisans de Voldemort. Elle inspira profondément et dit :

"C'est peut-être débile ce que je vais dire mais, après tout, c'est nous, la Nouvelle Génération, non ? C'est à nous de faire quelque chose ! Les adultes ont sûrement trop peur pour tenter de bouger mais nous... Nous sommes jeunes ! Nous sommes plus courageux ! Nous pouvons..."

Elle baissa la voix... Dans ce monde, même le plus inoffensif des enfants pouvaient rapporter une discussion surprise innocemment à ses parents et tout leur dire. Et, si ces derniers étaient des personnes favorables à l'ascension du Seigneur des Ténèbres et à son pouvoir, alors, même se simple collégiens de Poudlard pouvaient être arrêtés. Et, Rebecca ne voulait même pas imaginer les tortures sanglants que les Mangemorts imposaient à leurs victimes avant de les réduire au Silence Eternel.

"... Nous pouvons nous battre !"

Ce n'était peut-être qu'une idée en l'air mais, qui pouvait savoir que cela était le prémisse d'une organisation qui allait bientôt faire des émules à Poudlard ? Personne... Pas même la créatrice en personne. Rebecca se redressa, tout en gardant la main d'Evangeline dans la sienne et dit :

"Moi... J'ai bien envie de voir le visage de Majandra couvert de furoncle, pas toi ?"

Un large sourire joyeux s'étendait, pour la première fois depuis le début des vacances, qui touchaient dès lors à leur terme, sur le visage fin et pâle de Rebecca Stuart pour qui, cette dernière année dans l'Ecole Ô combien réputée de Sorcellerie de Poudlard s'annonçait aussi douloureuse et énervante que distrayante et marrante. Du moins, pour la Stuart.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evangeline Taylor
*Préfète en Chef*

*Préfète en Chef*
avatar

Féminin
Nombre de messages : 266
Age : 28
Localisation : Dans un pays où la liberté existe encore.
Date d'inscription : 31/12/2007

Chroniques
Amour: Ulrich Von Einhauer
Relations:
Moral:
50/100  (50/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Ven 11 Avr - 19:27

Et voilà. Un peu de plus, et Evy aurait pu s'improviser tragédienne. Ce n'était pas un scoop, Evangeline, en ce moment, broyait du noir. Elle pensait à l'Aprés, à plus tard. Faire sa vie sans tout ce qu'elle avait connu jusqu'alors allait lui faire un choc. Mais un bon point. Elle ne verrait plus les sales tronches de Scarlett et de Dorian, ni l'horrible directrice. en fait, il n'y aurait plus rien. Juste eux quatre, ballotés au gré des différentes station de la vie, toujours plus âgés, toujours grandissant et évoluant au fil de leur rencontres et de leurs coups de coeur, mais aussi de leurs déceptions, il fallait l'avouer. Ils avançaient, petit à petit, lentement, mais sûrement, abandonnant ça et là quelques uns des bagages inutiles avec lesquels ils s'étaient embarqués. Parmi eux figuraient entre autres l'innocence, qu'ils avaient perdu quelque part, dans le château. Pour Evy, c'était dans la Salle sur Demande, qu'elle a réalisé que la sienne commençait à s'effilocher. Ainsi que celle d'Ulrich...

Il était des fois où on ne pouvait revenir en arrière, et cette fois là en faisait partie. On ne pouvait pas tout effacer d'un coup de gomme, et tout recommencer, comme si il ne s'était jamais rien passé. Sinon ça serait trop facile. Mais on pouvait avancer, en fonction des évènements. Passer outre les préjugés, les craintes, et diverses raisons qui se dresseraient en travers de la route qu'on essayait, tant bien que mal, d'emprunter. Evy n'aurait su dire ce qui lui appris en juin dernier, lors de la fameuse soirée de la salle sur Demande. Mais elle avait grandi d'un seul coup. Et là ça fait mal. Elle avait la désagréable sensation de régresser et de grandir, c'était dérangeant. Ulrich vivait comme si de rien n'était. Ils n'en avait pas vraiment parlé depuis, mais bon, c'était comme ça, on ne pouvait pas tout dire non plus. Oh, c'est pas comme si ils étaient allés jusqu'au bout. Mais...Presque. Mais là n'est pas le sujet. C'était juste un exemple de choses qui pouvaient nous faire grandir d'un seul coup sans préavis.

Evy serra la main de Rebecca dans la sienne. C'était peut être gnangnan, mais présentément, elle emmerdait tous ceux qui le penseraient. Ils n'y connaissaient rien, ils ne savaient rien, alors de quel droit se permettraient ils de juger? Pour se donner l'impression d'être important? Evy lança à son amie un regard reconnaissant. ELLE, elle était toujours là. C'est à ça qu'on reconnaissait les vrais amis. Les vrais amis, eux, ne partaient jamais. Ils ne se repliaient pas devant le danger, les vrais amis restaient soudés à la vie, à la mort. Evy esquissa un faible sourire quand Rebecca lui parla de leur futur, à tous les quatre.

Avoir des enfants? D'accord. Mais laisse nous quelques années de plus, hein?

Evy pensait à tout ça. Au futur. Aux éventuels enfants qu'elle aurait avec Ulrich, ou pas. Elle s'appuya sur sa main droite, soucieuse. Une ride de contrariété lui creusait le front. Ses yeux semblaient pleurer la misère. On pouvait tout perdre, d'un seul coup. Pour un simple coup du sort, par la faute à pas de chance. C'était tragique, le destin. Une vie pouvait si facilement être brisée, comme une vulgaire brindille, à cause d'un amour déçu, de la mort d'un proche, d'un échec. L'être humain était si fragile. Mais Rebecca n'avait pas l'intention de se laisser abattre. Elle était motivée, et semblait vouloir tout faire pour que tout aille mieux. Elle le voulait son monde. Voilà ce qui différenciait Rebecca d'Evy. L'une avait la volonté, la foi, quoiqu'il arrive, l'autre se laissait inexorablement couler vers le fond.

La nouvelle génération? Mais que pouvons nous faire? Contre la gangrène? Mis à part laisser faire...

Peut être que c'était Rebecca, le détonnateur. Celle qui insufla à Evangeline cette idée, cette idée de se combattre. Idée qu'elle allait trop prendre à coeur, au point de cogiter là dessus pendant des nuits entières. Et peut être que c'était elle la muse qui inspirerait à Evangeline et à Ulrich l'idée d'un groupuscule qui émergerait de l'ombre, pour se rapprocher de la lumière. Mais nous anticipons trop les évènements.

Nous battre? Mais par quel moyen? Nous n'avons pas de pouvoir comparé à eux...Et nous sommes VRAIMENT impuissants face à tout ce mal qui nous entoure...Ce n'est pas à nous quatre qu'on fera quelque chose de potable...Mais ho!

Une ampoule sembla s'illuminer au dessus de la tête d'Evangeline. L'essentiel, ce n'était pas le pouvoir, pas vrai? C'était la volonté. Ca lui fit tilt. Si elles avaient encore l'espoir, elles pouvaient tout faire. Ca laissait de nombreuses possibilités voir le jour.

Furoncles? J'en aurais fait volontiers un kit...Mais les furoncles ne sont pas une si mauvaise idée que ça...

Et si ce que ressentait Evangeline à ce moment là, ça s'appelait l'ESPOIR?

_________________
Why? The eternal question.

R.&E.&F. forever.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackcircle.forumactif.info
Rebecca Stuart
Rebecca
Rebecca
avatar

Féminin
Nombre de messages : 116
Age : 29
Localisation : There were he will be...
Date d'inscription : 22/02/2008

Chroniques
Amour: Wilfried Wellington
Relations:
Moral:
95/100  (95/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Ven 11 Avr - 21:10

Rebecca s'étira, son dos craquant de cette manière. C'était un bruit qu'elle adorait entendre alors que beaucoup ne le supportait pas. Et pourtant, Dieu savait qu'elle était au courant des risques d'arthrose en faisant craquer ses articulations. Puis, elle se remit en place et croisa à nouveaux les jambes. La jeune fille n'avait, bien sûr, pas manqué le fard discret qu'avait arboré, l'espace d'un court instant, Evangeline quand elle se rappela un évènement de sa vie dont elle n'avait pas fait part à ses amies. Et, Rebecca ne voulait rien savoir - même si elle se doutait quand même un peu de ce qu'il s'était passé - elle n'était pas du genre à tout vouloir savoir, comme Scarlett. Elle poussa un léger soupir et annonça :

"J'aimerais deux enfants. Une fille et un garçon de préférence."

Oui... Une fille qu'elle appellerait Manon et le garçon qu'elle baptiserait Jeffrey. Des "projets", des rêves, des envies qu'elle voulait se voir se réaliser. Quelque chose qui lui permettait en fait de tenir le coup. Et qui l'empêchait de couler vers le fond. A la différence d'Evy. Mais, comment Rebecca pourrait-lui en vouloir ? Après tout, c'était le caractère de son amie, elle ne pouvait rien faire contre. C'est alors que Rebecca vit les lèvres d'Evy s'arrondir comme elle l'aimait tant. Un "O" presque parfait. Alors, comme ça, Evangeline avait enfin fini par comprendre ce que Rebecca lui martelait depuis des années. Un sourire malicieux naquit sur les lèvres de la Stuart, qui croisa ses mains sur la table et qui, en posant ses coudes sur la table, posa sa tête dessus. Elle inspira profondément et dit :

"J'aimerais des furoncles... Enormes... Bien visqueux..."

Becky eut un léger rire et regarda ensuite sa montre. Elle s'étonna de la vitesse avec laquelle le temps avait passé. Elle avait encore des choses à acheter. Elle devait rentrer chez elle et préparer sa valise ce qui, chaque année, n'était pas une mince affaire. Elle allait une nouvelle fois quitter Evangeline pour ne la retrouver qu'une petite semaine plus tard. Cette séparation n'était pas aussi énorme que celle que subissait en cet instant même Evangeline avec Ulrich. Deux mois séparé de l'être aimé pouvait être long et difficile. Rebecca ne voulait même pas s'imaginer avec quelle lenteur les vacances avaient passés pour Evangeline. La jeune Stuart regarda son amie et dit, cash :


"J'vais devoir y aller ma belle..."

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evangeline Taylor
*Préfète en Chef*

*Préfète en Chef*
avatar

Féminin
Nombre de messages : 266
Age : 28
Localisation : Dans un pays où la liberté existe encore.
Date d'inscription : 31/12/2007

Chroniques
Amour: Ulrich Von Einhauer
Relations:
Moral:
50/100  (50/100)

MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   Jeu 24 Avr - 19:35

[Dernier post]

Evangeline regarda distraitement son amie s'étirer, puis bouger. A l'âge de 17 ans et demi, ils étaient encore plein d'énergies. Enfin, d'aprés les dires des parents. Ils n'avaient pas le droit d'être fatigués, ou d'avoir mal, car ils étaient jeunes. Mais c'était sans compter ce que lesdits jeunes faisaient de leurs journées. Restez simplement huit heures en cours, dans des cours qui ne vous intéressent pas forcément, écoutez la voix hypnotique du professeur et ne faites rien d'autres. Vos paupières se font lourdes, vous piquez du nez et vous dormez. Ajoutez au talent d'hypnotiseur du professeur la fatigue et le stress, et voilà ce que vous obtiendrez: un jeune fatigué, stressé, et révolté quand vous lui demanderez quoi que ce soit, qui ne lui coûte pourtant pas un effort surhumain. Evangeline était fatiguée. Non pas parce qu'elle s'endormait en cours, mais sa fatigue n'avait rien à voir avec les yeux qui se fermaient tous seuls. Sa fatigue à elle, c'était la lassitude. Elle était lasse de voir qu'on puisse fermer les yeux sur CA, sur tout ce qui se passait, et par dessus tout, de se sentir impuissant. L'idée princpiale qui sortait de tout ça, c'était...A quoi bon lutter? Ils sont toujours plus nombreux chaque jour...Ceux qui veulent le bien de l'humanité finissent par disparaître. Soeur Emmanuelle. Mère Théresa. L'Abbé Pierre. Autant de gens dépourvus de pouvoir magique, mais qui ont agi comme si ils en possédaient...Ils rêvaient eux aussi d'un monde meilleur. Sorcier comme Moldu, bon nombre avaient leur utopie. Mais il semblerait que les Moldus ignoraient ce qui se passait ici. Mais pour combien de temps? Evangeline l'ignorait, elle ne fréquentait pas les Moldus. Elle demanderait à Ulrich. Il savait probablement.

Evangeline soupira à nouveau en pensant à lui. Leurs engueulades lui manquaient, mais aussi tout ce qu'il pouvait lui apporter de bien...Pour un peu, elle aurait voulu critiquer encore son éternel blouson vert, qu'il aimait tant. Un blouson d'un vert sombre, décoré avec pas mal de patchs et d'écussons qui affichaient pêle-mêle ses groupes de metal Moldus préférés, de l'Armée de Terre (Evy savait qu'il aurait bien voulu s'engager dans l'armée) et autres badges aux messages divers. Evy, à chaque fois, regardait les écussons perplexe, elle ne savait pas à quoi cela pouvait bien correspondre. En fait, elle ne connaissait pas le monde des Moldus. Elle avait toujours vécu dans une famille de sorciers. Ulrich lui avait expliqué une fois ce qu'était l'armée. Des gens qui se battaient avec quoi déjà? Ah. Ouais. Un fusil. rendez vous compte! Un truc qui fait pan, pan, et qui descend à distance. La baguette magique Moldue, quoi. Evy avait grimacé. Elle était plutôt du genre pacifique. Ulrich avait haussé les épaules. Il disait qu'il glandait en cours, donc qu'il n'allait pas avoir des résultats mirobolents aux ASPICS (aux BUSE, il était passé tout juste sans bosser) et il n'était pas branché pour les longues études. Anyway. Il voulait se rendre utile. Evangeline était repartie dans sa lecture. Et elle n'avait plus rien dit.

Deux enfants? Une famille des plus normales quoi. ulrich en voudrait six ou sept. Si ça se trouve dans cinq ans on n'est plus ensemble...

Pessimisme, quand tu nous tiens...Mais c'est vrai, quoi? Comment ils allaient faire pour se voir, après Poudlard? Evangeline était en écosse, et Ulrich se sédentarisait de plus en plus en Allemagne, où il allait tous les ans pendant les vacances...Il y avait toute la Mer du Nord à traverser, et un petit bout de terre! Alors quand il lui parlait de l'avenir, un avenir qu'ils auraient tous les deux...Eh bien, elle en doutait. Quand on était jeunes, ça faisait toujours du bien de se réconforter en échafaudant tout un tas d'hypothèses hasardeuses concernant un avenir plus ou moins proche. quand on était jeune, on voulait refaire le monde, porter un autre regard sur les gens, vivre ensemble, toute une vie. Les copains c'était pour la vie. Et l'éloignement des uns et des autres, c'était un petit obstacle. Evangeline ferma complètement les yeux. La distance. Celle qui allait mettre KO toutes ses relations.

Mais en attendant, ça faisait du bien d'imaginer l'horrible directrice avec des furoncles. Elle le méritait tant! C'est vrai à la fin! C'était énervant de la voir coller les gens sans raison, juste parce que leur tête ne lui plaît pas. Elle a pas vu la sienne? Avec l'air carrément snob, ces yeux de psychopathe? Elle faisait peur celle là! Et en plus, Mâdâme jouait les dictateurs. Vous savez quoi? Ben moi non plus, mais une chose est t'il, je peux vous affirmer qu'Evangeline en avait plus que ras le bol de l'attitude de Sa Majesté Collins. Qu'elle crève! Qu'elle aille en enfer! Qu'elle soit damnée pour des siècles et des siècles. Amen. rien à ajouter.Tout était à jeter. Rien que pour fuir le ras le bol qui grandissait chez la jeune Serdaigle. Le clan Serdaigle, comme les autres les appelaient, avaient, tous les quatre, un nombre impressionnant de retenues à son actif. Le record était détenu par Rebecca herself. Pas loin de 40 retenues en sept ans. suivait ensuite Ulrich, qui se faisait toujours plomber par son j'menfoutisme. Il la talonnait avec 35 retenues en sept ans. S'en suivait Evangeline, qui en avait obtenu 25, et Fanny qui était loin derrière, avec pas loin de 15 retenues. Evangeline, cette année, était préfète en chef. Elle devait aussi gérer l'équipe de Quidditch. En clair, elle devait se montrer responsable. Et se calmer. Mais comment monter une révolte si on se souciait autant de la bienséance? Il faudrait m'expliquer!

Quoi? Tu pars déjà?

Le truc qui n'avait absolument rien à voir. Complètement out. Complètement hors sujet. Evangeline cligna les yeux, comme si elle s'était réveillée. Mais tout était réel. Rebecca était là, elles avaient parlé rébellion, elles imaginait toutes deux Majandra couverte de furoncles. Sa fichue cousine allait payer, elle aussi. Même si elle n'avait pas encore fait cours à Poudlard. Evidemment. C'est une Collins. Donc du même acabit. Evangeline hocha vigoureusement la tête, pour signaler à Rebecca son approbation. Elle allait revoir tout son petit monde dans moins d'une semaine. Et surtout celui qu'elle aimait...Mais là n'est pas la question.

Ah? Bah...Bon, à la rentrée alors!

Evy regarda partir son amie. Maintenant, restait plus qu'à attendre. Patricia. Sa soeur. Annabelle. Sa mère. Qui devait terminer le boulot tantôt. Mais que quelqu'un vienne! Quoiqu'il en soit, elle attendrait. Elle attendrait son heure. Elle ne pouvait pas laisser passer ça. Quoique cela puisse leur coûter.

_________________
Why? The eternal question.

R.&E.&F. forever.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackcircle.forumactif.info
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Fin de l'insouciance? [PV Becky]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Fin de l'insouciance? [PV Becky]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Je t'insupporte, tu m'insupportes, on s'insupporte ! (Morgan & Becky)
» Les vipères ayant sifflé tout l'été, ne se retrouvèrent pas fort dépourvues lorsque la bise fut venue {Meg & Becky}
» Je recrute (Becky)
» Qui devrait quitter la WWE ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Black Circle: Evil Never Dies :: Villes & Villages :: Villes et villages :: Chemin de Traverse :: Florian Fortarôme (glacier)-
Sauter vers: