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 [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]

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Rebecca Stuart
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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Ven 31 Oct - 3:25

    Ils faisaient la pair, tous les deux. L'un et l'autre avec des relations aussi importantes que le Président des Etats-Unis *ironie*. Il va de soi que tout n'est qu'ironie en ce bas monde. Mais là n'est pas le sujet. Et il ne sert à rien de s'égarer encore plus. Toujours est-il que du côté des relations sociales, Wilfried et Rebecca étaient aussi doués l'un que l'autre. Parce que si l'un n'avait pas beaucoup de relations, l'autre, quand elle en avait, avait souvent le chic pour les perdre. En effet, tous ses amis du primaire, elle ne leur avait plus jamais reparlé. Pourquoi ? Parce que... Parce qu'elle n'avait plus rien à leur dire en réalité. Quant aux amis qu'elle avait su gardé, c'était parce qu'elle partageait des choses avec eux. Parce qu'elle savait encore quoi faire. Mais, que se passerait-il le jour où le néant s'installerait ? Eh bien, les relations deviendraient fades, inutiles, encombrantes... Et elles cesseraient. D'elle-même. Les amis s'éloigneraient, s'envoyant encore deux ou trois lettres et un beau jour, ce serait le silence radio. Il n'y aura eu aucune larme, aucune douleur. Juste une déception passagère qui s'envolerait avec le temps. Comme toute chose. Peut-être que les souvenirs resteraient... Seuls les souvenirs pourraient rester. Mais, à leur tour, ils deviendraient flous, à force de ne plus être invoqués. C'était déprimant de se dire que certaines choses n'étaient destinées qu'au néant en venant sur Terre. De toute façon, qu'est-ce qui était marrant dans la vie, hein ? Regardez juste la décadence de ce monde. Vaut-il encore la peine d'être sauvé ? Rebecca voulait y croire. Mais, il y avait eu un moment où elle avait douté. C'était il y a dix jours, mais hé ! Elle a repris espoir. C'est son étoile qui lui a redonné d'ailleurs. A deux, ils étaient plus forts... Et n'étaient pas condamnés à disparaître anonymement. Ils étaient quelqu'un... Au moins pour une personne. Et les souvenirs qu'ils auraient ensemble ne s'estomperaient pas avec le temps. Ils resteraient là, présents, vifs comme au premier jour. Et ils iraient ensemble jusqu'au bout de la route. Mais, pour le moment, ils étaient vivants. Et ils vibraient au contact l'un de l'aute, leur désir de l'autre étant aussi vifs qu'au premier jour. Rebecca se rappelait de l'émoi qui l'avait saisie quand elle s'était jeté dans les bras du jeune homme. Elle s'était sentie en sécurité, tellement bien qu'elle aurait aimé ne jamais quitter ses bras. Et là, elle perdait son innocence avec lui. Elle ne regretterait jamais cette journée. Pas même l'épisode malheureux avec Glenn. Non, cette journée s'inscrirait dans les plus beaux de sa vie... Le plus beau. Il n'aurait rien à avoir avec sa première médaille en escrime, sa mention très bien avec les félicitations du juri en violon, les applaudissements et les encouragements du publics en danse... Non... Déjà, il n'aurait aucun rapport avec tous ses évènements mais ce serait le plus beau. Indéniablement. Et celui qu'elle garderait jalousement... Jusqu'au jour où elle en ferait part à sa fille... Mais juste à sa fille. Les garçons iraient voir leur père pour ça.

    Mais quoi qu'il en soit, il y aurait toujours la petite Rebecca d'il y a quelques années en arrière. Celle qui avait été bousculée par Wilfried ou celle qui se cachait dans le trou dans le mur en jouant à cache-cache. Elle aurait des gestes, des mots, des rires d'enfants. Parce que même si l'innocence s'envolait, en réalité, il restait toujours des petits bouts quelques parts, enfouis profondément. Mais qui ressortiraient pas intermitance. Mais, Rebecca, quand elle aurait des enfants, développerait l'instinct maternel. Elle protègerait son clan, prodiguerait les conseils nécessaires à sa famille, constituant une oreille attentive. Jouant le rôle de la mère en somme. Mais, elle ne serait pas seule à jouer ce jeu là. Elle savait que Will en serait capable. Elle connaissait son côté chaleureux, avenant. Mais, il y avait ceux qui ne le connaissaient pas. Qui jasaient déjà sur le couple. Parait que Stuart sort avec Wellington ?! Non sans rire, avec le mur ? La pauvre, elle est dingue... Et des choses dans le genre. Elle était dingue, oui, dingue de lui, c'était sûr. Mais ce n'était pas un mur. Loin de là... Rebecca le savait vibrant, plein de vie et d'amour (pour elle en tout cas). Mais même vis-à-vis des autres. Il y a trois jours, par exemple, une fille de Quatrième Année, à Serdaigle, pleurait sur les marches du hall. Will était en train de l'écouter quand Rebecca arriva. Il lui avait donné des conseils et la gamine était repartie, un peu moins triste. Le fin mot de l'affaire ? Une énième humiliation de la part d'Irina Collins. Pour un peu, Rebecca en aurait été surprise. Elle n'avait pas demandé à Will ce qu'il avait conseillé à la jeune fille. Un peu comme un prêtre ou un psychologue, il y avait un secret à tenir. Même si le lendemain, la gamine était repassée sans aucun regard pour Will juste devant lui. Quoi que Rebecca était persuadée d'avoir vu les yeux de la Serdaigle bouger en direction du Wellington. Ce qui eut pour effet de lui rappeler elle plus jeune. Quand elle jetait un coup d'oeil discret au petit garçon qu'il était à l'époque. Puis à Caleb par la suite. Elle réalisait à peine qu'à douze ans, elle observait consciencieusement le petit garçon et qu'à dix-huit ans, elle l'aimait profondément, frissonnant au contact de leurs deux corps. Vous avez là ce que l'on appelle une évolution magistrale ! Hier encore petit garçon officiellement ignoré officieusement observé et aujourd'hui son amant. L'homme qu'elle aimait par-dessus tout.

    Bref, un couple presque parfait. Parce qu'ils avaient leurs défauts, sans aucun doute. Ils ne pouvaient en aucun cas être parfait. Ils auraient sans aucun doute leurs clashs mais aussi leurs moments de tendresses, de sensualité. Comme maintenant. L'ambiance sensuelle, teintée d'érotisme, qui régnait dans la pièce ne déplaisait pas à Rebecca qui, bien au contraire, si sentait - presque - à l'aise. Alors qu'ils partaient à la découverte de leurs corps, les Chrétiens puritains auraient déjà hurlés au scandale, vouant leur pauvres âmes à l'Enfer. Ou au Purgatoire. Elle se plongeait dans ses pensées, parfois, sachant pertinnement que certains de ses sourires donnaient à Will le désir de lire ses pensées. Mais, elle aussi parfois elle voulait savoir ce qui vagabondait derrière les iris émeuraudes du jeune homme. Mais, les pensées étaient le refuge des hommes. Alors, tout ce dont ils auraient le droit, c'était de souhaiter sans jamais accéder au souhait. Imaginez une vie où l'on devrait faire attention à tout ce que l'on pense parce qu'on aime tellement l'autre qu'on ne veut pas le blesser... Invivable. Insoutenable. Intolérable ! Rebecca avait demandé alors à Will d'arrêter de dire des bêtises et il avait dit que ce n'était pas grave. Elle arqua un sourcil. Il se moquait d'elle en plus... Puisqu'il lui dédia le sourire auquel elle avait du mal... Auquel elle ne résistait pas. Elle gémit alors :


    "Et en plus il sourit..."

    Il se moquait d'elle, de toute évidence... Mais, elle avait un peu l'habitude. Même si elle ne résistait toujours pas. Elle soupira quand il lui parla de Freud. En fait, la psychologie, la psychanalyse, tout ça, c'était des domaines qui étaient flous à ses yeux. Mais, si elle voulait devenir Medicomage, elle serait bien obligée d'étudier ces domaines. Psychologie, Psychanalyse, Psychiatrie... Des mots en psy... Psychorigide, psychotique... Egarement ? Ce n'est pas en Psy ça... Ah, on s'éloigne encore du sujet ? Quoi, vous n'avez pas prit l'habitude ? Rebecca se sentait un peu lésée vis-à-vis de Will. Elle avait, comme qui dirait, vaguement l'impression de ne pas avoir le même niveau de culture que lui. Parce qu'il y avait dès fois où elle ne savait pas quoi répondre. Comme pour Freud d'ailleurs. Et Alice au Pays des Merveilles. Rebecca savait beaucoup de choses, mais en elle, elle avait la nette impression d'être ignorante. Elle en rougit d'ailleurs, préférant ne pas dire ses pensées et faisant passer pour... Autre chose. Will comprendrait son rougissement comme il le voudrait, elle serait d'accord avec lui. Elle lui avait demandé ensuite s'il avait son idée sur la question. Du tout. Maintenant, tout de suite, c'est toi qui m'intéresses. Non sans blague ? Son sourire s'élargit alors qu'elle souffla avec malice...

    "Je sais... Toi aussi d'ailleurs..."

    Il y eut leur étreinte - magique - et le calme à nouveau. Bien que Rebecca sentait que son désir de lui était encore... Très présent. Elle poussa un léger soupir alors que les bras du jeune homme se refermaient sur elle. Le drap de soie blanc recouvrait leur corps dénudé non pas par pudeur, mais parce qu'elle en avait envie. Elle fixa un point, quelque part dans la pièce, écoutant la réponse de celui qu'elle aimait à sa question. Une autre mélodie, entêtante, investi les pensées de Rebecca. Il avait trouvé ça indescriptible... Elle aussi. Mais, franchement, pouvait-on décrire ce qui ne l'était pas ? Et est-ce que leur première fois pouvait être descriptible ? Elle en doutait... Et il lui retourna sa question. Comment elle se sentait ? Elle eut un petit sourire et répondit alors, d'une voix calme et apaisée qu'elle se sentait très bien. Qu'elle aussi elle était incapble de définir ce moment. Mais, elle était heureuse. Indiciblement heureuse. Elle releva la tête, pour laisser Will venir nicher son visage dans son cou alors qu'il lui murmura un "je t'aime". Elle ferma les yeux et lui dit alors :

    "Les langues du monde entier le disent de manière différente. Je t'aime. Ti Amo. Te Quiero. Aishiteru. I Love You. Ich liebe dich. S'ayapo en grec. Mais elles ne seront jamais suffisante pour te le faire comprendre entièrement."

    Non pas qu'elle le prenait pour un idiot. Loin de là. Mais, qu'elle ne savait pas - ou plus - comment le lui dire. Elle l'aimait tant que les "je t'aime", certes fort, lui semblait encore trop faible pour lui faire comprendre l'ampleur de son amour. Et le pire était qu'elle le désirait tant. Maintenant, elle était devenue une femme à part entière, et lui un homme. Son coeur battait encore à tout rompre quand il posa son oreille sur sa poitrine. Si ça se trouvait, son désir de lui s'était exacerbé. Jusqu'à ce qu'il lui susurre de l'attendre, alors qu'en plus de ça, il mordillait son oreille au passage. Elle hocha lentement de la tête et le vit se lever. Ramenant la couverture contre elle, elle se redressa d'ailleurs et le vit s'installer au piano. Elle eut un léger sourire et ferma les yeux quand il joua. La musique était... Superbe. Elle en restait sans voix et d'ailleurs n'osait guère parler, de peur de briser le moment. Même après que le morceau fut fini. Elle le regarda et tourna lentement la tête, en direction d'une chaise. Dessus, un pantacour noir et un haut noir qui semblait être assez court pour montrer son ventre et assez moulant pour galber ses formes étaient apparus. Quand ? Sûrement quand elle avait songé à lui apprendre à danser. Mmmh... Après. Elle reporta à nouveau son regard vers l'homme qu'elle aimait et souffla :

    "C'était superbe..."

    ... Sans savoir que Will en était le compositeur et elle la muse.

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Wilfried I. E. Wellington
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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Ven 31 Oct - 14:54

Peut mieux faire. Cette mention a le don d'agacer les élèves quand il figure sur leur bulletin de notes. S'en suit alors un concert de quoi indignés, tout en se disant que ces vieux grincheux -les profs- n'étaient jamais contents. Peut mieux faire, donc. Cette expression est souvent employée dans le milieu scolaire et a été diabolisée pour cela. Mais ça peut s'appliquer fort bien dans la vie de tous les jours ,bien que pour un étudiant de Poudlard, vie scolaire=vie quotidienne. Exemple? Les relations. Tout adolescent normalement constitué a un groupe d'amis, éventuellement quelques groupies -si c'est un garçon- ou une troupe de garçons dégoulinants de bave -si c'est une fille- et rêvent d'accéder à la popularité. Sur le cas Wilfried Wellington, n'importe qui aurait de quoi s'arracher les cheveux ou de se taper la tête dans le mur en signe de désespoir. L'adolescent a toujours eu une vie sociale au point mort. Pas de relations, ou si peu. Le groupe d'amis? Joyeusement passé à la trappe, Will étant incapable de se lier d'amitié avec autrui. Et quand il le fait, ses liens sont relégués dans la catégorie liens éphémères. Comme les papillons. Le rapport? Aucun. C'est même étonnant de voir un garçon comme Wilfried s'encombrer d'une petite-amie. Mais tout arrive dans ce monde, et tant mieux, car sinon, la vie serait bien monotone si tout était déjà défini à l'avance. Quinze jours auparavant, Will avait une petite idée de ce que serait sa vie. Morne, sans surprises. Il se débrouillerait pour avoir ses ASPIC -sans problème, compte tenu de ses notes qui frisaient l'excellence, en plus de son potentiel- et se ferait une place dans la société, comme le souhaitait Orianne. Non pas pour son propre bonheur, mais sûrement pour qu'il débarrasse le plancher le plus vite possible. A dix-huit ans passés, il commencerait sa formation d'Auror. Il gravirait les échelons et ferait l'acquisition d'une carrière stable. Un gamin prédisposé à la réussite scolaire devait, à force d'acharnement, réussir dans la vie. A vingt-huit ans, quand il aurait considéré que sa carrière était bien établie, il aurait peut être songé aux problèmes de couple et à la descendance. Il n'aurait pas laissé de femme entrer dans sa vie avant cet âge là. Il serait sagement resté vierge jusqu'au mariage et il aurait eu des enfants avec une épouse de second choix, étant privé de celle qui lui était réellement destinée. Mais voilà, le sort en a voulu autrement, et c'est tant mieux. Si des fois le destin pouvait s'avérer être la pire chose qu'il soit, il était maintenant à peu près réconcilié avec. Bien qu'il n'aimait pas encore les surprises, mais ça viendrait sûrement. Laissons un peu faire les choses comme elles doivent se passer. Maintenant, il était en couple, et l'innocence était loin derrière, désormais. Il vivait avec son temps, très certainement. Jetant aux orties toutes les conventions qui ont gouverné sa vie jusqu'alors. Verdict? Mention très bien, assurément. Le peut mieux faire est à jeter également. D'un seul, ils étaient devenus deux. Et ça lui suffisait. Amplement. Et, à tout jamais, il gardera le souvenir de ce jour. Même avec les déboires qu'il y a eu avant. Ces petits soucis étaient vraiment moindres comparés aux autres évènements. Alors pourquoi s'en faire? Il était bien. Comme jamais.

Comme le souvenir de leur rencontre restera dans sa mémoire également. Il avait encore à l'esprit un gamin, aux airs timides et réservés, paniquant presque de voir autant de monde d'un coup. Il avait du mal à acheminer ses bagages. Tenant d'une main sa lourde valise, contenant de quoi déménager pendant trente ans au moins sur une île déserte, et tenant la cage d'Aldébaran -un tout jeune grand duc âgé de moins d'un an, un cadeau pour son entrée à Poudlard de la part du grand-pa'- de l'autre. C'est ainsi encombré de ses bagages qu'il était en train d'évoluer, à petits pas dans le couloir menant à la voiture suivante, cherchant un compartiment libre où il pourrait s'installer pour lire ou dessiner. Seulement, il n'avait pas vu la porte s'ouvrir, et une gamine brune sortir d'un compartiment voisin, piaillant contre une cruche blonde -Scarlett Jones- et un grand dadet brun -Dorian Anderson-. La fille et le garçon avaient des airs sournois, et la blonde, immanquablement, lui fit penser à Orianne. Ils s'étaient carapatés, et Will avait continué d'avancer. Seulement, la fille avait eu aussi la bonne idée de s'avancer pour voir si ils étaient bien partis. Et paf! Will, surpris, a lâché la cage d'Aldébaran, qui a roulé dans le couloir en piaillant, outré d'un tel comportement -pour peu qu'il puisse être outré d'un tel affront-. Comble de malchance -Will semblait déjà à l'époque avoir pour seule amie la poisse en personne- sa valise, qu'il a lâchée à cause de l'impact, lui a écrasé le pied. Il ignora la douleur quand il croisa son regard bleu, et resta à la dévisager comme un crétin pendant un moment. Jusqu'à ce qu'il aperçoive Clancy et Helena dans un compartiment un peu plus loin, et file sans demander son reste. Will pensa, après, qu'Aldébaran était bien rancunier, car il le pinçait et le griffait de ses serres quand Will venait lui apporter du courrier. Sans doute qu'il lui en voulait encore de l'affront du Poudlard Express, six ans auparavant. Il songea avec amertume que les piafs avaient une sacrée bonne mémoire. Si ça se trouve, c'était même pas ça, mais bon. Une explication est une explication. Aussi farfelue et loufoque soit-elle. En parlant de loufoque. Il y avait aussi les rumeurs. Et malheureusement, il n'échappait pas aux rumeurs, et le fait de s'être affiché avec Rebecca ce matin allait mettre de l'eau au moulin. Si Will avait pu dire quelque chose en ce moment, il aurait marmotté un bref m'en fiche d'un air blasé. Les gens jacasseraient autant qu'ils voudront sur la durée de leur couple, il ne leur en tiendra pas rigueur. Will savait aussi que certains parieront sur la durée de leur relation. "le mur" n'en avait strictement rien à faire. Il ferait rempart contre les ragots. Il laissera croire aux gens ce qu'ils voudront. Ce n'était pas son problème. Rebecca savait qui il était réellement. Passionné, romantique, avec un coeur en or -massif-. Oui, il se souvenait de cette gamine de quatrième année. Alicia -c'était son nom- avait des problèmes. Ah. L'humiliation de la part d'Irina Collins. Une façon comme une autre de noyer le poisson. Il en connaissait suffisamment quelque chose pour être crédible. Environ trois jours après la soirée de la tour d'Astronomie, Will avait tant bien que mal essayé de réaliser correctement un philtre de paix, conformément aux indications du tableau. Seulement, sa poisse légendaire avait fait des siennes, et il loupa une fois de plus son coup. Au lieu d'être un liquide légèrement bleuté, il avait dans son chaudon une espèce de boue bouillonnante qui ressemblaient à s'y méprendre à certains lacs de boue présents à proximité de certains volcans. Bref, un nouveau zéro pour Will, et Irina qui l'a descendu devant tout le monde. La routine. Généralement, les profs ne prenaient pas garde aux cas comme Will, ils préféraient travailler avec les doués. Seulement, Irina prenait un malin plaisir à asticoter les plus nuls -il avouait,sans honte, en faire partie, après tout, les potions, il s'en fout un peu-. Will avait encaissé le pamphlet de la prof, sans sourciller. Il n'avait même pas rougi, même pas cillé. Il était encore perdu dans ses pensées, pensant à nouveau à leur première soirée et la journée entière qu'ils ont passé ensemble le lendemain -autrement dit la veille de ce jour là-. Il s'est même surpris à sourire, et Irina y a vu là comme une déclaration de guerre. Collé. Un soir seulement. Pour insolence. Voyez-vous ça? Il tenait le coup, grâce à Rebecca. Elle était à la fois son baume et la femme qu'il aimait. C'était magique. Presque interdit de ressentir un tel bonheur. Mais une fois encore, Will voulut jouer les égoïstes et profiter encore un peu.

Oui, ils étaient un couple presque parfait. Leur bonheur pouvait faire des jaloux. Comme deux ans plus tôt, Evangeline et Ulrich en ont fait les frais. Deux ans plus tard, leur relation était vouée à l'échec. Car il manquait cruellement de quoi assurer la cohésion du couple, et qui existait chez Will et Rebecca. Le désir, par exemple. Ce mélange subtil entre romantisme, insouciance et érotisme. Quelque chose qui faisait qu'ils n'étaient pas comme tous ces adolescents croisés avec des sangsues dans les couloirs. Ils étaient un couple stable, mature. Adultes depuis peu. Ils s'aimaient, et en même temps, il y avait cette espèce d'alchimie entre leurs deux corps. Le jour, ils étaient des élèves, parfaitement normaux, allant en cours, subissant les litanies des professeurs, fréquentant leurs camarades -le minimum syndical d'une vie scolaire,quoi. Le soir, quand ils se retrouvaient, ils laissaient le costume d'élèves derrière eux. Ils devenaient homme et femme, qui s'aimaient passionnément. Aujourd'hui serait un tournant dans leur couple. Il y aurait désormais cette tension sexuelle, qu'ils pourraient oublier quand ils s'uniraient, physiquement. Avant, leurs baisers, aussi profonds fussent-ils, n'étaient plus à même de les satisfaire, de même que ces mains qui se promenaient sur le corps de l'autre. Maintenant qu'ils avaient découvert une nouvelle façon de s'aimer, comme il se doit. Des fois, ils seraient sages -avec difficultés, certes, mais ils y parviendraient-. Des fois, ils cèderaient à la tentation et feront l'amour. Maintenant que le cap de la première fois était franchi, ils sauront oublier la gêne et la pudeur pour la seconde, troisième, énième fois. Ils commenceront à se connaître, découvrant petit à petit leurs points sensibles, qui étaient uniques à chaque personne. Bien sûr, il y avait les classiques, mais aussi des petites choses qui n'appartiendraient qu'à eux, qui feront leur unicité. Ils s'étaient unis, physiquement. Il aimerait tant continuer à déballer son douloureux passé. Après. Les larmes venaient en fin de liste de tout ce qu'il avait envie de faire. En tête de liste, il y avait de continuer à explorer le corps de sa compagne. Il y avait ensuite -pas forcément dans l'ordre- le piano, le champagne entammé, les câlins, baisers and co, le rire. La flemme. Quoi, la flemme? Bah...Il n'avait pas le courage de se rhabiller pour l'instant, et il n'avait pas vraiment envie de partir de ce lit où il était si bien. Il avait plutôt envie de sourire. D'ailleurs, c'est ce qu'il fit. Avant d'embrasser très sensuellement son cou, avant de murmurer doucement si c'était vraiment obligatoire qu'ils apprennent à danser aujourd'hui. Car franchement, il n'était pas d'humeur et il n'avait pas le courage. Il ajouta ensuite, près de ses lèvres, qu'elle aurait encore l'occasion de le torturer un jour prochain, ce n'était que partie remise. Avec de nouveau un sourire mignon assorti d'un:


"S'il te plaît..."

Il nicha ensuite son visage dans son cou, avant de lui murmurer "je t'aime". Il frotta doucement le bout de son nez contre la peau diaphane de sa compagne, avant de l'embrasser doucement dans le cou, à nouveau. Ses lèvres, légères et sensuelles, frôlaient des fois sa peau sans la toucher. Ils étaient bien, là, tous les deux. Elle lui avait confié qu'elle se sentait bien. Et qu'elle avait trouvé cela indescriptible. Il sourit, quand elle lui retourna sa déclaration...Avec toutes les langues du monde. Ou presque. Il reconnut le français -pour les maigres notions qu'il avait dans cette langue-, l'italien, quelque chose qui ressemblait à l'espagnol -ou au portugais, il ne savait jamais différencier les deux-, l'allemand -reconnu par son intonation gutturale et tranchante. Par contre, il ne sut pas à quoi correspondait Aishiteru -Japonais? chinois?- et S'ayapo. Il arqua un sourcil, avant d'ajouter d'un air malicieux, tout près de ses lèvres.

"Tu ne me gardes pas les plus faciles, là. Je vais néanmoins essayer...Rwy'n dy garu di. Szeretlek. Lioubliou tiebia. Lubim ta. Miluju t'e. Gallois, hongrois, russe, polonais, tchèque. J'en connais sûrement d'autres, mais je les ai oubliés. De toute façon, ce n'est pas suffisant."

Il sourit, avant de l'embrasser, avec passion et tendresse. Il caressa doucement son ventre, ce point sensible sur sa hanche. Il revint légèrement au dessus d'elle. Mais il décida de se lever. Il eut du mal à la quitter, ne serait-ce que pour aller à l'autre bout de la pièce. En fait...Il ne s'était pas trompé. Quand il disait que l'éloignement provoquerait sa perte. Il se rhabilla -très légèrement, je vous l'accorde- et il alla s'asseoir au piano, non sans s'être éternisé dans ses bras et au niveau des baisers. Il lui joua une mélodie très tendre, très douce, assez poignante. A l'image des sentiments qu'il éprouvait pour elle. Il devra encore apporter des modifications. En prenant compte de ce qu'ils ont vécu ensemble, aujourd'hui. Mais déjà, ça se sentait, sa musique était imprégnée d'une nouvelle sensualité, de plus de maturité également. Il arrêta la dernière note, qui resta suspendue un moment. Il revint dans le lit, à côté d'elle. Il ne se glissa pas sous les couvertures, il la serra à la place contre lui, enfouissant sa tête dans le cou de sa belle. Il y posa un petit baiser, quand elle lui murmura qu'elle avait trouvé cela superbe. Le sourire du musicien s'élargit, et il murmura, en toute modestie.

"C'est toi qui me l'as inspiré"

Il aurait pu s'en vanter et répondre que c'était lui qui l'avait écrit, mais sa délicatesse naturelle faisait qu'il préférait suggérer et sous entendre plutôt que d'avouer quelque chose direct et faire des bourdes. Bien que cela ne le gênat pas pour se montrer d'une franchise désarmante, et blessant avec ses ennemis. Il traça doucement "nous" sur sa peau -le drap n'est vraiment pas pratique- avant de prendre à nouveau possession de ses lèvres. Sa main remonta doucement sur son ventre, sur le corps de sa belle enveloppée dans son drap blanc. Il la posa finalement contre un sein, avant de se blottir à nouveau contre elle, sa joue contre la sienne, alors que sa main libre avait cherché la main de sa compagne, laissant leurs doigts s'enlacer.

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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Sam 1 Nov - 3:52

    Bien... Un bien platonique. Agaçant sans aucun autre commentaire à côté. Juste ce bien. Parce que les profs ne savent pas quoi dire. Parce qu'il n'y a rien d'autre à dire. Pareil pour les relations de Rebecca. Elles étaient bien. Il n'y avait pas besoin de plus. Il n'y avait pas besoin de moins. Elle faisait partie de ces adolescents qui n'avaient pas besoin d'une vingtaine de satellites autour d'eux pour se sentir vivant, pour se sentir important. Populaire. La Stuart n'avait eu besoin que de deux amies pour se sentir bien. Bien sûr, il y avait ses amis moldus. Mais, Evangeline et Fanny étaient quand même ses meilleures amies. D'ailleurs, en y repensant, elle devrait se faire une soirée avec elles. Elle avait, vaguement, l'impression de les avoir abandonnées ces dix derniers jours. Mais, apparement, Evy' comme Fan' ne semblaient pas lui en vouloir. Le matin, elles mangeaient encore ensemble. Elles se rendaient en cours ensemble. Elles continuaient à jacasser de temps à autre, pendant les cours, à coup de message interposés ou de messes basses, dans le dos des profs, quand ledit cours devenait barbant. Rien n'avait changé... Ou presque. Dans sa tête, il y avait toujours les mêmes projets, les mêmes rêves. De sa vie d'avant. Avant Will. C'était les Etats-Unis ou l'Italie. Le monde moldu ou le monde sorcier. Juilliard ou l'Ecole de Formation en Medicomagie. Deux rêves différentes, deux vies différentes. Mais, une chose était sûre. Si elle avait eu un petit-ami pendant ses études, elle aurait sagement attendu que sa carrière se stabilise - qu'elle se fasse un nom ou pas - avant d'épouser ledit petit-ami et d'avoir une famille avec. Un peu comme Lohelia et Peter. Après tout, ils n'eurent Rebecca que lorsque Lohelia était devenue Medicomage à Sainte-Mangouste. Elle n'était pas encore chef de service, à cette époque. Mais au moins, elle avait trouvé un travail stable. Après deux ou trois ans, elle s'était mis en congé maternité : elle était enceinte de son premier - et bien malheureusement dernier enfant -. Bien sûr, Lohelia avait toujours voulu donner un petit frère ou une petite soeur à Rebecca. Elle en avait d'ailleurs déjà parlé à Will. Mais vite fait, comme ça. Parce que rien n'était sûr. Malheureusement, la nouvelle était tombée il y a trois jours : Lohelia Isabella ne pouvait plus donner la vie à un autre enfant. Elle n'aurait jamais que Rebecca. Et pour le couple Stuart, la jeune Serdaigle était devenue encore plus précieuse qu'avant. Son bonheur passerait avant tout et ça, Rebecca l'avait compris dans le très long parchemin que ses parents lui avaient écrits (une lettre par parent). Bref... Rebecca aurait eu deux ou trois enfants. Des enfants très proches de leur grand-mère. Et sa vie serait passée à côté de ce qu'elle aurait dû être réellement. Une vie avec Wilfried. Avant, Rebecca ne s'imaginait pas de nom de famille. Il n'y avait même pas la place pour une "Madame Untel". Mais maintenant, il lui était déjà arrivé d'imaginer son nom avec le nom de famille de Will. Bien sûr, elle aurait aussi gardé son nom de jeune fille. Pas question d'abandonner le nom des "Stuart" ! C'était son credo et elle s'y tenait. Et tout ça pour dire que de bien on était passé à mention très bien, avec les félicitations du juri, s'il vous plait ! Elle reverrait ses plans de l'avenir plus tard. Pour le moment... Elle était sur son petit nuage.

    Elle l'avait vu où pour la première fois, déjà ? Ah oui... Dans le Poudlard Express. Il était plus petit qu'elle à l'époque. C'est peut-être pour ça qu'elle se sentait aussi frustrée de sa taille vis-à-vis de lui, maintenant. Bref, là n'est pas le sujet. Dans le Poudlard Express donc. Ca faisait quoi... Peut-être vingt minutes que le train s'était mis en route. Elle était déjà avec Evangeline. Fanny n'était pas encore arrivée. Et elles faisaient connaissance quand une espèce de cruche blonde agglutinée à un idiot de brun débarquèrent dans leur compartiment. Froide, Rebecca leur avait demandé de sortir, malgré tout poliment, ce qui ne semblait pas avoir plus aux deux idiots, qui commencèrent à l'asticoter. S'énervant, elle les exhorta violemment à sortir et poussa la blonde hors du compartiment, qui partit, en piaillant comme un moineau vexé, suivie par le brun. Mais, Rebecca voulait s'assurer que les deux imbéciles étaient bel et bien partis. C'est pour cela qu'elle était sortie. La collision en elle-même ? Elle ne s'en rappelait pas vraiment. Elle avait juste sentit le contact de ses fesses sur le sol et une douleur lui remonter le long du dos. Douleur qui disparut bien vite quand elle croisa les iris verts du Wellington - dont elle ne connaissait pas le nom d'ailleurs - et qu'elle s'énerva contre lui, pestant, râlant... Se relevant et retournant dans son compartiment. Elle l'avait traité de quoi déjà ? D'idiot... Ca tout sûr. Maladroit. Manchot. Aveugle. Et avait déjà frappé. Après tout, n'avait-elle pas dit La cécité, c'est synonyme de point de vue. Elle avait onze ans et agaçait déjà son monde avec son humour grinçant... Et ce jeu de mot là n'était même pas d'elle mais de son père en plus. Mais son père, lui, avait un facheux problème avec la Loi de Murphy... Ou la loi de l'emmerdement maximum. Vous connaissez ? Ce genre de chose qui vous agacent au plus au point, comme celui de remarquer qu'à chaque fois que vous cuisinez, ça ressemble plus à de la bouillie qu'à l'image sur le livre. Bref... Ca, c'est pas le sujet. Dans la tête de Rebecca, il y avait eu plusieurs évolutions de Wilfried. D'abord, la première. Petit garçon roux aux yeux verts = danger public. A éviter au maximum. Tu parles, elle ne fut même pas fichue d'écouter elle-même son conseil. La deuxième évolution ce fut Wilfried Wellington = danger. Toujours aussi maladroit, mais il n'était plus à éviter. Quoi que... La troisième fut plus interessante. Un passage où Wilfried = Néant. Parce qu'elle ne savait pas comme le qualifier. Et la dernière... Et de loin la plus importante, c'était celle-là... Will = Âme-Soeur. Notez aussi l'usage des noms. D'abord l'identité entière, puis seulement le prénom et ensuite le diminutif. Ca dénote assez grandement une évolution ça aussi. On s'embrouille ? C'est normal, il est tard... Mais, l'évolution de Will dans sa tête se voyait aussi dans son comportement. Et depuis qu'il avait ce statut d'Âme-Soeur, il était devenu l'être le plus important à ses yeux. Celui qu'il fallait protéger à tout prix. Certains élèves les avaient vu s'embrasser aux pieds des marches, ce matin... Seigneur... Ca lui semblait loin tout à coup. Dire qu'avant... Que ce matin à peine, elle n'était qu'une jeune fille. Difficile encore à réaliser. Et les commentaires allaient fuser aussi s'ils ne retournaient pas dans leur dortir respectif. Mais le pire était que Rebecca n'avait pas la moindre envie de retourner au dortoir. Elle voulait grapiller la moindre seconde avec son aimé. Être avec lui le plus longtemps possible. Pour le connaître encore. Pour pouvoir prétendre êter celle qui le connaissait le mieux. Quand les autres ne verraient qu'un prince froid et arrogant, orgueilleux, elle verrait un amant romantique et sensuel. Torride. Attentif et doux. Un sacré contraste, non ?Et pourtant Dieu savait que ce n'était pas le cas. D'ailleurs, il y avait eu l'épisode... Ah comment elle s'appelait la gamine, là... Alice... Alice... Mais non... Pas Alice au Pays des Merveilles, andouille... Ah oui... Alicia... Ca ressemblait à Alice en plus... *SBAF* Il lui avait parlé mais rappellons que comme le secret d'une confession, Rebecca n'était au courant de rien. Sauf que ça concernait les humiliations à répétitions d'Irina Collins. D'ailleurs, elle se rappelait très bien de ce cours de potion qui avait tourné au massacre pour Will. Alors que dans le dos d'Irina, Rebecca tentait, bien qu'assez éloignée, d'aider le jeune Wellington, il n'y eut rien à faire, le mal était fait... La potion était fichue. Rebecca avait été franchement admirative devant le comportement de Will. Qui encaissait sans broncher. Jusqu'à ce qu'il sourit. En la regardant en plus. Celui-là avait encore pensé à un truc et ça allait lui retomber sur le coin de la figure... Ce qui fut d'ailleurs le cas. Collé une soirée... Certains auraient pu dire que c'était sympa comme punition. Mais franchement, être collé avec Irina Collins, ça devait être aussi pire qu'être collé avec Falsifi Avilter. Rebecca réprima un frisson de dégoût et, inconsciemment, caressa la toute fine cicatrice qu'elle avait sur le pouce gauche, suite à justement cette heure de colle. Chassons les mauvaises pensées avant qu'elles ne viennent tout pourir. Elle chassa ses pensées en regardant Will. Quoi de plus simple que de s'abandonner dans les émeraudes du jeune homme pour tout oublier. Ca, c'était un... bonheur simple.

    Rebecca se surprit alors à comparer son couple avec celui d'Evangeline. Jamais durant les deux années de couple de sa meilleure amie Rebecca n'avait été jalouse. Non pas jalouse du fait qu'elle sorte avec Richounet, ça elle s'en foutait, mais plutôt du fait qu'Evy' soit casée et pas elle. Ca, c'était digne de gamine de douze ans. Non en fait, elle remarquait quelque chose qu'il y avait dans son couple et qui manquait dans celui d'Evy'. La cohésion, le désir l'un de l'autre. Evangeline vivait relativement bien loin d'Ulrich. J'ai bien dit relativement. Parce qu'il y avait bien sûr des moments où Ulrich manquait à Evangeline. Mais, ce n'était pas le même genre de manque qu'il y aurait entre Rebecca et Will. Et puis, comment Evangeline avait qualifié son couple avec Ulrich ? Elle ne s'en souvenait plus. Soit parce qu'à ce moment, elle était trop occupé à regarder autre chose soit parce que cela ne l'intéressait pas. Son couple n'était pas celui d'Evangeline. Elle n'avait pas le droit de faire des comparaisons. Ils étaient radicalement différents. Alors que la plupart des couples de Poudlard gardaient l'étiquette étudiants dans le dos, Will et Rebecca, comme un nombre restreint d'autres (parce qu'ils n'étaient pas les seuls, sûrement), deviendraient l'homme et la femme qui s'aimeraient passionnément. La moiteur sensuelle, la tension sexuelle qui règnerait entre eux serait source de tentation. Ils pousseraient leur limite, sagement, jusqu'à se retrouver un jour; pour ouvrir à nouveau les portes du Paradis... Pour mieux retourner en enfer après. Will commençait à connaître son corps comme elle commençait à connaître le sien. Et les prochaines fois seraient meilleures bien que leur première fois resterait, sans conteste, la plus belle. Elle se demanda alors ce qu'ils feraient ensuite. Elle ne savait pas, elle préférait de loin se laisser porter par le cours des évènements. Elle fut arrachée de ses pensées par les lèvres de Will, qui embrassaient sensuellement son cou, alors qu'entre deux baisers, il la suppliait presque de reporter leur première leçon de danse. Non, non... Elle ne cèderait pas. Elle leva le regard vers lui et le vit sourire. Là, elle fit la chose la plus stupide de sa vie. Elle leva ses mains vers les joues du jeune hommes et les appuya, pour faire faire une grimace au jeune homme. Elle se mit à rire et se cacha les yeux, véritablement morte de rire... Alors que des larmes perlaient au coin de ses yeux. C'était toujours ça quand elle riait aux éclats... Elle en pleurait. Elle leva le regard vers le jeune homme et s'approcha de ses lèvres, en soufflant :


    "Non... Tu ne m'auras pas en souriant comme ça... Je repousse à un peu plus tard... Mais, nous avons un mois pour que tu saches à peu près bien danser pour le bal d'Halloween. Sauf si tu comptes sécher le bal."

    Elle eut un large sourire, qui signifiait clairement que sa décision était prise. Certes, elle ne lui apprendrait pas dans les dix minutes qui suivaient mais, sans aucun doute, dans la journée. Ils avaient commencé l'après-midi... Ils leur restait la nuit aussi... Et le lendemain. Sauf que demain, il ne serait pas en état de se lever. Elle le savait, après tout, la fièvre qui l'avait saisit à Pré-Au-Lard sommeillait. Mais elle se réveillerait bien tôt ou tard et frapperait comme un serpent sournois. Même le s'il te plait ne fit pas flancher la décision de Rebecca. Quand on dit de quelqu'un qu'il était têtu, c'est souvent pour une bonne raison. Et en cet instant, Rebecca était devenue vraiment très têtue. Bien qu'elle ait accepté de reculer un peu l'échéance. Elle lui avait fait sa déclaration dans toutes les langues qu'elle connaissait : français, italien, espagnol, japonais, anglais, allemand et grec. Et il avait fait pareil. Elle fut surprise et regarda le jeune homme. Du russe ? Elle arqua un sourcil et eut le regard de quelqu'un qui demandait clairement "Tu parles russe aussi ? Ou c'est juste parce que tu sais comment ça se dit..." Quoi que, connaissant Will, il serait bien capable de savoir parler russe aussi. Et il l'embrassa avec passion mais tendresse. Un baiser beaucoup plus calme, plus mature que ce qu'ils avaient échangé quelques instants auparavant. Bien qu'en sentant les mains du jeune homme sur son corps, un frisson de désir avait parcourut la jeune femme. Il eut du mal à se lever... Elle eut du mal à le laisser partir. Qu'est-ce que ça allait être pendant les vacances de Noël tout ça ? Pas moyen ! Elle l'inviterait à venir dormir à la maison ! Après tout, elle serait majeure, vaccinée, protégée de tous les côtés, il n'y aurait pas de problèmes... Ou presque. Mais, il fallait absolument que Will soit dans les parages sinon, elle se sentirait trop mal ! Puis, il joua du piano. C'était un instrument qu'elle avait toujours trouvé magnifique. Mais, elle préférait le violon et se voyait plus un violon entre les mains qu'assise derrière un piano. Elle pencha légèrement la tête sur le côté, les yeux rivés sur le corps de son amant, son esprit vagabondant un peu partout où il pouvait, alors qu'elle entendit Will dire que c'était elle qui lui avait inspiré la mélodie. Trop modeste, il aurait pu dire clairement que c'était lui qui l'avait fait. Elle leva son regard céruléen vers le jeune homme et resta silencieuse, alors qu'il revenait à son côté. Alors qu'elle se rallongeait. Pour laisser le corps du jeune homme se coller contre le sien, retrouvant sa moitié. Et les lèvres du pianiste cherchèrent celles de la danseuse, qui se laissa capturer, sans opposer de résistance. Elle frissonna quand, lentement, la main du jeune homme remonta le long de son ventre, avant de se poser sur son sein. Elle eut un petit sourire et l'embrassa furtivement, alors qu'elle nouait les doigts de sa main libre avec ceux du jeune homme. Puis, elle souffla :

    "Tu as beaucoup de talent... Pourquoi ne pas devenir pianiste ? Un talent comme le tien serait fortement apprécié, tu sais ?"

    Et là, en douceur, elle abordait un sujet qui la tracassait. Quoi ? Elle n'y allait pas violemment en disant. "Bon écoute, j'ai envie de quitter le monde sorcier pour faire mes études dans une école d'art. J'te laisse pas le choix, tu viens, et c'est tout.." Ca, c'était le bourrin de base qui le faisait. Mais, Rebecca avait plus de classe, plus de tact que ça.

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Dernière édition par Rebecca Stuart le Mer 5 Nov - 18:57, édité 1 fois
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Wilfried I. E. Wellington
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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Sam 1 Nov - 15:56

Rebecca Stuart-Wellington? Ca sonnait bien aux oreilles du Serdaigle. Si ça ne tenait qu'à lui, en ce moment, il se serait senti capable de lui demander sa main. Mais il savait qu'avant, il devra demander la permission au paternel. Bah quoi? C'est ainsi que l'exigeait la tradition, non? Seulement...Il savait que Peter Stuart -qui allait devenir son beau-père un jour, cela n'était juste qu'une question de temps- avait les idées bien tranchées. Il devait être de ces pères qui répugnaient à imaginer leur fille quitter le foyer pour s'installer avec leur petit-ami tout neuf, et ce, même si ils savent que ce moment sera inévitable. Tôt, ou tard. A vingt-deux ans, passe encore. Mais à dix-huit? Will n'était pas sûr de pouvoir rester trente secondes sur le pas de la porte en disant qu'il est venu chercher Rebecca. Car il se ferait claquer la porte au nez direct! Ou si il entrait, parce que sa fille l'avait sommé de ne pas rester sur le pas de la porte, le paternel aurait eu vite fait de le jeter dehors avec interdiction de revenir. Si du côté de Rebecca, ça n'allait pas être facile de s'imposer au restant de la -charmante- famille du Serdaigle *sigh* ça n'allait pas être facile non plus pour lui. Car il allait devoir affronter le père de Rebecca. Et se le mettre dans la poche. Choses pour lesquelles il ne se savait pas doué. Il était incapable de s'attirer la sympathie d'autrui. Certes, sa maladresse pouvait attendrir, mais elle pouvait aussi le faire passer pour un boulet. Mr Stuart pèterait sûrement un plomb si il savait que le petit-ami de sa fille était sous son toit. Et ça risquerait de barder encore plus si il apprenait qu'il était l'homme qui faisait l'amour à sa fille chérie. Car c'était le genre de choses qu'on ne pouvait pas louper, quand on était en présence de Will et Rebecca. Que désormais, il y aura autour d'eux cette espèce d'alchimie, cette aura un peu dérangeante, teintée de sensualité et...Bon, voilà, quoi. Un pari risqué, mais Will, pour le moment, tenait à sa tête. Bon, il se faisait peut être des films, mais quand même. Le film qu'il se repassait, en ce moment, c'est celui de leur rencontre, et des années passées ensemble sans vraiment se voir. Il y avait bien deux personnes dans le compartiment. Tout à coup, Will avait envisagé de s'y installer, car il n'y avait pas de place ailleurs. Même si c'étaient des filles. Mais il renonça bien vite à son idée quand il vit les deux idiots s'aventurer sur le pas de la porte, signant une espèce de déclaration de guerre qui échappa un peu au gamin qu'il était. Will, à l'époque, n'était pas bien grand. Il a toujours été petit pour son âge, et fluet, avant quoi...Treize ans? A partir du moment où il a eu une "poussée de croissance" en prenant dix centimètres tous les ans? Une chose est-il, c'est qu'il se perdait parmi les grands, et son air craintif faisaient de lui une cible pour les chahuteurs, jusqu'à ce qu'il ne parle, froidement, les envoyant bouler sans scrupules. Le début de a réputation de tyran *ironie* Une chose est-il, c'est qu'il est resté comme un crétin à la regarder, alors qu'elle s'énervait contre lui. Il rétorqua alors qu'elle avait qu'à faire attention où elle mettait les pieds. En marmottant dans sa barbe contre son fichu caractère. Il aurait pu l'aider à se relever. Mais elle l'avait fait toute seule, comme la fille indépendante qu'elle était déjà. Lui, il est parti d'un pas vif, avec le peu de dignité qui lui restait. Il a récupéré l'infortuné hibou, avant de se faufiler dans le compartiment de Clancy et Helena. Frère et soeur étaient deux, ils se retrouvèrent trois, et bientôt quatre. Ulrich Von Einhauer n'avait pas trouvé de place libre dans un compartiment. Il est donc venu s'incruster avec les trois Wellington. Coup d'envoi d'une guerre qui allait durer sept ans.Il sourit en repensant que c'était leur première "dispute de couple", à Rebecca et lui. Il savait que des fois, maintenant, ils se disputeront, mais Will sera incapable de lui en vouloir, préférant la retrouver au plus vite. Il ne lui ferait jamais la tête trop longtemps, et si il le faisait, ça sera pour jouer.

Elle l'avait traité d'idiot. De maladroit, de manchot. Si les mots n'avaient fait que d'effleurer la surface, la blessure, elle, s'est ouverte à nouveau. Idiot. Maladroit. Manchot . Il les avait entendus, ces mots. A croire qu'ils avaient été crées en son intention. Encore maintenant, il les entendait. Nul et lamentable venant s'ajouter au pas brillant palmarès. Se faisant ami-ami avec la poisse en personne. On pouvait distinguer deux catégories de personnes. Ceux qui s'en sortaient dans la vie, et les autres. Ceux qui étaient brillants, qui avaient du potentiel, mais, comme les savants fous, étaient voués à l'enfermement. Idiot, il ne l'était point. Peut être pas au niveau scolaire, c'était un excellent élève, même âgé de onze ans. Mais pour les relations humaines, il était nul. Il était nul pour la vie en général, le s'en sortant que par le biais des livres et du piano...Rien de bien reluisant, en somme. Rebecca était son seul prestige, sa seule gloire. Il n'était pas attaché à elle à cause de cela. Il l'aimait. Et elle l'aimait en retour. Elle était la seule à avoir compris ce qu'il était, vraiment. Devant laquelle il a laissé tomber les masques, pour se montrer à nu. Au sens propre comme au figuré. Sa vie, avant elle, ne valait pas la peine d'être vécu. Il n'y voyait qu'une ligne noire, et opaque. Des fois, il voyait la lumière du jour. Mais la lumière était faiblarde, comme une ampoule de faible capacité qui commençait à faiblir. Et là...Elle arriva dans sa vie. Il est tombé amoureux d'elle une seconde fois, dix jours auparavant. Revivant les sentiments qu'il avait soigneusement cachés pour ne pas se faire mal en se faisant miroiter une histoire d'amour impossible. Il était aussi naufragé, dans ce grand océan qu'est la vie. il n'avait même pas un rafiot sur lequel se poser, juste...Une planche en bois. Ils se sont parlés. Ils se sont redécouverts. Inexorablement, du côté de leur coeur, quelque chose changea. A tout jamais. S'en suivit alors leur premier baiser. Le premier baiser qu'il donna, et, par extension, le premier qu'il reçut. Maladroit, malhabile. Il se souvint de la sensation qu'il avait eu quand ses lèvres rencontrèrent les siennes pour la première fois, quand leurs langues se goûtèrent, se découvrirent. C'était comme si c'était hier...C'est presque le cas...Avec dix jours d'intervalle cependant. Dix jours après, ils faisaient l'amour, pour la première fois. Se découvrant une nouvelle facette. Ainsi qu'une autre chez sa compagne. n'importe qui verrait en Rebecca une jeune femme cynique, pas très sympa, aux airs revêches. Lui, la voyait comme sa muse, sa maîtresse. Sensuelle, pleine de charmes, de tendresse. Qui faisait que tout ce qu'elle lui donnait était de l'or. Il aurait à tout jamais dans la tête l'image de Rebecca telle qu'il la voyait en ce moment. Nue et comblée. Dans ses bras. Ne pensant à rien d'autre sinon à eux.


Un exemple de couple, dans l'entourage de Will? Mh, pas sûr qu'il puisse trouver. Car sa famille était des plus formelles, et ce, même entre les membres d'un même famille. Clancy et sa fiancée, par exemple. Ils s'aiment, mais ne le montrent pas en public. Lors des réceptions, Will n'a jamais vu son cousin toucher une seule fois sa petite-amie. Ils avaient un contact formel, se tenant "bien" en public. Carlyle et Aalyah. Formels. Tout comme Darryl et Madalyn. Orianne et Glenn? Question suivante. Herbert? Martha est morte bien avant sa naissance. Elle est morte dans la cinquième année de Glenn. Autant dire que ça remonte à loin, tout ça. Des fois, Will ressortait les vieux albums photos. Et les pages "mariages" abondaient. Sûrement parce qu'il avait une famille nombreuse. Les photos de mariage, même celles là, dénotait la froideur des rapports entre les membres de la famille. La mise en scène était simple, sans chichis. Sans la réception en grande pompe après, et la soirée mondaine qui s'en suivait, nul douterait qu'il se soit agi d'un mariage. Clancy avait voulu faire les choses autrement, en l'embarquant en tant que musicien dans cette grande aventure. Will avait presque achevé le thème final. A force de travail acharné, il avait empilé une intro -quand la mariée rentrait dans l'église-, deux ou trois interludes, et un "final". Bien sûr, en attendant, il jouera des morceaux connus, la véritable surprise étant après, quand il dévoilera ses compositions. Peut être espérait-il, ainsi, faire changer d'avis ses "vieux". Ca lui fera bizarre de suivre la cérémonie depuis le piano, mais pendant la messe, il se levra et s'assiera à nouveau en même temps que les autres, chantant les cantiques quand il le faudra. Il sera loin de sa moitié, qui sera au pire des cas à Londres, au meilleur des cas, dans la foule. Son regard s'éclaira. Et si il apportait une surprise supplémentaire au mariage de son cousin, hein? Rebecca est une musicienne, elle aussi, pas vrai? Alors pourquoi ils ne travailleraient pas ensemble sur une compo personnelle? Mouais. Faut pas rêver non plus. Will a mis quelque chose comme trois mois pour écrire un bref morceau de musique. Alors d'ici à ce qu'elle l'apprenne..Ils n'avaient même plus trois mois. Et si en plus de ça ils devaient empiler les leçons de danse...L'idée était morte avant même qu'il n'ait pu l'exprimer. Will afficha une moue en repensant à ces leçons de danse. Il n'en avait pas envie, pas aujourd'hui. Non pas par mauvaise volonté, il se mettrait en quatre pour aider Rebecca, mais aujourd'hui était spécial. En parlant de spécial...Le champagne? Oh, lui... Will ne s'en souciait plus tellement, ils en feraient usage...Quand ça sera le moment. Alors inutile de tergiverser longtemps sur la question. Will se sentait capable de faire fléchir sa douce quant à leurs leçons de danse. Son souhait, c'était juste pas aujourd'hui. Il ne comprit pas trop ce qui lui arrivait quand Rebecca posa ses mains sur ses joues, prenant son visage. il crut, bêtement, qu'elle allait l'embrasser. A la place de ça, elle lui appuya sur les joues, pour lui faire faire une grimace. Avant qu'elle ne s'écroule de rire. Will soupira, d'un air de dire n'importe quoi avant de sourire d'un air blasé. Le rire savait se faire communicatif, à son grand dam, même si il ne partageait pas son hilarité, ne trouvant pas ça spécialement marrant. Pour se venger, il plongea sur elle, pour la chatouiller. Lui détestait cela, c'était donc LA punition. Tout en répondant à son assertion:


"Tu oublies que je suis un homme. Et que je ne suis pas censé être un adepte de tout ce qui est danse et shopping. J'avoue que je ne le suis pas du tout, d'ailleurs. Si tu veux, tu me tortureras autant que tu veux les soirs à venir, mais aujourd'hui, je suis complètement out. Demain je serai sans doute cloué au lit, mais le jour d'après je gambaderai comme un lapin. Et là, je pourrai te marcher sur le pied. Et nous savons, plus que quiconque, qu'en un mois, beaucoup de choses évoluent. Je ne serai peut être pas John Travolta en sortant de nos "leçons", mais je saurai me débrouiller sans avoir l'air ridicule. Quant à sécher le bal...Tu me donnes des mauvaises idées, là. Mais je ne gacherai pas ton plaisir en faisant ma mauvaise tête si tu tiens tant à y aller. Je n'aime pas ce genre de fête, ni les fêtes en général, mais je ferai des concessions. Et puis j'ai envie d'être avec toi. Même si c'est dans une salle de bal, parmi les beaux costumes et les belles robes, la frivolité environnante et avec des danseurs tellement nombreux qu'on se croirait à l'intérieur d'un ruche."

Will savait que Rebecca était très têtue. Et encore, c'était un euphémisme. Mais lui était capable de lui tenir tête. Et il semblait disposé à beaucoup pour remporter la manche. Son sourire n'avait pas eu l'effet escompté? Tant pis, il utilisera autre chose. Il riva son regard dans le sien, cherchant un contact plus mental. Ses doigts pianotaient avec légèreté et sensualité sur le corps nu de sa belle, alors qu'il se perdait dans la contemplation de son visage. Et après, cela, comment pourrait-elle croire qu'il ait envie de danser? Alors qu'il était bien, là où il était? Il voulait être contre elle, mais pas en esquissant un mouvement, valse, tango, ou samba. Il la désirait encore, le simple fait que leurs corps soient en contact y était sûrement pour beaucoup. Cela ne le dérangerait pas de rester là, toute la journée. Certes, ils avaient la nuit aussi. Mais bon. Il songea à ses vêtements, quelque part un peu partout dans la pièce. D'ordinaire, il aurait sauté dedans, mais mystérieusement, aujourd'hui, il restèrent au sol. Il acceptait de rester ainsi, aussi dénudé. Même si il avait encore son caleçon. Il lui déclara son amour en gallois -encore parlé en Irlande, Pays de Galles et certaines régions d'Ecosse, c'est un peu un dialecte traditionnel- en hongrois, en russe et en tchèque. Il sourit à son regard interrogatif. Lui? Parler le russe? Il hocha la tête négativement. Il ajouta à voix basse qu'il parlait seulement le gaélique et l'anglais. Et qu'il baragouinait des fois en français, mais que c'était sensiblement compliqué, comme langue. Ils échangèrent quelques baisers. La main de Will quitta la hanche de son aimée. Sa main caressa sa peau, et, alors qu'il prolongeait leur baiser, sa main remonta doucement à l'intérieur de sa cuisse. Il sentit son désir revenir, mais il y en avait un autre, qui était malgré tout bien présent. Celui de jouer de la musique. De sentir sous ses doigts la caresse des touches d'ivoir, alors que les notes volèteraient en symphonie merveilleuse et magique. Elle l'écoutait. Il jouait pour elle. Mais ce jeu ne restera que passion, jamais une ambition. Orianne s'est toujours arrangée pour étouffer les espoirs de son fils dans l'oeuf. Elle n'avait pas le droit...Il avait -presque- dix huit ans, bientôt, il serait majeur. En théorie, libre de ses actes. Mais jamais contraire à ce qu'est un Wellington en réalité. Dix-huit ans ou pas, il aurait toujours le poids de sa famille sur les épaules, le brimant et l'empêchant de faire ce qu'il voulait. Il savait que ce n'était pas de la tarte, de faire accepter Rebecca. Glenn ne semblait pas l'avoir trop mal pris. Le problème, c'étaient les autres. Néanmoins, quand les lèvres de Rebecca retrouvèrent les siennes, il ne pensa plus à rien,déconnecté pour un temps...Jusqu'à ce qu'elle parle de son talent. pourquoi ne pas devenir pianiste? Oui, ça avait été son rêve. Mais brisé, comme tous les autres, sans ménagement, pour servir les desseins d'une marâtre. Il baissa la tête, douché. Il interrompit leur baiser, reprenant pied avec la dure réalité des choses. Toute utopie qu'il créerait, ils ne le laisseront jamais y emménager. Jamais. La voix légèrement chevrotante au départ, la colère perçant ensuite, il déclara.

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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Sam 1 Nov - 15:58

"Mon talent? Tu crois que ceux avec qui je vis en ont quelque chose à faire, de mon "talent"? Quand j'étais gosse, je voulais être pianiste. J'ai du renoncer à mes rêves. Comme dirait Mère, je dois me faire une place dans la société. Et pianiste, ce n'est pas un métier. Alors qu'est ce que j'ai pu faire, moi, à part la boucler et avoir été envoyé de force à Poudlard? Parce que c'était très clair. Je ne voulais pas y aller. Je ne voulais pas être un sorcier. Ni même...Etre ce que je suis. C'est triste à dire, mais je me demandais pourquoi Mère me détestait autant. Et plus j'essayais de me mettre à sa place, plus je me dégoûtais moi-même. Tu sais, j'ai voulu leur prouver que j'étais digne d'être l'un des leurs. tu te rends compte, toi, à quel point j'en suis arrivé? De devoir faire mes preuves, d'essayer de les convaincre que j'étais de la même famille. Ils m'ont pourri la vie. C'est peut être un peu trivial, balancé comme ça, mais...Je ne les supporte plus. L'indifférence de mon père, son absence, le comportement de Mère -à côté, la belle-mère de Cendrillon est un modèle de gentillesse et de prévenance-, ma soeur aussi, tantôt elle m'ignore, tantôt elle me pique une crise parce que ceci ou cela...D'accord, il y a des exceptions, mais aucun, au grand jamais, m'a soutenu dans mes projets. Ils ont une image de moi dans leur tête qui ne correspond pas à mes désirs. Et plus je m'y soustrais, plus je risque d'être exclu. Et crois-moi, ils seraient capables de me bannir."

La douleur était présente dans ses mots, alors qu'il les disait. Cela eut pour pouvoir de briser la bulle qui s'était formée autour d'eux, cocon rassurant et protecteur. A la place, il avait laissé rentrer les mauvais souvenirs, les problèmes. l'indicible colère (et les regrets) qu'il avait à l'égard des siens. Will s'en voulu d'avoir été un brin agressif. Il avait le chic pour tout gâcher...Force est de constater que, même des années après, il était toujours autant un danger public. Désespérant. Will se dégoûtait de lui même. ll marmotta un bref "désolé" avant de s'asseoir en tailleur, et de poser ses coudes sur ses genoux, la tête entre les mains. Il se tint un moment ainsi, prostré. Le regard vert s'était voilé. Il se mordilla la lèvre inférieure, un peu plus rudement qu'à l'ordinaire, sous l'effet de la colère. Il sentit la douleur, mais la peau ne se déchira pas. Heureusement. Il était ainsi, comme à la fontaine, tout à l'heure. Comme ce souvenir pouvait paraître loin! Pourtant, le chagrin, la peine, lui revinrent en pleine face, comme un boomerang. Il tourna la tête pour la regarder. L'avenir sera apparemment un sujet épineux. Surtout quand on savait qu'il y avait ces fichus Wellington aux aguets et qui l'attenderaient au tournant, pour faire encore une fois de lui ce qu'il ne voulait pas être. La douceur du visage de sa compagne sembla l'apaiser, de même que sa respiration lente et régulière. Alors, il se rallongea, à côté d'elle, couché sur le côté, un bras soutenant sa tête. Il la regardait. Doucement, il fit glisser le drap, révélant son corps nu. Il bascula légèrement sur le ventre, légèrement couché au dessus d'elle. Il passa un bras autour d'elle, alors qu'il posait son menton sur son épaule. Il caressait machinalement sa hanche, alors que son regard était perdu. Perdu dans la résolution d'une équation qui était plutôt ardue à résoudre. Will afficha un pauvre sourire contrit. Avant de murmurer.

"Désolé...Je ne voulais pas...Je...Pourrait-on éviter les sujets qui fâchent? Seulement pour cet après-midi? On a encore un peu de temps pour y penser. D'accord?"

D'une nullité à pleurer...Là, Will savait parfaitement ce que c'était être nul, et être un brin lâche devant un problème, qu'ils auront à résoudre assez vite, les inscriptions dans les écoles de l'enseignement supérieur se faisant en janvier. Monde sorcier comme monde moldu. Mais pour Will, rien n'était sûr. Il ne savait même pas si il aurait la chance de faire des études. Oui, la croisée des chemins guettait, comme un spectre menaçant. Si ça se trouvait, l'année suivante, il se trouverait -même de force- à la botte du Seigneur des Ténèbres. Triste destin pour celui qui rêva, un jour, d'être pianiste.

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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Dim 2 Nov - 3:24

    En effet, Rebecca Stuart-Wellington sonnait bien aux oreilles de la jeune femme. Il y a un truc, cependant, qui est a noté. Le jour où elle épouserait Wilfried, son identité sera plus longue que son époux. Pourquoi ? Parce Wilfried Ilian Eliott Wellington ne rivalisera pas avec Rebecca Esther Myriam Stuart-Wellington. J'vous jure ! Les parents, une fois qu'ils ont un enfant, ils ont tendance à lui racoller le nom d'un peu tout le monde et n'importe qui. Esther est le nom d'une grand-mère de Lohelia... Donc, une arrière grand-mère de Rebecca. Et Myriam est le nom de la mère de son père. Donc, de sa grand-mère. Mais, on peut aussi agréablement remarquer qu'Esther signifie "étoile" en hébreux et Myriam ? Dans la Bible, c'est le nom de la sœur de Moïse. Celle qui sauve sa vie à sa naissance en le mettant dans un panier sur le Nil et qui, lors de la traversée du désert, lui sera d'un grand secours à plusieurs reprises. Un clin d'oeil à la religion de Peter ? Sans aucun doute. Et Rebecca ? Pourquoi lui avoir choisit ce prénom ? Il fallait choisir entre la ribambelle de prénoms proposés (parmis lesquelles ne se trouvait pas Rebecca). Il y avait des Chelsea, Stella, Cory, Lisbeth, Fabiola et autres noms. Peter et Lohelia se sont disputés pendant près de neuf mois. Jusqu'à ce que Lohelia lise la Bible. Miracle de la nature ? Non, elle cherchait... L'inspiration. Et là, elle est tombée sur Rebecca. La Rébecca biblique était une jeune femme de Mésopotamie choisie pour devenir l'épouse du fils d'Abraham, Isaac. Elle donna à son mari les jumeaux Ésaü et Jacob et favorisa ce dernier, lorsqu'il parvint à usurper le droit d'aînesse de son frère. Mais ça, les Chrétiens le savent... Ou pas. Mais, ce qui interpella Lohelia, ce fut la signification du prénom Rebecca. Exclusivement hébreux, Rebecca signifie Celle qui a eu ce qu'elle voulait. Très représentatif de la Rebecca que l'on connait aujourd'hui, non ? Entrepenante, têtue... Jusqu'à avoir ce qu'elle voulait. Notez aussi le cheminement de la pensée alors qu'à la base, nous ne faisions que de parler de la sonorité de la future identité de Rebecca à ses oreilles. Elle eut un léger sourire en pensant à la tête que ferait Peter si Wilfried venait lui demander sa main. La... Bonne... Blague. Ce serait limite si Peter ne le ferait pas passer au détecteur de mensonge. Pour voir si Will était fiable. Ou alors il refuserait tout net de le voir. Ca, il en serait fort capable... Surtout s'il apprenait que Will avait prit la virginité de sa fille trop tôt. Mmh... Là, ça exploserait. Autant Lohelia en serait ravie (elle avait toujours dit à Rebecca qu'elle préférait qu'elle ait sa première expérience sexuelle avant le mariage) autant Peter serait de ces bourreaux qui écartelaient leur victime. Mais, ce que Peter ne savait pas ne lui faisait pas de mal. Mais il serait difficile de cacher la forte attirance physique qui s'exerçait entre Will et Becky. Ni même l'aura sensuelle qui se dégagerait des deux êtres. Et puis, Peter n'était pas idiot. Quand il reverrait sa fille pendant les vacances de Noël, il verrait bien que quelque chose avait changé. Mais, malgré tout ce que Rebecca voyait dans sa tête, il n'y avait que sa rencontre avec Wilfried qui revenait. En le revoyant dans sa tête... Elle le trouvait si craquant. Ses grands yeux verts sous ses cheveux roux ébouriffés. Son visage fin et pâle... Sa petite taille... Ah oui... Elle s'était sentie grande la Miss Stuart à côté de lui... Alors que maintenant elle se sentait si petite. En plus, quand il avait - intelligement - rétorqué qu'elle aurait dû faire attention à là où elle mettait les pieds, elle avait arqué un sourcil et avait marmonné quelque chose dans sa barbre, en pestant contre lui. Puis, elle avait fermé la porte alors qu'il s'en allait. Elle n'avait même pas prit la peine d'en parler à Evangeline car moins de cinq minutes plus tard, ce fut au tour de Fanny de débarquer. Etait-ce une dispute de couple ? Un premier clivage entre eux... Mais ce ne serait pas le dernier, en effet.

    Elle n'avait pas pensé, à cette époque, que le fait de traîter Wilfried d'idiot, de manchot et de maladroit ait pu raviver des blessures en lui. Maintenant, en y repensant, elle se doutait bien que ça ait pu lui faire un peu de mal. Et elle eut un peu de mal à accepter l'idée d'avoir fait mal à ce petit bout de choux qu'était Will à l'époque. Sans aucun doute que si elle venait à voir un gamin de onze qui a la même bouille que son aimé, elle le serrerait tout fort dans ses bras. Euh... Qu'il n'y ait pas de méprise, ce n'était pas une perverse. Elle le trouverait juste tellement mignon... Vous savez, dès fois, on trouve quelque chose tellement attachant qu'on a envie de le serrer très fort dans ses bras... Jusqu'à l'étouffement. Eh bien, Rebecca n'échappait pas à la règle. Et ce n'est, encore, pas le sujet. Non... Rebecca se jura alors, intérieurement, de ne plus faire souffrir Wilfried. Sans savoir que la douleur faisait partie intégrante de la vie du jeune homme. Que parfois, le sujet le plus banal pouvait tourner au drame. Elle devrait faire attention à tout ce qu'elle disait ou faisait pour ne pas mettre à mal le jeune homme. Elle ne voulait plus voir l'image de ce supplicié. Elle voulait bannir définitivement de sa vie ce jeune homme prostré, replié sur lui-même. Et les larmes aussi... Ces larmes qui avait ravagé silencieusement son visage, elle ne voulait plus les voir non plus. Mais, d'un côté, le voir aussi fragilisé prouvait qu'il avait laissé tomber les masques. L'un comme l'autre ne pourrait plus jouer la comédie. Ils sauraient tout de suite quand ils auraient mal, quand l'autre souffrirait. Ils souffriraient ensemble. Tout comme ils ressentirait la joie, le bonheur de l'autre. Bonheur qu'ils avaient commencé à partager lors de leur premier baiser. Elle l'avait ressentit au plus profond d'elle-même et cette sensation ne l'avait pas quitté depuis dix jours. Tout comme elle fut capable de ressentir la plénitude de son compagnon après qu'ils aient fait l'amour. Ils s'étaient découvert, redécouvert. Ils s'étaient unis pour être entier.

    Tenez, Elena et Mario... Les Grands-Parents italiens de Rebecca étaient le modèle même du couple aimant. Et pourtant, quand on sait que ce n'était qu'une union arrangé, on avait du mal à croire que le couple là était un couple aimant. Eh bien que l'on ne s'y méprenne pas, mais c'était le cas. Eux avaient dû apprendre à s'aimer. Nombreuses furent les fois où, sans aucun doute, ils s'étaient unis sans amour. Ils avaient quand même eu Lorenzo, l'oncle disparut de Rebecca. Et Lohelia Isabella avait bien précisé que c'était dans la période où ils n'avaient aucun sentiment entre eux, si ce n'est de l'amertume et de la rancoeur. Pour une union froide et sans amour. Jusqu'à ce qu'il y ait le déclic. D'après les dires de Lohelia, ce fut Elena qui tomba amoureuse de son époux. Mario mit plus de temps mais fut finalement séduite par une femme qu'il redécouvrait, alors qu'il l'avait épousé des années auparavant. Lohelia Isabella était une enfant née d'une union d'amour et non pas parce qu'il fallait un héritier. En autre couple, il y avait bien sûr Peter et Lohelia Isabella. Un couple uni, toujours amoureux. Mais, le désir, s'il était encore présent, s'exprimait par touche délicate. Des attentions comme ça, en passant. Une main frolant la hanche de Lohelia, des doigts blancs qui effleuraient les mèches sombres de Peter. Une mimique élégante mais ô combien séduisante de la part de Lohelia. Rebecca a toujours vécu entouré de couples amoureux, qui s'affichaient avec élégance et tact. Et non pas comme des sangsues débiles... Et c'est donc comme ça que s'afficherait Rebecca avec Will. Une main passée autour de sa taille, des regards amoureux, des mots tendres... La formalité, la pudeur n'avaient pas leur place dans le monde des Stuart/Di Matteo. Et là, on commençait franchement à se demander si elle parviendrait à s'adapter au monde froid des Wellington, elle qui avait toujours vécu dans la chaleur ? Elle supporterait sûrement ce monde mais aurait tellement de mal à s'y intégrer. Mais elle ferait des efforts, pour Will. Tout comme il en faisait pour elle. Par exemple, pour les cours de danse. Bon d'accord, ils n'avaient pas encore commencé et Will ne semblait pas prêt à vouloir commencer aujourd'hui. Mais, Rebecca n'était pas du genre à mettre quelque chose au lendemain. Elle lui avait fait faire une grimace et lui, pour se venger, n'avait rien trouver de mieux à faire que de la chatouiller. Riant, elle le supplia d'arrêter et le poussa légèrement sur le côté, pour s'écarter. Elle écouta sa longue tirade, en souriant, puis, elle lui fit une pichenette sur le nez. Hilare, elle rétorqua, tout en le regardant droit dans les yeux, soutenant son regard de manière presque insolente :


    "Michael est un garçon et ça ne l'empêche pas de faire de la danse à ce que je sache... Bon d'accord... Il ne fait peut-être pas partis des "garçons normaux". Mais bon... De toute façon, je t'ai dans le colimateur, mon tendre... Dans deux jours, tu passes à la casserole... Et dans un mois, j'espère pour toi que tu danseras mieux que John Travolta. Parce que, perso, c'est pas une référence. Tu m'aurais parlé de Noureev je t'aurais dit, oui, tu n'aurais pas pu atteindre son niveau. Mais Travolta... En tout cas, dans un mois, tu sauras valser sans me marcher sur les pieds. Il faut de la motivation et surtout, j'en suis persuadée, apprendre cette danse avec une personne qu'on aime aide beaucoup... Je ne serais peut-être pas le meilleur professeur du monde, mais je ferais de mon mieux. Et pour finir... Oui, je tiens à aller au bal. Ce sera mon... Enfin... notre dernier. Autant y aller, non ?"

    C'était une tête de mule, d'accord, mais elle savait être conciliante. Néanmoins, Will devait comprendre que dans deux jours, malade ou pas, elle serait bien capable de lui apprendre à danser contre son gré. Bon d'accord, apprendre quelque chose à quelqu'un contre son gré, ce n'est pas la meilleure méthode pédagogique au monde. C'était même, nous dirons, tout le contraire. Mais, dans deux jours, elle le ferait danser. Et puis, elle ne craignait pas de se faire marcher sur les pieds. Elle avait eu plus de douleur que ça. Sa rotule cassée par exemple, en danse classique, son épaule démise en Hip-Hop, les pieds en sang à cause des chaussons de danse classique (une véritable torture ces choses-là). Alors, franchement, ce n'était pas Will qui lui ferait mal, loin de là ! Elle regardait Will toujours droit dans les yeux et elle tu eut un léger sourire, en sentant les doigts de Will pianoter sur sa peau. D'un côté, elle le comprenait aussi... Là, comme ça, elle n'avait pas envie de bouger. La chaleur que dégageait son amant lui traversait la peau de part en part et faisait qu'elle avait la flegme de bouger ne serait ce que le petit doigt de pied. Il ne parlait pas le russe. Juste le gaélique, l'anglais et un peu de français. Elle eut un léger sourire et haussa des épaules, en disant qu'elle ne parlait que l'anglais et l'italien, couramment. D'ailleurs, quand elle discutait avec sa mère de sujets sensibles, qu'elles ne voulaient pas intégrer les gens autour d'eux, elles parlaient en italien. Bien sûr, même si Peter ne le parlait pas, il le comprenait parfaitement. Paradoxal ? Non, simplement qu'il plaçait difficilement deux mots dans une phrase. Alors qu'ils s'embrassaient à nouveau - d'abord avec douceur - Rebecca sentit une vague de chaleur naître dans son ventre avant de remonter. Et pour cause, la main de Will caressait l'intérieur de sa cuisse. Le désir revint un peu plus fortement qu'avant et elle retint un gémissement frustrée quand il la quitta pour jouer du piano. Elle trouvait qu'il avait vraiment beaucoup de talent. S'il voulait devenir pianiste, il pourrait, par exemple, intégrer Juilliard avec elle. Sans nul doute qu'il serait pris. Et qu'il sortirait avec les honneurs de l'école. En cherchant dans sa mémoire, elle se rappela le nom de quelques pianistes connus qui étaient sortis de l'école : Jerome Lowenthal, Carlos Manuel "Charlie" Palmieri, Hazel Scott et Olga Samaroff. C'étaient ceux dont elle se rappelait. Seulement voilà, il semblait qu'elle ait encore touché un sujet qu'elle aurait mieux fait d'oublier. Elle sentit immédiatement la tristesse puis la colère émaner de son amant. Mais, en l'écoutant, elle comprenait de plus en plus à quel genre de monde elle serait confrontée. Elle inspira profondément et se redressa, voyant cette prostration qu'elle aurait tant aimé ne jamais revoir, comme elle l'avait souhaité. Elle passa une main dans le dos du jeune homme et lui frotta, avec douceur. Comme auparavant, à Pré-Au-Lard. Elle inspira profondément et se mordila la lèvre inférieure. Elle se rallongea quand il se rallongea à son côté. Elle se laissa découvrir, sans rien dire. De toute façon, il n'y avait plus de pudeur entre eux deux. Elle ferma les yeux et souffla alors :

    "Tu n'as pas à t'excuser. C'est plutôt à moi. J'ai encore parlé sans réfléchir et je t'ai encore fait du mal. Je m'en veux mais en fait... C'était parce que je voulais aborder un point avec toi. Je ne sais plus, depuis quelques semaines, si je fais mes études dans le monde sorcier, dans l'Ecole de Formation en Medicomagie ou dans le monde moldu, à Juilliard. Et, en t'écoutant, j'ai pensé à toi. A ta place dans cette école, toute moldu soit-elle. Tu sais, de grands pianistes sont sortis de cette école et sont réputés de part le monde. Ils ont une place non négligeable dans la société même s'ils n'interagissent pas avec la politique ou toutes ces choses complexes qui régissent notre monde. Je m'imaginais ta famille autrement que comme tu me la dépeint... Mais... Will... Je ne sais pas si tu te rends compte à quel point tu souffres ! Et je pense que tu souffres depuis trop longtemps !"

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Dernière édition par Rebecca Stuart le Mer 5 Nov - 18:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Dim 2 Nov - 3:25



    Elle inspira profondément et baissa le regard. Elle déposa un léger baiser sur le torse de son aimé et ferma les yeux. Elle ne lui en voudrait pas de ne pas vouloir parler de ça aujourd'hui. Ils attendraient. Elle attendrait. Après tout, il était claire et évident que la vie de Rebecca a été fortement plus joyeuse que celle de Wilfried. Et qu'il fallait donc prendre en considération le faire qu'elle pouvait parler de certains sujets sans souffrir. Car si sa mère souhaitait qu'elle devienne Medicomage et que son père voulait la voir intégrer Juilliard, en fonction des choix de leur fille, les Stuart s'y conformeraient et ne s'interposeront pas. Sauf s'ils voient que lesdits choix sont mauvais et néfastes pour leur fille. Mais, ils étaient là pour aiguiller, conseiller et soutenir. Non pas pour entraver la liberté de leur enfant. Et c'était, sans aucun doute, une différence majeure entre les Stuart et les Wellington. Rebecca releva le regard vers Will avant de l'embrasser alors, se collant contre lui, cherchant le contact avec lui. Puis, elle souffla avec une infinie tendresse, qu'ils éviteraient les sujets qui fâchent. Sauf celui là, il falalit qu'elle en parle, sauf que ce n'était pas si douloureux que ça. Même Lohelia Isabella s'en était bien remise :

    "Je t'ai parlé de l'envie de ma mère d'avoir un autre enfant ? Eh bien... Elle m'a dit dans une lettre qu'elle ne pouvait pas. J'sais pas pourquoi je t'en parle là maintenant, mais j'avais envie de le dire."

    Elle n'attendait même pas de réponse. Elle embrassa le jeune homme et fit un "oh" l'air de dire j'ai failli oublier. Elle ramena le drap de soie et s'y enroula, avant de descendre du lit. Peut-être plus très pudique, mais pas non plus au point de se promener nue dans une pièce. Ca, elle aurait du mal à le faire naturellement. Elle s'approcha de la table où se trouvait les deux flûtes à champagnes et la bouteille. Elle prit le tout, ainsi que son sac à main. Dedans, il y avait un album photo dont elle ne se séparait jamais. Elle en profiterait alors pour montrer des photos à Will. De ses amis, d'elle plus petite, de là où elle vivait. Histoire de planter un peu le décors. Elle retourna sur le lit et se mit à genoux à côté du jeune homme et posa le sac quelque part sur le lit. Puis, elle posa les flûtes à champagnes et la bouteille sur la table de chevet qu'il y avait à côté du lit. Puis, elle annonça alors, d'une voix amusée, que c'était quelque chose qu'il ne voulait pas gâcher. N'est-ce pas ? Puis, elle sortit son album photo et annonça :

    "Tu veux voir des photos ? De moi, ma famille, mes amis et tout le toutim ? J'te préviens. Elles sont statiques. Mon père a une sainte horreur des photos animés."

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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Dim 2 Nov - 17:33

Les épouses avaient souvent un nom plus grand que celui de leurs époux. Pourquoi? Il y avait, bien sûr, les trois prénoms classiques. En plus du nom d'épouse, il y avait encore le nom de jeune fille. Et c'est vrai, le jour où elle aura son nom, son identité sera plus longue que la sienne. Néanmoins, sur son état civil aurait du figurer un autre patronyme. En réalité, Wilfried Ilian Eliott Wellington aurait dû s'appeler Wilfried Ilian Eliott Wellington-Carrington. Car il descendait aussi de cette famille de Moldus. Carrington n'était que le nom de l'époux de la mère de Sinéad. En réalité, la famille de la grand-mère maternelle de Will s'est réfugiée à Dublin pendant la révolition russe de 1917. Evanna, la mère de Sinéad, s'appelait en réalité Evanna Ivanova, et sa mère aurait été originaire de St-Petersbourg, l'ancienne capitale des tsars de Russie. La rousseur de Will? Cela vient du côté Irlandais de la famille. Vaughan, le grand-père maternel du Serdaigle était roux, et sa mère en a hérité. Les grands yeux verts, eux, viennent d'Evanna et de la Russie. Seulement, Will ignore que le Carrington originairement prévu sur ses papiers s'était joyeusement carapaté. Le nom outrageur manquant, il n'y avait pas moyen de remonter jusqu"à la famille Irlando-soviétique (ou quelque chose du genre). Ceci expliquant donc cela, c'était peut être pour ça que Will se sentait attiré par les pays slaves et les pays de l'est. Si son sang Italien -du côté de son père- était très dilué, quelque part dans les 1500 et quelques, le sang russe était très présent, vu qu'il remontait d'une génération seulement. Bref, Wilfried se retrouvait avec deux prénoms en plus, à savoir Ilian et Eliott. Si Wilfried est un nom d'origine germanique qui signifie Celui qui doit apporter la paix, Eliott quant à lui est un dérivé du prénom Elijah. C'est un prénom hébraïque qui signifie Le Seigneur est mon dieu. Elijah est en fait un prophète du neuvième siècle avant Jésus Christ, qui fut notamment connu pour avoir accédé au Paradis dans un chariot de feu. Ilian quant à lui est un prénom bulgare dérivé d'Elijah. En gros, c'est deux fois la même chose et beaucoup de mots pour rien. Bref, Wilfried et Rebecca avaient un point en commun. La portée biblique de leurs prénoms, dénotant la religion dans laquelle ils étaient élevée. Religion aux yeux de laquelle ils étaient à présent des damnés, ayant eu une expérience sexuelle hors mariage. Will eut un sourire en repensant à la tête que feraient les siens quand il reviendrait pour les vacances de Noël au Manoir. Il aura changé...Dans sa manière d'être, d'agir, de penser. Il sera sans doute plus à l'aise avec les gens. Il aura sûrement plus envie de charmer, de plaire, en restant naturel, authentique. Il sera sans doute aussi moins inhibé. Le premier Septembre, Will était parti faible, maladif, en bref, une épave, en Décembre, pour ses dix-huit ans, il serait plein de vie, de fougue et de passion. Sa musique sera d'autant plus sensuelle, son art aussi. Il sera plus mature. Il changeait. Même si les changements n'étaient pas visibles à court terme, ils le seraient à plus long terme. Wilfried était toujours Wilfried. Même si il n'était plus vierge et moins inhibé. De toute façon, le sang russe coulait dans ses veines, et c'est de là que vient sa réserve et sa distance. Après tout, les Russes ne se faisaient jamais la bise, à moins d'être intimes. A dire vrai, le gamin était loin, désormais. Et ce n'était peut être pas plus mal.

Jusqu'à sa cinquième année, Will avait été normal, je veux dire ni trop grand, ni trop maigre. Il avait une carrure comme n'importe quel gars lambda du château. Une silhouette svelte, fine et ferme, légèrement musclé. Seulement, l'été de la cinquième année, après l'obtention des BUSE, obtenus brillamment, il a commencé à maigrir de façon dramatique, pour devenir l'espèce de grand échalas maigre comme un clou. Si cela ne le gênait pas outre mesure, ce n'était plus valable à l'époque où, comme à chacun, il avait eu l'envie de plaire. Envie qui s'est réveillée un peu tard, mais qui s'est avérée utile pour diagnostiquer l'état du Serdaigle. Pitoyable. Il avait toujours ce visage fin, anguleux, et pâle, mais sa peau a tourné à la pâleur de mort, maladive. Ses yeux verts eux restaient inchangés. Ses cheveux roux n'avaient pas changé non plus. Ils étaient toujours aussi ébourrifés. Là, c'était encore pire, Rebecca avait joué avec ses cheveux, mais quand même. Pour le coup, il s'en fichait. Will eut l'image de garçon squelettique qui avait enlevé son polo dix jours auparavant, pour montrer à Rebecca ce que les autres ne voyaient pas. Ses épaules maigres, sa clavicule qui ressortait, les côtes qui étaient apparentes. C'était le pire. Si il n'y avait pas eu tout ça, on aurait pu dire qu'il est relativement bien foutu. Mais seulement, le bien foutu n'était qu'une utopie. Bien qu'il ait promis à Rebecca de faire des efforts de ce côté là. C'est vrai, des fois, on n'osait pas le toucher de peur de le briser, tellement il avait l'air fragile, mais il était en réalité plus robuste qu'il en avait l'air. Il avait déjà cet air fragile quand il a débarqué à Poudlard. Des années après, Will en est venu à penser que c'était juste une caractéristique physique qui lui était propre. Tout à coup, Will se surprit à se demander à quoi ressembleront leurs enfants, quand ils en auront. Le gamin...Il ressemblerait sans doute à son père. Le teint blafard, les cheveux roux. Sauf qu'il aurait les yeux bleus. Les yeux de sa mère. Car il fallait laisser le privilège à Rebecca de lui donner ses yeux, qui étaient si beaux. Et la fille? Il avait dans la tête l'image de Rebecca gamine, quand elle avait onze ans. Sauf que ce n'était pas Rebecca. Mais une adorable gamine aux cheveux d'ébène, à la peau pâle et aux yeux verts. Mais en attendant...Will devra vivre. Il était né pour souffrir. Mais rien ne contre-indiquait le bonheur, aussi bref fusse-t-il. Mais il avait finalement eu droit à son histoire d'amour. Qui lui faisait oublier quelques temps qui il était vraiment...Ce jeune homme brisé, désillusionné, ne croyant en rien sinon en Dieu. Même des fois, sa foi n'était pas suffisante. Si il avait récupéré Rebecca dans un état précaire il y a dix jours, lui, n'était guère plus reluisant. Sauf qu'au lieu de se montrer désespéré comme il aurait pu le faire, il a essayé de redonner à Rebecca le goût de la vie. Will ne sera pas forcément le patriarche qui aurait l'autorité sur sa famille. Il sera plutôt le protecteur. Celui qui sera capable d'apporter du réconfort sans forcément trouver les mots qu'il faut. Il sera juste une présence, la chaleur humaine incarnée. Pas forcément un leader. Une chose es-il, c'est qu'elle l'avait récupéré dans un état pas très glorieux. A ce stade là, il était toujours une épave. Quelque chose qui jadis avait brillé et qui aujourd'hui assistait à sa propre déchéance.

Un peu à l'image furtive d'un ours en peluche à qui il manquerait un oeil à force d'avoir subi l'amour parfois débordant que les enfants éprouvaient à l'égard de leurs jouets favoris. Melody a toujours été frustrée de ne pas avoir de soeur avec qui jouer à la poupée quand elle ressentit le besoin d'en avoir. Mais très vite, elle se lassa de ses poupées pour les laisser au fond d'un carton. L'été dernier, Will était retourné au grenier, pour aller chercher il ne savait plus trop quoi. Il avait un carton lourd dans les bras, quand soudain, il ressentit une douleur au niveau des poumons, comme si il avait eu un point de côté à ce niveau là. surpris, il avait laissé tomber le carton, qui s'est renversé sur le sol, révélant son contenu. Il s'était reposé sur un autre carton, respirant calmement, profondément. Il n'avait pas l'intention de claquer dans ce fichu grenier. Bref. Il a ramassé le contenu du carton -heureusement que ce n'était pas un sacrosaint service de vaisselle, sinon il se serait fait tuer- et il avait ramassé trois poupées ayant appartenu à Melody. La première avait les cheveux tous courts, Melody, ayant voulu friser ses cheveux blonds, avait fait cramer le nylon avec le fer à friser. La seconde avait un maquillage grossier au marqueur, défigurée à vie. La troisième? Une mutilée de guerre. La plus usée des trois. La préférée de sa soeur, si il se souvenait bien. Vêtue d'une misérable guenille, tentative malheureuse de Melody qui ne fera jamais carrière dans la haute couture. Melody, les aimant tellement, avait cru leur prodiguer des soins. Après tout, elle voyait sa mère le faire -quoique, Will doutait sérieusement qu'Orianne se soit embêtée un jour à friser les cheveux de sa fille ou la maquiller pour lui montrer- alors pourquoi elle ne le ferait pas? Résultat, ses poupées étaient mutilées, vestiges de l'amour que Melody porta à ses jouets, et qui finirent oubliés dans un carton. Il avait fouillé une dizaine d'autres cartons, quand il est tombé sur un vieil album photo et un carnet appartenant à Glenn. Dans le carnet, il n'y avait que des pages vierges. A l'instar d'un journal intime qu'on aurait acheté sans jamais rien avoir écrit dedans. Will remarqua alors le double rabat de la couverture, et regarda dedans, piqué par la curiosité. Il en sortit une photo de trois personnes. Ils devaient avoir quoi...Seize ou dix-sept ans. A tout casser. Il reconnut Glenn. Ce qui le frappa, c'est qu'un semblant de sourire était apparu sur le visage statique de celui qui allait devenir son père. Il tenait par les épaules une jeune femme rousse, avec des tâches de son sur le nez et d'immenses yeux d'un vert anis. Et elle avait refermé ses bras autour de sa taille. Will était resté à regarder un moment la femme. Puis une porte avait claqué, et Will avait rangé le tout, comme si ce qu'il tenait l'avait brûlé, ou alors, qu'il était pris en flagrant délit d'avoir commis un crime. Il sortit du grenier et oublia la photo. Il avait voulu la retrouver, en toute fin de vacances. Mais il avait eu beau fouiller tous les cartons, Will ne retrouva pas le carnet, ce qui l'avait un brin frustré. Comme si on avait su qu'il avait découvert quelque chose et qu'on voulait en effacer les preuves. Will secoua la tête. Il devenait psychotique, à force, à ce niveau là, ce n'était même plus de la paranoïa. Après tout, il avait sans doute rêvé de cette photo. Bref, il oublia ça dans un coin de sa tête, en se disant qu'il n'était pas à un mystère près, pour peu qu'il y ait eu un mystère. Il avait grimacé, il l'avait chatouillée. Elle se mit à rire. De ce rire argentin qu'il aimait tant. Elle le repoussa, avant de s'écarter légèrement. Will se colla contre elle, refermant ses bras sur elle alors qu'elle lui donna une pichenette sur le nez. Il l'embrassa sur le bout du nez, ses mains posées sur ses hanches, ses doigts caressant doucement sa peau. Il était revenu au dessus d'elle, et elle était sa prisonnière. D'ailleurs, il prit ses poignets, pour les plaquer tous les deux contre l'oreiller, comme si elle mettait les mains en l'air après une arrestation. Il eut un sourire triomphant quand elle lui annonça le report de la leçon. Mais...Argh, non, elle n'avait pas le droit de jouer la carte de la jalousie! Il se renfrogna quand elle lui parla de Michael, et il afficha une moue contrariée. Il se colla un peu plus contre elle, son ventre contre le sien, ses courbes épousant celles de la jeune femme. Il courba légèrement l'échine, avant de murmurer tout près de ses lèvres.


"Pour l'instant, c'est moi qui t'ai eue, ma douce. Tu ne peux plus bouger, si je ne m'abuse. D'accord. A dans deux jours, alors. J'aurai le temps de cogiter sur quelque chose pour me débiner. Et pour le bal...Tu ne diras pas que c'est ton dernier, parce que ça n'est pas le cas. Quand tu m'épouseras, tu seras bien obligée de supporter en ma compagnie les soirées mondaines organisées par ma chère famille, bien que cela ne m'enchante guère d'y assister. Après mûre réflexion...Ca ne me ferait pas de mal d'apprendre, car ça s'avérera utile pour la suite. Et Travolta, c'est le seul que je connais...A part Taglioni, mais ça c'est une autre histoire."

Un nouveau défi...Will n'était pas très enchanté à l'idée de devoir danser, mais il était prêt à relever le défi, quitte à se rendre ridicule au départ. Car le jeune homme était incapable de descendre un escalier sans louper une marche, ou encore d'évoluer quelque part sans trébucher. Alors en effet, ils avaient du pain sur la planche...Et moins d'un mois pour y parvenir. Le slow, ça ne devrait pas être compliqué. La valse risque d'être problématique. Il resta ainsi au dessus d'elle, ses yeux rivés dans ceux de son aimée. Seigneur. Il aimait tant ce regard...Anglais, Gaélique et Français pour lui. Italien et Anglais pour elle...Et couramment parlé en plus. Il l'avait embrassée. Il s'était levé. Elle lui parla de Julliard. Il s'était renfrogné, en disant que ce n'était pas la peine d'y penser, à cause de sa famille. Will s'assit à nouveau, prostré. Il sentit la main de la jeune femme caresser son dos. Le contact de la jeune femme sur sa peau l'apaisa, et il finit pour revenir à côté d'elle. Il l'avait découverte, regardant son corps nu avec amour et dévotion. Son désir d'elle se fit plus fort qu'avant. Il n'avait pas à s'excuser. Elle portait le chapeau alors qu'elle n'était pas entièrement fautive dans l'histoire. Elle hésitait entre Julliard et l'école de médicomagie...Et elle pensait qu'il aurait une place à Julliard. Il aurait certes les moyens de payer les frais de scolarité dans une telle école, et le talent pour y tenir la route, mais il ne pouvait pas. Will soupira lorsqu'elle lui dit que de grands pianistes sont sortis de cette école. Facile à dire. Il aurait pu être l'un d'eux. Seulement...Glenn et Herbert tenaient les rênes de l'entreprise familiale, qui marchait bien. Filer du verre. Un métier rare...Et artistique. Orianne ne travaillait pas. Les autres membres de la famille avaient des métiers haut placés. Brittany avait été pistonnée pour intégrer le secrétariat du département de régulation des créatures magiques ou quelque chose comme ça au Ministère. Et Will, dans tout ça? Dans ses rêves, il était pianiste. Dans l'immédiat, il voulait être Auror. Glenn avait la volonté qu'il intègre le Magenmagot, ayant des prédispositions à la diplomatie et à la plaidoirie. Certes, être juge pour certaines affaires aurait pu être intéressant, assister à un procès également, mais Will ne savait plus vraiment quoi penser. Il regarda Rebecca, et prit son visage entre ses mains, avant de se redresser.

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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Dim 2 Nov - 17:33



"Je ne souffre pas, Rebecca. Pas maintenant, en tout cas. Alors ce n'est pas utile de te tracasser à mon sujet. je vais bien, d'accord? En ce qui concerne l'école...Pour moi ce n'est pas la peine d'y penser. Mais si tu veux y aller, soit. Je ne veux pas que tu renonces à ton rêve à cause de moi. Si c'est de ce que tu as réellement envie, tu as mon entière bénédiction. Quant à ce que je veux faire...J'aimerais bien être Auror. Mais je ne suis pas sûr d'avoir la condition physique pour. Au pire, je pourrai toujours être prof. Je crois que l'enseignement ça me plaîtait. Pourquoi pas aux Etats-Unis. Même si la modernité risque de me faire peur et le manque de culture de certaines américaines aussi, je suis anglophone, donc ça pourrait aller. J'irai sans doute enseigner à l'institut de Salem, dans le Massachussets. C'est pas si loin de Boston ni de New York. Je crois que ça sera mieux pour les enfants d'évoluer dans le monde moldu...Car la société tend à se moderniser de plus en plus et nous faisons figure de ringards avec toutes nos traditions...Je crois que prof de DCFM ou d'Arithmancie me plairait bien, en fait."

Il posa un baiser dans ses cheveux, alors qu'elle l'embrassait sur le torse. Le fin mot de tout ça? Il était bien, réellement. Peut être que dans les prochains jours il sera bien dans ses baskets. Même si la vie n'avait pas été tendre avec lui, au moins, il aura connu le bonheur. Et un endroit où Orianne n'était pas, ça devait ressembler à ça le Paradis! Il lui murmura doucement qu'il la suivra où qu'elle aille. Et ce contre l'avis des siens. Parce que c'était elle qui comptait et c'est pour elle qu'il serait capable de tout plaquer. Il ajouta ensuite que quand on avait un talent ou une prédisposition particulière, ça serait dommage de ne pas en profiter comme il se doit et exploiter son potentiel. Lui, par exemple, préférait largement que le piano reste une passion, un havre de paix, et non quelque chose qui pourrait lui permettre de se faire du fric. Certes, l'art était une mine d'or pour qui sait s'y prendre, mais c'était avant tout une passion. Elle releva la tête. Elle l'embrassa, se collant contre son corps. Il l'attira contre lui, du mieux qu'il put. Il eut à nouveau l'envie de faire un avec elle. mais ça ne serait pas raisonnable. de toute façon, là, maintenant, tout de suite, il était un peu crevé. Il opina discrètement quand elle lui dit qu'elle évitera les sujets qui fâchent. Il caressa sa joue, avant de mumurer un bref "merci". Il sourit, quand la voix de Rebecca s'éleva à nouveau. Il hocha la tête quand elle lui dit que sa mère ne pouvait pas avoir d'autre enfant. Il l'embrassa, avant de murmurer, un sourire aux lèvres.

"Ce qui fait de toi quelqu'un d'unique, de précieux...A protéger à tout prix...D'accord, je prends note. Je saurai m'occuper de toi comme il se doit."

Rien à voir, mais il avait envie de dire ça. Il se laissa embrasser, avant qu'elle ne murmure un "oh". Il fut frustré quand elle embarqua le drap au moment de se lever. Il se coucha sur le côté, la tête appuyée sur son coude, alors qu'il regardait un point fixe dans la pièce. Il sourit lorsqu'elle pensa aux coupes de champagne et à la bouteille entammée. Il fronça les sourcils quand elle ramena son sac à main. Il sourit lorsqu'elle lui rappela qu'il ne voulait pas gâcher le champagne. Elle voulait qu'ils regardent des photos? Il opina de la tête, avant de lui ouvrir les bras, pour qu'elle s'y blottisse. Il les referma sur elle, et posa sa tête contre son épaule, appuyé contre son dos. Il posa un baiser sur son épaule.

"Ma foi, c'est une idée intéressante. J'embarque!"

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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Lun 3 Nov - 14:46

    C'est particulièrement débile de mettre trente-six milles noms pour un enfant. C'est vrai quoi, après tout... Rebecca n'utilise quasiment jamais Esther et Myriam dans sa vie de tous les jours. Les rares fois où elle les a utilisé, c'était pour s'inscrire dans les clubs d'escrime, de danse et à ses cours de violon. Et encore... Elle s'en serait bien passé parce qu'écrire trois fois de suite son nom à rallonge, c'est agaçant. Elle aurait préféré simplement s'appeler Rebecca Stuart. Quoi qu'elle n'était pas à plaindre. Parce que sa mère devait souffrir encore plus qu'elle. Après tout, le nom de Lohelia en entier est, en réalité, Lohelia Isabella (bien qu'elle préfère qu'on l'appelle Lohelia). Et après ? Les trois noms d'usage... Lohelia Isabella Anna-Maria Carolina Di Matteo Stuart... Vous vous plaignez de votre nom ? Y'a pire que vous. Bref, finalement, après mûres reflexions, Rebecca n'avait rien contre son nom. Sauf qu'elle aurait bien aimé avoir un nom italien dedans. Après tout... Elle était moitié-moitié. Des anglo-saxons, elle avait la peau pâle et les yeux bleux. Bon d'accord, sa mère aussi avait les yeux bleux. Mais ses yeux étaient beaucoup plus sombres. C'est de Peter qu'elle tient les yeux... La clareté vient de son père, tout comme la paleur de la peau. Par contre, les cheveux sombrs, ça, elle les tenait de sa mère. Parce que Peter est blond. Blond comme les norvégiens. Mais, dans sa famille, il n'y avait pas, à la connaissance de Rebecca, de nordiques. Les Stuart sont en Angleterre depuis... Longtemps. A croire qu'ils n'ont jamais quitté leur petite île que pour voyager. La seule immigrée dans l'histoire, c'est Lohelia. Elle a quitté l'Italie pour l'Angleterre. Et parfois, elle regrette sincèrement sa décision. L'humidité, la pluie, tout ça... Ca l'énerve parfois. Alors, quand on est un lézard et qu'on cherche le moindre rayon de soleil, la pluie n'est pas notre meilleur ami. Bref... En arrivant en Angleterre, elle a dû faire quelques concessions, notamment celle de laisser son mari éduquer à sa fille la religion chrétienne. Religion aux yeux de laquelle son aimé et elle s'étaient joyeusempent fourvoyés. Après une autre réflexion, Lohelia Isabella n'était plus vierge avant son mariage avec Peter ? Aha ! Rebecca avait une arme pour se défendre si jamais son père apprenait son écart... Même si elle se doutait fortement qu'il ne lui pardonnerait pas. Mais, elle ne regrettait pas ce qu'elle avait fait... Elle avait perdu perdu sa virginité mais pas son honneur. Bref, elle était fière de ce qu'elle avait fait et si son père n'était pas d'accord, il pourrait aller au diable. Au sens figuré du terme. Et puis, sa mère serait ravie. Alors, sur les deux parents, au moins un serait content. Rebecca en sortirait changée de cette expérience. Elle en serait plus sensuelle, plus chaleureuse aussi. Plus proche alors du comportement de sa famille italienne... Dans le genre prompte à coller deux bises sur chaque joue. Tout le contraire des peuples de l'Est, plus froids dans leurs relations. Rebecca, qui n'avait déjà pas beaucoup de limite à l'époque, en aurait beaucoup moins maintenant. Et ce n'était pas pour la déranger.

    Physiquement, Rebecca s'est toujours trouvée plus ou moins passable. Petite, ses longs cheveux noirs lui donnaient du fil à retordre. Trop longs, ils étaient souvent emmêlés. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle les attachait tout le temps. Elle faisait un chignon fort bien serré, duquel presque aucune mèche ne dépassait, si ce n'est une ou deux qui encadraient son visage et avec la sempiternelle mèches des petites filles qui cache le front. Jusqu'au jour où il a fallu faire un chagement radical. Et le changement radical se passa. Exit la mèche devant le front. Ses cheveux trop longs ont été coupés jusqu'à arriver au niveau des épaules. Ils ont été dégradés et effilés. Pour avoir moins d'épaisseur. Malheureusement, la nature même de ses cheveux, elle n'a pas pu la changer. Oscillant entre le raide et le bouclé. Mais, il fallait dire que ça l'arrangeait. Elle pouvait plus facilement les modeler. Faire du lisse n'était pas une épreuve pour elle et les boucler était un jeu d'enfant. Mis à part ses cheveux, il n'y avait jamais rien eu qui ne la dérangeait. Elle s'était toujours considérée assez grande pour son âge. Toujours fine, longiligne... Sa torture ? Ses formes de jeune fille... Quand elle voyait les autres filles, elle se trouvait... Plate comme une planche à pain. Sauf qu'il fallait simplement attendre. La Nature avait quand même bien fait les choses. Rebecca avait finalement l'apparence physique de la jeune fille lambda. Ou presque. Parce qu'elle avait toujours cette finesse dû à ses pratiques sportives. Et puis, le Quidditch aidant, elle était devenue légèrement musclée, ce qui ne manquait d'ajouter une note à son charme. Charme qu'elle avait toujours considéré comme passablement nul. Jusqu'à il y a dix jours. Elle n'aurait jamais imaginé qu'un garçon l'aimât en secret. Secret qu'il a tenu pendant six ans. Garçon qui d'ailleurs ne l'avait jamais laissé indifférente. Mais qu'elle avait préféré ignorer. Et puis, elle se mit à penser à leurs enfants. Elle leva son regard vers Wilfried et eut un léger sourire. Le garçon, à qui ressemblerait-il ? A son père ? Il aurait ses yeux verts et le teint pâle. Mais il aurait les cheveux noirs de sa mère. Et la fille ? Un subtil mélange des deux parents. Elle aurait les yeux pers. Un mélange parfait du bleu et du vert. Ou ses yeux à elle. Mais elle serait rousse. De longs cheveux roux, bouclés, sur une peau à la complexion pâle comme celle de Rebecca. Mais, ils étaient encore loin de l'épisode Enfants. Avant de l'atteindre, ils devraient vivre ensemble. Vivre, souffir mais aussi être heureux. Il y a dix jours, elle était terne, sans lumière, sans saveur. Will l'avait récupéré, lui avait redonné l'envie de vivre. Maintenant, c'était à son tour. Exit again le supplicié sur son bûcher. Et les Wellington n'auraient pas intérêt à entacher leur bonheur. Elle y veillerait personnellement. Et quand ils auront leur famille, Rebecca veillera à ce que l'influence des Wellington ne les atteigne pas. Elle serait l'autorité. Quand Will donnera du réconfort, sa chaleur humaine, sa protection, elle sera l'autorité. Non pas forcément un tyran, mais simplement l'autorité. Elle avait peut-être quelque chose sur le déclin. Mais, elle s'arrangerait pour lui redonner de l'éclat. Elle y veillerait... Et ce personnellement.

    Elle avait déjà eu on objet qu'elle a martyrisé. Qu'elle se rappelle... C'était une poupée de chiffon. Oui... Une poupée de chiffon comme dans les années 30. Elle avait appartenu à Elena. La grand-mère, affectueuse, l'avait offerte à Rebecca parce que, dès l'âge de deux ans, elle s'était mise à la lorgner. Et du coup, Elena lui avait donné. Rebecca l'aimait tellement qu'elle allait partout avec. Mais, quand je dis partout, c'est partout. Le train, l'école, le bus, le bain, les cours de danse... Tout, partout, tout le temps. Et la poupée avait commencé à se délabrer. Mais, Rebecca refusait de la voir se détruire. Alors elle avait été cousue, encore et encore. Mais, Lohelia Isabella avait mit un frein à son amour. Oui... Un sacré frein. Parce que sinon, l'objet en question ne serait devenu qu'une couture ambulante. Bien malgré elle, Rebecca avait rongé son frein, pour se calmer. Et la poupée avait trouvé son dernier repos. Dans le grenier, elle reposait désormais sur un meuble, près d'une fenêtre. Dès qu'elle le peut, Rebecca y monte pour la nettoyer, se remémorant alors les nombreux jeux qu'elle avait fait avec. Et puis, depuis la mort d'Elena, la poupée était redescendue et avait prit place, dans la chambre de Rebecca. Parce que c'était l'un des souvenirs qui lui rappelait sa grand-mère désormais décédée. N'est-ce pas un moyen comme un autre de se rappeler les gens qu'on aime ? Quand il l'avait chatouillé, elle avait ri et avait aussi vu, dans son regard, qu'il aimait entendre son rire. Elle plongea son regard dans le sien, cherchant maintenant les nuances de vert. Il y avait toujours des nuances... Il était revenu au-dessus d'elle, lui avait prit les moyens pour les mettre au-dessus de sa tête. Elle avait annoncé le report de la leçon de danse mais elle l'avait vu se renfrogner quand elle parla de Michael. Amusée, elle arqua un sourcil et l'écouta en silence, avant de l'embrasser dans son cou, laissant parfois courir sa langue sur sa peau. Leurs deux corps l'un contre l'autre avaient le don de faire tourner la tête à la jeune femme. Seulement, maintenant, elle avait pied. Ou presque. Elle l'écouta alors avant de rétorque, d'une voix quelque peu malicieuse :


    "Je suis à toi, en effet... Pour l'éternité... Mais... Dis-moi voir... Tu ne serais pas jaloux, par hasard ? Ne t'inquiète pas... Michael est sans danger, il a une petite-amie depuis un moment. Et il n'a jamais été attiré par moi ni moi par lui. Tu devrais peut-être te faire du soucis du côté de Lens... Bien qu'il soit le partenaire de danse de Janet, j'ai vaguement l'impression qu'il me lorgne... Par contre, je ne sais pas si tu me rassures quand au fait que ce bal d'Halloween ne sera pas le dernier. Vu le son de ta voix... Ca à l'air d'être passionnant. J'ai comme qui dirait l'impression que ça à l'air d'être ennuyeux à mourir. T'en fait pas... On souffrira à deux alors... Mais, tu t'amuseras plus en Italie je pense. Les soirées mondaines sont un peu plus conviviale et amusante... Les Italiens ne sont pas pareils que les Anglais... Mais, tu verras ça... Et puis... Filippo Taglioni... C'est de la danse classique, mon chou... Même moi je ne suis pas sûre d'atteindre son niveau..."

    Un mois serait problématique. Mais, elle y arriverait. Ils y arriveraient. Elle était capable de lui apprendre quelque chose. La valse... Ce n'était pas si difficile après tout. C'est sûr que si on apprend cette danse tout de suite au rythme de la musique, sans jamais avoir appris les pas, ça pouvait devenir difficile. Mais, si on apprenait d'abord les pas, sans musique, et qu'après on apprenait le rythme et à mettre les pas sur le rythme, c'était beaucoup plus simple. Du moins, pour Rebecca, c'était comme ça que ça s'était fait. Puis, elle avait parlé de Juilliard. Si elle avait su que ça l'aurait mis dans tout ses états, elle n'en aurait pas parlé. Mais, elle savait maintenant ce qui lui faisait aussi du bien. Sa présence à elle lui faisait du bien. Le contact entre leur deux corps était capable de l'apaiser. Elle ne lésinerait pas sur ce moyen pour le calmer, lui donner le réconfort dont il a besoin. Elle était persuadée que la palce de Wilfried à Juilliard était entière. Il saurait y être bien intégrée. Mais elle comprit aussi son désir de ne pas vouloir en faire un métier. Parfois, quand les rêves étaient brisés, il était difficile de les recoller et de vouloir les revivre. Rebecca le comprenait et ne le forcerait pas. Elle n'en avait, après tout, pas le droit. Elle ne ferait pas comme les Wellington : elle ne forgerait pas Will à son image. Après tout, quoi qu'il choisisse d'être, elle l'aimerait. Elle serait toujours prêt de lui. Tout le temps, quoi qu'il devienne. Sauf... Et cette éventualité lui saura aux yeux. Elle n'y avait pas pensé mais il n'y avait qu'une seule condition qui briserait leur couple. Bien qu'elle le croit incapable de sombrer vers la Magie Noire, elle ne supporterait pas d'avoir un amant - et peut-être plus tard par extension - un époux Mangemort. Ce serait la seule et unique condition qui briserait leur couple. Rebecca suffoquait déjà, tout comme Fanny et Evangeline, dans un monde pourris, qui ne leur plaisait plus, qui ne les attirait plus. C'était peut-être aussi pour ça que Rebecca préférait le monde des moldus. Certes, il avait aussi ces défauts, mais pas aussi énorme que celui qui gangrénait le monde sorcier. Will prit son visage entre ses mains et se redressa. Elle ne pouvait pas détacher son regard du sien. Elle portait le chapeau parce qu'elle se sentait coupable. Mais, il se chargea de la déculpabiliser. Et elle l'écouta. Elle se redressa pour se mettre en appui sur les coudes et annonça :

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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Lun 3 Nov - 14:54

    [HJ : Désolée... J'me suis un peu lâchée là U__u]

    "Ne te fâches pas, d'accord ? Tu me dis que ce n'est pas la peine que je me tracasse à ton sujet. Mais, à chaque fois que je dis quelque chose, tu te renfermes. Tu as des blessures qui me sont encore inconnues. Un jour viendra où je devrais percer tous les abcès. Je n'ai pas tous les éléments en main pour comprendre pourquoi certaines de mes paroles peuvent te faire du mal. Tu sais... Ma vie a sûrement été plus heureuse que la tienne. Il y a certains sujets qui te feront du mal alors qu'à mes yeux, il n'en sera rien. Je veux bien te croire quand tu dis que tu ne souffres pas maintenant, là tout de suite... Mais plus tard... Je voudrais que tu vives de tes rêves. Si tu veux devenir Auror mais que tu as peur que ta condition physique t'en empêcher, on pourrait travailler dessus. Si jamais c'est ta maladie qui te freine, ma mère sera sûrement apte à t'aider. Et puis, je serais là pour te soutenir. Si je vis de mon rêve, je veux que tu vive des tiens. Et pas que tu te trouves de voies par procuration pour te conformer à l'image que ta famille se fait de toi. Ce n'est pas vivre, Will. Et si la modernité te fait peur, on peut toujours vivre dans le monde sorcier. Les enfants iraient dans les écoles moldus, eux réussiront à s'intégrer, même s'ils sont dans le monde sorcier. Et puis, on trouvera bien un endroit où vivre où je ne serais ni trop loin de Juilliard ni toi trop loin de là où tu travailleras."

    Seigneur... Dire que Rebecca n'avait jamais été trop loquace, là, elle se dépassait. Depuis qu'elle était avec Will, elle devait avoir, sans doute, rattrapé presque trois ans de silence. Allez, il n'en restait que trois à rattraper... Elle ferma les yeux lorsqu'il déposa un léger baiser dans ses cheveux - qui d'ailleurs commençaiet à partir dans tous les sens. Il irait partout où elle irait, et ce même contre l'avis des siens. Elle ne dit rien mais elle savait que, parfois, l'influence des familles était telle qu'on avait du mal à se séparer d'eux. Même si on les détestait. Même si on ne souhaitait ne plus jamais les revoir. Elle inspira profondément et préféra l'embrasser plutôt que de répondre. De toute façon, ce baiser montrait aussi qu'elle irait partout où il ira. De toute façon, elle ne pourrait pas se séparer de lui ni trop loin, ni trop longtemps. Il l'avait approché de son corps et elle passa ses bras autour de son nuque et de son buste. Elle commençait à sentir la même fatigue physique que lui et donc, son envie de lui devrait attendre. De toute façon, ce ne serait, en effet, pas raisonnable. Puis, elle lui avait dit que sa mère ne pourrait pas avoir d'enfant et eut un léger sourire quand il lui répondit. Malicieusement, elle lui demanda, tout en dessinant sur son torse des formes un peu... caduques, en s'approchant de son oreille :

    "Mmh... Et si jamais il y avait eu un autre Stuart, n'aurais-je pas pu bénéficier de ce statut d'être unique et précieux ? Fais attention à ce que tu dis, mon amour... Tu pourrais avoir des ennuis..."

    Elle le charriait. Bien sûr elle se savait unique à ses yeux. De toute façon, il ne pouvait pas en être autrement. Il aurait sans doute protéger le petit frère ou la petite soeur parce qu'un jour - quand ils se seraient mari et femme - ce serait devenu un beau-frère ou une belle-soeur. Donc, il aurait eu un statut un chouïa plus important. Mais, l'être unique et précieux, ce serait toujours l'Autre. Au regard de Rebecca, maintenant, il n'y avait que Wilfried qui comptait. Enfin, presque... Il y aurait certes toujours les amis mais Will était l'Unique. Elle s'était levé, pour aller chercher son sac et le champagne. Et s'était rallongée au côté de Will. Se laissant prendre dans ses bras sans opposer de résistance. En passant, ell eavait attacher ses cheveux en une queue de cheval , veillant à ce qu'il n'y ait pas de bosses au niveau du crâne. Elle eut un léger sourire quand il l'embrassa sur l'épaule, en disant qu'il embarquait. Elle sortit de son sac un album photo qui avait l'air fin et expliqua que c'était un Sans-Fin. Sa mère l'avait acheté sur le Chemin de Traverse et il pouvait contenir une quantité infinie de photo. C'était un peu le principie du sac sans fond de Mary Poppins. Sauf que là, c'était avec des photos. En cuir, il était finement ouvragé et Rebecca caressa la couverture, un léger sourire aux lèvres. Puis, elle l'ouvrit. Les premières photos qu'il y avait étaient les deux photos de familles faites en Italie. De l'époque où Elena était encore en vie. Ces photos sur lesquelles elle s'était imaginé Will. Elle eut un léger sourire et montra le côté gauche de la photo :

    "C'est ma grand-mère. Elena. Derrière, l'homme qui a les mains sur ses épaules, c'est mon grand-père, Mario. Le patriarche revêche de la famille Di Matteo. J'ai toujours aimé cette photo raté. Le photographe s'en mordait les doigts ! On arrêtait pas de bouger. A côté, ce sont des cousins, des gens que je ne connais pas vraiment parce que je ne vais pas souvent en Italie. Bref..."

    Elle montra alors sa mère et son père. On voyait clairement que Lohelia Isabella, ses longs cheveux noirs tombant en cascades sur ses épaules et faisant un net contraste avec sa robe blanche, était morte de rire alors que Peter, l'homme blond aux yeux bleus, était stressé. Quoi de plus normal quand on était entouré de sorcier. Il tenait cependant sa femme amoureusement dans ses bras. Rebecca eut un léger sourire et continua l'énumération des noms de ces personnes. Des Lisa, Ana, Pedro, Giuseppe et autres noms italiens qui, de toutes façons, sortaient de sa mémoire quand elle ne regardait pas la photo. Puis, elle monta les trois couins (dont elle) un peu à l'écart. Elle avait oublié à quoi ressemblait la robe qu'elle portait. Ni même à quoi ressemblait ses chaussures. La robe blanche qui remontait légèrement, montrant ses longues et fines jambes. Et ses chaussures à talon. Toujours en talon, Rebecca. Toutes les femmes étaient en blancs. Avec des robes différentes. Mais, il y avait trois robes qui avait plus à Rebecca : la sienne, celle de sa mère et Maria. Mais, là n'est pas le sujet. Son sourire s'élargit alors qu'elle disait :

    "Celui qui me tient dans mes bras, c'est Roberto, mon cousin. On s'était ligué contre le photographe... Je ne sais plus pourquoi mais on n'arrêtait pas de bouger. La jeune fille à côté, celle qui rigole, c'est Maria, ma cousine et sa soeur. Ils sont les fils du frère de ma mère, qui n'est pas sur la photo. Leur mère non plus d'ailleurs."

    Chez les Di Matteo, tout le monde savait que Roberto et Maria n'étaient pas vraiment frère et soeur. Ils avaient le même père mais pas la même mère. Et en plus, ils étaient doux deux des enfants illégitimes, hors mariage. Mais, ils avaient été tellement bien accepté, tellement bien intégré que c'était comme si Lorenzo avait eu une épouse et que Roberto et Maria étaient réellement frère et soeur. Rebecca sourit et annonça alors que les Di Matteo/Stuart étaient vraiments unis. Elle remontra alors Elena. La noble dame avait les mêmes yeux bleux que Lohelia Isabella alors que Mario, lui, avait les yeux noirs. Des yeux noirs et des cheveux noirs. Enfin bref... Elle annonça qu'Elena était morte, il y a deux ans, d'une rupture d'anévrisme. En pleine nuit. Elle ne semblait pas avoir souffert. Elle tourna la page et sourit à Will, en lui demandant :

    "Tu veux en voir plus ? Par exemple... Tiens... Mes partenaires de danse ?"

    Comment ça, elle abusait ? Mais non... De toute façon, quelque part, dans les photos, on voyait Michael embrasser sa petite-amie. En fait, il pensait être seule mais Janet et elle avaient voulu le prendre en photo. Pour immortaliser le couple. Michael ne connaissait pas l'existence de cette photo. Encore heureux... Sinon, elles se feraient tuer.

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Wilfried I. E. Wellington
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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Mer 5 Nov - 19:01

[je poste déjà une première partie :p je poste la fin dès que je l'ai finie ^_^]

Contrairement à Rebecca, Will ne jugeait pas son deuxième et son troisième prénom inutiles. Il se servait tout le temps de son identité complète pour signer un devoir ou autres...Sur ses copies, le Serdaigle déclinait toujours son identité en entier. Une fois, un de ses voisins l'avait vu marquer sur l'en-tête de sa copie Wilfried Ilian Eliott Wellington et il est resté l'air perplexe, demandant au Serdaigle T'es vraiment obligé d'écrire ton nom en entier? A Will d'opiner en silence, en disant que c'était comme ça qu'il s'appelait, donc voilà quoi. Ca ne pouvait pas être pire, même si son nom s'acoquinait en théorie du Carrington volontairement omis. Si on cherchait plus loin, il aurait aussi le Ivanova de sa mère. Quoique...Chez Melody, c'était pire. Sa soeur, elle, c'était Melody Anastasia Gloria Heather Wellington-et le nom à dormir debout de son promis. Wilfried avait un nom hébraïque et un nom bulgare. En plus d'avoir un nom germanique...Bah oui, Wilfried ce n'est pas anglais. Et normalement, ça aurait dû être Wilfred ou Wilfrid mais soit le e soit le i ont été rajoutés pour "germaniser" un peu le prénom...Et parce que aussi ça faisait plus classe. Donc, Wilfried signifie Celui qui doit apporter la paix mais c'est aussi en référence au poète anglais Wilfred Owen, qui, à l'instar de Guillaume Apollinaire est parti faire la guerre la fleur au fusil. Pendant que ses camarades se battaient, il écrivait des poèmes. C'était peut être la destinée qui attendait Wifried, qui sait. Aller se battre, la fleur au fusil. Quand on était un pacifiste dans l'âme et quand on était dans un monde où l'on préférait se battre, la vie ne laissait pas trop le choix...L'Histoire était faite de guerres et de conquêtes, et celle qui s'annonçait s'avérait pire...Jusqu'à ce que le monde se gangrène et s'étouffe dans la morosité ambiante. Orianne est française, d'origine. C'est à cause d'elle que Wilfried avait dû apprendre cette langue. Il ne regrettait pas, il pouvait au moins lire les poètes français, et les Jules Verne, mais voilà, quand il s'agissait d'écrire ou de le parler, c'était une autre histoire. Will n'aurait pas aimé vivre ailleurs qu'en Ecosse. Il a toujours connu les Highlands depuis tout petit, et même le Londres Moldu ne l'inspirait pas...Mais...Si un jour il devait partir? Ailleurs, mais loin d'ici? Qu'en adviendrait-il? Il regrettait l'Ecosse, à coup sûr. Il aurait le mal du pays. Mais il s'adapterait, car il adorerait pouvoir voyager et sortir un peu de son vieux manoir. Glenn n'avait rien à dire dans l'histoire. Parce qu'Orianne a préféré prendre les devants et leur apprendre les manières et la rigueur de la famille de laquelle elle était issue. Et rêvait secrètement de faire de Wilfried quelqu'un de moins détestable qu'il ne l'est actuellement. Une personne à son image. Que Will ne voulait pas. A qui la faute? Dans la famille du Serdaigle, on observait au doigt et à l'oeil les dogmes de la religion catholique. Vierges avant le mariage. Fidélité jusqu'à la mort. Si la deuxième condition était respectée, la première par contre était royalement passée à la trappe. Will ne regrettera pas ce moment. Aux yeux de certains, ça aurait pu être précipité, mais c'est un secret qu'il garderait jalousement. On s'en douterait, mais on ne lui ferait pas de réflexion. Will en revanche, aura toujours son côté formel...L'être sensuel et torride, ce sera uniquement Rebecca qui le verra. Même si il n'aura jamais la distance et la passivité de Glenn et la froideur cruelle d'Orianne. C'était déjà ça.

Evidemment. Aux yeux de soi-même, on n'était jamais trop ceci, jamais trop cela. On retrouvait toujours quelque chose à dire et à redire. Will avait beaucoup de chose à redire de son côté. Il était du genre à se trouver plus de défauts que d'atouts. Allons. Ses cheveux? Une tuerie à coiffer. Toujours en désordre, toujours secs, cassants, comme de la paille. Il n'avait pas trop le choix...Soit il avait les cheveux super-courts -et là, il avait été traumatisé par Orianne qui une fois lui avait coupé les cheveux très court, irritée de voir autant de désordre. Soit il devra les porter longs pour essayer de maîtriser un peu tout ça...Quoique. Il n'aimait pas les cheveux longs. Il aimait bien par contre leur désordre actuel. Ce n'était peut être pas au goût de tout le monde, mais bon. Il a toujours été habillé comme un petit garçon sage, chemise blanche, pantalon marron en velours avec des bretelles, chandail par dessus, chaussures noires et bien cirées. Depuis son entrée à Poudlard, il mettait des jeans et des polos. Il gardait certes les chemises, mais il mettait un peu ce qu'il voulait. Et non seulement il était roux, habillé comme un gosse de riches, mais en plus il était menu et petit...Utile pour se faufiler un peu partout. Seulement, il avait maintenant grandi, et dépassait la plupart des étudiants d'une bonne tête. Il faisait une demi-tête de plus que Von Einhauer, qui était certes mieux portant mais plus trapu, peut être. Will avait regardé Rebecca, tout ce temps. Elle avait beaucoup changé, la petite. Il avait connu la petite fille, l'adolescente, et la jeune femme. Avec tous les changements que cela impliquait Maintenant, il y avait la Rebecca adulte, celle qu'il connaissait depuis peu. Une jeune femme au corps tendre et sensuel, qui saura l'inspirer pour les caresses, à l'avenir. Charme qui certes pour elle paraissait nul, mais qui faisait effet sur le jeune homme qu'était Wilfried. Si elle ne doutait pas qu'il l'aimât en secret, Will, lui, savait qu'elle aurait son coeur à tout jamais. Bien sûr, au départ, il n'avait pas trop su ce que c'était, et il se contentait juste d'entendre son coeur battre la chamade à chaque fois qu'il s'approchait d'elle. Jusqu'à la troisième année...Où il sortit un peu de son utopie et quand il avait commencé à être témoin de certaines scènes du quotidien...Ces gens qui étaient en couple, par exemple. Les plus grands...Il avait donc le béguin pour elle, jusqu'à ce qu'elle commence à l'inspirer pour sa musique, en fin de quatrième année. Là, elle commença à faire partie de lui. Jusqu'à ce qu'il commence à la désirer, à ce que l'amour purement platonique commence à ne s'assortir d'un certain désir physique. Désir qui s'exacerba quand ses lèvres rencontrèrent celles de la jeune femme pour la première fois. Désir qui se concrétisa pas plus tard que tout à l'heure, quand ils firent l'amour. Désir qui s'ajouta à celui de faire sa vie avec elle. Désir qui les poursuivra jusqu'à la mort au moins.

Son rire? Il adhérait, à coup sûr. Il aimerait tant pouvoir la faire rire, comme certains de ces gars qui amusaient la galerie dès qu'ils ouvraient la bouche. Seulement, Wilfried Wellington n'avait pas d'humour, ou si peu...Un humour plutôt grinçant et cynique pas toujours compris. Il lui emprisonna les poignets au dessus de sa tête, revenant au dessus d'elle. Le frôlement, même léger, de leurs peaux avait don d'éveiller son désir d'elle. Il se laissa embrasser dans le cou, soupirant de désir lorsqu'il sentit la langue de la jeune femme courir contre sa peau. Ils étaient calmes, pour l'instant...Rien à voir avec ce qui les a pris tout à l'heure, ce désir violent et ravageur, qui leur avait fait, petit à petit, ôter leurs vêtements et s'unir l'un à l'autre, concrétisant l'amour qui les unissait déjà. Il l'écouta. Oui, pour l'éternité. Jaloux? Lui? Naaan, il n'oserait pas. Il afficha un sourire innocent, en gardant le silence. Franchement, ce genre de question n'avait pas besoin d'être posée, elle avait sa réponse depuis un moment...Depuis qu'il l'avait vue reluquer ce Johnson l'autre fois. Il ne savait pas trop ce qu'était la jalousie avant, mais là, il avait su. Ce complexe d'infériorité mêlé à la peur de la perdre à cause de son côté trop fade, trop lisse, ce vernis qui peinait à partir et dont elle se lasserait bien vite...Il pouvait la perdre. A cause de sa médiocrité, voire de sa nullité. Il y avait tellement de personnes intéressantes dans ce monde. Alors pourquoi lui? Visiblement, Michael et elle étaient proches. Normal, c'est son partenaire de danse. Il avait beau avoir une petite-amie, il n'en était pas pour autant exclu de son..Son quoi? Bref, qu'il danse avec elle soit une chose. Qu'elle dise qu'il n'y a pas d'attirance entre eux en est une autre. Mais il doit bien la toucher, non? Même si c'est pas pareil, il sait qu'il ne pourra pas voir sa petite-amie dans les bras d'un autre que lui. Il se renfrogna davantage lorsqu'elle lui parla de Lens. Celui-là...Il referma ses bras autour d'elle, l'attirant davantage contre lui, du moins, autant que la barrière qu'était leur corps le permettait. Quant au bal d'Halloween...L'Italie? Il afficha un sourire, et, quand elle eut fini de parler, il posa ses lèvres contre les siennes, lui offrant un baiser très tendre, sans approfondir, juste pour l'embêter. Il murmura alors à son oreille, d'humeur légère, en la mordillant au passage.


"Alors tu m'en vois ravi. Et puis...Je suis désolé, pour la jalousie, c'est plus fort que moi. Et même si Michael est sans danger...Mouais, n'empêche que. Il a beau avoir une petite amie, il doit quand même te tenir, te prendre dans ses bras. Et vu comment tes yeux brillent quand tu en parles, il doit être aussi...à ton goût. Enfin, tu dois le trouver bien, non? Et en plus il partage ta passion pour la danse. Je suis maladroit, je ne sais pas danser, je suis roux et une grande perche, en plus d'être maigre comme un clou. Franchement, je ne crois pas pouvoir faire le poids contre lui. Et tant qu'on parle des soirées mondaine...Moui, c'est assez ennuyeux, je trouve, surtout quand toute la population caviar du pays se retrouve dans le petit salon du manoir...Là, tu assistes à Orianne dans toute sa...superbe. Limite hystérique. Déjà qu'en temps normal, elle n'est pas très agréable, mais là, c'est...Pire que tout. Maintenant que tu en parles...Il me tarde d'aller en Italie...J'aimerais beaucoup rencontrer les tiens. Ca ne peut pas être pire qu'avec mon père. J'aurais préféré qu'il en eusse été autrement...Mais...Bref. Je..."

Il cligna un moment des yeux, se perdant dans ce qu'il allait dire. L'alarme s'était mise en route dans sa tête, et là, ça disait clairement qu'il s'aventurait sur une pente très glissante. Un de ces sujets sensibles qui faisaient mal lorsqu'ils étaient évoqués. Mais si on devait s'arrêter à tout ce qui fait mal, on ne parlerait plus. ils ne parleraient plus. Tôt ou tard, ils devront aborder ce type de sujets. Mais pas maintenant. Sauf que. Rebecca avait parlé de Julliard. Certes, un nom pareil faisait rêver, tout comme pouvaient faire rêver Harvard ou Dartmouth pour les élèves Moldus particulièrement doués et résidant aux Etats Unis. Il y aurait aussi...L'Université d'Oxford, avec son pôle consacré aux mathématiques. Oxford était un peu plus ancienne que pouvaient l'être New-York ou autres, mais c'était mieux que rien. Bref, l'avenir proche restait une équation irrésolue. Elle considérait peut être qu'il avait suffisamment de talent pour intégrer Julliard, mais...Non, il ne pouvait pas. Il ne jouera que pour son plaisir, que pour passer le temps. Le piano restera à tout jamais un hobby et non un métier. Il jouerait pour des mariages, pour des cérémonies qui l'exigeraient. Mais il ne donnera jamais de concert devant les amateurs de musique classique, et de piano en particulier. Si Michael était le partenaire de danse de Rebecca, il aurait pu devenir le partenaire de Rebecca pour la musique. Elle jouerait du violon lors d'un récital et il l'aurait accompagnée. Elle aurait été dans la lumière, lui resterait caché derrière son instrument. Elle serait le soleil. Il serait la lune. Elle était le feu, il serait la glace. Une dualité, mais qui ne pourra jamais être rompue. Après tout, un mot ne serait rien sans son antonyme. Seulement, c'était dans une autre vie, ça. Elle ne pouvait être que sa muse. Pas une partenaire. Et ils s'éloignerait d'elle si jamais son destin s'annonçait plus noir...Certes, il ne serait pas capable de partir dans l'autre camp, ou alors il irait au combat la fleur au fusil. Au lieu d'envoyer des Doloris ou des Avada Kedavra il écrirait des poèmes. Il ne restera pas auprès d'elle si jamais les choses tournaient mal pour lui. Il voulait éviter l'image qu'il avait eue en rêve et qui l'avait passablement traumatisé. Certes, elle sera toujours son âme soeur, ça, on ne pourra pas leur enlever, mais pour le bien de l'autre, ils devront sûrement s'éloigner. Il ne le supporterait pas, cependant. Il en mourrait. Il ne pourrait pas vivre sans le goût de ses lèvres, la pression de son corps contre le sien, leurs mains qui se joignaient, ses sourires, son rire, ses baisers, son toucher. Tout ce qui faisait qu'aujourd'hui il était heureux, il ne l'aurait plus. Alors à quoi bon? Si il ne pouvait pas vivre heureux, pourquoi continuerait-il a vivre si ce qu'il aimait n'était plus à sa portée? Avait-il le droit d'être égoïste? Il la regarda se redresser légèrement. Il referma un peu plus ses bras autour d'elle, caressant doucement son dos. Avant de murmurer, la voix légèrement rauque.

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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Mer 5 Nov - 20:07

[the end]

"Non, je ne me fâche pas, promis. Sauf que là...J'ai le droit de faire une entorse à ma promesse, dis? Je...Je t'assure que je vais bien. C'est juste que...Je ne suis pas habituée à euh, tu vois...Je me sens un peu bizarre depuis dix jours. Changé. Tu vois, du jour au lendemain, je me retrouve avec quelqu'un alors que j'ai toujours été seul. J'ai toujours vécu avec moi même, protégé comme je pouvais en essayant de ne pas souffrir...Comme si j'avais été sous anhéstésiant pendant un certain temps...Et puis...Tu es là. Les effets commencent lentement à se disspier, me ramenant à la réalité, surtout que maintenant je dépends de quelqu'un d'autre..;Non, c'est minable comme comparaison. Surtout que...Tu agis plutôt comme un baume...Un anti-douleur. Je vois plutôt les choses...Comme si j'étais un drogué. Je plane, puis inévitablement, je suis en période de descente...La déprime, le mal qui revient. J'avoue, d'habitude je suis davantage métaphorique, mais là je sèche un peu...J'aimerais pas que tu prennes mal ce que je suis en train de te dire mais...Laisse moi un peu de temps, d'accord? Je continuerai à te raconter quelques petites choses à mon propos comme j'ai pu faire tout à l'heure ou au début...Néanmoins, je ne déballerai pas tout aujourd'hui, car cela foutrait tout en l'air, et ça serait dommage, surtout qu'apparemment je suis doué pour tout gâcher. Tu agis sûrement pour un bien, à essayer de m'aider, mais...Je ne sais pas, j'avoue. Je suis encore face à l'inconnu...Tu sais, j'ai eu une existence plutôt solitaire, ça me trouble tout ce que je vis en ce moment. Je suis heureux, comme jamais, mais en contrepartie...je ne sais pas comment me comporter avec toi, quoi dire ni quoi faire...On a partagé bien plus aujourd'hui, mais...Je crois qu'on a encore beaucoup à apprendre, toi et moi. Vivre de ses rêves? J'ai trop vécu en retrait pour me donner ma chance de vivre mes rêves. J'aimerais profiter de ma vie, surtout qu'un moment j'ai craint qu'elle ne soit courte. Seulement...Je ne peux pas, en tant qu'hértier d'une famille comme la mienne, j'ai des obligations à tenir. Et vivre de mes rêves ne fait pas partie de leurs projets. Je sais, je dois vivre, mais la procuration est le seul moyen que j'ai trouvé pour le moment. J'ai rêvé, je me suis brûlé les ailes. Je ne veux pas réitérer l'expérience pour le moment. Tu vois, j'ai follement envie d'être avec toi, pour toujours, mais j'ignore si ils me laisseront mener la vie que je veux. Moi je veux que tu sois heureuse, quoiqu'il arrive. Avec ou sans moi. Je ne veux pas être une condition à ton bonheur. Je me fiche bien de ce qui peut m'arriver...Désolé, je m'exprime peut être mal...Je n'ai jamais été doué pour exprimer ce que je ressens, ni exprimer quoi que ce soit d'ailleurs. Mais écoute...Des fois on a des désirs qui sont incompatibles avec ce qu'on est, ce qu'on attend de nous. Mais je te promets que j'essaierai de faire un effort, de briser mes chaînes. C'est le moins que je puisse faire. Pour toi. Pour moi. Pour nous. Pour eux quand ils seront là. Mais jure moi que tu ne passeras pas ta vie à m'attendre si je dois t'être ravi."

Sur ses dernières phrases, son débit s'était légèrement accéléré, comme sous le coup d'une émotion qu'il n'arrivait pas à contrôler. Il baissa les yeux, soufflé par le discours qu'il venait de faire. Une tirade digne d'une tragédie...Seulement, dans tout ce qu'il avait pu dire, les trois quarts avaient dû être des âneries...Il baissa la tête ensuite, démuni. Sa blessure se rouvrait. Mais pour qu'il ait une chance de guérir, il faudra la laisser saigner pour de bon, histoire que tout le mal s'en échappe du même coup. Là, la guérison pourra être opérative. Avant...Pas possible. Il aurait mal, mais c'était nécessaire. Pour qu'elle soit plus proche de lui, plus qu'avant. Il désirait cette proximité. Lui appartenir à tout jamais. Seulement, il était prisonnier des siens, et de leurs principes. Et il aurait du mal à s'en séparer. Il caressa doucement le visage de Rebecca, alors qu'elle l'embrassait. Il répondit à son baiser avec force, l'énergie du désespoir quand on se retrouvait dans une impasse comme celle là. Il voudrait tant avoir l'énergie de s'en sortir, de les sortir tous les deux de là, se réveiller en ayant la solution qui lui fait tilt...Mais rien. Ils ne pourraient pas être séparés. A moins de vouloir la mort de l'un ou de l'autre. Si il n'avait pas eu Rebecca, il aurait eu une autre petite-amie. Il aurait supporté la distance, bravement, la retrouvant quand il pourrait et savourant chaque moment passé ensemble. Mais là, c'était impossible. C'est comme un puzzle dont on éparpillerait tous les morceaux. Séparés, ils n'avaient plus aucun sens. Rassemblés, ils reprenaient leur sens, leur éclat, leur signification. Un puzzle auquel il manquait un morceau était pire. Will la maintint un peu plus contre lui, sentant avec délices ses formes se fondre aux siennes. Il laissa ses mains sur ses hanches, doucement, alors qu'elle murmura, doucement, que sa mère ne pouvait plus avoir d'enfant. Will avait répondu qu'elle serait quelqu'un d'unique et...Rah, elle trouva moyen de le contrer. Il soupira lorsqu'elle dessina sur son torse, doucement. Il inspira, avant de répondre, de façon un peu plus intelligible que ce qu'il avait dit avant.

"Rien à faire. Tu aurais quand même été la personne qui compte le plus à mes yeux. Cela ne te sufft-il pas? Avoir des ennuis? J'ai peur...Quel genre d'ennuis pourrais-je avoir, dis moi, tu as réussi à piquer ma curiosité"

Elle le charriait, et lui marchait en plein dedans. A ce niveau là, ce n'était plus marcher, ni même courir, mais plutôt voler. Il fit sa moue craquante. C'était son arme plus si secrète que ça, mais elle succombait presque à chaque fois. De toute façon, elle disait vrai. Si il y avait eu un petit frère ou une petite soeur, il les aurait protégés eux aussi. Ils seraient sa famille. Et elle était encore dans le vrai quand elle disait que seul l'Autre comptait désormais. Ils tournaient l'un autour de l'autre, soumis à une attraction, un peu à l'image d'une planète et un satellite. Ils seraient un de ces systèmes doubles, à l'image de Pluton et Charon...Un duo étonnant. Pluton, petite et glacée, Charon, à peine plus grand que Pluton, encore plus glacée. Mais toujours alignés l'un par rapport à l'autre, décrivant un révolution elliptique pesque parfaite. Si rien ne pouvait perturber la révolution d'une planète, dans un couple, cependant, il pouvait y avoir quelques clivages déréglant la mécanique bien réglée. Il fit la moue lorsqu'il vit qu'elle s'était attaché les cheveux. Il préférait lorsqu'elle les avait détachés. Il sourit lorsqu'elle lui annonça que c'était un Sans-Fin. Astucieux quand on avait plein de souvenirs. Le cadeau qui lui ferait plaisir serait sans doute une Pensine. Il s'arrangerait pour mettre tous ses souvenirs dedans, afin de les examiner à loisir. Ca serait sûrement plus pratique pour lui montrer plutôt que de lui raconter. A se faire offrir, donc. Il lorgna l'ouvrage, intéressé par les possibilités qu'offrait cet album-photos. Peut être que dans quelques années, il le reverrait, mais pour d'autres occasions...Quand ils regarderaient les photos de leur mariage, ou encore, quand ils reverront avec plaisir les anniversaires des enfants et tous ces évènements qui feraient l'histoire de leur famille. Il plongea avec plaisir dans le passé de sa compagne, et examina attentivement les deux portraits de groupe. Il observa le visage d'Elena. Il pensa instantanément à Martha, qu'il n'avait jamais connue. Elle était peut être la seule du clan Wellington à être chaleureuse, et aimante. Il ne l'avait jamais connue, mais il avait vu des photos d'elle. Son visage ridé était bienveillant, et il commença à imaginer la matriarche s'affairer dans la cuisine. Elle serait en train de préparer une pâte à cookies, sachant que son petit-fils adorait ça. Le gamin serait en train d'en manger, tous juste sortis du four, alors que d'autre seraient en train de cuire. Martha lui aurait sans doute raconté des histoires ou aurait collaboré quand il imaginait les siennes. Ca serait elle qu'il déliverait du dragon, à défaut d'Helena. Il se figea en reconnaissant Lohelia. Il ignorait que la chef de service à Ste Mangouste fusse sa mère...Pour lui, Lohelia était reliée à l'hôpital, endroit qu'il n'aimait pas. Même si il n'a jamais vraiment eu affaire à elle. Il vit en Peter les yeux de Rebecca, ceux dans lesquels il aimait tant se plonger. Il sourit alors qu'il la prenait dans ses bras. Un couple amoureux, bien que les deux pôles étaient différents...Elle et lui, en fait. Il s'imagina dans plusieurs années. Entouré de la grande famille Stuart- Wellington- Di-Matteo. Il y aura quoi...Une centaine de personnes? Mais Will tiendrait Rebecca dans ses bras. Il ne serait pas tendu comme Peter, mais il sourierait. Qui sait, il sera peut être pris en flagrant délit d'être en train d'embrasser sa femme...Car elle sera sa femme à ce moment là. Alors, il sut ce qu'il désirait. Ces famille, leur réunion. C'était le final qu'il voulait avoir, aussi différents que fussent Orianne et Glenn, puis Lohelia et Peter. Melody, Petipa ou Roberto. Parce que c'était Obligé que Petipa soit sur le cliché. Ils étaient sa famille, désormais. Quels qu'ils soient. A différents degrés, il s'était attachés à eux. Même si il détestait Orianne, la marâtre faisait partie de lui. De même qu'il faisait partie d'elle. Il embrassa sa compagne dans le cou, avant de murmurer, légèrement amusé.

"Je crois qu'une fois nos familles réunies, il n'y aura pas assez d'une photo pour pouvoir mettre tout le monde...On sera tellement nombreux..."

Il avait dit ça pour lui même plus que pour elle, mais bon. Il continua à examiner le portrait de famille, un famille heureuse et unie. Pas comme la sienne...Par comparaison, les Stuart/Di Matteo seraient le noyau d'un atome, protons, neutrons et nucléons se confondant tous ensemble, alors que les Wellington entre eux se faisaient l'effet d'électrons qui gravitaient autour d'un même noyau, le patriarche de la famille, Herbert. Les belles images qu'il avait en tête s'évanouirent quand Rebecca lui annonça qu'Elena était morte il y a deux ans de cela. Il se mordilla la lèvre inférieure, prêt à lui murmurer ses condoléances, comme la coutume l'exigeait, mais il se renfrogna lorsqu'elle lui parla de ses partenaires de danse. Il la regarda, avant de murmurer près de son oreille ce qu'il voulait finalement dire:

" Mes condoléances. *silence* Tes partenaires? Hum, si tu veux. J'aurai peut être encore plus de raisons de me lamenter après avoir vu Michael."

Bon, là, il abusait un peu, en se montrant un brin capricieux. Mais c'était de bonne guerre. Il fallait affronter le mal par le mal, non?"



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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Ven 7 Nov - 10:55

    Vous ne savez toujours pas comment rattraper une journée gâchée, hein ? Parfois, il suffisait simplement de se laisser porter par les évènements, en faisant abstraction des mauvais moments, des ondes néfastes qui pouvaient gangréner la vie des hommes. Et maintenant, on pouvait dire que leur journée avait été admirablement bien sauvée. Beaucoup d'élèves savaient désormais qu'ils étaient ensemble. Ils jaseraient sûrement sur la durée de vie de leur couple. Un mois ? Huit ? Un an ? Bon nombre d'entre eux penseraient sûrement qu'ils ne tiendraient pas deux ans. Libre à eux de croire ce qu'ils voulaient, Rebecca espérait - savait ! - qu'il n'en était rien. Elle voulait porter les enfants de Wilfried Ilian Eliott Wellington et pas d'un autre. Elle voulait le nom de famille du jeune homme collé aux siens. Et pas celui d'un autre. Elle serait sa femme, son amante, son amie... Sa famille en bref ! A lui... Elle n'appartiendrait qu'à lui, désormais. Et ce pour toujours. Son identité changerait alors. Mais, ça ne le gênerait pas. Il y aurait juste plus de lettres à écrire sur les papiers officiels. Il n'y en aurait plus vingt-cinq mais trente-cinq, si elle comptait bien. Pour Wilfried, à l'heure actuelle, avait combien de lettres ? Elle se mit à compter mentalement, faisant bouger ses doigts à chaque sur lettre sur le bras du jeune homme et elle obtenait ainsi... Vingt-neuf lettres. Aha ! Ainsi, il la battait... Mais, plus pour longtemps *smile* Vingt-neuf lettres à écrire sur chaque devoir... Nierf... Elle se contentait des treizes lettres de Rebecca Stuart. Arf... Treize lettres... Un chiffre maudit pour certains... Mais, pour Rebecca, ça n'avait pas l'air de lui avoir porté préjudice. Du moins, pas pour le moment. Son père l'avait élevé dans la croyance, pas la superstition des grand-mères. Elle croyait en Dieu et pasn au possible malheur que pourrait lui apporter un miroir brisé.

    Peter lui avait inculqué les valeurs du dogme catholique. Bien que certains étaient joyeusement passés à la trappe. Comme la virginité avant le mariage, par exemple, ou le "tu ne convoiteras point" et tout le toutim. Oh... Rebecca était loin, très loin de l'idée que l'on se faisait de la femme parfaite. Elle avait mentit, convoité, volé... Oui oui, vous avez bien lu... Volé. Elle avait volé le bien le plus précieux qui existe au monde, à ses yeux... Un bien qu'elle ne rendrait même pas le jour de sa mort : le coeur de Will. Elle l'avait peut-être ravi à une autre, qui sait... Mais, elle ne le rendrait pas... Sauf si, de lui-même, il venait à s'effriter entre ses mains. Bref, que l'amour ne s'en aille de lui-même, comme les hirondelles fuyant l'hiver. Cela ferait tellement de mal à Rebecca. Mais, elle ne pourrait pas lui en vouloir. Si Wilfried voulait s'en aller, un jour, eh bien... Elle le laisserait partir. Se brisant du même coup. Mais, la vie avait ses aléas et on ne pouvait pas lutter contre l'Inéluctable. Mais, elle ne baisserait pas les bras, elle se battrait au maximum pour le garder. Peut-être qu'elle ne se faisait que des films, des idées... Qu'elle se faisait peur pour rien... Elle plongea son regard dans celui de Wilfried. Le bleu et le pers, ça ne faisait pas du pers, par hasard ? Mais, l'anis de Wilfried lui rappelait sans cesse certains endroit de la mer, qu'elle pouvait voir de l'avion quand celui-ci amorçait sa descente vers l'aéroport de Palerme. Ben quoi ? Peter avait fait l'effort - surhumain - de prendre une fois le portoloin et en avait été franchement une mauvaise expérience pour le Moldu. Alors, ils prenaient l'avion, pour aller en Sicile. Et Rebecca préférait de loin l'avion. Voyage long durant lequel elle s'enfermait dans un autre monde, écoutant de la musique, revoyant dans sa tête certains souvenirs. Maintenant, il y aurait ceux qu'elle partageait avec Wilfried. Tiens, ce serait marrant de le voir prendre l'avion... S'il n'avait jamais prit l'avion, bien sûr... Et dans l'avion, pour sûr qu'elle ne resterait pas muettre. Tout se ferait à voix basse, en douceur, un contact subtil entre leur deux corps, leurs doigts entremêlés, sa tête sur son épaule, un ou deux doigts courant sur son torse parfait. Et ils discuteraient, de choses et d'autres, passant du coq à l'âne, riant doucement quand l'un ou l'autre dirait une bêtise, exprès pour entendre le rire de l'autre ou parce qu'il n'aurait pas fait attention à ce qu'il aurait dit. ils auraient l'air d'un couple de "petit jeune". Ils étaient jeunes, certes, mais ils étaient plus matures qu'ils ne devraient l'être à dix-huit ans. Ils s'aimaient comme des adultes, mais ça... Vous le saviez, non ?

    Son rire à lui ? Elle l'aimait. Elle aimait l'entendre... Il y avait ce ténor qui l'enivrait quand il parlait et qu'elle retrouvait dans son rire. Mais, même avec elle, Wilfried riait peu. Un être qui souffrait, qui avait souffert, riait peu. Certes, il souria,t mais ce n'était pas pareil. Un rire exprimait souvent la joie. O.K... Il riait parfois... Mais tellement peu. Elle avait assisté à l'évolution du jeune homme. Ce petit garçon trop parfait, toujours trop bien habillé, petit et fluet... Qui était devenu un adolescent plus grand qu'elle, une perche... Avant d'être l'homme qu'elle aimait, dans les bras duquel elle se trouvait actuellement. L'homme avec lequelle elle voulait passer le moindre instant de sa vie. Elle avait changé... Déjà au niveau vestimentaire. Quoi... Elle était passée de la petite poupée sage, avec les longues robes et chemise en-dessous à quelque chose de plus tendance en quatrième année. C'est durant sa cinquième/sixième année qu'elle avait adopté son style emo-gothique. Bien qu'elle gardait un côté plus in à d'autres moments. Elle doutait de son charme et pourtant, elle avait séduit Will. Elle était capable d'éveiller en lui de puissantes émotions, comme le désir ravageur qui les avait conduit jusqu'à leur union, il y a quelques instants. Ou comme ce soupir de désir que le jeune homme avait poussé, quand elle avait passé sa langue sur sa peau. Si elle était capable de le rendre ainsi, il en était de même pour le jeune homme. Il savait se faire désirer, il savait la rendre frébrile, folle de désir. Et il était jaloux. Ah la jalousie... Un sentiment qui pouvait faire de sacré ravage dans un couple. Qui pouvait le détruire... S'il n'y avait pas de confiance au sein du couple. Mais, ils se faisaient confiance, il n'y aurait pas de risques. Du moins, elle l'espérait. Là, il l'embrassa, avec tendresse, sans approfondir, la frustrant alors. Avant qu'il ne s'écarte, elle plaqua avec force ses lèvres contre les siennes, lui donnant un long baiser, fougueux, amoureux... Plein de désir. Puis, elle l'écouta, en silence, promenant ses doigts sur son torse.


    "Bien entendu que Michael me prend dans ses bras, qu'il me tiens. Si mes yeux brillent, c'est parce que je l'admire. Il partage en effet ma passion pour la danse. Je l'admire parce qu'il est doué. Il fait ce qu'il aime avec passion mais Will... Ce n'est pas lui que j'aime. C'est toi. Ce n'est pas à lui que j'ai donné mon corps. C'est à toi. C'est toi que je désir. Ce sont tes enfants que je veux porter... Michael, Lens... Ils ne seront jamais que des amis. Tu auras beau être roux, blond, chauve, punk... Je t'aime ! Tu ne danses peut-être pas, mais ce ne sera pas ça qui changera quoi que ce soit... Quand aux soirées mondaines... Nous supporterons ta mère à deux. Quand à l'Italie... On en reparlera en fin d'année... Je n'y suis pas allé l'année dernière alors il y a de fortes chances pour qu'on y aille cette année... Mais avant... Il faudra que tu rencontres mes parents."

    La bonne blague tiens... En tout cas, elle avait bien vu que Will s'était braqué alors qu'il allait dire quelque chose. Mais, s'il y avait bien une chose que Rebecca ne ferait pas, c'est qu'elle ne le forcerait pas. Ou presque pas. Elle avait bien vu les dégâts que faisait le sujet Famille Wellington sur le jeune homme. Et elle n'avait pas trop envie de réitérer l'expérience. Surtout que leur journée semblait avoir été remise à flot avec succès. Même en sachant qu'ils devraient en parler sinon, ils allaient s'enferrer dans un mutisme ou dans des discussions banales. Et ce ne serait pas forcément bon. Rebecca voulait intégrer soit Juilliard soit l'Ecole de Formation en Médicomagie. Bien que Juilliard devienne à présent son premier choix. Mais, il y avait tant d'examens à passer et Rebecca n'était pas sûre de pouvoir tous les réussir : musique, théâtre, chant, danse. Bon, pour le chant et la danse, ça ira. Mais, il faudrait alors qu'elle se mette sérieusement au théâtre et apprendre des morceaux de violon d'un autre niveau que le sien. C'est-à-dire, le bosser deux fois plus qu'elle ne le bosse actuellement. Si Will ne pouvait pas rentrer à Juilliard à cause des obligations de sa famille, Rebecca, elle, y entrerait. Et sa famille ne s'y opposerait pas. Même si Lohelia Isabella avait refusé d'être l'Héritière de Mario, demandant à ce que ce soit directement sa fille, car ce serait elle qui en aurait le plus besoin. Mais même avec ça, personne - ni chez les Stuart, ni chez les Di Matteo - n'empêcherait Rebecca de faire ce qu'elle voulait. Et c'était peut-être là une différence majeur entre les Di Matteo et les Wellington. Et peut-être aussi l'une des raisons pour laquelle Lohelia n'aimait pas la famille de Will. Outre le fait que, bien entendu, ils soient partisans du Mage Noir... Chose que Rebecca ne savait pas ! Et elle ne savait pas non plus que Wilfried avait pour sombre avenir de devenir Mangemort. Ah ! Elle le saurait, tôt ou tard ! Mais s'il devenait Mangemort, elle en souffrirait, indéniablement. Elle dont la mère faisait partie de l'Ordre (du moins ce qu'il en restait), elle qui avait envie de changer les choses - tant à Poudlard qu'ailleurs - en faisant de son mieux. Si elle devait se battre contre son petit-ami (ou son époux) elle en serait incapable et préfèrerait s'éloigner, disparaître de la circulation (sans pour autant mourir) plutôt que d'avoir à faire quelque chose dont elle n'avait pas envie. C'était peut-être aussi une des raisons pour laquelle Rebecca souhaitait quitter le monde des sorciers. Allez savoir. Elle s'était redressée légèrement et les bras du jeune homme la serrèrent, lui procurant un indicible plaisir en sentant leur peaux se frôler, se toucher. Elle eut un petit sourire et avait alors parlé. Elle ne s'était pas attendu au discours que le jeune homme lui annonça ensuite, mais l'écouta avec une extrême attention.

    "Tu auras le droit de faire toutes les entorses à tes promesses que tu veux, à partir du moment que je sais ce qui te tourmentes, ce qui te blesse... Tu sais, on agit par miroir, si tu souffres, je souffres aussi. Tu m'assures que tu vas bien, je te crois. Ce que l'on vit en ce moment ne me destabilise pas... Mais je ne veux pas non plus que tu perdes pied à cause de moi. Tu veux que je sois heureuse, soit... Mais, Will... Tu es une condition à mon bonheur maintenant. Si tu n'es pas là, qu'est-ce que je deviens ? C'est comme une fleur privée d'eau, elle se fâne. Depuis qu'on est ensemble, s'il y a une chose que j'ai bien compris, c'est que moi sans toi, je ne suis plus rien. Si je dois vivre sans toi alors autant ne pas vivre, car ce sera le cas. La condition sinequenone à ma vie, c'est toi maintenant. Ta famille ne te laisse pas vivre de tes rêves parce que tu en es l'Héritier ? Mon grand-père est vieux, il sait qu'il va mourir. Quand ? On ne sait pas... Mais il ne tiendra plus vingt ans comme ça. Alors il a rédigé son testament. Même si ma mère - à défaut de mon oncle disparu - aurait du hériter de tout, c'est moi qui ait été choisie. Est-ce pour autant qu'ils me bloquent ? Si mon grand-père agissait comme au début de son mariage avec ma grand-mère, il m'aurait d'ores et déjà forcée à tout plaquer, maintenant, et aurait transférée mon dossier scolaire dans une école de sorcellerie sorcière. Mais pas maintenant... Je crois que... Il y a une différence fondamentale entre les tiens et les miens. C'est que les miens ne forcent pas leurs héritiers à endosser un rôle qui ne leur ira pas. Oui, j'hériterais de tout : des domaines en Siciles, des terres agricoles et actuellement cultivées, de leur richesses. J'aurais alors le même statut social que le tiens. Mais, est-ce pour autant qu'ils me forcent à faire des choses dont je n'ai pas envie ? Non... Non parce qu'il y a eut un moment où quelqu'un à dit Stop !. Ce quelqu'un, c'est ma mère elle-même. Elle a été à l'encontre des principes des Sangs-Purs. Au lieu d'épouser un sorcier de sang-pur, elle a épousé un moldu et a eu un enfant, une Sang-Mêlée avec ce moldu. Imagine toi le tolée que ça à fait ! Mais, ils ont compris qu'ils n'avaient pas le droit de contrôler les autres. Si je te dis ça, c'est pour t'encourager. J'imagine bien que l'emprise de ta famille sur toi doit être des plus fortes, tout comme elle l'a été pour ma mère. Mais, tu ne dois pas essayer, tu dois briser tes chaînes. Tu dois être celui qui dit stop !. Parce que je passerais ma vie à t'attendre. Parce que je ne peux pas vivre sans toi ! Tu as compris ça ?

    Tout comme Will, sa voix s'était accelérée, elle s'était faite beaucoup plus rapide. Mais sur le coup de l'indignation, de la colère à cause de l'injustice. Comme l'injustice qui régnait entre les murs du château. Injuste qu'elle voulait combattre durant sa dernière année à Poudlard. Personne ne l'en empêcherait par contre. Il faudrait qu'elle en parle plus sérieusement avec Evangeline - elles en avaient un peu parlé sur le Chemin de Traverse - et avec Fanny. Elle inspira profondément, pour se calmer. Elle avait posé délicatement ses lèvres contre celle du jeune homme et il lui répondit avec la même douleur qu'elle une fois. La force du désespoir. Elle posa une main sur son visage et se rapprocha de lui. Puis, elle interrompit leur baiser, avant de l'embrasser furtivement sur la joue. Elle préférait changer de sujet, il valait mieux. Elle avait donc prit sont album photo et lui avait montré les photos de famille. C'étaient les deux premières de l'album. C'est pour ça qu'elle les montrait. Au pire, elle les aurait montré plus tard. Elle regardait nostalgiquement chaque personne sur la photo, aux visages enjoués, souriant, s'attardant à sur chaque membre de sa famille, se remémorant les souvenirs qui affluaient en masse dans son esprit. Comme la fois où Maria, Roberto et elle avaient eu un coup de speed et avaient sautés du haut de rocher, dans la mer. Ah, ils s'étaient fait sacrément enguirlandé quand les parents surent d'où ils avaient sauté. Mais franchement, ils s'étaient bien amusé. Il y avait aussi la fois où Elena et Mario s'étaient affrontés à un jeu de moldu (le badminton). Même âgés, ils avaient tenus la distance et leurs éclats de rire avaient emplis la vaste propriété de Donnafugata. Oui... Il y avait tant de bons souvenirs. Et le visage ridé mais doux d'Elena lui rappelait beaucoup de chose. Des souvenirs qu'elle n'oublierait jamais. Qui resteraient dans sa mémoire parce qu'ils faisaient partis d'elle mais qui permettait à la vieille dame de vivre encore en elle. Elle inspira profondément et entendit la remarque de Will. Elle eut un léger sourire et annonça :
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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Sam 8 Nov - 0:13

    "Des ennuis ? Tu n'en auras pas puisque tu as su retomber sur tes pieds."

    Et elle regardait toujours la photo, expliquant alors qui était qui. Elle aurait tant aimé présenté Will à Elena. Pour sûr que la vieille dame l'aurait adoré. Et qu'elle lui aurait fait don du piano blanc qu'il y avait dans un des salons de Donnafugata. Piano qui avait appartenu à une arrière-grand-mère particulièrement douée, qui avait fait, contrairement à Will, du piano son métier. Du moins, son deuxième métier, puisqu'elle avait tenu une boutique de sorcellerie quelque part dans le vieux Palerme. Rebecca inspira profondément et, finalement, le souvenir du jour de la photo lui revint complètement. Le matin, Lisa, une cousine présente sur la photo, était venue réveiller les trois inséparables cousins, qui dormaient comme des marmottes pour s'être couché très tard. Comme toujours en fait. N'obtenant aucune réponse, elle était allé tirer l'eau du puit qu'il y avait dans le jardin et leur avait jeté le seau d'eau sur la tête. Pourquoi le puit ? Parce que l'eau y était particulièrement gelée. Ca, pour être, réveillé, ils étaient réveillés. Ils en avaient même voulu à mort à Lisa pour leur avoir fait ça. Finalement, ils s'étaient vengés à poussant Lisa dans la piscine, alors qu'elle avait à peine fini de se coiffer. Preciosa, comme ils prenaient plaisier à la surnommer, avait été particulièrement frustrée de voir sa coiffure et son maquillage partir en fumée en l'espace de quelques secondes. Mais, elle avait compris qu'il ne servait à rien de vouloir leur renvoyer l'ascenceur parce qu'elle s'en mordrait à chaque fois les doigts. Ah oui... Ils étaient particulièrement terrible, les cousins... Mais ils en étaient fiers. Il y avait une chose qui était sûre aussi, c'était que si Will venait en Italie et qu'il rencontrait Maria et Roberto, il verrait aussi une Rebecca particulièrement déchaînée, qui s'amusait à faire les quatre cent coups. Tous plus pire les uns que les autres. Même à dix-huit ans, elle ne dérogerait pas à leur règle : se déchaîner. Puis, elle avait rétorqué, d'un ton léger et amusé :

    "Nous sommes un bon nombre dans la famille... Les Di Matteo sont... Ben une cinquantaine je crois... Et les Stuart sont peut-être aussi nombreux. Mais, ils ne sont pas sur la photo. Je dois les avoir quelque part aussi... Avec ta famille... Oui, on atteint bien la centaine de personne... Bah, on fera comme les photos de classe. Les plus petits devant et les plus grands derrière."

    Elle avait dit qu'Elena était morte, il y a deux ans. Dieu avait rappelé une de ses filles à son côté. Et puis, elle avait bien vécue, la Matriarche. Et ce repos était amplement mérité. Même si en contrepartie, Mario souffrait beaucoup. Mais, il vivait. Parce qu'il pouvait encore vivre. Parce qu'il vivait aussi pour sa famille. Et parce qu'il avait des devoirs envers elle. Des devoirs dont il s'acquittait avec succès, même s'il fermait aussi souvent les yeux. Par exemple... Les écarts de conduite de l'oncle Lorenzo, disparu il y a quelques années de cela. Rebecca ne l'avait jamais connu et franchement, elle n'avait pas trop envie de le connaître. Les rares fois où Lohelia Isabella lui en parlait, c'était avec une voix amère. Comme si elle lui en voulait d'être parti sans rien dire. Alors qu'elle semblait avoir été très proche de son frère. Mais bon... Cette histoire ne concernait pas Rebecca. Du moins, pas directement. Elle avait ensuite parlé de ses partenaires de danse et avait sentit Will se braquer. Aha ! Encore la jalousie, hein ? Mais, elle ne lui en voulait pas. Doucement, elle souffla, après ses condoléances, que ce n'était pas grave. Qu'Elena méritait bien le repos éternel maintenant. Que même si elle lui manquait, elle vivait toujours en elle, à travers les souvenirs. Elle tourna la tête vers Will et déposa un léger baiser sur ses lèvres avant de tourner un bon paquet de pages... Même si l'album-photo semblait avoir toujours le même nombre. Elle poussa un bref soupir et tomba sur une photo de groupe. Elle était assise par terre, entre Janet, une jeune fille aux cheveux blonds cendrés, bouclés, qui semblait grande et toute aussi fine que Rebecca, et Margret, une fille de la même taille que Rebecca. Elle avait de longs cheveux raides, d'une couleur noire faisant des reflets bleutés. Derrière elles, accroupis, il y avait Michael, un jeune homme aux cheveux noirs et aux yeux pers, avec une complexion pâle. Il était grand et bien bâti. A côté de lui, aussi accroupis, et les mains sur les épaules de Margret et de Rebecca. Cheveux blond vénitiens, coupé court, un visage carré. Aussi grand et bien bâti que Michael. Rebecca montra chacune des personnes à chaque fois qu'elle les nommait :

    "On est cinq. Janet n'a pas de partenaire parce qu'elle se spécialise dans le Hip-Hop qu'on dit "au sol". Tu sais, les figures un peu bizarre. J'essaye de faire pareil mais mon équilibre est un peu... Nul en réalité. Là, c'est Lens Caulghy. Sa partenaire de danse, c'est Margret Stevenson... Et celui que tu considère comme un rival - et qui est loin d'en être un - c'est Michael. Mon partenaire."

    Elle tourna la page et montra alors des photos de spectacle de danse, les commentants. Des photos prises sur le mouvement. La préférée de Rebecca, c'était celle où elle passait de part et d'autre de Michael, alors qu'il était penché vers l'avant et qu'elle roulait sur son dos. Il y avait aussi les figures plus acrobatiques de Lens et Margret, qui adoraient faire du rock acrobatique. Elle se tourna à nouveau vers Will et lui décocha un léger sourire. Avant de l'embrasser avec douceur et tendresse. Puis, elle regarda le jeune homme droit dans les yeux et se contenta de dire :

    "Alors ?"

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Wilfried I. E. Wellington
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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Sam 8 Nov - 20:41

(déjà, une première partie, excuse pour les éventuelles incohérences, je suis complètement claquée. Je poste la suite après, je suis juste un peu plus longue que d'ordinaire.)

C'est vrai, la journée est plutôt partie du mauvais pied. Si il n'y avait pas eu ce moment, aujourd'hui aurait dû être relégué dans un placard avec les autres journées maussades, et vite oublié. Ce ne sera pas le cas maintenant. Impossible. Pas avec ce qu'ils ont vécu ensemble. Ils avaient sauvé les meubles, oublié le drame de la vie de Will, pour peu qu'il y ait eu un drame. Maintenant, ils étaient encore plus proches qu'avant. Et ils s'appartenaient en même temps. Ce qui est essentiel. D'autant plus qu'ils étaient officiellement ensemble. Ce qui signifie...Que dans la salle commune, il restera avec elle, la prenant sur ses genoux ou dans ses bras quand ils seront dans un fauteuil. Entre autres. Il y aura également plus de contact entre eux, un baiser laissé dans le cou, leurs lèvres qui se frôlent dans un baiser tendre et amoureux, lui qui la tiendra par les épaules, ou la serrerait carrément dans ses bras...ils étaient ensemble, et ils ne s'en cacheraient plus. Parce qu'il s'en foutait du qu'en dira-t-on. Les rumeurs iraient bon train, mais qu'importait dans le fond, puisque les rumeurs exisistaient depuis leur fameuse soirée dans la tour d'Astronomie. Alors quoi? Qu'est ce que ça pouvait leur foutre, hein, qu'ils étaient ensemble? Il y avait bien ces sangsues qui fleurissaient dans les couloirs, pourquoi eux ne s'afficheraient pas comme un couple jeune, mais certes mature? Car pour sûr qu'ils étaient désormais plus matures. Will en avait fait du progrès, en dix jours. Le soir de leur rencontre, il avait rougi et s'était -lâchement- défilé quand, lors d'un baiser plutôt passionné, et où elle avait noué ses jambes autour de sa taille, lui, avait laissé glisser sa main le long de la cuisse de sa compagne, et quand il s'en est aperçu, il s'était coloré d'un beau rouge brique, et il s'était confondu en excuses. Dix jours plus tard, il y avait en moins les rougissements intempestifs et les blocages dûs à un rapprochement physique trop rapide. Hier encore, il avait du mal avec les boutons de la chemise de sa compagne, il avait aussi du mal à toucher son ventre ou certaines parties de son corps. Aujourd'hui, il était plus assuré dans ses mouvements, plus sensuel aussi. Il avait viré son pull sans vraiment y penser. Il s'était laisser déshabiller -même si là, il avait son caleçon- et ils avaient fait l'amour. Maintenant, ils découvriraient leurs corps sans vraiment y penser, parce que le cap de la première fois avait été franchi. Désormais, ils se désiraient d'autant plus, et il sauraient comment assouvir leur désir. Quitte à vivre dans le péché et à être voué à tout jamais à l'enfer. Après tout, où était le mal? Ils ne se livraient pas à des pratiques hautement réprouvables. Ils s'aimaient. Ils avaient juste trouvé un moyen pour exprimer leurs sentiments. Comme certains pouvaient écrire pour s'exprimer, eux, ils se raconteraient les mystères de leurs corps, ils se créeront un nouveau langage. Parfois, les mots n'étaient pas nécessaires pour pouvoir communiquer. La communication pouvait également se faire par le toucher, ou le regard.

Will, en ce moment, se perdait dans les yeux céruléens de sa compagne. Elle avait un regard tellement fascinant, qu'il pourrait passer des heures à les contempler, essayant de décomposer la palette de couleurs et de nuances qui constituaient ses iris. Elle avait volé son coeur? Et alors? Il était aussi coupable d'un crime, puisqu'il avait à son tour ravi le coeur de celle qu'il aimait depuis presque toujours. Si elle n'était pas là, que ferait-il? Elle était sa vie, sans exagérer. Et leurs liens s'étaient resserrés au cours de leur étreinte, les enchaînant l'un à l'autre, plus forts que jamais. Il ne pourra jamais en aimer une autre. Impossible. Même quand il croyait qu'il n'avait aucune chance, il n'aurait pas pu se tourner vers une autre. Elvyna? On oublie. Certes, elle avait flashé sur lui, mais il avait été aveugle. Il aimait la jeune femme qu'il avait dans les bras, en ce moment. Pas Elvyna. Elle était certes jolie, mais pas son genre. Mais si...Rebecca l'avait rejeté? Si elle avait été avec Caleb, et qu'elle aurait fait sa vie avec? Ca aurait été tant pis pour lui. Il se serait peut être intéressé à Elvyna, même si la jeune fille demeurait du second choix. Il y aura toujours eu ce manque, quelque chose qui faisait qu'il n'était pas complet et qu'Elvyna, malgré l'affection qu'elle aurait pu lui porter, ne pouvait pas combler. Il aurait aimé Elvyna, sûrement, mais pas de la même façon qu'il aimait Rebecca. Il n'y aurait peut être pas eu ce désir presque insoutenable qui se déclenchait dès qu'il la touchait, et il ne se serait sûrement pas uni avec elle au bout de dix jours. Il aurait connu une vie de couple banale, trop calme, qui s'enferrerait bien vite dans la routine et qui aurait fini par les noyer tous les deux. Ils auraient éventuellement fini par se marier, et avoir des enfants. Malgré tout,quelque chose aura manqué au Serdaigle, quelque chose que seule Rebecca pouvait lui donner. Car quand il était avec elle, Will se sentait enfin lui même, entier. Il pouvait se permettre d'espérer, d'être heureux. Là où d'autres n'auraient pas su lui apporter du soutien, Will savait que Rebecca sera là, quoiqu'il arrive. Que si il tombe, elle le relèverait. Et inversement. Mais la mignonne Elvyna n'avait pas éveillé le moindre intérêt en Wilfried. Car il avait eu pendant longtemps les yeux rivés sur celle avec qui il voulait passer sa vie, et avec qui il le fera, bien évidemment. Et ce en dépit des épreuves qu'ils auront à traverser. Ensemble, tout devient possible. Même dans les pires moments. Ils auront aussi de beaux souvenirs ensemble...Une mémoire commune qui avait commencé il y a dix jours, et qui se développerait pendant un long moment encore. Des souvenirs qu'ils garderont jalousement, comme leurs moments intimes, comme celui là, ou encore d'autres qu'ils partageraient avec leur entourage. Will repensa soudainement à un "plan déconne" lancé par Clancy, Doughlas et Franklin. Ils étaient un peu bleus tous les trois, et ils commençaient à raconter des conneries. Surtout tournant autour d'un sujet type...Bref, raconter ce genre d'anecdotes étaient franchement impudique et un peu...Bon, voilà quoi. Ils auront des souvenirs de leur vie commune...Comme...Les voyages. Car Will avait bien envie de sortir de son manoir écossais. Lui qui n'a connu que les Highlands...Bon, il y aura quelques aspects techniques à ne pas négliger, genre...Le transport? L'avion? Même pas la peine d'y penser, avec son vertige. Bon, d'accord, ça ne sera pas si haut que ça, mais se savoir à une telle hauteur lui ôterait tous ses moyens. Il n'en mènerait pas large jusqu'à...un petit moment. Car il sera distrait par sa compagne, qui le mettrait sûrement en boîte à cause de ça. Mais au son de sa voix, il se détendrait, à coup sûr. Il oublierait qu'il est dans un avion. Avec elle, il oubliait toujours ce qu'il y avait autour.

En effet, Will riait peu. Il souriait, certes, mais jamais au point d'en rire, gardant du même coup son flegme. Seulement, quand il était avec Rebecca, il se déridait, et se laissait aller, notamment en ce qui concerne le rire. Des fois encore, il souriait, mais le sourire n'atteignait pas ses prunelles qui restaient de marbre. Beaucoup l'avaient jugé trop sérieux, pour d'autres, il était tout simplement coincé. Il était juste blessé. Blessé par le manque d'amour des siens, par un manque d'amour tout court. Lui qui était tellement invisible aux yeux des autres, voire inexistant. Will qui n'avait connu que la solitude et la douleur. Il ne pleurait plus depuis un moment, tout à l'heure, il avait juste craqué, parce que trop, c'est trop. Will en est venu à dépérir, à déprimer, maudissant presque la vie. En croyant toujours à l'amour, cependant. Et même ça, à un moment, il était prêt à ne plus y croire. Il aurait voulu partir l'été dernier. Il était passé à de nombreuses reprises près de la mort, sans que cette dernière ne veuille de lui. Il vivait. Mais pourquoi? Si cette question est restée irrésolue des années durant, maintenant, l'équation était résolue. Il vivait pour elle, aussi simple que cela puisse paraître. Il avait vécu parce qu'il aurait dû, n'importe comment, la retenir après qu'elle ait subi le rejet de Caleb. Il devait être là pour elle, ce soir là. Comme il devra être là lors des prochaines années. Pour tout. Pour rien. Pour ce qui ferait leur vie de couple. Si avant il ne savait plus pouquoi il vivait, maintenant, il savait. Et cette conviction avait cheminé dans son esprit, pour s'imposer avec une force qui l'étonna lui même. Il la protègera, et fera tout pour la garder. Car désormais, elle était sienne. Comme lui serait sien à tout jamais. Il avait eu raison de continuer à espérer. Il espérait pouvoir être assez fort pour deux, pour la prémunir contre les dangers qui guettaient. Sans hésitation, il donnerait sa vie pour sacrifier la sienne. Mais vous le saviez déjà, non? Mais voilà, il était jaloux. Il lorgnait d'un oeil peu amène ceux qui osaient regarder Rebecca d'un peu trop près, et qui oseraient la toucher qui de plus est. C'était peut être stupide comme raisonnement, mais il savait qu'il ne porterait pas Michael dans son coeur. Car il avait commis pour seul délit d'avoir le privilège de prendre Rebecca dans ses bras et de la tenir. Mouais. Si c'est au nom de l'art, il pouvait peut être se montrer plus tolérant, à ce niveau là. D'habitude, Will était assez ouvert d'esprit, mais là, ça coinçait un peu. Il l'embrassa, avec tendresse, très sagement. Avant qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit d'autre, elle l'avait attiré contre elle et avait plaqué ses lèvres contre celles du Serdaigle, pour l'embrasser avec une force un peu plus inhabituelle, va t-on dire. Déjà, le changement se ressentait dans leur façon de s'embrasser, ô combien plus sensuelle que précédemment. Will se laissa faire, bien qu'au bout d'un moment, il voulut mener le jeu. Joueur, il mordilla doucement sa lèvre inférieure, à plusieurs reprises, alors que d'autres fois, leurs langues se rejoignaient pour mieux s'échapper par la suite. Une sorte de test. Un petit jeu de tentation. Il embrassait sa compagne avec fougue et sensualité, alors qu'il remontait ses mains dans son dos, soulevant du même coup sa chevelure. Il dessina du bout de la langue la bouche de sa compagne, ne se lassant pas de son goût ou de ses courbes. Avant qu'elle ne se mette à parler. Là, il se renfrogna complètement lorsqu'elle fit l'éloge de Michael. Il ferma les yeux, symboliquement, pour montrer qu'il n'était pas disposé à en entendre plus. Puisqu'elle s'arrêta d'elle même. Son "mais" resta suspendu dans le temps, entre elle et lui, avant qu'elle n'embraye sur autre chose. Elle l'aimait lui. Il y avait du vrai quand elle disait que c'est à lui qu'elle avait donné son corps. N'est-ce pas là une preuve d'amour? Elle le désirait lui. Et elle voulait ses enfants. Elle l'aimait, pour ce qu'il était. En dépit de tout le reste. Il pinça les lèvres, lui adressa sa moue craquante, avant de sursauter quand elle lui parla de rencontrer ses parents. Ouch! Will se passa une main dans les cheveux, s'ébouriffant encore plus, puis il murmura, les yeux dans le vague:


"Tu crois que je vais leur plaire? J'imagine qu'ils auront sûrement quelqu'un en tête pour leur fille...Et ce ne sera pas moi. De plus...Ton père? Comment il risque de prendre la nouvelle? Et ta mère? Tu leur as dit que nous étions ensemble? Je...Enfin, de mon côté, ce n'est pas vraiment un problème. Ils se fichent totalement de tout ce qui me concerne...Sauf peut être Orianne. Elle sera contente d'apprendre la nouvelle...Non pas parce qu'elle m'aime, mais parce qu'elle aura trouvé une chose de plus à m'enlever...Elle serait capable de me priver de toi. Glenn...enfin...Il le sait, il a du intégrer la donnée depuis tout à l'heure. Il ne manquera pas d'en informer Herbert, surtout si...si il est au courant de ton ascendance...Le seul problème que je risque de rencontrer, c'est..;Cette histoire de pureté du sang...Ca ne va pas passer. Mais je m'en fiche. Je ne suis pas un vampire, ils ne sont pas des vampires, alors pourquoi le sang c'est si important...Le deuxième problème, c'est Melody. Apparemment, les rumeurs vont vite, et elle s'est retrouvée bien vite au courant...L'autre jour, même, elle m'a piqué sa crise parce que j'ai une copine...Et moi j'ai rien le droit de dire quand elle ramène toujours un type différent...Sauf qu'ils vont devoir se faire à l'idée. C'est toi que j'aime, toi et toi seule. Il ne pourront pas me forcer à me marier avec une femme du même lignage que moi, parce que je veillerai personnellement à te passer la bague au doigt. Si tu m'es interdite, je ne pourrai jamais aimer quelqu'un d'autre autant que je t'aime toi. Seulement, je crains ne pas être à la hauteur des exigences de tes parents, qui risquent de me trouver bien médiocre. Je ne suis doté d'aucun talent particulier, tout ce que j'ai là, je l'ai eu à force de travail et de persévérance...Je suis quelqu'un d'affreusement banal en fait et...Bon, d'accord, j'arrête de raconter des bêtises parce que de toute façon, tu trouvera automatiquement de quoi me contredire."

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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Sam 8 Nov - 21:44

Il avait parlé sans réfléchir, mais au fond, il se doutait bien que le nom de Wellington laisserait perplexe les parents de Rebecca. Surtout sa mère, car son père, en tant que Moldu, n'était pas encore concerné par tout ça, bien que sa femme et sa fille fussent des sorcières. La réputation des écossais n'était plus à refaire. Tout le monde ou presque savait dans quel camp ils étaient. Pour beaucoup, l'équation était simple. Wellington= sympathisant. Sauf que. Il y avait d'autres données en jeu...Le fils aîné de Glenn et d'Orianne, par exemple. Ce qui faisait que l'équation était plutôt Wellington-Wilfried=Sympathisants. Il devra donc montrer aux parents de sa belle qu'il n'était pas le sale type qui venait à l'esprit dès qu'on parlait de sa famille. Pas un de ces princes arrogants et régnant sans partage sur un petit morceau de terre des Highlands. Petit territoire qui sera partagé entre Will et ses cousins, frères et soeurs. Un peu à l'image de il ne savait plus quel roi de France qui partagea son royaume en trois parts parce qu'il avait trois fils. Mais Will ne voulait pas de ce bout de terre des Highlands, ni non plus récupérer le manoir. Il voulait quelque chose de nouveau, de plus chaleureux, plus personnel. Un foyer qu'il prendrait plaisir à regagner suite à une dure journée de travail. Un foyer animé par le babillage d'enfants. Un intérieur agréable, en somme, loin de l'image de ce manoir toujours plongé dans l'obscurité qui fut pendant longtemps sa prison. Il voulait s'ouvrir au monde, mais il n'était pas pour autant prêt à renoncer à la magie. Il n'avait connu que ça, en même temps. Il avait les valeurs de sa famille. Quelles qu'elles fussent. En dépit de ce côté "mouton noir" qu'il avait alors. Will ne voulait pas de cet avenir sombre et inéluctable, pourtant. Il ne pourra jamais se battre contre Lohelia Isabella ou encore Rebecca. Si il devait tuer sa compagne, il se tuerait lui aussi, car la vie sans elle ne vaudrait pas la peine d'être vécue. Il ne pourra jamais vivre avec la culpabilité d'avoir tué celle qu'il aimait. Même si c'était son devoir. En la tuant, il tuera une partie d'elle même. Et il ne le voulait pas. A aucun prix. Il avait plutôt la vision d'une famille unie plutôt qu'une famille gangrénée par les conflits et la distance. Un noyau soudé, quoiqu'il arrive. Même si pour avoir cela, il devrait être obligé de renoncer à un pan de l'ancienne famille. Sa famille. Ceux qui l'avaient privé de beaucoup de choses, qui laissaient passer allègrement sa chance de pouvoir jouer du piano et de vivre de sa passion, mais qui étaient quand même importants à ses yeux. Will ne voulait pas être un criminel. Il voulait continuer à être un bon exemple pour Petipa, et non quelque chose à absolument éviter, un danger, un prédateur. Puis elle lui exposa son point de vue, une fois de plus, suite à sa longue tirade. Il finit par poser son index sur ses lèvres pour lui intimer le silence quand elle lui demanda si il avait compris. Il se mordilla la lèvre inférieure, remit un peu ses idées en place afin de structurer son discours, puis il annonça, le souffle court.

Je pense être quelqu'un de parole, et je ne trahirai jamais mes serments. Du moins, j'essaierai de m'y tenir autant qu'il me sera possible de les tenir. Tu sauras tôt ou tard ce qui me meurtrit, mais pas tout de suite, je t'ai peut être parlé de certaines choses, mais je ne suis pas encore au point de vouloir tout déballer maintenant. Je ne suis pas prêt à tout révéler, certaines blessures sont encore récentes et menacent de se rouvrir. J'aimerais pouvoir te dire qu'on vivra sans trop de difficultés, mais ça serait mentir. Je suis indiciblement heureux quand je suis avec toi. Je ne pense plus à rien dès que tu me prends dans tes bras ou quand tu m'embrasses. Pourtant, les soucis, les problèmes, ne disparaissent pas, eux. Sitôt que je serai seul, ils en profiteront pour me sauter à la gorge. Je ne veux pas que ce que j'ai pu vivre jusqu'alors te fasse souffrir. Je ne veux pas que tu te sentes responsable de mon état parce que tu penses avoir dit quelque chose qu'il ne fallait pas dire. Tu n'as pas à t'en faire pour moi, vraiment. Je ne veux pas que tu t'enfermes dans un silence par crainte de me blesser en me parlant. Tôt ou tard, on devra passer outre cela. A plus ou moins long terme. Je veux le faire, mais pas maintenant. Je ne veux pas non plus que tu renonces à tes projets car je ne pourrai pas te rejoindre. Je serai là, mais d'une autre façon. Il est évident que je ne pourrai jamais vivre loin de toi, que la distance me sera fatale, mais je trouverai un moyen de rester près de toi, car maintenant, tu es ma vie et je n'envisage pas de...De t'abandonner. Et même si je suis l'héritier d'une famille issue de la noblesse, je suis avant tout celui qui t'aimera quoiqu'il arrive. Je te suivrai sans problèmes jusqu'au bout du monde. Je m'adapterai à tout, parce que je t'aime. Seulement, si je venais à me détruire, je ne veux pas que tu te détruises également. Tu es bien trop précieuse à mes yeux pour que je te laisse partir. Si un jour, tu me trouves vraiment trop médiocre et plus à ton goût, et que, par conséquent, tu auras besoin d'aller voir ailleurs, je comprendrai. Je ne te retiendrai pas contre ton gré, mais tu auras toujours une place là où je serai. Si jamais...Il doit m'arriver quelque chose, que ce soit à cause de mon avenir ou de...ma...maladie, je ne veux pas que tu t'arrêtes de vivre au moment où je partirai. Tu es belle, tu es forte, tu trouveras sans doute mieux que moi. Tu tiendras. Si tu désires des enfants alors que...Je ne suis plus là, je ne veux pas te priver de ce bonheur. Marie-toi. Sois heureuse. De toute façon, je serai toujours là, même si ce n'est pas...Dans la forme où on l'entend. Mais pour l'instant, il n'est pas question que je t'abandonne d'une quelconque façon que ce soit. Je prendrai avec bonheur tout ce que tu voudras bien me donner, même si ce n'est pas grand chose. Et en retour, je te donnerai tout ce que je peux te donner."

Il se tut, n'ayant pas vraiment réfléchi à ses paroles. Il avait exprimé ses sentiments, laissé son coeur à nu. Il se mordilla la lèvre inférieure, sa voix s'étant brisée sur la dernière phrase. Ils ne ressentaient pas forcément la même chose. Will étudia un moment son visage pâle, ses yeux bleus. Elle était animée d'une fougue, qui avait transcendé ses mots. Des mots qui donnaient à Will l'envie d'y croire. Il l'étudia encore, inlassablement. Ses mains voulaient de nouveau modeler la statue. A la place, il baissa les yeux, avant qu'elle ne l'embrasse. Il leva ses yeux verts tristes vers elle, alors qu'elle posait une main contre sa joue. Il la serra un peu plus contre lui, alors qu'il répondait à son baiser, avec l'énergie de désespoir. Avec cette volonté de continuer à vivre alors que tout s'éteignait autour, petit à petit. Elle finit par se séparer de lui et elle l'embrassa sur la joue. Puis s'en suivirent les photos de famille. Ces visages qui souriaient, renvoyant l'image d'une union familiale que Will désirait plus que tout avoir dans le futur. La sienne, celle de Rebecca. Rejointes par leur mariage, puis les enfants qu'ils auront. Combien? 5? C'était un bon nombre. Mais deux ce n'était pas mal non plus. Il voulait un endroit vivant, chaleureux. Lumineux. Non pas plongé dans l'obscurité, tous rideaux tirés. Un endroit où il fallait fermer la porte précédente avant d'ouvrir une autre porte. Petipa était bébé quand Will révéla ses pouvoirs. Il avait oublié de fermer une porte, rêvassant à un morceau de musique. Orianne l'avait su, soit parce qu'elle s'est rendue elle même compte de la négligence de son fils, soit parce que Melody avait été cafter -il n'avait jamais su le fin mot de l'histoire- et naturellement, Orianne était rentrée dans une colère noire. Elle trouva Will, dans la salle où Herbert avait amassé toute une vie de labeur et d'art. Des merveilles, mais que Will avait fait exploser, sous le coup d'une forte émotion, comme la haine, la colère, la peur aussi. Inutile de dire qu'il s'est fait corriger, jusqu'à ce qu'Herbert ne répare tout d'un coup de baguette magique, remettant l'endroit d'aplomb. Il revoyait aussi les parties de basketball avec son cousin, et la photo qu'il avait quelque part de Clancy et lui. Ils avaient tous les deux un maillot de basket sur le dos, le short assortis. Will tenait le ballon sous un bras, en même temps que les cousins se tenaient par les épaules, comme deux frères. Une autre fois, on voyait Clancy en train de faire semlant de taper sur Will. Il y avait une photo ensuite avec Helena, récente, qui datait de l'été dernier. Ils étaient dans un pub, et on voyait Helena déposer une bise sur la joue de son cousin alors qu'elle le tenait par les épaules. Enfin, il y avait une troisième photo, de la fratrie dont Will faisait partie. Petipa, debout, près du rideau fermé, Melody, raide, guindée, tenant son frère par les épaules, et Will, légèrement en retrait, le regard légèrement perdu, l'air mélancolique. Elle lui annonça alors qu'il ne sera pas puni, parce qu'il a su retomber sur ses pieds. Il lui sourit, déposa une bise sur sa joue, avant de presser doucement son épaule.

Dans une autre vie, j'étais un chat, qui sait.

Un chat? Pourquoi? Simplement pour la capacité qu'ils avaient à retomber sur leurs pattes, d'où qu'ils tombent. Elle continua de lui présenter sa famille. Will posa un baiser sur son épaule, avant de quitter la chaleur de la couverture et de se lever, pour aller fouiller dans la poche de sa veste en cuir. Il en sortit son portefeuille, et une ou trois photos. Celles qu'il avait sur lui. Il revint à côté d'elle et se blottit à nouveau contre elle. Il lui montra les seuls clichés qu'il avait en sa possession. La première, c'était la photo de famille, celle où on voyait les cinq Wellington + Herbert. Orianne, la froide dame était dans un coin de la pièce, alignée à côté d'un Glenn mal à l'aise et guindé. Herbert était dans un fauteuil très cher, en train de fumer une pipe, appuyé sur sa canne. Les trois enfants étaient côte à côte, Melody boudait, Petipa souriait. C'était le seul à sourire, d'ailleurs. Will était là également, entre Melody et Petipa. Inexpressif, le regard froid. La mélancolie marquant néanmoins ses traits. Il y avait ensuite la deuxième photo, montrant lui, Clancy et Helena dans une de leurs sorties. Ils se tenaient tous les trois par les épaules, Helena au milieu des deux garçons. Clancy, les joues légèrement rougies -par l'alcool- et Will qui lui adressait un sourire narquois. Helena qui éclatait de rire, ses cheveux blonds et lisses tombant sur ses épaules. Helena était vraiment jolie. La troisième, c'était une photo qu'il avait de quand il était petit. Il devait avoir quoi...Trois ans, peut être? Helena avait un an de plus que lui, quelque chose du genre. Bref, les deux enfants étaient en train de se faire un bisou, comme certains jeunes enfants se faisaient entre eux. quelque chose d'innocent, de mignon. La photo avait été prise par Doughlas. Il était beaucoup plus vieux que Will, il devait avoir quelque chose genre dix ans, et il était en train d'étrenner le nouvel appareil photo qu'il avait reçu pour son anniversaire. Il regarda Helena et Clancy avec nostalgie, puis il murmura, mélancolique.

Ce sont mes cousins, Clancy et Helena. Les enfants de Carlyle et Aaliah. Je les ai toujours considérés comme mes frères et soeurs. Quand j'étais gosse, je voulais épouser Helena. Tu sais, ce genre de promesse qu'on se fait quand on est gosses et qu'on finit par oublier en grandissant, parce que la vie s'en mêle? Maintenant, c'est toi. Il y en a eu du chemin de fait.

Il sourit, puis il posa les clichés sur la table de nuit Rebecca embraya sur ses partenaires de danse, après lui avoir donné un léger baiser. Elle lui montra Janet et Margaret. Michael, comme on pouvait s'y attendre, était grand et bien bâti. En plus d'être souple et adroit. Will soupira, blasé, puis il regarda le fameux Lens. Il fit bonne figure lorsqu'elle lui montra des images d'elle et Michael en pleine chorégraphie. Il devait reconnaître qu'ensemble, ils avaient un certain charme, un certain charisme, en plus d'avoir une certaine sensualité. L'art, sans doute. L'art. C'était ce que Will essayait de se répéter, alors que Dame Jalousie s'en mêlait encore une fois. Elle finit par lui demander "alors". Alors?. Will sourit, avant de se remettre au dessus d'elle, désireux de retrouver le contact de son corps. Il noua ses doigts aux siens, et promena doucement ses lèvres le long de sa mâchoire. Il mordilla sa lèvre inférieure, avant de murmurer, près de ses lèvres.

Sérieusement? Je pense que tu dois intégrer Juilliard. D'après ce que j'ai vu...Tu as le talent pour y arriver. Et je dois reconnaître que...Michael et toi formez un très beau couple

Will avait clairement grimacé en prononçant le nom de Michael, avant de bien insister sur le mot couple. Il lui adressa ensuite le sourire auquel elle ne résistait pas, avant de rapprocher ses lèvres des siennes. Il passa légèrement sa langue sur sa lèvre inférieure. Il effleura ensuite de ses lèvres les siennes, pour la tenter. Il était juste frustré qu'il y ait ce fichu drap entre eux. Il y remédia bien vite. Il chassa l'inopportun, avant de se remettre au dessus d'elle, attirant son corps contre le sien. Croquera-t-elle dans la pomme? Innocent comme un ange, tentateur comme jamais, il ne lui en tiendra pas rigueur.



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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Lun 10 Nov - 1:25

    Voilà... Les gens changent. Les choses aussi. Les évènements agissent sur la nature humaine de façon assez spectaculaire. Tenez par exemple Rebecca. Jamais elle ne s'était comportée ainsi. Il y avait cette sensualité en elle qu'elle exprimait à travers la danse. Mais c'était son art qui lui demandait d'être ainsi. Seulement voilà, depuis qu'elle était avec Will, elle changeait, considérablement. Elle parlait à d'autres personnes, s'ouvrait un peu plus. Mais en elle, il y avait toujours ce germe de rebelle qui existait. Elle faisait toujours fi de ce qu'on lui disait et n'écoutait pas toujours ce qu'on lui disait. Par exemple, elle continuait son boycott obsessionnel du cours de sortilèges. Elle avait pris en grippe Falsifi Avilter, c'était mort maintenant. Elle ne rendait que des devoirs superficiels et le prof, même si les premiers jours, prenait un malin plaisir à faire étail de ses oeuvres devant tout le monde, ses remarques acerbes n'atteignaient plus la jeune femme. Ses critiques rebondissaient sur la carapace qu'elle s'était forgée, en vue de se prémunir du prof et des ondes néfastes qu'il envoyait. Elle avait eu envie de lui balancer en pleine figure, une fois Du calme mon gars... Ouvre tes chakras et soit peace and love. Mais, elle n'avait pas envie de réitérer l'expérience de l'heure de colle. Il y avait toujours un moyen pour atteindre son objectif. D'ailleurs, elle avait été collée par Irina Collins trois samedi après-midi d'affilé pour insolence et pour autre chose mais elle avait oublié. En tout cas, elle avait pris véhément la défense d'un de ses camarades (soit Will soit un autre), en insistant sur l'injustice et l'aveuglement d'Irina... Elle avait dit d'autre chose beaucoup plus violentes mais nous n'en parlerons pas, ce n'est pas vraiment le sujet. Franchement... Il fallait que les choses changent à Poudlard, et c'était un sentiment qui grandissait de plus en plus chez Rebecca. Il fallait vraiment qu'elle en reparla à Evangeline... Mais demain... Aujourd'hui, elle était avec Will... Et il n'y avait que lui qui comptait. D'ailleurs, ses pensées se tournèrent à nouveau vers son aimé, dont elle caressa le visage du bout des doigts, s'émerveillant de la douceur de sa peau mais aussi du désir qui se remettait à courir dans ses veines, l'embrasant lentement, mais sûrement. L'enfer serait un monde où il ne serait pas là. Le Paradis, son Paradis, c'était lui... Et personne d'autre. Alors, quitte à ête damnée, autant que ce soit avec lui, non ?

    Le Père Standford allait s'en mordre les doigts, quand elle irait se confesser. Il lui dirait sûrement que ce n'était qu'une irréfléchie, une idiote, une inconsciente et autres qualificatifs du genre. Mais, est-ce que Frère Laurent en avait voulu à mort à Roméo d'épouser une jeune femme le lendemain de sa rencontre avec elle, soit disant par amour ? Parce qu'entre temps, il ne faut pas oublier que le jeune homme avait été amoureux de la froide Rosaline. Que c'était pour ses beaux yeux qu'il avait été au bal des Capulets. S'il n'y avait pas eu de Rosaline, il n'y aurait pas eu de Roméo et Juliette ! Même si dans l'histoire de Will et Rebecca, il n'y avait pas eu de Rosaline... Mmh... Après mûres réflexions. Si ! Il y en avait eu une. Du moins un. Et ce n'était personne d'autre que Caleb. Si Caleb n'avait pas été là, n'avait pas rejeté Rebecca, la jeune femme aurait-elle remarqué plus que ça les signes de son amour pour Wilfried ? Peut-être... Ou pas ! Maintenant, elle ne le saurait jamais et franchement, ça ne l'intéressait guère de savoir ! Quand elle l'avait réellement rencontré il y a dix jours, dans la Tour d'Astronomie, c'était comme si la moindre fibre de son corps, de sa vie s'était remise en place, comme si tout ne tournait plus autour que d'un seul être : Lui. Lui, encore et toujours. Un sujet qui serait intarissable... Revenons y voir à Caleb, juste pour rire... Que se serait-il passé si, alors qu'elle était en couple avec Caleb, elle se rendait compte qu'elle avait des sentiments pour Wilfried (dans le cas où elle l'aurait remarqué) ? Elle qui était très à cheval sur la fidélité, qu'aurait-elle pu faire ? Si elle était avec Caleb, c'était parce qu'elle avait des sentiments pour lui... Et que donc... Elle se retrouverait entre deux feux. Au pire, si Wilfried n'avait pas manifesté de sentiments à son égard, elle aurait très bien pu les faire taire et retourner à sa petite vie tranquille. Et dans le cas contraire ? Là, ç'aurait été tellement plus compliqué... Tellement plus. A s'en taper la tête contre les murs. Parce qu'il aurait fallu choisir. Et en faire souffrir un, automatiquement. Et se dire qu'elle était la responsable de la souffrance de l'un d'entre eux aurait été insupportable. Mais elle n'aurait pas pu être avec les deux. Argh... Le genre de casse-tête. Elle s'ébouriffa les cheveux, pour chasser ses pensées de sa tête. Parce que si elle continuait comme ça, elle allait vraiment se donner un mal de tête alors qu'il n'y en avait pas besoin. Elle releva le regard vers lui et eut un léger sourire. Ils avaient des souvenirs communs, qui prendraient tantôt leur place dans l'album photo de Rebecca, tantôt leur place ailleurs. Des souvenirs qu'ils partageraient, parce qu'ils pourraient se mettre en photo, en vidéo. Et d'autres qui resteraient propres à eux. Des moments intimes qui leur appartiendraient exclusivement. Dès fois, il arrivait à Rebecca d'avoir des moments de dérives avec ces amis moldus. Pendant des soirées, où ils dormaient dans le grenier aménagé de la maison victorienne des Stuart. Et ils leur arrivaient de parler de ça. De sujets un peu trop... Bref. Rebecca y prenait part, passablement ouverte. Mais il était clair que si les membres du groupes avaient eu des expériences, ils n'en avaient jamais parlé. La plupart du temps, ils déconnaient sérieusement, racontant les pires énormités... Et généralement, c'était vers miniuit que ça dérivait. La fatigue, vous comprenez ?

    Les voyages ? L'avion ? Pas de problème, c'était le dada de Becky. La jeune femme adorait les voyages. Par contre, si elle adorait l'avion, elle haïssait le bateau. Oui, elle avait le mal de mer. Elle avait toujours des envies de rendre et ne rendait jamais. Elle passait tout le trajet, la tête entre les genoux, histoire de faire passer son mal de coeur. Bien qu'elle ne l'ait plus dans la poitrine mais sur les lèvres. Au bord des lèvres. Néanmoins, quand elle allait en pleine mer avec les cousins siciliens, pour faire bronzette sur le pont ou pour faire de la plongée sous-marine. Oui... De la plongée sous-marine. Les fonds marins recelaient bien des trésors et jamais Rebecca ne se lassait pas de les observer. Elle emmenerait peut-être Wilfried les voir - sans pour autant savoir que Will n'aimait pas l'eau et qu'il ne savait pas nager... Le jour où elle le saurait... Non pas que ça irait mal mais elle devrait bien vite y remédier... Parce que Maria et Roberto pourraient fort bien le charrier en apprenant ça. Et pourquoi insister autant pour faire autant de choses ? Pour créer des souvenirs, oui... Mais surtout pour faire partir les nuages sombres de l'horizon du jeune homme. Pour lui donner le plus de bonheur. Après tout, le bonheur ne se trouvait-il pas dans chaque instant de la vie ? Si ? Alors c'était ce qu'elle voulait... Donner le plus de bonheur au jeune homme. Pour le voir sourire, pour l'entendre rire. Pour que chaque seconde, chaque instant de leur existence soit heureuse, chaleureuse. Elle ne voulait pas qu'il soit ce jeune homme mélancolique qu'elle avait l'habitude de voir. Qui se braquait parce qu'il souffrait. Qui souffrait à cause de sa famille. Elle ne voulait plus de ça et donc... Voilà ce qu'elle ferait. Elle serait peut-être un peu trop protectrice, en vérité. A vouloir que tout soit bien, tout soit parfait autour du jeune homme. On ne pouvait pas lui en vouloir. Après tout, elle apprenait, chaque jour un peu plus, que le jeune homme était fragile. Au niveau de la santé, cela va sans dire. Psychologiquement, il était fort, même si sa caparace avait tendance à se lézarder de temps à autre. Bah... Elle mourrait pour lui, tout simplement. Bref... Elle l'avait embrassée, agacée par son côté sage pour t'embêter, avec fougue et force. Il s'était laissé faire avant de la mener par le bout du nez, joyeusement. Comme une vulgaire débutante... Ah moins qu'elle ne soit en fait parfaitement consciencte et qu'elle se laisse faire, parce que ça lui faisait plaisir. Elle se cambra légèrement, quand il passa ses mains dans son dos mais interrompit le baiser... Pour l'embêter. Il avait mené la danse un moment, mais elle avait décidé de quand ça s'arrêtait. Quand elle parla de Michael, il ferma les yeux et comprit pourquoi il le faisait. Dame Jalousie repassait gaiement par là. Jusqu'à ce qu'elle parle de ses parents. Et qu'il s'ébouriffe les cheveux. Genre, c'était pas assez fouilli, hein ? Sauf qu'elle se garda bien de le dire à voix haute. Elle inspira profondément et reprit, lentement :


    "Plaire à mes parents ? Sûrement... Bon... Mon père risque de faire la tête. L'idée de voir débarquer le petit-ami de sa fille chez lui n'est pas pour lui plaire. Surtout quand il va s'imaginer qu'il va passer son temps à tenter de mon déflorer *smile* Outre cela, mon père n'est pas difficile. Il ne se fait, en réalité, pas d'idées précise du type qui va lui piquer sa fille unique pour l'épouser. Lui, tant que je suis heureuse, ça va. Quand à maman... Mmmh... Elle essaye vainement de me pousser dans les bras de Michael, puisqu'elle l'adore. Mais ça, c'est avant de te rencontrer. De toute façon, même s'ils ont déjà une idée en tête du petit-ami idéal, ils n'auront guère le choix puisque je t'imposerais chez moi. Quand à leur avoir dit... Non... Je ne leur ai pas dit. A vrai dire... J'ai vaguement oublié de donner des nouvelles de moi depuis neuf jours. J'attends un petit peu... Histoire de décanter un peu les choses... Tu comprends... Ma mère doit avoir en tête le dossier "Caleb" dans la tête... Et je n'ai pas envie qu'elle se dire que sa fille est une inconstante, un coeur d'artichaud ambulant... Maintenant que tu me parles de tes parents, je sens que le jour où je les rencontrerais - si je les rencontre - ne va pas être le plus beau de toute ma vie. Quand à mon lignage... Ca poserait un réel problème ? Ils iraient jusqu'à me demander de renoncer au nom de mon père, pour ne mettre en avant que la partie pure de mon sang ? Fais moi rire... Même Mario ne serait jamais capable de faire ça. Et si tu me dis encore une fois que tu n'as pas de talent, je te mords... Tu es un pianiste talentueux. Tu es intelligent. Persévérant. Travailleur. Ce sont des qualités appréciables, admirables... Alors, oui... Tais-toi... De toute façon, je te contrerais toujours j'ai l'impression..."

    Aha ! Elle aurait souvent, très souvent le dernier mot, la Miss Stuart. Ce qu'elle ne savait pas, cependant, c'était que sa mère n'aimait pas les Wellington. Parce qu'ils étaient des sympathisants du mage noir. Bien que cette donnée soit tout aussi inexistante dans l'esprit de la jeune femme. Autant dire que chez Rebecca, Wellington = Brouillard. Enfin... Wellington-Wilfried = Brouillard. Parce qu'elle le connaissait très bien Will... Même si elle ne pouvait pas encore dire qu'elle le connaissait parfaitement. Bref... La jeune femme aurait alors à surmonter la rancoeur tenace de Lohelia Isabella, le mépris qu'elle afficherait sûrement ouvertement, alors qu'elle aurait en face de lui le mouton noir des Wellington. Celui qui rêvait de la chaleur et de liberté, refusant la glace et la prison. Un jeune homme romantique, qui n'avait rien avec ces êtres arrogants, à l'image de Melody. Quoi ? Oui, Rebecca n'aimait pas trop Melody, tout en sachant très bien que la soeur de Will le lui rendait joyeusement. Il fallait aussi avouer que Melody respirait l'arrogance et que ça agaçait Rebecca. Certes, il arrivait à la Stuart d'être arrogante mais souvent la situation lui demandait. Soit c'était pour montrer son mépris à quelqu'un (du genre Ulrich) soit c'était parce que c'était une attitude qu'elle devait adopter pendant une danse ou une représentation, parce que c'était demandé, point barre. Mais Melody et Rebecca étaient parfaitement aux antipodes l'une de l'autre et auraient beaucoup, beaucoup de mal à s'entendre à l'avenir. Et avant qu'elles ne deviennent les plus grandes amies du monde, il y en aurait du chemin à faire. Néanmoins, même si Rebecca ne deviendrait pas la meilleure amie de Melody d'ici à demain, il était sûr et certain que Will, lui, serait parfaitement bien accueillis par les autres amis de Rebecca. Janet n'était jamais contre une nouvelle connaissance. Elle voulait connaître tout et tout le monde. Margret, elle, était la première à avoir appris que Rebecca était une sorcière. Bien sûr, quelques jours après, ce fut au tour de Lens et Michael de le savoir. Janet, elle, eu beaucoup de mal à y croire. Mais finalement, tout rentra dans l'ordre. Et ils avaient émis le désir de rencontrer les amis sorciers de la Stuart... Wilfried serait le troisième... Puisque Fanny - étant une Sang-Mêlée aussi - et Evangeline, les avaient rencontrés toutes les deux en même temps. Bref... Si Rebecca ne s'intégrait pas dans le monde froid de Will, ce dernier, en revanche, n'aurait guère de soucis. Will posa son index sur ses lèvres, pour lui intimer le silence. Elle leva son regard céruléen vers lui et mordilla en douceur son doigt, juste avant qu'il ne commence son monologue. Ils devenaient des adeptes des monologues. Et elle lui répondit, d'une voix douce :

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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Lun 10 Nov - 2:14

    "Je sais que tu es quelqu'un de confiance. Mais c'est ceux qui t'entourent qui ne le sont pas forcément... J'attendrais Will... Que tu t'ouvres à toi... De toi-même. Je ne te forcerais pas.. Ou plus... Si jamais tu as eu l'impression que je te forçais à quoi que ce soit, j'en suis navrée. Je suis tout autant heureuse que toi quand je suis avec toi. Tu sais... Le monde n'existe plus dès que tu me touches... Tu me transportes dans un autre monde, un ailleurs que l'on crée tous les deux. Un monde rien qu'à nous. Mais un monde qu'ils peuvent détruire. Pas tant ta famille que ce qu'il se passe en dehors de Poudlard. Nous souffrirons, c'est indéniable. De quelques façons que ce soit. Seulement toi, tu souffriras encore plus. Et est-ce une vie que je veux pour toi ? Non... Je veux que tu sois heureux... Et avec moi de préférence. Mais de là à renoncer à toi... Je ne peux pas... Je ne pourrais pas. Ce qui nous unit est beaucoup plus fort que ce à quoi je m'attendais. Te perdre, c'est perdre une partie de moi. Comme pourrais-je avoir des enfants avec un autre alors que ce sont les tiens que je veux ? Mon garçon aura tes yeux, ma fille aura tes cheveux... Ton fils aura mes cheveux et ta fille aura mes yeux... Peut importe le sens, qui aura quoi... Tant que je peux retrouver dans nos enfants ce qui je fais que je t'aime. Je ne pourrais pas me marier et être heureuse en sachant que l'homme qui m'est destiné ne peut pas passer sa vie à mes côtés, parce que sa famille l'en aura empêcher ou parce qu'il sera mort ! Je veux que tu te fourres bien ça dans le crâne, d'accord ? Que je sois belle, que je sois forte ne change rien ! Je te suivrais jusque dans la tombe... Mais ne referait pas ma vie sans toi... C'est clair ?"

    Sa voix s'était faite tellement plus sèche... Tellement plus cassante. Cassante à cause de la tristesse mais aussi de l'indignation. Et elle l'avait embrassé, pour renforcer encore sa promesse. Elle lui appartenait et ce jusqu'à la fin. Quoi qu'il arrive. Il lui répondit, avec la force du désespoir. Désespoir qu'elle repoussa par un brin de colère, de désir... Mais d'espoir aussi. Surtout de l'espoir. Elle épousa les courbes du corps du jeune homme quand il la serra dans ses bras, le drap toujours entre eux. Puis, elle se sépara de lui et continua à le regarder, jusqu'à ce qu'elle lui montre les photos. Et lui les siennes. Tout en lui demandant, narquoisement, s'il savait ronronner. Elle regarda avec attention chaque personne sur chacune des photos, imprimant leur nom et leur visage dans sa tête... Jusqu'à la photo de famille. Elle reconnut Glenn, Will et Melody... Devina que la blonde était Orianne, le vieux Herbet et le petit garçon... Elle prit la photo des mains de son amant et la regarda avec attention. Petipa... Ce nom sautilla dans son esprit, à l'image du sourire avenant et joyeux que l'enfant avait sur le visage. Huit ans de vie dans l'ombre. Elle eut un léger sourire et comprit alors que dans le manoir, il faisait réellement sombre mais que personne ne se chargeait d'apporter un peu de lumière. Alors, ce serait elle... Oui, elle serait pour Petipa une lumière différente de celle du jour. Elle serait son double, en réalité... Car comme lui, elle croquait la vie à pleine dent. Sauf qu'elle le pouvait en sortant et tout... Pas lui. Elle eut un sourire attendrit et s'attarda sur le visage du petit garçon, caressant délicatement la photo là où il se trouvait de son index, long et fin. Elle regarda ensuite Clancy et Helena et s'attarda sur le visage de la jeune femme... Elle était vraiment belle. Rebecca regarda ensuite l'autre photo et n'eut guère de difficulté à savoir que c'était Will, âgé d'à peine trois ou quatre, avec sa cousine, Helena... Tiens, elle venait d'y penser... La cousine de Will s'appelait comme ça grand-mère... Sauf que son Helena à lui avait un "H" et pas l'Elena de Rebecca. Elle embrassa l'épaule de son compagnon, tout en l'écoutant. S'il avait un jour voulu épouser Helena, Rebecca, elle, aurait bien épousé Roberto. Sauf qu'elle se garda de lui dire (n'attisons pas Dame Jalousie pour rien...). Et puis, de toute façon, ils n'étaient que des gamins à l'époque.

    "Encore heureux que tu veuilles m'épouser... Je me serais sentie offusquée si tu m'avais dit que c'était elle que tu voulais."

    Comment ça, elle abusait ? Et... alors ? Will commençait sûrement à avoir l'habitude de ses railleries. Et puis, ce n'était que de la taquinerie. Il n'allait pas se vexer pour rien, si ? Il posa ses photos sur la table de nuit et Rebecca continua à tourner les pages de son albums photos, sans les commenter. Il n'y en avait plus besoin, maintenant, Will connaissait les visages. Elle s'attarda néanmoins sur une photo où Michael et elle valsaient, alors qu'ils avaient un micro portatif... Ah... Elle arrivait du côté des trois comédies musicales qui avaient été faites. Mon Dieu ! La galère que ça avait été pour faire tout ça... Mais, au lieu d'apprendre le tout en un an, il avait mit deux ans. Donc en six ans, il y avait eu trois comédies musicales. La première, ce fut Notre Dame de Paris... Rebecca n'avait été que danseuse... Encore heureux... La deuxième, ce fut Roméo et Juliette. D'ailleurs, elle tomba sur une photo d'elle en tenue de Juliette, avec un Roméo (est-il besoin de préciser qu'il s'agissait de Michael), chantant sous son balcon. Aha ! La crise de jalousie allait pointer, non ? Elle ne se rappelait plus si sa mère avait prit la photo du... Sisi... En tournant la page, Rebecca tomba nez-à-nez avec la photo du baiser échangé par les deux nouveaux amoureux, durant le bal donné chez les Capulet. Elle tourna vite fait la page et entendit les remarques de son amour A ELLE... Et eut un léger sourire.

    "Je dois encore réfléchir... J'aimerais vraiment intégrer Juilliard... Mais... Euh... Michael ira sûrement aussi, tu sais ? Même si lui irait dans la section musique et moi dans la partie choréagraphie/théâtre. Je suis moins douée en théâtre... Mais, je me suis bien débrouillée pour les comédies musicales..."

    Elle avait vu Will grimacer en prononçant le nom de son partenaire et avait préféré faire genre j'ai rien vu. Surtout quand il insista sur le mot couple. C'était eux le couple, pas ce que Michael et elle formaient. Ca n'avait aucun rapport et n'en aurait jamais. Jusqu'à ce que le traître sourit, l'arrachant à ses pensées. Frémit quand il passa sa langue sur sa lèvre inférieure, effleura ses lèvres... Et retira le drap. Elle le regarda, sentant encore le feu du désir courir dans ses veines. Elle posa distraitement l'album photo, pour le protéger et inversa les positions. A elle d'autre au-dessus, maintenant. Elle se pencha vers le jeune homme et effleura la peau de son front, de son nez, ses lèvres, avec une lenteur affligeante. Elle lui demanda alors s'il ne la cherchait pas un peu là. Puis, elle repensa au champagne et eut... Une idée. Avec le sourire bien aguicheur, elle se saisit d'une coupe de champagne, peut importait laquelle en réalité. Puis, elle inclina légèrement la coupe, de manière à ce que seule une goutte tombe sur le torse blanc du jeune homme. Elle reposa la flûte et regarda avec envie la perle dorée rouler sur la peau de son amant. Puis, elle se pencha pour la cueillir du bout des lèvres, avant de suivre le trajet fait par la goutte, pour dévier vers les lèvres du jeune homme. Elle resta en suspens au-dessus de lui et souffla :

    "J'avais envie de le faire..."

    Et elle ne l'embrassa pas pour autant. Bien que cela la frustrait tout autant que lui. Elle avait à peine croquer la pomme... Sera t-il tenté de croquer, lui aussi ?

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Wilfried I. E. Wellington
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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Lun 10 Nov - 15:24

Les remarques? Will avait toujours essayé de passer au dessus. Dehors, il affichait un visage impassible, comme si les critiques ne l’atteignaient pas. Et elles ne l’atteignent pas. Ne dit-on pas que le venin des vipères n’atteint pas les blanches colombes? Bah. L’image est sans doute mal choisie. Car la colombe en question avait désormais quelques plumes noires. Le Serdaigle avait toujours eu un cœur pur, en or massif même. Alors qu’il vivait dans un monde où seuls comptait l’opulence et l’amas de profits, lui, donnait sans compter. Trop bon, trop con, disait-on aussi. Il était plus enclin à pardonner aux gens le mal qu’ils faisaient. Mais pour d’autres choses, c’était un peu plus compliqué. Si les remarques d’Ulrich & compagnie ne l’atteignait guère, il n’était pas aussi imperméable aux remarques du corps enseignant et encore moins à celles perpétrées par sa famille. Même si au départ, il affichait une mine impassible teintée d’un brin d’arrogance, de cette fierté qui étaient propres aux gens de son lignage. Il n’était pas un Wellington pour rien. Seulement, un Wellington n’était pas nul dans certains domaines. Genre? Les relations humaines. Bah. Vous avez sans doute compris de quoi il en retourne pour l’avoir détaillé en long en large et en travers précédemment. Son apparence impassible n’était pas si impassible que ça quand on faisait des remarques sur sa médiocrité. Quand on parlait de lui, les mots faible et nul revenaient souvent. Pour d’autres, il était simplement un boulet. Au lieu de se défendre, il préférait botter en touche. C’était peut être un peu lâche comme attitude, mais il n’était pas suicidaire. Enfin, dans ce qui concernait les attitudes tête brûlée & Co. Pour le restant…C’est à voir. Ca lui est déjà arrivé d’y penser. Souvent, même. Il a connu une période comme ça quand il a rechuté, et quand ça allait mal, tout simplement. Là ou d’autres ados avaient fait leur crise, devenant insupportables au point d’avoir envie de leur claquer la tête dans le mur à longueur de temps, Will avait connu des périodes où son moral flirtait avec le zéro et même le trente-sixième en dessous. Peut être que ça se voyait encore dans la mélancolie qu’exprimait ses traits. Mais depuis peu, il avait appris à vivre, à s’ouvrir au monde. L’effet Rebecca, sans doute. Il était fort, en apparence. Bien qu’avec elle, il avait tendance à se mettre à nu. Expression à ne plus prendre à la légère car maintenant, ça serai au sens propre comme au sens figuré. Les cours? Il endurait. Il rendait toujours des devoirs excellents, et n’essuyait pas beaucoup de critiques hormis celles d’Irina Collins. Par contre, pour Rebecca, c’est plus délicat. Will ne savait pas trop ce qui s’était passé ce jour là, pour avoir été absent -Avilter avait dû en être étonné de le voir présent, genre il n’est pas encore mort celui là?- mais l’affaire visiblement avait crée beaucoup de houle. Il y avait encore des retombées ces jours-ci. Rebecca n’avait pas envie d’aller au cours de sortilèges. Will depuis dix jours s’arrangeait pour la motiver du mieux qu’il pouvait, bien que cela s’avérait difficile. Si dans certains cours ils n’étaient pas encore côte à côte -ça ne saurait tarder, vu qu’ils s’affichaient ensemble désormais- il s’était déplacé pendant ce cours de sortilèges pour venir à côté d’elle. Dès qu’il sentait l’accident diplomatique poindre, il lui envoyait des ondes calmantes et positives. Quand ça ne fonctionnait pas, il prenait sa main, sous la table, et la serrait doucement. Là, il la regardait de façon éloquente, pour l’intimer au calme. Il l’aidait en quelques sortes à endurer le supplice qu’était cette classe pour elle. En potions, en revanche, Rebecca avait du mal avec son self-control. Faut dire aussi, avec le prof qu’ils ont…La prof, tout du moins. Irina semblait avoir pris le jeune Serdaigle en grippe -étonnant, n’Est-ce pas, de toute façon, elle n’aimait pas grand monde donc ça ne change pas grand-chose, en théorie- et Rebecca…Ouch. Will n’avait pas été assez rapide pour empêcher l’ouragan de se déchaîner. Rebecca avait été collée trois samedis de suite. Tout l’après midi, en plus. Connaissant les profs de potions, ça serait sûrement un truc du genre récurer des bassines ayant contenu des veracasses ou encore…des trucs peu ragoûtants du genre . D’ailleurs, ce samedi, il avait été collé. Vous vous souvenez, pour avoir souri alors qu’Irina enchaînait remarque sur remarque? Et elle était aussi collée ce samedi. Car le cours n’avait eu lieu que la semaine dernière. Au moins, pour la première, ils seraient ensemble. Pour les deux autres, il allait être privé d’elle un samedi après midi. Mais là, il était avec elle. Elle seule qui était importante à ses yeux. Son visage éclipsa d’ailleurs ceux plus morbides de la prof de potions ou de sortilèges -quoique, le prof de métamorphose était un sacré coco également, bien qu’il soit compétent-. Il regardait Rebecca, alors qu’elle caressait doucement son visage. Il sourit, puis il dessina sa bouche, à l’aide de son index. Doucement. Avant de poser doucement une main sur sa joue, caressant ses pommettes du pouce. Il appuya son front contre le sien, recherchant sa chaleur. Une éternité, ce n’était pas assez suffisant pour pouvoir rester ensemble. Elle était désormais le point central de sa nouvelle vie.

Lui? Se confesser? Quitte à dévoiler ces travers, il préférerait continuer à vivre dans le péché en occultant les faits. Après tout, le curé ne pouvait pas prétendre à l’omniscience, et si Will ne voulait rien dire, il n’y avait pas moyen de deviner ce qui se passait dans sa tête. Comme par exemple, l’amour fou qu’il ressentait pour elle, l’amour passion aussi. Le désir. Qui avait fait qu’ils avaient passé à l’acte. Après tout…Juliette et Roméo ne se connaissaient pas depuis bien longtemps quand ils se sont connus. Il y avait un peu de cela, chez les deux jeunes gens. Si elle était sa Juliette, il était son Roméo. Roméo voué à Rosaline jusqu’à ce qu’il ne rencontre Juliette, et tombe éperdument amoureux d’elle. Une passion qui les mènera à la mort, si jeunes. De mauvais augure. Il y avait quand même quelques analogies dans l’histoire. Caleb? C’est vrai, c’est en partie grâce à lui qu’ils étaient ensemble, tout comme c’est en partie à cause de Rosaline que Roméo et Juliette se sont rencontrés. Seulement, Will, à l’époque, ignorait que Rebecca fusse son âme sœur. Même si de toute façon, ils auraient fini par être ensemble. Que ce soit dans cette vie ou dans une autre. Car dans cette vie, elle aurait peut être connu Caleb avant de le connaître lui. Lui, amoureux depuis six ans ou presque, éternel romantique qui tergiversait sur le moyen de se déclarer. Seulement, le Serdaigle avait manqué de courage, et avait laissé couler. Si Caleb n’avait pas jeté Rebecca, ce dont Will avait conscience, il ne serait pas avec elle aujourd’hui. Il aura été privé de la douceur et du goût de sa peau. Il n’aurait pas eu cet amour désir, il serait plutôt…Brisé? Oui, de voir celle qu’il aimait avec un autre. Il aurait souffert, mais ça aurait été tant pis pour lui. Car si il s’était réveillé plus tôt, il aurait peut être eu sa chance…Ou alors, il se serait fait jeter, car Rebecca serait amoureuse de Caleb et non pas de lui. Car elle ne l’aurait pas remarqué. Lui, si discret, si invisible aux yeux des autres. Ne pouvait pas prétendre à aimer une jeune fille aussi extravertie que Rebecca. Il aurait donc été seul, avec sa peine, replongeant dans cette agonie dans laquelle il était jusqu’alors. La torpeur malsaine de la dépression. L’enfer, quoi. Petit à petit, il aurait oublié ses sentiments pour elle. Ca aurait pris quoi…Cinq ans. Dix ans. Peut être vingt. Peut être même jusqu’à sa mort. Mais il aurait eu une vie de substitution, pas celle qu’il souhaitait en ce moment. Il aurait été privé de son âme sœur. Mais c’est quoi le pire? D’en être privé sans l’avoir connue, ou d’en être privé alors que tout s’est révélé? La seconde possibilité, pour sûr. Si elle disparaissait, du jour au lendemain, ou si elle revenait sur Caleb, il se retrouverait amputé d’une partie de lui-même. Il serait un corps sans âme, une coquille vide. Qui ne pensait pas. Qui n’agissait pas. Will serait mort, mentalement. Mais voilà, ce cas de figure ne se présentait pas pour le moment, et Will posa un baiser dans les cheveux de sa compagne, avant de nouer ses doigts aux siens. Il était à la fois impatient et inquiet de savoir ce qui allait leur arriver. Ces trucs chouettes qu’ils feront ensemble. Des nouvelles expériences que seul, Will n’aurait jamais songé à faire. Des souvenirs qui viendront gonfler l’album photo. Qui contiendra sûrement par la suite toutes leurs photos de mariage, la naissance de leurs enfants, des anniversaires, des Noëls, Halloween & Co. Quand ils seront vieux, l’album contiendra toute une vie de photos, leur vie. L’évolution d’une jeune fille qui rencontra un jour le prince charmant *tousse*. Une sorte de conte, mais pour adultes. Il y aurait aussi cette transition. Du moment où Will n’apparaissait pas sur les photos, et le moment où il y sera.

Il avait en tête l’image d’un couple de touristes demandant à une tierce personne de se faire prendre en photo devant tel ou tel monument. Tel ou tel paysage. Seraient-ils de ceux là? A demander à un passant dans la rue d’immortaliser un souvenir? Seulement, pour se faire tirer le portrait devant les pyramides de Gizeh ou encore dans un bateau-mouche à Paris, il fallait surmonter l’épreuve de…Du transport. Will déjà, ne supportait pas le métro. Le train, ça passait, bien qu’il avait le mal du transport. Il n’avait absolument pas non plus le pied marin, bien que ses lointains ancêtres fussent des navigateurs. Le gêne du pied marin avait dû se perdre quelque part, dans les dernières générations. Will avait envie de découvrir des tas d’endroits. Il pensa avec un certaine tristesse que Glenn n’avait pas dû trop bouger de l’Ecosse, hormis pour aller à Poudlard…via un portoloin. Enfin, aller à King’s Cross en portoloin. Et prendre le Poudlard Express. Lui ne serait pas cet ermite coincé dans son atelier à longueur de temps, un casque de soudeur devant les yeux. Il bougerait, vivrait. Si ça se trouve, il passerait sa vie à osciller entre New York, la Sicile et Lairg. Mais ne comptez pas sur lui pour avoir des rêves de villas équipées de piscines…Si ça pouvait faire plaisir à ses proches, lui, ne s’en approcherait pas. Un bain de minuit à la mer serait fort agréable, mais quand on n’aimait pas l’eau, c’était moyen. Mais il ferait des efforts. Rien que pour ne pas se priver de choses et d’autres qu’il avait envie de faire et qu’il ne faisait pas par crainte de tel ou tel élément, que ce soit l’eau pour la nage ou encore le vide pour le Quidditch. Il aurait adoré jouer, mais seulement, il avait peur du vide, donc c’était un peu râpé. Mais pourquoi ne pas dépasser ses peurs, si ces dernières n’étaient qu’autant de chaînes que briser serait difficile? Que de les laisser en état serait source de frustration? Si ça pouvait le rendre heureux, pourquoi pas. Il aspirait à une vie faite de chaleur humaine et de lumière. Certes…Elle avait appris à aimer celui qu’il était, le jeune homme mélancolique, perdu dans ses pensées et dans cette chose qu’est la vie. Aimerait-elle cet autre aspect de sa personnalité, un peu enfantine et insouciante, comme c’était le cas tout à l’heure, quand ils ont monté l’escalier, elle perchée sur son dos? Ils auraient quand même le droit de s’amuser comme des enfants, non? Il était fort parce qu’il avait appris à ne pas laisser passer ses faiblesses. Mais en faisant ainsi, en se montrant tel qu’il était, dénué de toute carapace, il se mettait en danger. Tôt ou tard, elle finirait par deviner son talon d’Achille. Bon, d’un côté, ce n’était pas compliqué. C’était elle, sa principale faiblesse. Sa maladie en était une autre. D’ailleurs, la première faiblesse se confirma quand elle l’embrassa, ne voulant pas s’arrêter sur la frustration qu’avait été un baiser donné sans qu’il ne soit approfondi. Elle s’était vengée, il avait mené le jeu. Elle se cambra contre lui, jusqu’à ce que ce fut la douche froide. Leur baiser s’interrompit. Frustré, il fit la moue. Elle l’avait eu. Revers smashé, même. Les parents…Ah, le sujet sensible. Il afficha un air faussement choqué lorsqu’elle annonça que son père allait sans cesse soupçonner son petit-ami de vouloir la déflorer. Il afficha un sourire ensuite, du genre C’est pas un peu tard pour s’en soucier? Son sourire s’évanouit par contre lorsqu’elle annonça que sa mère voulait la voir avec Michael…Ouhlà, elle risquerait d’être déçu en voyant le Wellington débarquer. Le grand dadet roux aux yeux verts, maladroit, gaffeur et timide en plus de ça. Rien à voir avec le grand ténébreux bien bâti qu’était Michael, en plus il était adroit et danseur. Nierf, Lohelia allait vite déchanter en voyant qui était le petit-ami de sa fille. A coup sûr, elle aurait préféré Caleb, à la rigueur. Il fit la moue jusqu’à ce qu’elle lui annonce que si il se dépréciait encore une fois, elle le mordait. Il afficha un grand sourire, comme pour dire chiche? Il l’attira à nouveau contre lui, son corps épousant le sien, l’embrassa rapidement, et, plus longtemps. Entre deux baisers, il murmura.


Tenter de te déflorer? Ha. C’est pas un peu tard pour y songer? Il risque de tomber des nues si jamais il apprend que c’est moi le responsable. Il ne serait quand même pas du genre à…M’attendre derrière la porte avec le fusil de chasse? Que je sache quoi mettre le jour où je viendrai te chercher…Comme un gilet pare-balles par exemple. -bisou- Du côté de ta mère maintenant. Elle ne risque pas de déchanter en voyant débarquer un type comme moi? Parce que c’est flagrant, mais Michael et moi ne sommes pas du même monde…Et du même genre. M’imposer chez toi? Un peu contradictoire pour quelqu’un qui veut rester discret…Pour ne pas gêner. Mais si tel est ton souhait…-bisou- Pour les nouvelles…Eh bien, seule Melody est au courant, et Glenn, vu que nous y sommes allés tout à l’heure. De toute façon, que je sois casé ou pas, Ils s'en fichent, à la rigueur, je n’en parlerai qu’à Clancy et à Helena…Petipa est encore trop jeune pour s’en soucier. Mais il seront ravi de te voir. Surtout Clancy, ça va le faire marrer de voir celle qui est capable de me faire perdre la tête…De toute façon, avec Clancy, tout est toujours drôle, même ce qui ne l’est pas. Helena, elle…Elle sera contente pour moi. Brittany c’est une autre histoire. Mais comme elle est mignonne et Adorable *ironie* -bisou- Tout comme mère, d’ailleurs *grand sourire* mais elles n’auront pas le choix. Il faut vraiment que tu viennes à la maison pour mon anniversaire, le mariage de Clancy et le nouvel-an, parce que j’ai bien envie de t’embrasser sous le gui -bisou- Et pour ton lignage, tu n’as pas à t’en faire, mes parents n’iraient pas jusque là, sinon je leur fais un scandale…Genre les assiettes qui volent…Mère y tient comme à la prunelle de ses yeux…-bisou- Dis-moi…Tu serais réellement capable de me mordre?



[en cours n_______n]

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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Lun 10 Nov - 16:33

Il fit semblant de lui mordre le cou, comme l’aurait fait un vampire. Sauf que l’ébauche de morsure devint une torture. Il l’embrassa dans le cou, doucement, faisant courir de temps à autre sa langue sur sa peau tendre. Il remonta jusqu’à sa mâchoire, avec lenteur, et resta suspendu au dessus de sa bouche. Il la serra un peu plus contre lui. Orianne était tellement coincée et à cheval sur les bonnes mœurs qu’elle s’offusquerait sûrement de voir Rebecca débarquer. Une jeune femme aussi libre, aussi sensuelle, avec un style vestimentaire bizarre et ne mâchant pas ses mots ferait tâche dans l’univers immaculé de la marâtre…Melody? Ha. Tant pis pour elle. Il ne lui tenait pas rigueur des trop nombreuses fois où elle changeait de compagnon. Alors qu’elle fasse de même, à la fin. Will se sentit un peu nul de n’avoir aucun ami à qui présenter Rebecca, hormis ses cousins & cousines, oncles & tantes, etc. Bon, après, il y avait les gens genre les cuisiniers, les domestiques, la palefrenière, les jardiniers, la nounou aussi, qui était toujours là en dépit des enfants qui ont grandi et qui n’ont plus besoin d’être gardés. Tous ces gens qui ne faisait pas partie de la famille proprement dit, mais qui avait une importance vis-à-vis de Will. En comptant les membres du personnel, il devait bien y avoir dans la propriété des Wellington environ une centaine de personnes. Il se demanda si finalement il serait bien accepté par les amis Moldus de sa compagne. Pour sûr, il n’aurait pas la plus grande amitié pour Michael. Mais les autres? Ca ne les choquerait pas d’avoir en face d’eux un sorcier qui ne savait même pas faire marcher un grille-pain? Il finit par poser son doigt sur ses lèvres, pour intimer à la jeune femme de se taire. Elle le lui mordilla, jusqu’à ce qu’il parle. Et qu’elle lui réponde. Il chercha à nouveau ses mots, avant de murmurer à son tour.

Les miens ne sont pas, en effet, les plus exemplaires. Je dirais même qu’ils se complaisent dans la magouille, ce qui est révoltant, à mes yeux. Je déteste tromper les gens, alors qu’eux passent leurs temps à duper et à manipuler. Je n’ai pas envie de ça. De devenir comme eux, quoi. Je te révèlerai tout, un jour. Mais je n’ai pas envie de raconter la vie d’un minable maintenant. Je n’ai pas envie maintenant de m’apitoyer sur mon sort. Parce que tu es là et c’est tout ce qui compte. J’aimerais vivre dans un monde où il n’y aurait que le nous, celui dans lequel on est actuellement, mais je dois aussi vivre dans un monde où il y aura toi et moi séparés…J’ignore comment je vais faire pour les vacances, être loin de toi me sera insupportable, pourtant, je vais devoir faire avec. Cet été, ça sera encore pire. Loin de toi, je ne suis plus rien, et loin de toi je n’ai plus raison d’exister. Je sais que notre monde est fragile, qu’il ne tient qu’à nous de le protéger de l’extérieur. Mais je ferai en sorte qu’il ne se noie pas dans nos larmes. Je ne serai heureux que quand tu seras là. Je ne pourrai faire ma vie que quand tu seras là également. Rebecca…S’il te plaît…je n’ai jamais été important pour personne. Le monde n’a jamais tourné autour de moi. C’est à peine si j’existais. Mais là, je prends trop d’importance pour que…Je n’ai pas envie d’être le responsable de ton chagrin, pour peu qu’il arrive quelque chose. Je ne veux pas que tu renonces à tout pour moi. Je ne pourrai jamais être loin. Encore moins te chasser de ma vie. Impossible. Me priver de toi, c’est comme priver un oiseau de ses ailes. Impensable. Je suis à mon tour surpris par ce qui nous unit. Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurai jamais imaginé tout ça. C’est tellement magique, voire mystique…J’ai du mal à saisir la force de notre lien, surtout depuis que…tout à l’heure. J’aimerais tant que ça dure toute une vie, et même au-delà. J’ai envie de voir nos enfants grandir. A quoi ils ressembleront? Notre garçon aura mes cheveux et tes yeux, et notre fille ressemblera à sa mère, mais aura les yeux de son père. Mais en effet, ce qu’ils seront, blonds, bruns, roux ou même avec les cheveux noirs, je m’en fiche, car ce seront nos enfants et…il y aura un peu de toi et un peu de moi. Ma famille n’aura rien à y voir là dedans, parce que JE veux être avec toi. Et la Faucheuse pourra bien attendre, je ne veux pas accéder à l’Autre Monde trop jeune. Je veux avoir vécu. Avec toi. Mais je ne veux pas que tu te tues à cause de moi, compris? Ca serait une erreur. Une grave erreur. Je ne le mérite pas, et ce quoique tu puisses en dire. Je sais que c’est nul de te demander de vivre alors que je ne peux pas, te laisser dans le chagrin, mais c’est hors de question qu’on finisse comme Roméo et Juliette. Que Juliette, en croyant que Roméo est mort, se tue, et quand Roméo réapparait, il se tue en voyant le corps sans vie de son aimée. Je ne veux pas que ça se termine comme ça. Toi et moi on vivra, mais vieux. On mourra dans notre sommeil. Mais en attendant, on doit vivre. Et même si ce n’est pas facile. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’on ait la chance d’accéder à ce que l’on veut.

Certes, des fois, son discours s’était un peu morcelé sous le coup de l’émotion, mais à la fin, il se laissait emporter par ses mots et ses sentiments, si bien que son discours montrait tellement plus de poids au niveau de ses convictions, à la fin, son ton s’était fait dur, surtout quand il avait parlé de Roméo et Juliette. Finalement, la référence, eh bien…passée à la trappe. A partir du moment où elle l’embrassa, et qu’il répondit à son baiser, mettant dedans son désespoir, mais aussi sa douleur, son ressentiment aussi. Il caressait son corps alors qu’elle se resserra contre lui, leurs corps se confondant avec harmonie. Il arqua un sourcil lorsqu’elle lui demanda si il savait ronronner. Il lui adressa un sourire crétin, avant de comprendre qu’elle faisait référence à son assertion sur le fait d’avoir été un chat dans une autre vie. Il répondit qu’il ne savait pas ronronner, mais que par contre, il savait rugir. Il sourit, avant de prendre ses trois clichés qui se battaient en duel au fond de son portefeuille. La photo de famille…Ah. Il devait avoir quoi…Quinze ans? C’était un peu avant qu’il ne rechute, il était à l’époque encore bien portant. Son visage était certes moins émacié, moins anguleux aussi. Will regarda le visage d’Herbert, fatigué, au bout du rouleau. Du patriarche semblait émaner l’autorité et la droiture, il incitait immédiatement au respect. Glenn, lui dénotait tout autre chose. Quelque chose de froid, certes, mais de passif, inexistant. Orianne, quant à elle, était indéfinissable. Elle portait une robe noire hors de prix, ses cheveux blonds étaient serrés en un chignon d’où aucun cheveu ne dépassait. Elle avait l’air sévère, glaciale, et sèche. Sécheresse qui se ressentait par son attitude. Melody, elle, avait une robe d’un bleu pervenche, elle boudait, visiblement mécontente d’être prise en photo avec Wilfried et Petipa. Pour sûr que ce cliché serait relégué dans le fond d’un placard, dans le carton qui contenait des objets qu’on avait pas forcément envie de montrer aux autres parce qu’on en a honte. Will, lui, était toujours égal à lui-même. Magnanime, froid, distant. L’air effacé, mélancolique. De lui émanait une certaine sérénité, même si il paraissait plus comme un prince. Il portait juste un polo blanc à manches courtes, faisant ressortir sa fine musculature -dont il ne restait plus rien aujourd’hui, ou presque- passé par-dessus un pantalon noir. Ses cheveux roux toujours en désordre. Petipa, par contre. Ses cheveux bruns étaient en bataille, et ses yeux noirs pétillaient. Il souriait à la caméra, montrant du même coup sa joie de vivre. Pour ça, Will aurait dû prendre modèle sur lui. Il arqua un sourcil lorsqu’elle s’empara du cliché. La photo, comme on pouvait s’y attendre, était animée. Il la regarda sourire d’un air attendri. Il fallait qu’elle le voie. Petipa sera ravi de voir quelqu’un qui lui ressemblait. Il passa ses bras autour d’elle, avant de poser un baiser sur son épaule. Il posa son menton sur son épaule, avant d’éclater de rire en l’entendant dire qu’elle se serait sentie offusquée si il l’avait voulue elle. Will afficha un air insulté, puis l’embrassa sur la joue, avant de murmurer tout près de son oreille.

C’est toi que je veux. Si ça ne tenait qu’à moi, je t’aurais déjà demandé ta main, mais je tiens à ce que tout soit fait dans les règles.

Il lui tira à nouveau la langue, comme un gosse. Il regarda à nouveau les photos que Rebecca lui proposait. Il regarda la séquence comédie musicale. Michael apparaissait presque sur toutes les photos, que ce soit au niveau du spectacle proprement dit ou au niveau des Behind The Scenes. Alors comme ça, il y avait eu dans le tas Roméo et Juliette? Hum, ça n’allait pas être bon pour lui, ça. Il se crispa quand il vit sa Juliette dans le balcon, sous lequel jouait l’autre Roméo. Il se pencha vers elle, avant de murmurer doucement les répliques de la pièce de théâtre écrite par Shakespeare correspondant à cette scène. La sérénade de Roméo, qu’il connaissait presque sur le bout des doigts. Il sourit, jusqu’à ce qu’elle tourne encore les pages. Il fit la moue lorsqu’il vit la photo du baiser. Alors comme ça, elle avait déjà embrassé son partenaire avant lui. Argh! Il n’allait pas lui faire une scène, quand même. Non. Elle lui parla encore de Juilliard. Et de Michael, qui risque aussi d’y aller. Bon sang! Elle n’avait pas le droit d’utiliser cet argument là. Il ne pourrait pas rester à Lairg, ou même en train d’enseigner à Poudlard, alors qu’elle serait à New-York avec ce…Dans la même école en plus! Il leva les yeux au ciel quand elle lui parla qu’il irait sûrement en musique. Et lui, alors? Admettons qu’il soit autorisé à y aller? Il irait là dedans aussi? Alors attends…Michael était sans contester un très bon danseur. En plus d’être un musicien? Il comprenait maintenant pourquoi Lohelia Isabella l’adorait, et il se sentait d’autant plus mal qu’il ne serait jamais à la hauteur. Même si il jouait du piano depuis qu’il était haut comme trois pommes. Il n’arriverait pas à charmer Lohelia rien qu’avec ça, non? Il n’avait pas d’autres talents, de toutes façons. Dans le genre danger public, il se posait là. Et…Il inspira profondément, pour se calmer. Sans savoir pourquoi, il s’était mis en colère. Si, il avait peut être eu une petite idée du pourquoi, mais voilà, quoi.

Je…Tu sais quoi? Je crois que je vais réfléchir sérieusement à la question de mon côté. Et puis…Tu sais, si je partais du monde magique, si je faisais ma vie ailleurs…Je ne serai peut être pas obligé de me destiner à ce qu’ils envisagent pour moi alors que je n’en ai pas envie.

Il avait dit cela un peu plus sèchement que d’ordinaire. Il s’exhorta de rester calme, en repensant avec désolation qu’il aurait dû se mettre au Yoga depuis bien longtemps. Etonnant pour quelqu’un qui était d’ordinaire calme, de se mettre en pétard à cause de Dame Jalousie. Bon, voilà, on ne le changera pas, quoi. Il se mordilla la lèvre inférieure, avant de lui décocher un sourire ravageur. Le sourire Colgate, comme certains disaient. Avant de la titiller. Autant dire qu’elle entama joyeusement la pomme, en roulant au dessus de lui. Ah, il était dominé maintenant. Il la regarda, lui adressant son regard le plus…Quoi? Aguicheur, c’était pour une femme, non? Un truc du même genre, assorti de son sourire en coin. Elle effleura la peau de son visage avec une lenteur qui le frustra. La cherchait-il? Il se sentit le besoin de faire une blague. Il répondit que non, puisqu’il l’avait avec lui. Que par conséquent, il n’avait pas besoin de la chercher. Il fronça les sourcils lorsqu’elle remua pour aller chercher l’une des deux coupes de champagne qu’ils s’étaient versées tout à l’heure. Ah. Will afficha un sourire, et frémit quand il sentit la goutte fraîche rouler sur sa peau, traçant un sillon humide et potentiellement collant. Il frissonna de désir lorsque les lèvres de son aimée remontèrent doucement, suivant le chemin de la goutte, avant de revenir à sa bouche. Il la regarda droit dans les yeux, son visage près du sien. Il allongea le bras pour se saisir de la coupe que Rebecca venait de poser, puis, il trempa dedans deux doigts. Il laissa tomber plusieurs gouttes sur la peau opaline de sa compagne, avant de laisser courir sa langue le long de son épaule et de son cou, alors qu’il dessinait doucement sur son corps. Il s’en saisit à nouveau, réitéra l’expérience, sauf que là, au lieu de toucher sa peau comme il l’avait fait, il dessina de ces deux doigts ses lèvres. Malencontreusement, une goutte quitta ses lèvres pour aller rouler sur son menton, et dans son cou. Il roula à nouveau au dessus d’elle, pour aller chercher délicatement, du bout des lèvres, la goutte qui avait roulé jusqu’entre ses seins, avant de remonter le long de sa clavicule, de son cou, de sa mâchoire, et avant de posséder sa bouche à nouveau. Il se détacha d’elle, avant de murmurer.

Qui a gagné, cette fois?

Il lui adressa son sourire en coin, l’invitant sans vraiment le dire à céder à la tentation, en surenchérissant. Un coup de bluff. Mais si de la sorte, les sujets qui faisaient mal pouvaient être évités, alors tant mieux.

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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Jeu 13 Nov - 0:36

    Les remarques ? Elles passaient par-dessus la tête de Rebecca. Elle estimait qu'elle se remettait suffisament en question comme ça pour encore supporter les remarques acerbes, désobligeantes de certaines personnes et des professeurs, en particulier. Et généralement, ça ne loupait pas. Elle s'énervait. Rebecca n'était pas une tendre. Le sang de la Sicile, aussi brûlant que le soleil qui régnait en maître impitoyable sur ces terres arides, courait impétueusement dans ses veines. Ce qui la rendait un tantinet prompt à l'énervement. Mais, le flegme anglais y était présent, également. Ce qui faisait que, parfois - pas assez souvent malheureusement - elle arrivait à se maîtriser. Sa dernière grande maîtrise d'elle-même, c'était il y a dix jours, quand elle était complètement remontée, énervée, attristée par ce qui lui arrivait. Elle avait tenue, longtemps, très longtemps. Mais, le rejet de Caleb avait été un coup extrêmement dur pour elle. Elle l'avait mal pris, d'une, et de deux, elle s'était sentie minable. Alors tout ce qu'elle retenait commençait à bouillonner sérieusement dans ses veines. Quand elle était montée dans la Tour d'Astronomie, quand elle avait cherché la solitude, quand elle touchait le fond, il avait été là. L'avait prise. Malheureusement, même sa présence n'arrangeait pas les choses. Enfin si... Pendant les cours de sortilèges, par exemple, il lui permettait de bien se contrôler. Avec un regard, un contact, un mot à peine soufflé. Il faisait baisser le coléricomètre (et moi je dis vive les néologisme xD), calmer la tension. S'il y arrivait bien pendant les cours de sortilèges, pendant les autres cours, c'était plus difficile. Un exemple en tête ? Le désastre du cours de Potions, par exemple. Il avait tenté de la calmer... Mais soit il ne s'était pas assez rapproché d'elle en cours soit la colère la rendait sourde, en tout cas, elle n'en fit qu'à sa tête. Ce qui lui valut trois samedi après-midi de colle. Bon... Le premier passerait bien. Elle serait avec Wilfried. Les deux suivants seraient un peu plus difficile à supporter. Mais, elle prendrait son mal en patience. Elle embrassa son index quand il dessina sa bouche. Puis, elle se blottit contre lui, fermant les yeux un moment, profitant de la chaleur qu'il lui offrait, de cet amour qu'elle ressentait à travers les fibres de son être. Elle était dans un état de béatitude complet... Mais ça, nous l'avions déjà dit, non ?

    La confession, c'était un truc juste comme ça, pour rire - ou pas -. Rebecca ne se confessait jamais au Père Standford. En fait, il faut plutôt comprendre par là qu'il n'était rien d'autre qu'un confident. Le jour où Rebecca se confesserait, ce serait quand elle en ressentirait vraiment le besoin, quand elle aurait vraiment fauté. La phrase magique ? Mon père, je dois vous parler. Là, le brave prêtre comprendrait alors qu'elle voulait se confesser. D'habitude, elle allait le voir en disant simplement Mon père, j'ai envie de vous parler. La nuance n'est pas si subtile que ça, si ? En tout cas, quand elle disait cette dernière phrase, c'était tout simplement parce que des évènements étaient survenus dans sa vie et l'avait un peu changé. Là, c'était carrément la révolution. Genre, la Révolution d'Octobre Rouge... Même si la comparaison est débile. Mais de toute façon, il arrivait souvent à Rebecca d'avoir des pensées idiotes quand elle était avec Will. Elle ne s'était pas encore habituée à l'état d'ibriété dans lequel elle était quand elle était avec lui. Oui, c'était comme si elle était ivre... Mais ivre d'amour. Ses pensées n'étaient pas cohérentes... Et mettraient du temps... Beaucoup de temps à se remettre en place. La seule pensée normale qu'elle avait c'était qu'elle était bien, là, dans ses bras... Sentant sa peau contre la sienne, ses formes se fondre avec les siennes. Elle l'aimait et ça, c'était une certitude indubitable. Et elle mettait Descartes eu défi de remettre en doute cette vérité. Bref ! Son regard se posa sur l'album photo en cuir. Elle aurait une robe de mariée comme sa mère... Un peu comme une princesse, lui faisait une taille de guêpe. Un mariage simple... C'était ce qu'elle avait toujours voulu, quelque soit la personne avec laquelle elle se serait unie. Seulement là, c'était avec son âme-soeur qu'elle serait. Son mariage ne serait pas pareil. Il devait être mieux que n'importe quel autre. Ca lui ferait bizarre de voir tout ce pan de sa vie où Will n'exisitait pas faire un peu de place à cette partie de son existence où il y aurait Will. Elle eut un léger sourire et frotta le bout de son nez dans la nuque du jeune homme, inhalant une nouvelle fois son arôme, ne se lassant pas de son odeur. Elle l'aimait... Tout simplement.

    Si Will avait peur de certaines choses, tel que le vide ou l'eau, ce n'était pas le cas de Rebecca, qui nageait comme un petit poisson. Elle adorait l'eau... Ce n'était pas pour rien que, entre les cours de danse, de violon, d'escrime et ses devoirs, elle trouvait toujours un moment pour aller à la piscine. A la piscine où elle nageait jusqu'à la fatigue... Jusqu'à la crampe sûrement. Ou alors de voler... Voler comme un oiseau... Un oiseau sur un balai ToT Si elle avait des ailes, elle aurait volé, pour sûr. Elle adorait ça. Sentir le vent fouetter son visage, les sensations que lui procurait l'altitude, les montées d'adrénaline. Tout ça lui faisait tellement de bien que c'était des sensations dont elle ne se privait pas. Alors pou relle, voyager ne lui poserait pas de soucis. Elle aurait sûrement envie d'aller gravir le Mont Everest, d'aller voir le Pavillon d'Or de Kyoto, le Grand Canyon, la Tour Eiffel. Elle voudrait sûrement voir des corridas et même revoir des spectacles italiens reprenant des pans de la vie antique, tels que les combats de gladiateur ou les plus grands tragédies. Elle irait en Grèce aussi, en Crête surtout. Elle irait en Egypte, pour aller voir la Vallée des Rois. Elle voulait voyager à travers le monde, connaître son Histoire. Elle voulait tout savoir... Même comment on embaumait les morts chez les Maya... Ah moins qu'on ne les embaumes qu'en Egypte. Elle voulait combler ses connaissances lacunaires. Tout savoir, était-ce trop ambitieux ? Alors, elel voulait connaître beaucoup de choses... Non pas pour étaler sa connaissance mais simplement pour avoir la satisfaction de se dire qu'elle savait. De ne pas se sentir larguée quand on parlerait de telle ou telle chose. Non, elle saurait. Elle caressa sa lèvre inférieure, seulement avec l'index. Puis, ils s'étaient embrassés. C'était quand même incroyable que leur désir de l'autre ne se calme pas, qu'il soit toujours aussi puissant... Mais ce n'était pas pour lui déplaire. Elle avait interrompu le baiser. Ils en étaient à combien, là ? 5-4 en faveur de Rebecca... Avec un superbe effet, s'il vous plait. Elle avait bien mérité son point, là... Et elle en était plutôt fière. Après tout, Will avait gagné son quatrième point en l'embrassant chastement. Outrageux petit personnage x) ! Elle inspira profondément et avait parlé de ses parents, de sa mère qui aurait aimé la voir avec Michael, jusqu'à ce que ce dernier se case avec son acutelle petite-amie. Et apparemment, ce fut la douche froide pour Will. Elle eut un léger sourire et émit un léger rire, avant de reprendre, un peu hilare, parfois coupée par les baisers que lui déposer le jeune homme sur les lèvres, les frôlant à peine par moment.


    "Mon père n'aime pas les armes à feux. Au pire, ce sera le couteau de boucher que ma mère a acheté récemment pour couper les grandes pièces de boucher, justement. Tu n'auras qu'à venir avec une bombe au poivre, une armure de chevalier, un bouclier -bisou- Mais j'exagère un peu là... Viens simplement, comme tu es. Ne cherche pas à les séduire, sinon, tu vas te planter. S'il le faut, comporte toi normalement avec moi, ma mère verra bien qu'elle ne pourra rien faire contre ce que tu ressens pour moi et que, qu'elle le veuille ou non, elle sera bien obligée de t'accepter. Je restes discrète ? Pas vraiment puisque je compte lui avouer notre relation dès demain matin... Si tu ne me détournes pas de cette sainte mission, bien sûr... La missive devra arriver à bon port avant qu'il n'y ait de fuite, car là, elle se sentirait trahie... Et je te laisse juste un peu imaginer ce qu'elle serait capable de me faire dans ses cas-là... Genre... La gueule pendant des heures. Comme une enfant... Avec plus de sournoiserie puisqu'elle serait aussi capable de me fermer l'accès à l'aile du fond du jardin. En tout cas je sens que je vais adorer ta mère et cette Brittany... Par contre, je te vois très mal casser de la vaisselle, c'est un truc de femme ça... Quand on fait que je puisse te mordre... Ne tente pas le diable, Will... Tu sais très bien que j'en serait parfaitement capable !"

    Seulement, il la devança comme il fit mine de la mordre dans le cou... Comme un vampire. Elle se pinça les lèvres et ferma les yeux, quand il l'embrassa dans le cou. Laissant sa langue de temps à autre courir sur sa peau. Il suivit la ligne de sa mâchoire jusqu'à ses lèvres... Au-dessus desquelles il resta en suspens. 5-5... Seulement, avouant sa défaite tacitement, elle captura ses lèvres pour lui donner un baiser comme il lui avait donné tout à l'heure... Très chaste. Elle évita volontairement la danse entre leur deux langues. Et là ? Avait-elle droit à son point ? Bien sûr... 6-5 en faveur de Rebecca. Elle menait la danse. Elle se sépara de lui, avec un sourire taquin aux lèvres, avant de dessiner sur sa peau opaline, du bout de l'ongle. Elle savait qu'il détestait les chatouilles, c'était justement ce qu'elle cherchait à faire. Tout ça pendant qu'elle l'écoutait, attentivement. La conversation ne tournait vraiment pas.. Bien. Non, il fallait remédier à ça. Elle hocha lentement la tête, à chacune des phrases du jeune homme, avant de relever la tête vers son aimé. Puis, elle eut un léger sourire et reprit :

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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Jeu 13 Nov - 0:38

    "Chaque famille a ses travers... Roberto et Maria ne sont pas vraiment frère et soeur... Mais, demi-frère et demi-soeur. Ils ont le même père mais pas la même mère. Et mon oncle Lorenzo, leur père, n'était marié à aucune des deux femmes. Elles ont confiés leurs enfants aux Di Matteo... Des sorcières pauvres ne pouvant pas s'occuper d'eux ou alors des Moldues, je ne sais plus. De toute façon, pour nous, ils sont frère et soeur... Réellement. Lorenzo devait sûrement crouler dans la magouille, lui aussi... C'est peut-être pour ça qu'il a disparut. Et puis, dans la famille d'Elena, elle avait des cousins qui avaient coopérés avec Mussolini. Alors bon... Personne ne peut avoir de famille parfaite. Même nous la notre ne le sera pas. Elle aura sûrement ses imperfections aussi, je pense. Tu sais... Tu es important pour moi aussi... Et j'ai l'impression que... Non rien... Tu sais quoi ? Je vais t'écouter. Je sais que tu fais ça pour mon bien alors que te fais confiance. Je veux simplement que tu me jures que quoi qu'il arrive, tu resteras à mes côtés. Que tu te libèreras de tes chaînes pour que l'on puisse vivre dans un monde où ta famille n'aura pas d'influence. Après ce, nous vivrons vieux, mourrant ensemble dans notre lit, parce que nous aurons bien vécu. Et nous continuerons à être ensemble, dans l'Au-Delà, que ce soit en Enfer, au Purgatoire ou au Paradis De toute façon, l'Enfer, c'est un monde où tu n'es pas... Et avec tout ça... Je m'embrouille..."

    Si le discours de Will était morcelé, qu'en était-il de celui de Rebecca ? Guère mieux... Elle commençait à être fatiguée. Elle regarda sa montre... Peut-être la seule chose qui lui restait x) et nota l'heure... avancée de l'après-midi... Ils avaient discutés longtemps aussi, il fallait l'avouer. Et le pire dans tout ça, c'était qu'elle n'avait même pas faim. Ou alors elle était affamée mais elle pensait à tellement de choses à la fois qu'elle n'avait pas le temps de se focaliser sur sa faim. De toute façon, elle avait toujours une autre faim qui la taraudait... Celle que Will lui procurait. Elle inspira profondément et eut un petit sourire tendre quand elle regarda la photo de famille. Elle nota cependant que Will était plus musclé sur cette photo. Elle savait qu'il avait perdu du poids pendant deux ans, qu'il avait rechuté. Et il osait encore affirmé que ce n'était pas grave ? En tout cas, elle ne se focalisa pas sur ce détail et préféra se concentrer sur Orianne. Mon Dieu, l'horrible mère était terriblement belle. Enfin... Très froide, mais très belle aussi. Rebecca regarda Melody et arqua un sourcil. Toujours à faire la gueule, celle-là, jamais satisfaite. Elle reposa la photo animée et avait dit qu'elle n'aurait pas aimé que Will préfère épouser Helena plutôt qu'elle. Puis, il avait posa son menton sur son épaule et la jeune femme lui caressa le bout du nez, avec tendresse. Jusqu'à ce qu'il l'embrassa. Elle se pinça les lèvres et souffla :

    "J'aurais dit oui immédiatement... Si à la fin de l'année, tu veux m'épouser, je dirais toujours oui. Si tu veux m'épouser dans dix, vingt ou trente ans, ma réponse ne changera pas... Je dirais quand même oui. J'attendrais mais un jour, je serais ta femme. Et même pas Orianne ni même la pureté de mon sang ne pourra y faire quoi que ce soit."

    Il avait vu les photos des comédies musicales et avait compris que Dame Jalousie se mêlait de ce qui ne la regardait pas quand la photo où Michael et elle s'embrassaient arriva. Bien sûr, leurs lèvres se touchaient mais ils comptaient le nombre de secondes qui les séparaient du noir complet qui leur permettrait de se quitter. Elle soupira et secoua la tête. Puis, elle parla à nouveau de Juilliard. Que Dieu en soit témoin, elle n'avait pas fait cela dans le but de l'énerver, ni même de le manipuler. Elle avait juste dit ça comme ça. En tout cas, ce qu'elle entendit lui fit plaisir. Will pourrait vivre de sa passion dans le monde moldu. Il y aurait beaucoup de porte qui s'ouvrirait à un pianiste de talent. Professeur dans les meilleures écoles... Et pourquoi pas à Juilliard même ? S'il devenait professeur de piano à Juilliard, il serait connu à travers les Etats-Unis et sûrement dans le monde. Et elle ? Elle serait chanteuse, actrice, danseuse... bref, ce que Juilliard lui permettrait de devenir, elle le deviendrait. Elle ne faisait pas ça pour le strass et la paillette, mais pour le bonheur que lui procurait le simple fait d'être sur scène. Elle souffla alors un simple "tu m'en vois absolument ravie, mon amour", à l'attention du jeune homme, avant de se saisir des coupes de champagnes. Elle avait sentit ses frissons de désir et elle n'était pas en reste non plus quand il fit rouler des gouttes sur son épaule, les enlevant alors de la langue. Quand la perle dorée quitta ses lèvres pour rouler sur son menton, sa gorge pour se glisser entre ses seins, elle fut remise à sa place de départ : sous Will. Elle se cambra légèrement quand elle sentit ses lèvres se poser entre ses seins, pour récupérer la goutte infortunée et remonter le long de sa poitrine, de sa gorge, pour reposséder ses lèvres. Elle lui répondit avec passion et ardeur jusqu'à ce qu'il se sépare d'elle.

    "Je suis éliminée... Tu as gagné... Seulement..."

    Elle se redressa et lui intime presque l'ordre de reprendre sa torture là où il l'avait laissé. Après tout. Autant finir ce qui avait été commencé, non ? C'était à lui de finir la pomme aujourd'hui.

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Wilfried I. E. Wellington
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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Jeu 13 Nov - 17:47

[une première partie :p]

Euh, oui. Des fois, tout aussi calme et réconfortant fusse-t-il, Will ne pouvait pas faire grand chose face aux accès de fureur de sa compagne. De toute façon, le phénomène était purement physique, et scientifiquement prouvé. Le feu avait toujours raison de la glace. Will n'était pas nerveux. Il était d'un naturel calme et paisible. Parfaitement zen, quoi. Mais des fois, il lui arrivait de bouillir intérieurement. Que ce soit de colère ou de désir. Pour ce qui est du désir, nous en avons déjà parlé maintes et maintes fois. Pour la colère, en revanche...C'est plutôt délicat. Il y avait beaucoup de choses qui faisaient bondir le Serdaigle. Mais la plupart du temps, il conservait son calme olympien. Il valait mieux, d'un autre côté. Il piquait parfois des colères, mais monumentales. Et il ne valait mieux pas rester dans les parages, sous peine de se faire royalement bouler. Ou incendier, c'est selon. Mais la Colère n'était pas un des péchés capitaux de Will. La luxure serait plus appropriée, surtout en ce moment. Car il n'était plus du tout calme en présence de Rebecca. Il se sentait fébrile, et luttait souvent contre cette envie étrange qui faisait qu'il avait toujours envie de la prendre dans ses bras. D'une, parce que il devait lui laisser un minimum d'espace vital. De deux, parce que dans une autre vie, il aurait pu être n'importe quoi sauf une sangsue. De trois, parce qu'il n'y avait aucune trace de colle ou autres polymères à propriétés adhésives dans son sang. Sang qui n'avait besoin de personne pour bouillonner quand elle le touchait, ou quand elle se trouvait dans les parages. Sitôt qu'il était en sa présence, il se dégageait d'eux un certain champ de force qui rendait l'attraction quasi-inévitable. L'attraction qui s'ajoutait insidieusement à la machinerie du désir. On disait donc? Oui, son calme olympien. Qui faisait qu'il arrivait presque toujours à calmer ses ardeurs. Elle était le feu, il était la glace. Le chaud et le froid. Deux antonymes qui l'un sans l'autre n'existeraient pas. Après tout, un mot a un sens quand il possède un contraire. quoiqu'il en soit, il n'avait rien pu faire pour éviter le carnage verbal du cours de potions. Et la triple retenue qui s'en est suivi, pour elle, en tout cas. Il s'en serait arraché les cheveux. Remarque, c'était pas mieux. Il bougeait le petit-doigt, et il se faisait coller. Non, mais vraiment, vous y croyez, vous, qu'un prof vous colle parce que vous avez eu l'audace de sourire? Bon, d'accord, il avait un peu poussé le bouchon, il avait pensé à un truc pendant que la prof le sermonnait, et ledit truc l'avait fait sourire. M'enfin. Ce n'est pas de sa faute si la cadavérique Irina était allergique à toute manifestation de joie. Il fallait voir son air malaimable, supérieur et arrogant. Ca, Will n'y pouvait pas grand chose, hormis s'adapter...Et subir. Y compris les sautes d'humeur de la prof de potions. Le premier samedi, il était collé avec elle. Les deux suivants, il ne pouvait pas espérer la voir avant la fin de l'après-midi. Il allait devoir se trouver une occupation. Genre...Il reviendrait ici, pour jouer du piano. Faire ses devoirs. Pratiquer un peu la DCFM, les Sortilèges ou la Métamorphose. Les potions? On oublie. Il faisait déjà assez de dégâts comme ça. Il sourit, alors que son index dessinait la bouche de sa compagne, mémorisant par le toucher chaque courbe voluptueuse. Elle embrassa son doigt. Avant de se peletonner contre lui. Il referma ses bras sur elle, avant d'enfouir son visage dans son cou, effleurant du bout du nez sa peau opaline. Il posa un baiser sur son front, avant de fermer les yeux à son tour, engourdi par la torpeur qui s'est emparée de la pièce, avant de les gagner peu à peu. Il était bien, tout simplement. Et il aurait voulu que cela dure une éternité, sinon plus.

Alors oui, pourquoi se confesser? Pour nettoyer son âme? Qu'avait-il donc fait de mal pour qu'il soit "impur"? Il avait pêché en offrant son corps à la femme qu'il aimait? C'est pas un crime, ça. Alors pourquoi devrait-on les priver d'au-delà pour ça? Un au-delà qui n'a rien à voir avec le Paradis, cela va s'en dire. Alors il ne voyait pas l'intérêt de rester enfermé dans un de ces endroits, où il serait séparé du prêtre par un grillage, ou un truc du genre, et qui finirait par dire là où il avait fauté...Au regard de la religion, cela va s'en dire. Car selon son propre point de vue -loin de lui l'idée d'insinuer que son point de vue valait mieux que quiconque- il n'avait absolument rien fait de mal. Certes, il y avait le péché de chair...Mais le Serdaigle comprenait pourquoi maintenant c'était interdit par la religion qu'ils pratiquaient tous deux. Parce que c'était justement contraire au dogme catholique lui même. Celui là même qui disait que pour avoir une chance d'obtenir un visa pour le Paradis, il fallait avoir vécu une vie de labeur, sans plaisirs, pour espérer obtenir son salut. Racheter son âme, quoi. Toutes les âmes déviantes seraient reléguées au Purgatoire, pour une durée plus ou moins définie. Déviantes? Laissez-le rire, un coup. Il n'a rien fait de mal. Will ne se sentait coupable d'aucun crime. Sinon celui d'aimer plus que de raison. De quoi en devenir dingue, parfois. Will aussi était dingue. En ce moment, cela va de soi. Il était dans un monde à part, et il sera dur de revenir à la réalité, de quitter leur bulle pour mieux la regagner plus tard. Mais en attendant, il avait tout ce qu'il lui fallait. Elle. Il la tenait contre lui, leurs peaux se frôlant, réveillant par à-coups le désir qui était pour le moment assouvi mais toujours présent. Il la regardait toujours. Il se demandait comment il allait faire demain et les autres jours. Aujourd'hui, il l'avait dans ses bras, et elle y resterait jusqu'à ce qu'ils ne décident de partir. Ils seront entièrement imprégnés de la présence de l'autre, et rien que le fait d'être séparés, ne serait-ce que de deux chaises, serait insupportable. Il aimait son toucher, son goût. Il l'aimait elle. Il avait connu beaucoup de moments de doute par le passé. Et il en avait encore pour le présent. Voire même pour l'avenir. Will avait connu des zones d'ombres. Mais ce n'était rien comparé à ce qu'il vivait avec elle. Elle était devenue une certitude. La personne qui comptait le plus à ses yeux. Les gens pouvaient dire ce qu'ils voulaient. Il s'en foutait. Il l'épousera. Que ce soit maintenant ou plus tard. Dans cette vie ou dans une autre. Il voulait la meilleure vie possible, pour elle. Il lui donnera tout ce qu'il pouvait lui donner, et qu'elle lui demandera. Il voulait satisfaire ses désirs. Que ce soit sur le plan matériel ou charnel, maintenant qu'il y avait cet autre aspect de leur relation. Il voulait répondre à ses attentes. Ne pas la décevoir. Il ferma les yeux lorsqu'elle passa doucement le bout de son nez dans son cou, inhalant son odeur. Il finit par rire un moment, car elle le chatouillait et ça le mettait presque toujours au supplice. Il se calma bien vite cependant, tout en se tordant de temps à autre parce qu'elle le chatouillait d'un peu trop près. Il l'aimait. Elle l'aimait. Que demander de plus?

Voler. Le rêve d'Icare. Il n'y avait pas besoin forcément de deux planches attachées aux bras et décorées avec des plumes pour pouvoir voler. On pouvait très bien voler en laissant son esprit vagabonder ça et là, en s'imaginant dans on ne sait quelle lointaine contrée. Comme là, par exemple. Il planait, sans être pour autant à quinze mètres du sol. Même si c'était pour sûr moins excitant que d'être au dessus du vide...Will frissonna. Il avait eu le vertige, le soir où ils étaient dans la fameuse Tour d'Astronomie. Le balcon est un endroit qu'il préférait éviter. Il pensa alors que Roméo devait être bourré -ou dans un état avoisinnant- pour escalader le mur jusqu'au balcon où se tenait Juliette. Car lui ne l'aurait pas fait. Il aurait préféré passer par l'escalier, c'était moins dangereux. Poule mouillée? Non, juste prudent. Il était mieux les deux pieds bien ancrés sur le sol. Car même sur le sol il risquait de tomber. Mais néanmoins, il laissait son esprit s'envoler, des fois. Le lâchant dans des contrées étrangères qu'il adorerait aller voir. Comme le Kremlin, à Moscou. Oslo. Les monastères tibétains. Marrakech. L'Opéra de Sydney. Les contrées glacées d'Alaska. Chicago. Le Canada, surtout Vancouver. Ontario ne doit pas être mal non plus. New Delhi. Rio. Patagonie. La Turquie aussi. Tous des lieux chargés d'histoire, à plus ou moins forte teneur. Découvrir le monde autrement que dans les bouqins. Car si toute une vie serait insuffisante pour tout voir, tout comprendre, ce serait aussi insuffisant pour lire tous les livres de la bibliothèque. Alors c'était sûrement plus intéressant de constater les choses de visu, non? Découvrir d'autres façons de vivre, d'autres mentalités, ça le branchait. Le monde regorgeait de trésors que l'Homme détruisait joyeusement. Comme la grande barrière de corail, par exemple. Et les fonds marins. C'était triste. Mais ce n'est pas le sujet du débat. Will soupira, en se serrant un peu plus contre elle. Ses mains voletaient doucement dans son dos, avant qu'il ne serre doucement son épaule, repoussant du même coup ses cheveux bouclés. Alors qu'elle caressait sa lèvre inférieure de l'index. Doigt qui se fit embrasser, cela allait de soi. Ah, oui, leur baiser. Elle voulait compter les points, c'est ça? Elle n'allait pas être déçue du voyage, si c'était ça. Elle le distança néanmoins quand elle interrompit leur baiser. Il grogna légèrement, frustré. Surtout qu'elle l'avait fait exprès...De provoquer comme ça son désir. Bon, d'un autre côté, il plaidait coupable. Il avait tendu le bâton pour se faire taper, en l'embrassant très sagement. Elle s'était vengée, à juste titre. Il roula des yeux, avant de marmotter quelque chose qui ressemblait vaguement à "ah, les femmes!". Il l'avait déjà dite, celle là. Il sourit largement, avant de se reprendre, plutôt brutalement, quand elle lui parla de ses parents. Et que sa mère aurait bien aimé qu'elle soit avec Michael. Mais quoi? Qu'est ce qu'elles avaient toutes avec lui? Etait-il aussi exceptionnel que ça? et moi? ne put-il s'empêcher de penser, puérilement. Qu'est ce qu'il avait de plus que lui et qui apparemment faisait mouche? Il rigola légèrement lorsqu'elle lui parla de bombe au poivre, d'armure et de bouclier. Parce que Mr Stuart allait l'attendre avec le couteau de boucher. Il l'écouta, avant de répondre, espiègle.


"Mon grand-père doit avoir un bouclier quelque part, au dessus de je ne sais plus quelle cheminée...Tu sais, le genre d'écus avec les armoiries de la famille, qu'on expose à la vue de tous depuis qu'on y a plus recours? Tu crois aussi que le garde du corps est nécessaire...Ou alors que je dois prendre des leçons de transplanage en accéléré, au cas où? Non, j'avoue, je me tape des films là. Mais j'essaierai d'enfiler ce jour là mon costume de "moi", même si je risque de faire des dégâts...Car si je viens comme je suis, demande à ta mère d'envelopper tout ce qui casse dans du papier bulle. Mais j'esserai, bien que vouloir plaire sera plus fort que moi. Je n'ai pas oublié mes bonnes manières *rire* Demain matin? C'est un bon créneau horaire. Surtout que je ne risque pas de te déranger, je serai sûrement en train de pioncer sous dix tonnes de couvertures. La fièvre semble s'être résorbée pour le moment, mais elle ne m'oublie jamais. Tu auras donc le champ libre toute la journée de demain. Tu pourras aller prendre ton petit-déjeuner, aller en cours, dîner avec Fanny et Evangeline, retourner en cours, faire tes devoirs et seulement là tu pourras songer à venir voir ton petit-ami. Je te préviens, quand je suis malade, je ne suis pas très intéressant. A moins que tu seras tellement occupée que tu n'auras même plus le temps de penser à moi. Qui sait? Pour ce qui est de ma mère et de ma cousine...Ne t'en fais pas pour elles. Ca leur passera. Et pour les assiettes? Tu as raison, c'est une mauvaise idée. Si je m'avise à vouloir casser les assiettes, elle pourrait bien avoir envie de me casser les dents une par une. Et pour le restant, je voulais savoir, c'est tout. J'allais ajouter, avant que je n'oublie...Que moi aussi, j'en suis capable...La preuve!"

Il avait fait mine de la mordre dans le cou. Avant de l'embrasser, avec sensualité, laissant ses lèvres remonter son cou, laissant sa langue courir sur sa peau. Il se douta fort bien qu'il avait décroché son point, même si il n'avait aucune espèce d'idée du score. Remporté, joyeusement, sans grand effort. Il lui adressa un sourire narquois, avant qu'elle ne l'embrasse, comme il l'avait fait tout à l'heure. Très sagement. Argh! Naturellement, le Serdaigle avait doucement frôlé de sa langue la lèvre inférieure de la jeune femme, mais elle n'avait rien nouveau savoir. Il soupira, frustré. Elle l'avait eu, son point. A nouveau. Sauf que là, il n'avait pas l'intention de lui laisser gagner un point supplémentaire. Seulement. Elle s'arrangea pour le chatouiller doucement, alors qu'elle savait pertinemment qu'il avait horreur de ça! Argh! (bis) Il frissonna, et alors qu'elle continuait son supplice, il commença à remuer. Il lui emprisonna les deux mains dans sa poigne, l'entravant dans ses mouvements. Il se retrouva à côté d'elle, la regardant droit dans les yeux. Les scores? A égalité. Sa tentative d'intimidation avait plus ou moins échoué, Will avait réussi à la mater, l'imobilisant ainsi. Un corps à corps où à la fois ils seraient joueurs et sensuels? Pourquoi pas. Mais il risquerait de gagner *siffle* Il l'écouta quand elle reprit la parole, son regard rivé dans le sien, alors qu'il tenait toujours ses deux mains, serrées contre son ventre. Avant de répondre, et d'oublier ce sujet pour le moment, avant que ça ne tourne au vinaigre:

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MessageSujet: Re: [30 Sept] {There where Time is running away... [NC-17]   Jeu 13 Nov - 20:46

[Et voilà la fin ^_^]

"Glenn a pas mal magouillé de son côté, et j'en ai honte pour lui. Si je devais voler...ca serait comme Robin des Bois...Voler aux riches pour le donner aux pauvres. Seulement...Retourner à Sherwood ne me dit rien, maintenant que j'ai trouvé Marianne. Blague à part. Oui, c'est vrai, notre famille aura des bas et des hauts, comme à chacun je suppose. Mais on ne peut pas faire grand chose à ce niveau là. Mais on peut au moins essayer. Je veillerai sur vous tous, tous autant que vous êtes. Je ne serai peut être pas la figure du patriarche comme on l'entend souvent, mais je me débrouillerai. Je ne veux pas être comme Glenn, lui ressembler. Je ne veux pas faire les mêmes erreurs que lui. Je ne veux pas non plus qu'on me choisisse une fiancée alors que je l'ai trouvée tout seul. Quant à ces promesses que tu me demandes de formuler...Je n'en sais rien, de ce qui peut arriver. Mais...Je veux bien essayer de répondre à tes prières. Je souhaite être à tes côtés, quoiqu'il arrive, quoi que le sort décide. Je peux aussi briser mes chaînes, même si ce travail sera long et laborieux. Je veux aussi vivre vieux, à tes côtés, jusqu'à ce que la mort elle même nous sépare...Ou pas. Car si il devait t'arriver quelque chose, si tu devais partir plus tôt que moi, je m'arrangerai pour te rejoindre. J'ai peur de ne pas avoir le temps, mais j'en créerai si tu le désires. Et j'avoue que de mon côté...Je m'embrouille aussi. Je n'ai plus d'arguments, en fait."

Il venait de lui trouver une porte de sortie facile, là. Du coup, perdant bêtement sa chance d'avoir un point supplémentaire. Il fit la moue, préférant abandonner là la conversation. De toute façon, il ne savait plus quoi dire, et puis bon, il avait assez parlé pour les dix prochaines années, là. Lui qui était discret comme pas deux, il s'était montré bavard comme une pie. Il plissa les yeux, légèrement. Les yeux verts se montrèrent offusqués lorsqu'elle lui parla qu'il préférait Helena à elle. N'importe quoi! Alors il embraya sur le fait que si ça ne tenait qu'à lui, il l'aurait demandée en mariage. Aha. Elle aurait répondu oui. Quel que soit le moment où il aurait fait sa demande. Elle voulait être sa femme. Il lui sourit, sachant quoi faire à la première grande occasion. Mais c'est comme pour que Rebecca parle de leur relation à sa mère. Laisser décanter un peu. Will en doutait sérieusement, mais qu'en adviendrait-il si jamais il s'apercevait qu'ils n'étaient pas faits pour être ensemble? Ils seraient dans de beaux draps si jamais ils venaient à s'apercevoir qu'au bout de deux ans leur mariage était voué à l'échec. Mais dans l'état actuel des choses, Will avait une foi inébranlable en ce qui pouvait les unir. Il savait ce qu'il désirait, plus que tout au monde. Faire sa vie avec elle. Et dès maintenant, ils avaient commencé. La preuve...Il lui avait donné son corps pas plus tard que ce matin...Car oui, le temps passait vite. C'était toujours comme ça quand ils étaient ensemble. Et la faim ne le gênait pas. De toute façon, il avait l'habitude de passer le repas du midi. Son estomac s'était donc accoutumé au fait qu'il ne mangeait que le matin et que le soir. Mais contrairement aux autres jours, là, il avait une excuse pour louper le repas. Il était avec elle, et les autres étaient encore à Pré Au Lard. Ca ne le dérangeait plus d'être aussi devêtu, même si il avait encore son caleçon et elle n'avait plus rien du tout. Il avait fini par relâcher ses mains, qu'il détenait prisonnières suite à sa tentative ratée de chatouilles. Il inspira profondément, avant de murmurer.

"Alors je promets. Que je passerai ma vie à tes côtés. Et même après si tu n'en as pas marre de moi."

Il lui sourit, et ils avaient vu les photos des comédies musicales. Et Dame Jalousie arriva du même coup, ce qui rendit le pauvre Will assez...Passablement...Enervé. Seulement, il comprit que le baiser échangé entre Michael et Rebecca n'était là que pour le besoin de leurs rôles respectifs. Et qu'en aucun cas, elle avait embrassé d'amour quelqu'un d'autre avant lui. C'est comme dans les films moldus, où le héros finissait par embrasser l'héroïne. Un baiser de cinéma c'est pas pareil que dans la vraie vie. Il peut y avoir un couple dans un film sans que les acteurs ne soient en couple dans la vraie vie. Il appuya doucement sa joue contre la sienne, jusqu'à ce qu'elle finit par évoquer Juilliard...Et ce satané Michael. Il réfléchirait. Il lui avait promis. Il réfléchissait...Jusqu'à ce que Rebecca lui proposa de mordre dans la pomme, encore une fois. Il ne se fit pas prier. Il se laissa faire, frissonnant de désir à son contact. Son sang recommençait à bouillir. Il inversa les rôles. D'accord. Il finirait peut être la coupe. Mais il y en avait une deuxième. Et encore la bouteille à côté. Certes, au bout d'un moment, ils ne seraient plus trés sobres, l'alcool et l'amour aidant, mais ils se sentiraient heureux, entiers. Il laissa glisser le liquide doré sur sa peau opaline. Leur nouveau jeu était très sensuel. Orianne serait outrée de voir l'usage qu'ils faisaient du champagne. Forcément. Pour elle, ça n'avait sa place que dans les cocktails chics, pas utilisé dans le cadre des jeux amoureux. Néanmoins, il embrassa sa belle, encore une fois, passionnément. Elle lui répondit avec ardeur. Il caressait doucement le point sensible qu'elle avait au niveau des hanches, ce qu'il avait fini par trouver, d'ailleurs. jusqu'à ce qu'elle avoue sa défaite. Il lui adressa un sourire, et il sourit encore plus quand elle l'intima de reprendre sa torture là où il l'avait laissée...C'était si gentiment demandé. Will sourit, puis de ses lèvres, parcourut le chemin inverse, retournant dans son cou, sa gorge. Il se saisit à nouveau de la coupe, dans laquelle il ne restait qu'un fond de champagne. Il versa à nouveau, regardant le liquide doré ruisseler sur la peau de sa compagne, doucement, avec sensualité. Ca lui rappelait certaines choses, un peu à l'image des boutons de rose encore recouverts des goutelettes de la rosée du matin. Sauf que là...Il s'agissait d'une rose blanche. Il pencha doucement la tête, approchant sa bouche de la peau de sa compagne. Il commença à la dévorer de baisers, doucement, avec une lenteur délibérée. Elle voulait qu'il la torture? Mh, pas sûr que ce soit le bon plan. Si tel était son souhait...Il repéra une goutte laissée du côté d'un sein, à gauche. Avec lenteur, il caressa du bout de la langue sa peau, avant de dévier légèrement sur un téton, qu'il goûta doucement, lentement, exprès. Il ne fallait pas s'adresser à lui pour ce genre de choses, elle savait à quoi s'exposer. Néanmoins, elle avait tenté le diable, et le diable était en train de goûter sa peau avec tendresse, laissant courir sa langue sur sa peau, autour et sur ses tétons. Il laissa un baiser du côté de son nombril, avant de remonter doucement. Il lâcha la a coupe de champagne alors qu'il serrait sa compagne dans ses bras. Le verre se brisa au sol, après avoir roulé sur les draps, mais il s'en fichait. Il était revenu au dessus d'elle, et il l'embrassait, passionnément, lui donnant tout l'amour qu'il pouvait. Si il devait finir la pomme, il n'hésitera pas à en entammer une autre. Il se trouva qu'il avait faim. Mais une faim d'un tout autre type. Il la regarda, son regard brûlant de désir.

"Alors? Qui doit finir la pomme?"

Son sourire se voulut amusé. Il lui dédia son sourire en coin, avant de laisser un léger baiser sur ses lèvres. Il était un peu fatigué, mais c'était sûrement à cause de ce qu'il couvait. La fièvre. Plus un tout autre type de fièvre. Celle engendrée par le désir, et désir auquel il était en train de succomber joyeusement, sans opposer de résistance.

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