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 Prosper Wagner

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Prosper Wagner
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MessageSujet: Prosper Wagner   Sam 23 Fév - 7:19

Nom complet du personnage : Prosper Wagner

Âge : 28 ans

Famille :


  • Suzana Hollister, sa mère, 54 ans
    Suzana est une femme douce et aimante qui aime le calme. Elle est sensible et curieuse, mais très réfléchie. Elle est une oreille attentive et a souvent de bons conseils à donner. Malgré tout, le feu de l'ambition qui l'animait dans son adolescence s'est éteint et elle n'est plus aussi audacieuse qu'avant. Ne lui demandez jamais d'enfreindre une loi ou de parler en mal du Ministère de la Magie, elle se soumet aux gens qui ont du pouvoir tout simplement.
  • Tom Wagner, son père, 54 ans
    Tom est, tout comme sa femme, complètement obnubilé par le pouvoir des autres. Il ne prend pas de décisions sans en parler à un supérieur et lorsqu'il doute, il suit le troupeau. Il semble toujours ne pas avoir ses propres opinions, pourtant, quelque part en lui dort le jeune Tom qui jouait au Quidditch et qui désirait devenir Auror. Il n'est pas très proche de son fils et encore moins de ses neveux et nièces. Il n’a jamais eu une bonne relation avec son fils et ne souhaite d’ailleurs pas le revoir depuis quelques années déjà.
  • Eileen Ryan, sa femme, 25 ans
    Eileen est une jeune femme silencieuse et soumise qui s’est juré de rendre sa famille fière d’elle. Ayant été élevée de manière à ne jamais réellement penser par soi-même, la pauvre fut totalement fascinée par les connaissances de Prosper et accepta sans hésitation sa demande en mariage. À la naissance de leur premier enfant, Eileen crut qu’elle serait une mère de famille aimée par son époux, aimant ses nombreux enfants, mais malheureusement, un évènement brisa ses rêves en mille morceaux.
  • Ses enfants :
    - Placid Wagner (4 ans), un enfant colérique qui s’ennuie rapidement et ne supporte pas qu’on lui dise quoi faire.
    - Liam & Royston Wagner (2 ans), des jumeaux identiques et heureusement très calmes, qui semblent beaucoup apprécier leur petite-cousine Anwen.
    - Precious Wagner (1 an), une petite princesse criarde et qui pleurniche sans cesse pour un rien, vivement qu’elle apprenne à s’exprimer comme les autres enfants.
  • Le reste…
    - Klarissa Hollister, sa cousine
    - Anwen Deryn Stark, la fille de sa cousine, il la considère comme sa nièce
    - Tobias Hollister, son cousin
    - Cassandra Peterson-Hollister, la femme de son cousin
    - Nathael Hollister, leur fils, en quelque sorte son neveu au même niveau qu’Anwen
    - Jacob Hollister, son autre cousin
    - Teresia Hollister, sa cousine, décédée
    - Lithius Hollister & Roselle Hemerson, sa tante et son oncle
    - Grand-tante Janietta, à la fois sa grand-tante et celle de sa femme
    - Et bien d’autres encore.



Physique : Prosper fut un jeune homme charmant qui ne paraissait pas être celui qu'il était en vérité. Effectivement, il semblait être un garçon hautain et sans le connaître on aurait pu croire qu’il se moquait des petites gens des villages. Sa silhouette élancée et sa posture élégante démontrent sa distinction -on voit qu'il n'a pas été élevé par des parents insouciants. Autrefois, on vous aurait prévenu de ne pas vous fier à son apparence, mais aujourd’hui, il vaut mieux vous fier à votre première impression. Ses yeux sont bleus et leur teinte varie de ciel à marine selon beaucoup de facteurs différents comme son humeur, la température, l'éclairage et j'en passe. Et malheureusement pour lui, son regard est un accès direct à ses états d'âme.

Son teint est plutôt pâle, sans être cadavérique ; comme il ne sort que rarement et ne raffole pas du soleil, quoi de plus normal. Ses cheveux sont brun foncé, toujours coiffé de la même manière ou presque –durant son adolescence, il était de ceux qui se fichaient pas mal de l’état de sa coiffure, mais aujourd’hui, pas question de paraître négligé. Son visage est celui des Hollister : long et terminé par un menton pointu, on peut par contre dire qu’il s’est légèrement métamorphosé avec les années. Et s'il advenait un jour qu'il soit en froid avec sa famille, cela veut dire qu'il ne pourrait tout simplement pas prétendre être quelqu'un d'autre –il l’a essayé, mais il semble qu’il lui soit vraiment impossible de fuir ses géniteurs.

Côté vestimentaire, Prosper a toujours eu un penchant pour les tenues moldues, malgré son aversion pour eux. Aujourd’hui encore, il mêle tenues sorcières et moldues ; de toute façon, c’est bien plus pratique pour passer d’un côté à l’autre. Quand à la qualité, il n’a pas changé. Il recherche toujours le meilleur et ne se contente jamais du synthétique et du bon marché. Il tient à bien paraître et même si sa relation avec son épouse n’est pas facile, il ne se prive pas de lui offrir des vêtements dernier cri. Il a quelques cicatrices, dont une à la base de son cou, vers la gauche, souvent caché par le col de ses chemises.


Caractère : Prosper est un garçon timide, sans aucun doute. Il a énormément de mal à se lier d'amitié avec les autres et c'est surtout parce qu'il cache sa timidité derrière un masque d'indifférence pour les autres. Et ce masque, au fil du temps, a pris une place énorme dans sa vie. Si bien qu’il est devenu indifférent aux sentiments de ceux qui l’entourent. Il a toujours été de nature solitaire et jamais n’a tenté de se défaire de cette habitude à repousser tous ceux qui osaient s’imposer. En plus d’être solitaire et indifférent, Prosper est un brin névrosé. Le travail est pour lui une véritable obsession et il a de graves problèmes de sommeil –Eileen a bien tenté de le convaincre de consulter, mais elle s’est vue obligée de se taire.

Depuis ses premières années à Poudlard, Wagner étudie comme un acharné. Et il n’est pas seulement déterminé à gagner, mais aussi très fier de son succès. Trop fier. Heureusement, il a trouvé la seule femme au monde capable de l’écouter se vanter sans jamais se plaindre. En parlant de femme, il avait seize ans la première fois que son attention fut retenu par l’une de ces créatures si compliquées. Et même s’il découvrit que les femmes ne sont pas seulement un autre genre d’humain, il n’a pas changé d’opinion à leur sujet : il ne faut pas s’attacher à elles, elles sont utiles mais pas essentielles. Même suite à son mariage, Prosper s’est refusé à s’attacher à Eileen et il arrive parfois qu’il tombe sur une femme particulièrement intéressante qui retienne son attention l’espace de quelques jours.

Au niveau des matières scolaires, il ne s’est jamais amélioré en astronomie et en métamorphose. Par contre, pour manier sa baguette, il s’est considérablement amélioré et peut aujourd’hui mener un duel sans même une once de peur. À présent, ce qui l’habite lorsqu’il pointe sa baguette sur quelqu’un, c’est un brin de démence et beaucoup de détermination. D’ailleurs, il est singulièrement susceptible et semble se plaire à provoquer les gens qui l’entourent. Même sa famille. Dès que quelque chose ne va pas, il s’isole et on préfère ne pas s’adresser à lui, sous peine de rôtir dans les flammes de l’Enfer avant le temps. Les bûchers ont toujours été sa spécialité.


Portrait Moral : Le camp de Prosper n’est pas inconnu ; il est au service du Seigneur des Ténèbres et ne jure que pas le travail acharné. Son travail au Ministère de la Magie lui prend la moitié de son temps et ses expériences l’occupe le reste du temps ; son épouse et ses enfants n’occupent qu’une petite partie de sa vie. Il est en froid avec la plupart des membres de sa famille, ceux qui acceptent encore de le revoir n’osent pas le contrarier de peur de goûter à sa colère incontrôlée. Malgré le fait qu’il soit satisfait de travailler, il espère un jour faire parti du Magenmagot : une telle place lui permettrait d’avoir de l’autorité sur quelqu’un d’autres que quelques secrétaires étourdies.

Le monde qui l’entoure est celui qu’il a toujours rêvé d’avoir. Les Sangs-de-Bourbe n’ont plus accès à l’éducation magique, cette vermine reste donc chez elle, loin d’eux, et les Sangs-Purs ont clairement le dessus, même s’ils sont peu nombreux. Par contre, il souhaiterait donner aux Sangs-Purs une éducation meilleure encore que celles des Sangs-Mêlés, pour bien définir la différence entre les deux classes.


Baguette Magique : 30.3 centimètres, contenant un ventricule de coeur de dragon, construite en bois d'hêtre

Animal : Durant ses ‘vacances’ au domaine de la Grand-tante Janietta, Népenthès sembla être totalement obnubilé par la beauté de Karmina, une British Shorthair de couleur orangée. Quelques temps plus tard, la chatte eut quatre petits et Eileen, étant une amoureuse des créatures, insista pour en garder deux : Cinnamon et Diamond, deux peluches très affectueuses qui n’ont pas perdu leurs habitudes de chaton. Il possède aussi un grand-duc nommé Nereus, un volatile ronchon et capricieux.

Avatar : Ioan Gruffudd

Code : Validé par Jilian [ héhé Même que c'est moi la preum's !]


Dernière édition par Jilian Silver le Sam 23 Fév - 7:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Prosper Wagner   Sam 23 Fév - 7:23

Histoire personnelle :

Son enfance
Prosper Wagner –originellement supposé s’appeler Edward- naquit le 16 avril 1979, à Londres. Ses parents, Suzana Hollister et Tom Wagner, étaient autrefois de jeunes gens pleins de vie qui, lorsqu’ils terminèrent leurs études, abandonnèrent tous leurs plans d’avenir et préférèrent devenir un couple d’ennuyeux personnages. Principalement à cause de l’énorme dispute que causa la naissance du petit, Suzy et Tom décidèrent de ne pas avoir d’autre enfant et Prosper fut donc élevé en enfant unique. Heureusement, il ne fut jamais vraiment seul puisque son oncle Lithius et sa tante Roselle avaient quatre enfants : Tobias, Teresia, Klarissa et Jacob. Dès son plus jeune âge, il fut très proche de ses deux cousines et lorsque Teresia fut internée à Sainte-Mangouste, il en souffrit inconsciemment. Ce petit garçon maladroit et timide fut envoyé dès l’âge de cinq ans dans une école moldue, où il se fit plusieurs amis. À cette époque, ses parents acceptèrent de lui acheter une télévision, un téléphone et bien d’autres électroniques auxquels ils ne comprenaient strictement rien. Mais comme Prosper le réclamait, pourquoi pas. Ils tentèrent tant bien que mal de s’accommoder des sonneries incessantes du téléphone –Tom eut d’ailleurs une mésaventure avec cet appareil- et se surprenaient parfois à jeter un coup d’œil à la télévision. Les moldus avaient quand même de bonnes idées parfois…Cette petite boîte métallique diffusaient des images qui semblaient réellement captivés l’attention des gens. Ils parlaient même de la météo sur ce truc. Le jeune Prosper, fier d’être un sorcier différent des autres, s’inquiétait pourtant de ne toujours pas avoir découvert ses pouvoirs. Même Tom commençait à se demander si son petit garçon n’était pas un cracmol. Et si c’était le cas, alors il faudrait qu’il se dépêche d’avoir un deuxième enfant pour en élever au moins un comme un sorcier.

Prosper semblait être fait pour rejoindre Serdaigle et Tom en était vexé. Il n’aimait pas voir son fils lire et travailler au lieu de profiter des belles journées ensoleillées. Chaque fois que l’homme proposait d’aller au parc, de sortir, d’aller voir les nouveautés au magasin d’accessoires de Quidditch, c’était peine perdue : Prosper avait toujours mieux à faire. C’est d’ailleurs ce genre de conflit qui éloigna le père et le fils loin l’un de l’autre, et causa même une sorte de haine entre les deux. Tom était déçu. Il aurait aimé avoir un fils aussi boute-en-train que son neveu Jacob, qui accepterait de faire autre chose que de lire, enfermé dans sa chambre. Même à l’école, les enseignants n’avaient rien à reprocher à ce petit sorcier qui travaillait en silence, remettait ses devoirs à temps et aidait parfois ses camarades à trouver les bonnes réponses. Ils recommandaient même à Tom et Suzana d’envoyer le petit dans un collège privé, là où il serait à sa place. C’est lors de sa dixième année que Prosper découvrit enfin ses pouvoirs. De façon tardive, certes, mais au moins, il était sorcier. C’était en janvier, les Hollister étaient en visite et Prosper se trouvait à l’étage, dans sa chambre. Après avoir déposé son roman sur le coin de sa table de chevet, il quitta la pièce et courut le long du couloir. Lorsqu’il arriva au niveau des escaliers, il se prit les pieds dans le tapis ornant le palier et s’effondra en enfant maladroit qu’il était. Mais au lieu de dévaler les escaliers en manquant se briser le cou, il s’éleva tranquillement dans les airs et retomba au bas des escaliers, sans la moindre blessure. Dès ce jour, la famille sut qu’en plus d’être de sang-pur, ce petit génie était véritablement un sorcier qui les représenterait fièrement dans la noble école de sorcellerie Poudlard. Quelques mois plus tard, il fêta enfin ses onze ans et ce fut certainement son plus bel anniversaire : la famille était si fière de lui qu’il eut autant de cadeaux que la table de la salle à dîner pouvait supporter.


Poudlard, école de sorcellerie
En septembre eut lieu la rentrée à Poudlard, moment tant attendu chez les Hollister autant que chez les Wagner. D’ailleurs, Prosper fut escorté à la gare par toute la famille. Tobias, Lithius, Suzana et Klarissa priant pour qu’il rejoigne à son tour Serdaigle, Tom espérant de façon désespérée que son fils soit à Gryffondor, Jacob encourageant son cousin pour qu’il aille à Poufsouffle et Roselle, fière et droite, murmurant à l’oreille de son neveu qu’il suffisait d’un rien pour qu’il soit envoyé à Serpentard. Ce qui était rassurant dans le fait d’avoir une famille éparpillée était de savoir que peu importe la maison dans laquelle il serait, quelqu’un serait fier. Le trajet dans le Poudlard Express fut fascinant, les paysages étaient sublimes et le jeune garçon passa tout le temps du voyage à graver dans sa mémoire ses premiers instants en tant que véritable sorcier. Bien sûr, il reverrait ces images de nombreuses fois dans les années à venir, mais ce ne serait jamais aussi spectaculaire que la première fois. Ses premiers pas hors du Poudlard Express, la traversée du lac, le fin bruit des vagues lorsqu’ils ramaient, la lune qui se reflétait dans l’eau…S’il avait eu un livre entre les mains, c’aurait été parfait. Lui et tout un lot de premières années surexcités entrèrent dans l’école, puis attendirent patiemment d’être invités à entrer dans la pièce que l’on appelait la Grande Salle.

Prosper était calme et rêveur, fredonnant sans même soucier de l’agitation qui régnait alors que les élèves étaient appelés un à un à l’avant. Enfin, la liste arriva dans les ‘W’ et le jeune Wagner monta les quelques marches qui le conduisaient au tabouret. Il prit lentement place et on déposa alors sur sa tête le fameux Choixpeau. Après un temps de réflexion et une grande inspiration, le couvre-chef rapiécé déclara que la maison qui conviendrait à Prosper serait…Serdaigle. Le garçonnet alla alors s’installer à la table des Bleus et Bronze et on le félicita poliment d’avoir atterri dans la maison des érudits. En y réfléchissant bien, c’était la seule maison qui convenait réellement à cet enfant solitaire et réservé.

Dès sa première journée de cours, Prosper se prit de passion pour le cours de potions ; malgré le discours du professeur Rogue, l’art des potions lui paraissait fascinant. Ce qui fut le plus dur fut de s’adapter aux dortoirs. Dormir dans la même pièce que d’autres garçons de son âge, parfois même bruyants et envahissants…Un supplice. Ainsi donc, Prosper passait le plus clair de son temps hors du dortoir –dès qu’il lui était interdit de quitter la tour de Serdaigle, il s’isolait dans un coin de la salle commune jusqu’à ce que tout le monde dorme –ou se calme du moins- puis allait se coucher à son tour. Sa première année fut un peu maladroite, ses notes n’étaient pas au plus haut, mais il n’était pas totalement nul non plus. C’est en deuxième année qu’il fut obligé de se prendre en main : au cours de potions, il causa une explosion qui lui valut un nouveau chaudron et des leçons particulières de la part de son oncle Lithius. C’est à partir de cette année-là qu’il devînt le Prosper studieux qu’il fut tout au long de sa scolarité. Entre les études pour réussir les examens, les devoirs, les cours, l’adolescent décida de ne pas s’intéresser aux filles. Oui, venons-en aux filles. Le jeune homme n’avait pas envie de s’encombrer d’une petite amie qui voudrait voler de son temps et rester collé à lui dès qu’il aurait une minute de libre. Pourtant, il y eut quelques-unes de ces créatures compliquées qui attirèrent l’attention de Prosper et c’est d’ailleurs pour elles qu’il fit parfois des efforts surhumains pour refouler une nature dangereuse…


L’ultime bataille
Les femmes. Prosper s’était juré d’en rester loin, mais l’humain n’est pas fait pour rester éternellement seul. Ainsi donc, lorsqu’il sortit de Poudlard, une fille occupait son cœur. Lui, au bord du gouffre de la démence, enfin satisfait par ses études à Poudlard, mais toujours pas rassasié de connaissances et elle, douce comme un ange, un joli sourire aux lèvres et un caractère en acier trempé. Ils étaient un jeune couple, mais chacun rêvait d’un avenir différent. Prosper souhaitait se marier, travailler et avoir huit gamins. Il voulait une femme qui ferait ses quatre volontés, tout simplement. Mais sa compagne ne voulait pas de cette vie ; elle ne serait jamais à son service comme une gentille esclave. Durant les derniers mois, le jeune homme avait réfléchi à quelque chose qui mettrait définitivement fin à sa relation avec la demoiselle de sa vie. Jamais il n’aurait cru que ses projets d’avenir choqueraient autant la fille qu’il aimait. Pour lui, c’était si banal qu’il n’imaginait pas qu’on puisse être terrifié par une telle perspective. Ils étaient en 1997 après tout. Le ‘Survivant’ avait été vaincu. Le monde sombrait peu à peu dans les ténèbres et personne ne pouvait y faire quoi que ce soit. Les Mangemorts s’infiltraient partout à présent. Et il avait l’intention de se joindre à eux. C’est lorsqu’il annonça sa décision à sa compagne que tout dégénéra.

Elle refusait de le voir s’allier à ceux qui mettaient leur monde à l’envers. Après un long débat, Prosper eut une idée qu’il qualifia de géniale. La jeune femme dont nous tairons le nom était connue comme une née de moldus, malgré le fait qu’elle ignore tout de sa mère. Wagner, refusant d’être reconnu comme étant le petit ami d’un sang-de-bourbe, proposa à sa chère et tendre moitié de couper les ponts avec ses proches, de changer de nom et de l’épouser en prétendant être de sang-pur, pour qu’ainsi leur avenir soit sans danger. Mais la jeune femme refusa catégoriquement de voir leur relation basée sur un mensonge. Prosper insista pourtant en lui assurant qu’il s’agissait du seul moyen de la protéger et finalement, devant la violence de la réaction de Prosper, l’ex-Poufsouffle déclara qu’entre eux deux tout était fini. Blessé, vexé et surtout hors-de-lui, le jeune homme lui déclara sans hésitation la guerre et s’en suivit un duel sanglant et surtout cuisant. Les flammes rongeaient rideaux et meubles, la fumée envahissait la pièce et les sortilèges s’échangeaient, touchant une fois sur deux la cible visée. Lorsque sur ce champ de bataille improvisé la fumée sembla se dissiper et les flammes s’éteindre dans les cendres de leurs ‘victimes’, la jeune femme avait filé et ne restait plus que Prosper, inconscient. Quand il ouvrit les yeux, une vieille femme qui lui était inconnue lui apprit qu’il était resté dans cet état deux jours entiers. Elle se présenta comme étant la fameuse grand-tante Janietta, mais refusa d’expliquer comment Prosper était passé de Londres à son manoir en Écosse, sans jamais avoir conscience de rien.

Pendant la première semaine, il eut bien l’impression de perdre la tête. Il se réveillait au petit matin et quittait la chambre qui lui était attribué pour aller marcher dans le jardin. Comme si toute la colère qui l’avait envahie ces dernières années s’était évaporée. Il était totalement déconnecté de la réalité et par-dessus le marché, il était seul avec une vieille dame qu’il n’avait jamais vu de sa vie. Il passait ses journées à lire sur la terrasse, ou dans la bibliothèque lors des jours de pluie. Puis, un matin, alors que le jeune homme prenait un petit déjeuner préparé par les elfes de maison, Janietta vînt s’asseoir près de lui pour lui annoncer l’arrivée de sa petite-nièce Eileen. Entre deux définitions de la jeune fille en question, elle encouragea Prosper à manger plus, parce que, semblait-il, il était un peu pâle. Et ce jour-là, au lieu de lire et de vivre comme un moine tibétain dans le silence le plus complet, Prosper décida qu’il était tant pour lui d’exécuter ce pour quoi il s’était disputé avec celle qu’il aurait voulu épouser. Il allait rejoindre les Mangemorts. Il quitta le manoir de sa grand-tante dans la nuit et ne revînt qu’une semaine plus tard : il avait changé.
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MessageSujet: Re: Prosper Wagner   Sam 23 Fév - 7:27

La rencontre avec Eileen
Le premier jour de son retour fut presque aussi silencieux et calme que la semaine précédant son départ. C’était comme s’il n’était jamais parti. Il passa une partie de la journée à lire sur la terrasse, puis, vers dix-sept heures, décida de se rendre aux écuries, où la grand-tante Janietta avait quelques chevaux moldus et deux chevaux ailés, un Ethonan et un Abraxan. Alors qu’il se glissait dans la grange, il entendit une voix qu’il ne connaissait pas. C’était une voix douce, féminine…et le pauvre garçon encore secoué fronça les sourcils en s’imaginant qu’il entendait des voix, la voix de sa dernière copine peut-être. Il s’avança prudemment jusqu’au box de Deicolus –l’Ethonan- là d’où semblait venir la voix. Avec la crainte de se rendre compte que ce n’était que son imagination, Prosper s’arrêta finalement devant la barrière et aperçut alors une jeune femme, de dos, qui caressait l’encolure de l’énorme animal. La demoiselle semblait en grande conversation avec le quadrupède ailé, mais bien évidemment, ce dernier ne lui répondait pas. C’est alors que Wagner osa se racler la gorge pour attirer l’attention de l’adolescente. Elle sursauta soudainement et se retourna pour faire face à Prosper, ce fut alors tout décidé dans l’esprit du jeune homme. C’était elle, qu’il épouserait. Elle était rousse, son teint était pâle et ses yeux étaient bleu clair. Elle devait avoir seize ans, pas plus, et semblait si fragile qu’elle aurait dû être assise sur une étagère dans la chambre d’une petite collectionneuse de poupées.

«
Vous êtes Monsieur Wagner, j’imagine ? fit alors la jeune fille en s’approchant d’un pas. Je me présente, Eileen Ryan. Enchantée de vous rencontrer. »

Devant tant de politesse, Prosper ne sut quoi répondre et se contenta d’un vague signe de tête. Comme satisfaite par cette réaction, l’adolescente lui adressa un sourire radieux, puis passa près de lui et sortit du box.

«
Grand-tante Janietta m’a dit que vous aviez l’habitude de lire sur la terrasse dès le lever du soleil…Si vous en avez envie, vous pouvez toujours me rejoindre ici, je m’occupe des chevaux très tôt le matin. Au revoir, Monsieur…En espérant vous croiser demain à l’aube. »

Et elle quitta la grange sans un mot de plus, sans même laisser le temps de répondre à son interlocuteur complètement abasourdi. Le lendemain matin, il n’hésita pas un seul instant avant de quitter la salle de bain du troisième en direction des écuries. Le soleil se levait à peine et l’air frais du matin le fit frissonner, mais le froid n’avait jamais été un problème. Ce matin-là, il vit pour la première fois sa petite-cousine Eileen dans toute sa douceur et sa splendeur. Et qui aurait cru que la pauvre serait bientôt l’épouse de Prosper ? Ils prirent l’habitude de se retrouver dans la grange tous les matins, comme deux gamins à leurs premiers amours. Puis décidèrent de faire des sorties ailleurs, dans les restaurants, dans les musées et dans les endroits calmes et raffinés. La jeune Eileen dut par contre retourner chez ses parents lorsque septembre revînt, car elle n’avait toujours pas terminé ses études et vivait depuis toujours avec ses parents à Nantes, en France –elle étudiait donc à Beauxbâtons au lieu de Poudlard. Durant l’année scolaire, Prosper resta chez la grand-tante Janietta, ne donnant aucun signe de vie au reste de sa famille. Il recevait des lettres de sa bien-aimée toutes les semaines et Janietta répétait que ce couple filait le parfait amour. Ils seraient mariés aussitôt qu’Eileen terminerait ses études, insistait-elle. Aux vacances de Noël, elle accueillit Eileen sans jamais dire à qui que ce soit que la petite était chez elle et Wagner profita des deux semaines de vacances pour déclarer officiellement son amour à la jeune Eileen. Celle-ci, aux anges, faillit bien ne pas retourner à l’académie, mais Prosper insista pour qu’elle y retourne. Tant qu’elle n’aurait pas terminé ses études, il refuserait d’agir tendrement avec elle : c’était leur règle d’or.

Quand elle eut enfin dix-sept ans et qu’elle eut terminé sa scolarité, elle revînt chez Janietta sans même un mot pour ses parents, elle était totalement sous l’emprise de son compagnon. Un mois plus tard, durant une chaude nuit d’été, Prosper demanda finalement la main d’Eileen, qui accepta sur-le-champ. Ils fixèrent le mariage à quelques mois plus tard, en janvier très exactement. Quand Eileen demanda « En hiver ? Mais c’est froid l’hiver…et moche…», elle tomba pour la première fois face à la nature dangereuse de son futur époux. Celui-ci lui répondit sèchement que s’il avait envie de se marier en hiver, ils se marieraient en hiver. La cérémonie fut très, très, très simple. En vérité, ce fut un mariage de fugitifs, avec la grand-tante Janietta et le célébrant comme seuls témoins –ils quittèrent ensuite la Grande-Bretagne pour un mois en direction de la Norvège. Encore une fois, Eileen protesta « La Norvège ? Mais c’est froid la Norvège…» et Prosper la fit taire d’une voix sèche en déclarant que s’il avait envie d’aller en Norvège, il irait, point à la ligne. À leur retour, Janietta leur ordonna par contre de contacter leur famille respective. À contrecœur, Prosper envoya à ses parents une lettre dans laquelle il les rassura et leur expliqua qu’il était maintenant marié avec une jeune sang-pure absolument parfaite. Il eut une réponse seulement une semaine plus tard, de la part de sa mère, qui avoua être très déçue par le fait qu’il ait caché une telle chose et déclara que son père refusait désormais de le revoir. « Bien fait pour lui », fit le jeune homme. La vieille femme qui s’occupait d’eux depuis maintenant presque deux ans leur offrit ensuite une petite maison sur ses terres et proposa de payer les études supérieures de Prosper ; elle avait toujours rêvé d’avoir des enfants, disait-elle, et ces deux-là étaient comme ceux qu’elle n’avait jamais eu. Pendant qu’Eileen s’installait donc, son époux décida de s’investir à cent pour cent dans les études qui lui permettraient éventuellement d’intégrer le Ministère de la Magie.


La naissance de Placid
Pendant approximativement trois ans, le jeune Wagner travailla comme un acharné pour atteindre le sommet et enfin pouvoir travailler là où il avait toujours rêvé d’être. Dès qu’il revenait à la maison, il passait tout son temps avec sa douce moitié. C’est d’ailleurs tout ce temps passé ensemble qui en vînt finalement à l’annonce de la naissance de leur premier enfant, en 2003. Prosper termina ses études avec d’excellentes notes et commença en tant que stagiaire au département de contrôle et régulation des créatures magiques, à la commission d’examen des créatures dangereuses. Deux mois avant la naissance de son fils, il fut transféré un moment au département des accidents et catastrophes magiques. Placid naquit le douze octobre 2003 et ses parents en furent totalement ravis. Ce bout-de-chou était tout simplement adorable et les infirmières durent passer une bonne heure à convaincre Prosper de laisser sa femme se reposer. Leur vie semblait parfaite.

Prosper semblait s’être remis des durs moments qu’il avait vécus avant d’atterrir ici, il devait sa vie à Janietta. Son travail au Ministère le passionnait, même s’il n’était pas encore grand-chose. La petite maison offerte par leur grand-tante était confortable et chaleureuse, tout était réellement merveilleux. Eileen adorait faire la cuisine et elle se refusait l’idée d’avoir un elfe de maison pour l’aider dans ses tâches ménagères. Mais lorsque Prosper commença définitivement à travailler dans les bureaux du département de la justice magique, il fut de plus en plus absent. C’est dans cette période qu’Eileen apprit qu’elle était de nouveau enceinte : un bonheur…surtout pour elle.

À vrai dire, son époux fut très heureux d’apprendre une telle nouvelle mais il était constamment au travail. Lorsqu’il revenait le soir, il ne parlait sans cesse que de son travail et dès que le dîner était terminé, il disparaissait dans son bureau pour le reste de la soirée. Dans ce fameux bureau, une table était ensevelie sous les grimoires et une autre lui servait carrément de laboratoire – tout en tas de fioles se succédaient et des bocaux s’alignaient sur l’étagère d’à côté. Et enfin, sur un bureau s’empilaient de nombreux parchemins et un encrier noir. Cette pièce encombrée et sombre était son refuge. Eileen avait interdiction formelle d’y entrer et elle avait beau, ces jours-ci, se plaindre d’être épuisée, Prosper était fidèle à sa routine. Les premières semaines de la grossesse de la pauvre fille furent dures ; elle n’avait plus l’aide de Prosper comme lors de sa première grossesse et ne pouvait pas continuer tout ce qu’elle faisait auparavant. Tout semblait aller de travers ; leur bonheur prenait lentement fin.


La tragédie Wagner
Comme toute bonne chose a une fin, il est donc logique que le jeune couple et leur fils vivent quelque chose qui mettrait fin à leur bonheur. Eileen se surmenait, ne dormait pas beaucoup à cause de Placid et Prosper ne faisait rien pour l’aider. Un soir, la jeune femme se plaignit d’avoir des maux de ventre. Au départ, ce n’était que de vagues crampes, mais dès qu’elle eut mis Placid au lit, elle fut obligée d’aller s’allonger. Prosper, un peu inquiet, abandonna pour une fois ses projets personnels pour venir veiller sur son épouse qui semblait réellement mal en point. Au beau milieu de la nuit, alors que la situation empirait, Prosper se résigna à conduire Eileen à Sainte-Mangouste. Ils y passèrent la nuit entière, le jeune homme restant au chevet de sa bien-aimée qui finit par s’endormir. Le lendemain matin, Prosper fut réveillé par des pleurs ; il trouva alors Eileen, agenouillée sur le plancher de la salle de bain, en larmes. Après une heure pour calmer la pauvre femme, ils découvrirent la sombre vérité : la jeune mère avait perdu son enfant.

Le plus choqué fut sans doute Prosper, qui quitta l’hôpital en silence, le regard vide. Il laissa Placid chez son cousin Tobias en prétendant qu’Eileen et lui partaient en vacances. Il annonça à la grand-tante Janietta qu’ils déménageaient à Londres, parce qu’il préférait la ville. Une semaine plus tard, ils étaient à Londres, dans une petite maison –offerte par Janietta aussi. Ce qui étonna Eileen par contre, fut le fait de voir deux chambres des maîtres, dont une qui avait été combinée au bureau de Prosper. Lorsqu’elle demanda ce que tout ceci signifiait, son époux se contenta de lui jeter un regard noir et de s’enfermer dans SA chambre. À partir de ce moment, rares furent les fois où Prosper dormait avec sa femme. Eileen semblait définitivement seule. L’année d’ensuite, elle tomba encore une fois enceinte et heureusement cette fois, Blasius et Carina –les elfes de maison- s’occupaient de tout. C’est ce qui permit à la jeune femme de mettre au monde deux jolis garçons le quatorze juillet 2005. Liam et Royston semblèrent apaiser la relation tendue qui régnait à présent au sein de la famille Wagner. Néanmoins, Prosper ne travaillait pas moins et passait tout son temps à faire des expériences. D’ailleurs, sa femme était persuadée qu’il lui cachait quelque chose ; il envoyait des lettres auxquels elle n’avait pas le droit de jeter un coup d’œil et lorsque le courrier arrivait, il lui était formellement interdit de s’en occuper. Ce que Prosper manigançait était simple pourtant : quelques années auparavant, une femme avait osé le vaincre et il s’était juré que jamais personne ne l’attaquerait sans payer par la suite. Il ferait regretter à Olivia Richester.

Il trouva l’adresse de la demoiselle durant l’automne 2005. Puis enfin, le 12 décembre au soir, il se rendit dans cette maison avec la ferme intention de se venger…et de tuer. Il s’attendait à trouver une Olivia seule et contrite, mais ce qu’il trouva fut d’autant plus choquant. Elle n’était pas seule, un homme était là ; ce fut le premier à périr. Le feu se propagea rapidement et Prosper fit face à Olivia. Cette fois, il ne la laisserait pas partir. Le duel fut violent, mais le jeune homme laissa derrière lui une femme qu’il croyait morte et un cadavre. L’incendie qu’il avait causé était suffisant pour les faire disparaître tous les deux, non ? C’est ce qu’il croyait…Suite à ce que nous qualifierons de meurtre, Prosper parut s’être apaisé, comme s’il avait enfin accompli ce qui lui pesait depuis si longtemps. Comme il avait repris contact avec sa cousine en 2003, il lui rendit régulièrement visite avec son épouse et ses trois enfants. La petite maison en Écosse lui rappelait celle qu’il avait habité avant la tragédie et lorsqu’il y passait plusieurs jours, on le surprenait parfois à sortir dans le jardin aux aurores pour lire. Personne n’osait poser de questions sur la relation qu’il entretenait avec Eileen, parce qu’on préférait ne pas le provoquer –c’aurait pu être dangereux. Oui, car l’engagement de Prosper n’était plus inconnu à sa famille. Tout le monde savait pertinemment que sous le tissu dispendieux de ses chemises, il cachait la marque de son appartenance aux ténèbres.


Et ensuite…
Le temps passa et Eileen donna bientôt naissance à Precious, leur première fille. Prosper ne se préoccupait plus beaucoup de sa famille et se concentrait sur son travail, soit au service administratif du Magenmagot. Il se fit un devoir d’apprendre aux enfants Hollister l’importance des origines du sang ; il leur fit savoir que Placid, Liam, Royston et Precious, malgré leur jeune âge, étaient nettement supérieurs à eux dû à leur sang pur. Tobias, Cassandra et Klarissa ne furent pas enchantés de savoir que de telles bêtises étaient racontés à leurs enfants, mais ils n’osèrent pas protester, parce que leur cousin n’était plus le même petit garçon réservé qu’ils avaient connu. Côté famille, Prosper souhaitait toujours avoir huit gamins pour s’assurer une descendance exemplaire. Eileen, naïve et obéissante, était l’épouse parfaite pour lui : elle ne contestait jamais ses décisions et ne posait jamais de questions indiscrètes. Cependant, le jeune homme ne se priva pas de fréquenter d’autres femmes en prétendant qu’elles étaient des collègues, sans plus. Et Eileen, confiante, les rencontrait et se faisait des amies. Au travail, Prosper espère faire parti du Magenmagot éventuellement, pour l’instant, il se contente d’être au service administratif, à classer des dossiers. Il ne s’est toujours pas réconcilié avec ses parents et ne prévoit pas leur reparler de sitôt. Et maintenant, qu’arrivera-t-il ?
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Prosper Wagner
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MessageSujet: Re: Prosper Wagner   Sam 23 Fév - 7:34

Exemple de RPG

Il avait passé la nuit debout, ce qui n’était pas rare. Deux fois, la première vers minuit et l’autre approximativement vers trois heures, il avait entendu Precious pleurer. Les pas discrets d’Eileen avaient remonté le long du couloir et elle était allée calmer la petite, comme elle le faisait chaque nuit. Vers quatre heures, Placid avait aussi quitté sa chambre pour aller réveiller sa mère. Il avait fait un cauchemar. Aucun bruit de cette maison n’échappait à Prosper, qui se tenait face à un chaudron bouillonnant. Cela faisait-il déjà six heures ? Le mélange devait bouillir six heures, par une minute de plus. L’homme jeta un coup d’œil à sa montre. Dans cinq minutes, il retirerait le chaudron du feu. Et s’il ratait, ce serait deux semaines de travail gâchées. Quatorze jours auparavant très exactement, il s’était procuré une petite quantité de liquide explosif d’Eruptif et quelques feuilles d’Alihosty, tout cela dans le but de créer une invention dangereuse. Il aimait bien les expériences potentiellement mortelles, c’était une passion. Cette substance sur laquelle il travaillait depuis tout ce temps ne lui servirait certainement jamais, mais il en avait imaginé l’usage et souhaitait la créer. Ce liquide dangereux serait introduit dans des friandises dont la forme était presque identique à celle des bulles baveuses. Le bonbon fondrait lentement dans la bouche de la victime et alors que les feuilles d’Alihosty feraient leur effet –rendre hystérique l’innocent personnage- la cible n’aurait d’autre choix que de s’agiter. Et enfin…Boom. Une simple explosion du liquide explosif qui causerait une hémorragie interne et une mort lente et douloureuse. C’était amusant de penser que ça pourrait marcher. Un peu comme les bonbons explosifs, mais sans l’aspect de jeu et de défi. C’était une friandise mortelle.

Prosper prit lentement place dans l’énorme fauteuil de cuir derrière son bureau et sortit d’un tiroir une gourde dont il but une gorgée. Il s’agissait d’une potion sur laquelle il avait longuement travaillé l’an dernier, une recette qui lui permettait enfin de passer une nuit blanche sans même se sentir épuisé le lendemain. Sa cousine avait prétendu que c’était l’abus de sa solution anti-sommeil qui le rendait si irritable, mais il n’y croyait pas. Sa potion ne pouvait pas être en cause, elle marchait, c’était le principal. Il suffisait qu’il en avale une gorgée pour avoir l’impression d’avoir dormi une nuit normale. Au début de ses expérimentations, c’était nettement moins efficace. Ou plutôt trop. À vrai dire, il avait un peu l’impression d’avoir bu dix double-expresso et n’arrivait plus à se concentrer sur quoi que ce soit. C’était une sensation si désagréable, d’avoir trop d’énergie, qu’il avait longtemps cherché à améliorer la potion. Deux mois d’essais plus tard, il en était venu à un breuvage qui le gardait réveiller et ne le rendait pas hyperactif. Depuis, il en buvait dès qu’il travaillait sur un projet.


«
Prosper..? »

Le principal intéressé leva les yeux, dans l’entrebâillement de la porte se tenait Eileen, emmitouflée dans un peignoir bleu clair. Il se leva calmement et contourna son bureau pour se placer face à elle.

«
Eileen ? Étais-tu présente lorsque je t’ai formellement interdit d’entrer ici ?
- Mais, Prosper, tu…
- Sors, ordonna le jeune homme.
- Mais Placid veut…
- Sors d’ici ! s’exclama-t-il sèchement sans même lui laisser terminer sa phrase. »

Eileen se dépêcha de refermer la porte et son époux jeta de nouveau un coup d’œil à sa montre : plus que deux minutes. Il retourna s’asseoir et but une seconde gorgée de sa potion avant de ranger la gourde. Alors qu’il déposait le flacon dans le fond du premier tiroir, un éclat doré attira son attention. Hm. Sa bague. Cela ferait bientôt trois ans qu’il ne la portait qu’en public. Enfin, pas devant tous les publics. Seulement lorsqu’il avait besoin d’être le fier employé du Ministère de la magie, marié et père de famille. Sinon, il l’enlevait et ne faisait même pas mention de sa femme et ses enfants. Il referma le tiroir d’un geste brusque et appuya ses coudes contre le bureau avant de joindre les mains. Non mais quelle idiote parfois, cette Eileen. Elle pouvait parfaitement s’occuper des enfants sans son aide. Si elle savait ce que Placid voulait, elle n’avait qu’à lui donner, pas la peine de le déranger pour si peu. Cassandra dérangeait-elle Tobias pour les enfants ? Klarissa avait-elle déjà dérangé Cadfael pour leur fille ? Elles étaient des femmes, elles avaient donc naturellement un instinct maternel et elles étaient les mieux placées pour s’occuper des gamins si tôt le matin. Et puis, bon sang, il était occupé ! Il n’avait pas le temps pour de telles bêtises.

Prosper quitta son fauteuil et s’approcha de la table où se trouvait le chaudron. Un mince filet de fumée s’échappait du mélange vert émeraude, tout semblait se dérouler parfaitement selon ce qu’il avait prévu. Il attrapa sur l’autre table un grimoire quelconque et s’adossa au bureau avant de jeter un coup d’œil au livre. Un parchemin avait été entre les pages, sa recette y figurait. Il avait suivi les étapes une à une, à la lettre. S’il réussissait, cette invention irait rejoindre sa collection de bocaux sur l’étagère et un jour, lorsqu’il inviterait un ennemi à la dent sucrée pour prendre un verre, il lui présenterait ces ‘Délices d’Elphick’ –Wilfred Elphick étant le premier sorcier à être saigné à mort par un Eruptif.


«
Prosper ? »

Il releva brusquement la tête et tomba de nouveau face à face avec Eileen, apeurée, qui resserra son peignoir.

«
Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans ce que j’ai dis, Eileen ?! Je t’ai dis de sortir ! Tu me déranges !
- Mais, Prosper…Placid veut…
- Donne-lui ce qu’il veut et cesse de venir me déranger pour des bêtises !
- Mais… »

Le jeune homme déposa violemment son livre sur le coin de la table et se posta devant son épouse, menaçant.

«
Allez, que veut-il ? siffla-t-il. Je suis là alors dis-moi.
- Il…Il veut te voir. »

Eileen baissa les yeux et recula d’un pas pour quitter la pièce, mais son mari l’attrapa par le poignet et lui ordonna de disparaître de sa vue -et surtout de dire à Placid que son père était extrêmement occupé. Il la lâcha, referma la porte derrière elle dès qu’elle fut sortie et verrouilla cette fois la porte pour s’assurer qu’elle ne reviendrait pas le déranger. Les enfants étaient agaçants, qu’est-ce que ça pouvait bien leur faire que ce soit leur mère ou leur père qui serve le petit déjeuner ? Et puis, pas question qu’il mange maintenant, il n’avait pas le temps ! Dans…Humpf ! C’était l’heure ! Prosper se précipita pour retirer son chaudron du feu et soupira de soulagement lorsqu’il se rendit compte qu’il avait réussi. Il ne lui restait plus qu’à tester…

«
Papa ? appela la voix de Placid à travers la porte.
- J’arrive, gamin, j’arrive, assura Prosper, un sourire satisfait aux lèvres. »
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Cennyd McAyr
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Relations:
Moral:
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MessageSujet: Re: Prosper Wagner   Sam 23 Fév - 8:18

*Valide sa Majesté avec un petit sourire moqueur et entendu*

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