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 [26 Sept] { Life Is A Game. A Funny Game. Really? [PV]

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Wilfried I. E. Wellington
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MessageSujet: [26 Sept] { Life Is A Game. A Funny Game. Really? [PV]   Mer 17 Sep - 23:35

[Pour Melody A. Wellington]

C'était étonnant de voir à quel point les choses pouvaient changer. Les lieux, les personnes, tout. Will avait toujours eu du mal à se faire aux changements. Mais la vie était ainsi faite. Il évoluait. Peut être pas à la même vitesse que le monde, mais quand même. Il voyait les gens défiler, puis partir, une fois que leur temps était fait. Chaque année passée, c'est autant d'élèves d'un promotion qui partaient, et des petits nouveaux qui arrivaient. L'an prochain, ça serait lui. Enfin, à partir de juin, si il décrochait ses ASPIC. Et après? Où aller? Il n'en savait trop rien, à dire vrai. Ce chapitre là de sa vie n'était pas encore écrit, et il vallait qu'il voie. En fonction de ses opportunités, en fonction des désirs des uns et des autres. Il s'en fichait bien de ce que pouvait penser Orianne, elle n'avait pas son mot à dire dans l'histoire. Après tout, il était majeur dans...Moins de quatre mois. Et le temps qu'il remplisse les papiers pour les inscriptions en études supérieures eh bien...Il les aurait largement, ses dix huit ans. Mais le souci, ce n'était ni Orianne. Ni sa famille. Non, c'était elle. Il ne savait pas trop ce qu'elle avait prévu pour après, il lui demandera à l'occasion. De toutes façons, ils avaient encore le temps d'en parler. Et d'agir en conséquences. Le regard vert clair du Serdaigle voletait sur le livre qu'il était en train d'étudier depuis tout à l'heure. Il était gonflé, le prof d'histoire de la magie, de leur donner à lire Révolte des Gobelins pour la semaine prochaine. Will soupira, en abandonnant sa lecture. Cela faisait six fois qu'il relisait la même phrase, indéfiniement. Et le connaissant, ce n'était vraiment pas bon signe. Cela signifiait qu'il était carrément en train de se désintéresser de sa lecture. Surtout que depuis tout à l'heure, il essayait de la regarder. Il s'arrangeait toujours pour qu'elle figure dans son champ de vision, et elle suffisait à égayer ses journées. Les moments passés ensemble était tout simplement beaux, trop beaux même pour être vrais. Le Serdaigle avait encore du mal à croire qu'il avait droit à tout ça. Il s'imaginait sans équivoque un bonheur divisé en parts égales pour chaque individu, et il devinait aisément qu'il prenait bien plus qu'il ne devait. Mais c'était tellement bon, d'être dans cet état de perpétuelle félicité, en train de planer et d'être tout simplement bien dans ses baskets. Il fallait dire qu'il avait rechuté le mois dernier, s'amaigrissant à vue d'oeil, se rapprochant de l'état d'épave, mais il allait beaucoup mieux. Il était moins faible, moins patraque. Son regard vert semblait plus vivant que jamais, même si son visage pâle et émacié trahissait une certaine maigreur, un certain mal être. Il avait certes cette barbe de deux jours, mais il allait bien. Vraiment bien. Ce matin, en essayant d'arranger ses cheveux roux -autrement que leur habituel fouillis décoiffé-, il avait jeté un coup d'oeil critique à son reflet, et toutes ses conjectures revenaient à la même conclusion. Il fallait que ça change. Certes, il était en train de changer, et alors? Que peut-on dire de plus là dessus? Il devenait un homme, c'était certain. L'adolescent gringalet au visage rêveur laissait la place à l'homme qu'il allait être dans quelques années. Il avait bien pris quelques centimètres en plus, mais il était toujours dramatiquement maigre.Son visage s'était creusé, avait gagné sérieusement en maturité. Ses épaules commençaient à se carrer, bref, il évoluait. Et mentalement, alors? Wilfried n'était plus tout à fait solitaire. Il était solitaire, certes, mais avec sa moitié. C'était un illogisme, en effet, comment on pourrait être...seul à deux? Certes, il avait Rebecca. Mais toujours pas d'amis, ne préférant pas se joindre à un groupe. Trop de monde, trop d'opinions. Non que Will était contre les débats...Mais voilà, quoi. Il détestait être trop entouré.

Ah, il avait sérieusement dérivé, là. Ses pensées étaient à mille lieues de la révolte des gobelins. Alors, il se déclara de lui même inapte à poursuivre son activité -certes instructive-. et il reposa le livre sur le coin de la table, avant de ranger ses affaires. Enfin, ranger était un terme trés approximatif, c'était plutôt bourrer ses affaires dans son sac, sans vraiment chercher à y mettre un soupçon de logique. De toutes façons, son sac, tout comme ses poches, étaient un bordel incomensurable. Contrairement à Melody qui ne plaisantait pas avec l'ordre, et que Will trouvait limite maniaque. Comprenez donc qu'à la maison il y ait quelques frictions, d'une autre nature que le comportement odieux qu'a Orianne avec lui. Le grand frère bordélique et la petite soeur maniaque, c'est un beau tableau, non? Bref, Rebecca avait vu le bordel dans ses poches. Et elle y avait fait le ménage, malgré les protestations de Will qui insistait sur le fait que c'était un bazar organisé. Bazar organisé ou non, Rebecca n'a rien voulu savoir et elle a tout rangé à sa façon, jetant ce qu'il y avait à jeter. Il s'est vengé en la dévorant de baisers jusqu'à ce qu'elle crie grâce. Bon prince, il avait partagé les violettes qu'il avait dans les fameuses poches. C'était encore un super moment passés ensemble, un moment qui irait rejoindre les nombreux autres qu'il y avait dans ses souvenirs. Puis même. Il s'est vengé une seconde fois quand il lui a appris les rudiments des échecs. Elle avait compris le jeu, mais elle en restait...trés moyenne. il lui avait dit qu'il avait joué à un niveau normal, et elle avait été vexée. Elle l'avait boudé, mais il s'était arrangé pour qu'elle ne le boude plus. C'était à ce genre de chose qu'on voyait que la Stuart et le Wellington étaient heureux ensemble. C'était bizarre, parce qu'ils avaient été pour le moment épargnés pour les ragots. Mais il savait bien qu'ils ne resteraient pas cachés trop longtemps. Beaucoup ont remarqué un changement de comportement entre les deux jeunes adultes. Mais ces mêmes personnes n'auraient pas su dire de quoi il s'agissait vraiment. Will s'était rapproché d'elle en cours, sans être pour autant à côté d'elle. Juste pour dire qu'elle soit accompagnée dans ces grands moments de solitude qu'étaient les cours. Et la supporter moralement pendant les cours de sortièges qui étaient un vrai supplice pour elle. Des fois, il la rattrapait discrètement pour l'embrasser furtivement, avec toujours cet arrière-goût amer d'un désir non assouvi. A eux deux, ils étaient capables d'améliorer leur quotidien. Seuls, ils perdaient leur éclat. Bien sûr, le doute planait. On disait que Rebecca et Wilfried Seraient ensemble, mais tout ceci restait hypothétique, faute de preuves pour corroborer la rumeur. Il y avait aussi cette rumeur étrange qui disait que Rebecca serait avec Will pour se consoler d'un chagrin d'amour, causé par McEngel. Et qu'elle ferait une étrange fixation sur les garçons issus d'une famille de sang-pur. Mais Will ne prêtait pas foi à toutes ces rumeurs aussi débiles les unes que les autres. Bref, ce n'étaient que des bruits de couloir, non? Alors pas de quoi y faire attention. Rien de bien intéressant, en somme.

A tout hasard, Will décida d'aller faire un tour dehors, pour s'aérer l'esprit. Il avait besoin de se retirer dans un endroit calme, mais il fallait dire qu'à cette heure ci de l'après midi, après les cours, la salle commune n'était pas un endroit qu'on pourrait qualifier de calme, bien au contraire. Il vit Rebecca avec ses deux amies, et ce crétin d'Ulrich qui était en train de passer du Rammstein, en faisant profiter tout le monde. Non que Will détestait particulièrement Rammstein (non, c'était un des seuls groupes de metal qu'il arrivait à apprécier avec Bullet For My Valentine) mais c'était bien quand il n'avait pas de devoirs à faire. Bref, il avait laissé ses camarades dans leur coin, préférant s'isoler plutôt que de leur exhorter de la fermer. Enfin, de faire taire leur crin-crin. Mais tout en voulant éviter un incident diplomatique, il avait préféré s'effacer. Déjà qu'il était en froid avec Von Einhauer -quel euphémisme!- alors bon, voilà quoi. Il se retrouva dans le couloir, seul, avec ses souvenirs pour seuls compagnons. Il avait quand même passé sept ans de sa vie ici, et sept ans passés seuls. Enfin six, cette année ne comptait pas, vu qu'il avait Rebecca. Durant des années, sa vie s'était réduite à son piano, puis à la guitare -il avait commencé il y a trois ans de cela, il ne se débrouillait pas trop mal, mais il préférait volontiers le piano qu'il pratiquait depuis qu'i avait quatre ans- mais maintenant, sa vie, c'était elle. Il eut un sourire. Le Canon, de Pachelbel, vint s'inviter dans son esprit. Combien de fois il l'avait joué ce morceau là? Il n'en savait rien, mais dès qu'on disait Le Canon, c'était au Serdaigle qu'on pensait. Car le jeune musicien et ce morceau étaient trés liés. C'était fou comme ce morceau pouvait refléter ses états d'âmes. Au cours du temps, il avait essayé plusieurs variations, et bien sûr, quand il était joyeux, les notes du morceau sautillaient avec allégresse, et quand il déprimait, la mélodie avait un tempo plus lent et elle était triste à pleurer. Wilfried se souvint quand il entendit ce morceau pour la première fois. C'était à un mariage, il avait alors six ans. Melody était encore toute petite, et Will pratiquait le piano depuis deux ans déjà. Et il l'avait entendu. Et il est "tombé amoureux" de la musique. Dès lors, il a insisté pour se procurer la partition, et il a commencé à le jouer, inlassablement. Jusqu'à frôler la perfection, jusqu'à ce qu'il ne fasse plus aucune erreur en l'interprétant. Et les efforts s'étaient avérés payants. Will arrivait à le jouer, à l'âge de 18 ans, sans erreur. C'était le premier morceau qu'il jouera lors du mariage de Clancy, en décembre prochain. En plus d'une composition complètement inédite qu'il a signée. Et sur laquelle il bossait dur depuis un peu plus de six mois maintenant. L'espace d'un instant, il se demanda qui jouera du piano lors de son mariage à lui -après tout, il était inconcevable qu'il se marie sans piano en fond sonore- mais cette pensée fut vite noyée dans le flot formé par une dizaine d'autres.

Il arriva dans le parc, le soleil baissait, et les dernières douceurs de l'été indien étaient fort agréables. Les mains dans les poches, Will flânait dans les allées bordées par des herbes chaotiques et poussant n'importe comment. Son regard anis tomba sur un couple d'amoureux qui étaient enlacés sous un arbre, l'air complètement perdu dans la contemplation de l'autre. Will eut un léger sourire en pensant qu'à présent, il savait ce que c'était. Sauf que son amour à lui était mille fois plus puissant, plus enivrant, plus passionné aussi. Quelque chose de mature et de déroutant. Le Serdaigle rajusta sa casquette noire, à la Gavroche, un peu comme les titis parisiens. Il adorait ce genre de couvre-chef, au même titre qu'il affectionnait les chapeaux melons et de haut de forme, comme les lords anglais et les prestidigitateurs. Il portait en plus de son couvre-chef un pull fin, à rayures noires, blanches et bleues, dans lequel il ne flottait pas. En fait, son haut lui allait trés bien, faisant ressortir un peu sa -fragile- constitution. Il portait ensuite un jean Wrangler de trés bonne qualité, de couleur foncée, qui ne faisait pas un accordéon de dix kilomètres une fois arrivé aux chaussures. Chaussures noires, trés académiques, trés bien cirées ceci dit en passant. Il ne portait rien d'autre, ayant laissé sa veste au dortoir. Son regard s'arrêta sur un banc en pierre. Il décida de s'y asseoir, en tailleur, comme un chef indien. Alors qu'il posait ses mains sur ses genoux, son regard accrocha un fin tressage de fils de coton, attaché autour de son poignet. Le bracelet était trés usé, mais il tenait encore. C'était Melody qui le lui avait donné, quand elle a eu cette lubie qui, comme toutes les autres, n'a duré qu'un temps. Le garçon a toujours détesté ce truc, mais il avait le sentiment que si il s'en séparait, il lui arriverait une catastrophe. Et paradoxalement, il y tenait comme à la prunelle de ses yeux. Le bracelet avait jadis été bleu, blanc et vert, mais le temps avait fait son oeuvre et délavé les couleurs. Will redoutait le jour où il se romprait. Il porta ensuite son attention sur sa main gauche, où, au majeur, aurait dû se trouver la chevalière des Wellington. Sauf qu'il l'avait donnée à Rebecca. Il avait écrit à sa famille qu'il l'avait perdue. Connaissant son côté étourdi, ce n'était guère surprenant. Mais il n'avait pas été évasif quant au motif de l'absence de la chevalière à son doigt. Il avait expliqué à Herbert qu'il ne l'avait pas retirée en se lavant les mains, et qu'elle a glissé à cause du savon, et directement dans la bonde du lavabo. Un truc tout con, en somme, mais qui n'était pas inhabituel venant de Will. L'adolescent sourit en pensant que si il avait été face à lui, Herbert aurait tout de suite compris qu'il avait raconté des bobards. Car Will avait cette propension à être honnête, qui discréditait tout ce qui pourrait s'éloigner un tant soit peu de la vérité. Le Serdaigle sourit à nouveau, tout en se perdant dans ses souvenirs. Il était parfaitement bien. Ne l'ai-je pas déjà dit?

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Melody A. Wellington
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MessageSujet: Re: [26 Sept] { Life Is A Game. A Funny Game. Really? [PV]   Mar 30 Sep - 22:50

    [Je ne garantis pas de la qualité du post, c'est mon tout premier, il faut que je me fasse au personnage... Et j'ai décidé que Melody serait au courant pour le couple de Will]

    Melody avait très mal dormi cette nuit. Elle avait été travaillé par divers sujets qui la contrariaient un peu - beaucoup - et qui l'avaient empêché de dormir correctement. Elle s'était tourné et retourné dans son lit alors que ses deux meilleures amies - Markha et Mary - profitaient allègrement du sommeil du juste. Sans aucun soucis... Et profondément en plus ! Elle les avait enviés vers minuit quand, forcée et contrainte par une insomnie, elle se leva, ayant décidé de quitter sa chambre. Elle était alors tombée sur James Stewart, Serpentard de Cinquième Année, qui était son petit-ami du moment. Elle passa la nuit avec lui à discuter de beaucoup de choses - sauf de ce dont elle était vraiment soucieuse - et à faire d'autre chose. Libre à vous d'imaginer ce que vous voulez. Bref, quand le matin arriva, Melody - dont la réputation n'était plus à refaire - considéra que le temps de James était révolu. Elle le plaqua donc sèchement, malgré ce premier mois avec lui. Ce n'était pas qu'elle ne l'appréciait pas mais... En fait si... C'était ça... Elle ne l'appréciait pas. Elle avait été avec lui parce qu'il était terriblement séduisant, intelligent. Mais, il n'y avait jamais eu entre eux-deux la moindre marque d'une quelconque espèce d'affection. Du moins, du côté de Mel, c'était tout sûr. Elle n'avait pas écouté ses supplications ni même ses questions et était partie se doucher. Elle avait pris une douche froide, toujours préoccupée par ces fichues sujets qui la travaillaient encore et toujours. Elle resta un long moment sous l'eau froide avant de sortir. Elle resta un long moment à vérifier la moindre parcelle de son corps (parfait...) et se regarda dans la glace, avant de s'arranger. Puis, elle s'habilla : chemisier blanc, jupe longue beige, bottes de même couleur. Et elle sortit de la salle de bain, maquillée, coiffée, parfumée... Bref, toujours aussi séduisante que d'habitude. C'est d'une démarche un peu - encore beaucoup en fait - agacé qu'elle se dirigea vers la Grande Salle, pour y rejoindre Markha, Mary et Frederick.

    Elle ne mangeait pas grand-chose. Elle n'avait pas très faim en fait. Elle malmenait joyeusement une pauvre tranche de bacon qui ne lui avait rien fait... Jusqu'à ce qu'elle la vit arriver, flanquée de ses deux amies. La Verte et Argent la regarda s'installer et du coup, elle le chercher du regard... Mais ne le vit pas. Quoi ? Pourquoi elle cherchait son frère des yeux ? Hum... Nous allons dire qu'elle était vaguement, légèrement... Un peu beaucoup en fait en rogne contre son aîné. Parce qu'elle l'avait VU... Avec ELLE ! Argh non ! Elle recommençait à s'énerver. Elle fronça des sourcils tant et si bien qu'une barre lui barrait le front. Frederick, assis à côté d'elle, remarqua alors ce petit détail et lui prit doucement le menton entre ses mains. Puis, il se mit à lui masser le front avec douceur, comme ils avait si bien de le faire, dans le but de faire disparaître cette ligne de contrariété. Comme il l'avait toujours fait à l'époque où ils formaient un couple (le couple le plus long de la vie de Melody - neuf mois). C'était dommage qu'ils soient "incompatibles" pour se remettre ensemble. Il savait tout d'elle, de sa vie, comme elle connaissait le moindre de ses secrets. En fait, même Mary et Markha n'avaient pas la proximité qu'elle avait avec Frederick. Il lui demanda alors si ça allait bien. Mais, le visage de son amie et l'absence de réponse lui firent comprendre rapidement. Elle décréta alors qu'elle voulait sortir. Seule. Markha et Mary opinèrent silencieusement et Frederick resta immobile. Melody quitta la table des Serpentards, de ce même pas pressé, énervé. En fait, elle savait parfaitement où elle allait maintenant. Elle allait régler des comptes à son frère. Parce que celui-là, même s'il était l'aîné, il lui arrivait de faire des conneries mais alors plus grosses que lui (chose peu difficile quand on voit sa maigreur). Et elle se mit à le chercher partout dans le château. Elle le fouilla dans les moindres recoins. Puis, finalement, elle décida d'inspecter le parc. Retournant à la salle commune pour prendre sa veste en cuir beige, elle se mit en direction du parc.

    Marchant sur le chemin, elle regardait la nature qui recommençait à mourir. Elle tournait la tête par ci, par là. Si ça ce trouvait, d'un côté, elle cherchait cette Sang-Mêlée, au cas où son idiot de frère soit avec. Elle tourna un long moment dans le parc avant de prendre un sentier de cailloux. Malgré ses bottes et ses talons, elle évolutait avec grâce et élégance, se faisant tourner la tête des garçons présents sur sa route. Mais, elle s'en contrefichait - pour le moment - puisqu'elle le cherchait. Et là, elle vit n couvre-chef qui lui était familier. Elle arqua un sourcil et s'arrêta dans sa marche. Elle mit les mains dans les poches de son manteau et l'observa. Elle était juste assez proche pour le voir en train de triturer le bracelet qu'elle lui avait un jour offert. Son coeur se réchauffa mais rapidement, le visage de la Préfète revint en mémoire. Et de suite, son énervement revint. Elle s'approcha alors de son frère et se planta pile devant lui, se redressant fièrement, le surplombant alors (normal, il était assis). Un léger sourire naquit sur ses lèvres et elle déclara :


    "Ah tiens... T'es là toi..."

    Sous entendu bien sûr... "Bonjour Will, comment vas-tu ?" Bien sûr, si vous voulez un exemplaire de "Melody" il faut parfois un décodeur. Elle inspira profondément et attendit alors que son frère daigne lever la tête vers elle. De toute façon, elle en avait des choses à lui dire, à celui-là, et il entendrait son point de vue... A coup sûr, dans l'air, on sentait l'ambiance devenir déjà très électrique... Et on sentait l'orage gronder entre les deux adolescents.
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Wilfried I. E. Wellington
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MessageSujet: Re: [26 Sept] { Life Is A Game. A Funny Game. Really? [PV]   Mer 1 Oct - 19:35

[pas de souci, moi, ça me va.Qui a dit que je ne savais pas être conciliante?*fusille les environs du regard*]

Rectifions. Wilfried était parfaitement bien. Oui, oui, j'ai bien employé le passé pour parler de l'état de pensée du Serdaigle. Parce qu'il avait -malgré tout- quelques soucis, et non négligeables. Non, ils ne concernaient pas Rebecca. Enfin, en partie. Mais là n'est pas le problème. Je sais, je m'embrouille dans mes propos, mais que voulez-vous, les pensées de Will n'étaient pas trés claires en ce moment, si bien qu'il m'est difficile de décrire avec exactitude ce qu'il ressent, ou même ce qu'il pense. Bref. Le problème, en fait, c'était sa soeur. Ah oui? Surtout quand on considérait que ladite soeur passait, les trois quarts du temps, à le considérer comme un étranger. Oui? Mais encore? En quoi c'est un problème? Will s'en est toujours accomodé, sans jamais se plaindre du comportement de sa soeur. Et aussi bizarroïde que cela puisse paraître, Will s'inquiétait pour sa soeur. Il avait eu vent de sa dernière aventure amoureuse, et il savait très bien qui était ce James Stewart. Will savait que les demoiselles le trouvaient séduisant, mais selon le Serdaigle, ce type là n'avait pas la moindre once de matière grise, ce qui était une honte. Il connaissait aussi l'attroupement de greluches qui s'attachaient à ce type, et il était outré de voir que James était avec SA soeur. Et quand il n'était pas avec Rebecca, il était en train d'essayer de voir si ce -grmph- n'était pas en train de la tromper derrière son dos. Malheureusement, Will n'avait rien trouvé qui puisse compromettre le Serpentard, et il se contentait donc de le toiser d'un air furieux à chaque fois que le pauvre se retrouvait dans la même pièce que le Serdaigle. Il fallait qu'il comprenne que Môssieur comprenne qu'il ne pouvait pas s'en prendre à sa petite-soeur sans rester impuni. Soit. Will avait fini par oublier un peu beaucoup James. Certainement parce qu'il avait digéré la nouvelle. Pourtant, il devrait s'y faire, quoi, que Melody changeait de petit-ami trop souvent au goût de son grand frère qui aimerait vraiment qu'elle se fixe. Et, par extension, qu'elle trouve un homme qu'elle aimerait vraiment, et non qu'on lui aurait choisi, parce qu'il trouvait le fiancé de sa soeur -il oubliait toujours son nom, il avait un nom à dormir debout ce type- outrageusement trop vieux par rapport à elle. Ainsi, elle aurait le droit à un mariage d'amour et non imposé. Las. Orianne veillerait personnellement à ce qu'elle épouse ce type. C'était un bon parti. Trop bon parti pour être honnête. Bah voilà! Wilfried recommençait à diaboliser chaque type qui tournait autour de sa soeur. Mais quoi! Ce n'était pas de sa faute si il prenait son rôle de grand frère protecteur, non? il pensa alors à ce Frederick, qui était trop souvent avec Melody à son goût. En y réfléchissant bien, il pourrait trouver deux trois choses à redire sur son comportement. Mais quoi? Voilà qu'il recommence! Incorrigible. Will se mordilla la lèvre inférieure. Chose qui était faite de façon trés machinale et Rebecca trouvait ça super mignon. Oui? Où en étions nous, déjà? Oui. Melody. Rebecca.

En réalité, Will se voyait mal en train d'introduire Rebecca et Melody dans la même phrase. Il se voyait mal débarquer comme une fleur en disant "Melody, je te présente Rebecca. Mon amie. Ma petite-amie, si tu veux vraiment tout savoir". Ca craignait comme entrée en matière, non? Puis même. De toute façon. A quoi ça servait de tergiverser trente mille ans là dessus? Ce n'était pas ça, le problème. A tous les coups, elle était au courant. Il fallait franchement entendre les rumeurs qui couraient à propos du couple formé par les deux Serdaigle. Et, à son grand déplaisir, aux paris qui se faisait quant à la durée de leur relation. Ah, cette réputation de type frigide et prude qui lui collait à la peau. Il eut un sourire en imaginant la tête que feraient ses camarades si ils venaient à savoir quel genre de relation avaient vraiment Will et Rebecca. D'ailleurs, si ça parvenait aux oreilles d'Orianne...Will fronça les sourcils, et rajusta sa casquette à la Gavroche. Non, le souci n'était pas de savoir comment il allait la mettre au courant pour sa relation amoureuse. Je me répète peut être, mais le problème était ailleurs. En fait, il savait que sa soeur était en rogne. Will se rebiffa. Quoi? Parce qu'il était en couple peut être? Et lui? Pourquoi elle dirait quelque chose sur sa relation avec Rebecca alors qu'il n'avait rien le droit de dire sur les affaires de sa soeur? Il marchait sur la tête, là! C'était lui le grand frère, à ce qu'il sache! Bref. Il était parti se promener, et il avait choisi de se réfugier dans le parc, à un de ses endroits favoris. Il n'y avait qu'une petite terrasse, et un banc en fer forgé dont la peinture blanche s'écaillait, subissant les épreuves de la rouille et du temps. Il y avait une statue, représentant un satyre, ces créatures de la mythologie grecque qui étaient si familiers avec la musique, perdue au milieu d'un buisson de roses blanches. Un endroit sympa pour rêvasser. Pour écrire. Will se plongea instantanément dans les méandres de son esprit. Il fouilla dans la poche de sa veste beige -la même que Melody, sauf que la sienne avait une allure masculine et que celle de sa soeur était parfaite pour la gente féminine- et il en sortit un carré de papier plié et un stylo à bille. Quand je vous disais que les poches de Will étaient un vrai bordel, je ne plaisantais pas! Ou alors, bordel est un euphémisme! Voire même une litote. Bref, Will lissa la feuille de parchemin sur laquelle il avait griffoné deux ou trois choses. Un poème. Oui, encore un. Inspiré par sa compagne. Sujet d'étude qui manque cruellement d'originalité, mais elle était sa muse et lui était le poète. il trouvait que le mélange entre art et relation amoureuse vraiment motivant, et ça le changeait vraiment. Elle lui apportait tellement, que ce soit pour combler son vide affectif ou encore au niveau de sa créativité. Il aurait tellement voulu lui donner autant qu'elle lui donnait. Seulement, sa seule peur, c'était qu'elle se lasse effectivement, parce qu'il n'aura pas su donner ce qu'elle méritait.

Ca y est, il avait fini par oublier Melody. Et sa rogne apparente. Il était dans son monde, sa sensibilité guidant ses mots, qui venaient d'eux même. Il s'arrêta soudainement, pensif. Quel mot pouvait bien rimer avec "âme"? il fronça les sourcils quand il entendit le gravier crisser. Qui pouvait bien venir le déranger alors qu'il était dans SON endroit? Il se renfrogna à l'intention du visiteur inopportun -qui se trouvait être une visiteuse, mais ça, il ne pouvait pas le deviner- et continua à réfléchir sur sa rime, sans prêter attention au nouvel arrivant. il releva la tête quand il entendit la voix aigrelette de Melody, qui semblait heu-reuse de le voir. Il arqua un sourcil, puis il répondit à son assertion, le plus naturellement du monde.


Plaît-il?

Eh oui, il n'y avait pas que Melody qui nécessitait un décodeur. Dans le langage de Will, son plaît-il? était une façon convenable non pas de demander à sa soeur de répéter ce qu'elle venait de dire -il avait parfaitement entendu- mais plutôt une façon de répondre à sa question. Ici, plaît-il signifiait "oui, et alors?". Il leva ses yeux verts vers elle, et il tapota le banc à côté de lui, avant de lancer d'un ton qui se voulait avenant, dénué de toute agressivité.

Et si tu t'asseyais? Ca serait plus facile pour parler, tu ne crois pas?

Il retourna dans son poème, ne lui prêtant plus d'attention que ça. Il arqua un sourcil, venant de remarquer une chose. Elle paraissait assez remontée. Il n'y prit pas garde. Il replongea dans on activité, parfaitement saine. Il leva à nouveau les yeux vers Melody, avant de demander, affable.

Tant que je te tiens, tu n'aurais pas, par le plus grand des hasards, un mot qui rimerait avec "âme"?

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