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 [24 Septembre] Petit déjeuner [libre]

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Wilfried I. E. Wellington
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MessageSujet: [24 Septembre] Petit déjeuner [libre]   Mer 27 Aoû - 16:52


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*Evidemment, il ne manquait plus que ça!*

Le Serdaigle était en train de chercher partout son manuel d'histoire de la magie depuis un quart d'heure. Forcément, comme on pouvait s'y attendre, il en avait besoin tout de suite. Et cela ne signifiait pas dans trois jours. Il était royalement en train de perdre son temps en train de chercher ce fichu bouquin. Alors qu'il était persuadé de l'avoir mis sur sa table de chevet, avec un roman qu'il avait commencé récemment et qu'il n'avait pas le temps de lire. Il était allongé à plat ventre en travers du lit, en train de regarder en dessous, se retrouvant étonné que c'était nickel alors qu'en dessous des lits, généralement, il y avait toujours de la poussière. Il se pencha davantage, pour déplacer sa lourde valise, où toutes ses affaires étaient rangées en un bordel incomensurable. Tiens, ça devra lui servir de leçon. Il devra se montrer plus soigneux, à l'avenir. Will tira sur sa valise pour l'en extirper du dessous de lit. Merlin, il ne se souvenait plus que c'était aussi lourd! Il était dans un équilibre instable, en train d'essayer de tirer une valise, la scène aurait pu paraître comique si seulement son principal acteur n'était pas aussi furax. Il tira un peu trop brusquement. Malheureusement, il ne pensa pas à lâcher prise, et roula au bas du lit. Il s'en sortit dignement d'une roulade, avant de s'asseoir par terre, sur la moquette, l'air dépité. Okay. Ca c'était fait. Restait maintenant à mettre de l'ordre là dedans. Il soupira, découragé, par la montagne de boulot qu'il y avait là. Néanmoins, il prit son courage par la main pour prendre tous ses vêtements et les mettres sur le lit qu'il occupait quelques instants plus tôt. Il plia ce qu'il y avait à plier, tria les papiers et jeta ce qu'il y avait à jeter. Il rangea d'un côté ses vêtements, de l'autre ses manuels. Heureusement qu'il y avait des bagages bien plus profonds qu'il n'y paraissait, il avait emporté la moitié de ses affaires. Il releva la tête. Un des gars de son dortoir le regardait, l'air perplexe, s'affairer comme un dément. Le Serdaigle lui renvoya un regard qui signifiait clairement "quoi?' avant de retourner à ses occupations. C'était un crime de ranger sa valise? Non, pas à ce qu'il sache. Mais par contre c'était un crime d'avoir une valise aussi mal rangée. Il fronça les sourcils en se demandant pourquoi il était justement en train de faire ça. Il ne se souvenait plus de ce qu'il était en train de chercher. Tant pis. ca ne devait pas être important, alors. L'Etourdi repoussa la valise sous son lit, après l'avoir fermée à nouveau. Il tira les rideaux de son lit à bladaquin et il s'allongea en travers du lit, essouflé. Décidément, l'exercice physique dès le matin, ça ne lui allait pas du tout, mais alors pas du tout.

Il se releva précipitemment, tira à nouveau les rideaux, et leva le camp. Il n'avait plus rien à faire ici, il avait cours à 8 heures, mais qu'importe. Il devait aller déjeuner. Et puis il voulait aussi LA voir avant. Bref, il descendit dans la salle commune encore bondée. Certains n'aviaent pas fini de s'affairer, beaucoup étaient encore en pyjama. Will voyait défiler des tas de personnes, mais il n'y avait pas celle qu'il voulait absolument voir. Il sortit de la salle commune, préférant fuir les endroits surpeuplés comme celui là. Il jeta un regard noir au tableau -il était en froid avec le personnage de la composition pour avoir osé changer de mot de passe sans l'en informer-avant de sortir dans les couloirs. Pour le moment, il n'était pas encore en uniforme, il portait un pull noir avec un jean. Il changerait de vêtements après le petit déj'. A tout hasard, il regardait autour de lui, pour voir si elle était là. Il soupira longuement quand il arriva à la grande Salle sans l'avoir vue. Elle était dans sa vie, maintenant. Elle avait presque tout changé, même celui qu'il était. C'était si soudain, si intense. Mais dès qu'elle n'était plus là, dès qu'il en était séparé, rien n'était plus pareil. Il se sentait...vide. Ca lui rappelait un vieil air de musique. "I'm sitting there in a boring room,it's just another rainy sunday afternoon, i'm wasting my time, i've got nothing to do, i'm hanging around, i'm waiting for you, but nothing ever happens, and i wonder". C'était exactement ce qu'il ressentait, maintenant. Il comprenait ce qu'impliquaient ces mots. Il traversa l'espace qui le séparait de la table des Serdaigle, puis il s'assit à sa place habituelle. Il leva la tête. Ses cheveux blond vénitien lui tombèrent devant les yeux. Super. Il les ramena à leur place initiale, les ébouriffant davantage. Son regard croisa celui de Melody, elle aussi seule. Sauf qu'elle était à la table des Serpentards. Will la regarda, et il haussa les épaules d'un air de dire "ben quoi?". Celle-ci roula des yeux, avant de quitter précipitemment la pièce, laissant tout en plan. Will afficha son air blasé, "qu'est ce que j'ai fait ENCORE?". Il soupira à nouveau, puis il commença à beurrer ses tartines, avant de mettre de la confiture dessus. Il mangerait encore beaucoup aujourd'hui, il le fallait bien, il ne mangerait pas de "vrai" repas avant le lendemain matin. A dire vrai, le petit-déjeuner était le seul repas de la journée qu'il ne boycottait pas.

Il leva les yeux vers le grand ciel de la Grande Salle. Tiens, il était bleu, bien qu'il y avait quelques nuages. Hum, ça contrastait vivement avec le ciel gris qu'il avait dans la tête. Il l'avait vue la veille, puis la veille de la veille, mais il voulait encore la voir ce matin, elle lui manquait, c'était...affreux. Elle lui manquait alors qu'elle était dans le même contexte que lui. Qu'est ce que ça sera quand ils seront chacun chez eux...Il fouilla dans la poche de sa veste couleur crème, et il en extirpa un parchemin chiffonné comprenant un tableau avec des horaires. Son horaire. Il le déplia d'une main, l'autre tenant la tartine qu'il avait mangé de moitié. Will consulta rapidement la grille. Ils commençaient avec...Histoire de la magie. Ca lui fit soudain tilt. C'était ce qu'il cherchait ce matin. Et dans ses souvenirs, il n'avait pas encore remis la main dessus. Il finit d'engloutir son petit-déjeuner, puis il se leva précipitemment, prêt à reprendre sa quête du fameux manuel. Il traversa rapidement la Grande Salle, sous le regard éberlué de plusieurs personnes. L'ennui, c'est qu'il n'avait pas vu la personne qui était en face de lui. Dans sa précipitation, il la bouscula.


DESOLE.

Il avait le chic pour ça. Bousculer les gens.

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Helen Mcgydan
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MessageSujet: Re: [24 Septembre] Petit déjeuner [libre]   Mer 10 Sep - 1:56


Helen, comme à son habitude se tenait sur le rebord du lourd bureau en chêne les jambes croisées, laissant découvrir ses longues jambes filiformes. Elle observait avec intensité les tableaux qui semblaient au repos. En effet, les personnages à l'intérieur dormaient d'un sommeil sans fin.
La sorcière réfléchissait, cela faisait maintenant quelques jours qu'elle essayait de plonger au fond de son esprit pour savoir qu'elle pièce mettre en place et surtout :

* Quand ? *

C'était la grande question, et au final la femme n'arrivait à se projeter. Pourtant c'était une habitude chez elle de savoir et de prévoir la prochaine étape, mais comme un écrivain c'était la page blanche, le trou noir, la panne impossible. Le professeur Mcgydan savait pourquoi elle était ici. Elle voyait d'un très mauvais oeil la présence à la tête de l'école cette jeune ingénue, cette :

* Majandra Collins !!! *

Helen se mordit les lèvres en pensant à son nom, elle continua à pester quelques instants avant de se lever. Elle était habillée d'une magnifique robe de sorcier d'un rouge vif puissant, bordée par des arabesques de coutures qui parcouraient le tissu comme un ballet infernal dans une descente aux enfers.

- Peste, Peste !!

Mcgydan fit volée sa tunique et s'échappa de la salle qu'elle avait investi. Elle claqua la porte avec force et attrapa sa baguette, longue et torsadée avec quelques morceaux de métaux incrustés sur les côtés. Un groupe d'élève croisa son chemin. Ils s'écartèrent aussitôt et baissèrent les yeux de peur d'attirer sa colère. Le professeur à la robe de feu entendit des chuchotements et sentit qu'on parlait d'elle. Helen fit semblant de rien remarquer et une fois seule, se mit à sourire satisfaite de sa nouvelle réputation.
Elle ne souhaitait pas meilleur place que la sienne :
* Pour l'instant en tout cas *
Helen en descendant les escaliers, commença à nouveau à réfléchir. Elle ne savait qui pourrait être son prochain mouvement sur l'échiquier de la vie. Le professeur devait être subtile car depuis son retour rien n'était pardonné. Un acte de rébellion contre la volonté du seigneur noir n'engendrerait qu'une chose; sa propre mort. La femme ne voulait pas finir comme sa mère, son temps n'était pas encore venue. Elle avait encore trop de chose à faire.
Helen rentra dans la grande salle, le regard sérieux et suspicieux, à la recherche d'une faute ou d'un élève qu'elle pourrait punir pour se faire les nerfs, comme un chat sur son arbre à chat. Déjà, les enfants ne servaient qu'à cela :
* Non ?? *
Le professeur Mcgydan les lèvres pincées, fit le tour des tables surveillant le moindre geste, la moindre écriture. Elle tourna les talons juste au moment où Wilfried I. E. Wellington qui avait finit d'engloutir son déjeuner la bouscula. Malheureusement pour lui, Mcgydan perdit l'équilibre et s'écroula de toute sa longueur sur le sol de la grande salle. L'excuse du jeune sorcier fut vite recouvert par un brouhaha de rire. Helen se releva immédiatement et les rire s'arrêtèrent.
Elle se tourna lentement comme un épouvantard s'apprêtant à fondre sur sa proie. Le professeur de botanique plongea ses yeux dans ceux de l'adolescent.

- Je ne crois pas vous connaître, jeune homme ? Puis-je savoir votre nom ?



Dernière édition par Helen Mcgydan le Jeu 11 Sep - 8:27, édité 2 fois
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Wilfried I. E. Wellington
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MessageSujet: Re: [24 Septembre] Petit déjeuner [libre]   Mer 10 Sep - 12:46

Quand je dis que Wilfried Ilian Eliott Wellington était un aimant à ennuis, je n'exagère en rien! La preuve. Ce matin, le Serdaigle cherchait comme un acharné son manuel d'histoire de la magie, sans le trouver dans ses affaires -réflexion faite, il l'avait peut être prêté à Rebecca et il avait peut être oublié de le lui réclamer- en oubliant carrément ce qu'il était en train de chercher, en retournant ses affaires comme l'aurait fait un archéologue excavant un sol pour retrouver un objet ancien. Si l'archéologue trouvait généralement quelque chose, Will, lui, ne trouvait jamais rien. C'était comme ça, on n'y pouvait rien. Il était bordélique -un comble quand on sait qu'il a une apparence trés soignée- et perdait toujours quelque chose. Bref, il y avait plus urgent à faire. Ils avaient cours dans un quart d'heure,il n'avait toujours pas trouvé sa copine, et par extension son manuel. Tant pis. Si ça l'embêtait de ne pas la voir avant le cours, au pire, il changerait de place pour venir squatter à côté d'elle. Et autant dire qu'il n'était pas d'humeur à faire la fête, si vous voyez ce que je veux dire. Il réprima un baillement, fatigué. Cela faisait plusieurs jours qu'il dormait mal. Alors, sitôt que cela lui avait fait tilt, il avait bondi de la table où il était, comme un diable surgi d'une boîte au bout de son ressort, puis il s'était précipité dehors. Beaucoup trop, ceci dit en passant. Il était entré en collision avec quelqu'un, et si pour le moment, il ne vit pas trop qui, il n'allait pas tarder à le savoir. Encore sonné par le choc, il se gratta la nuque en marmonnant un bref "excusez-moi". Premier réflexe qu'il avait quand il faisait une gaffe de ce genre. Et seul Dieu sait si il en faisait, des gaffes. Car, en effet, Will semblait être le meilleur ami de la poisse en personne. Et comme le dit le dicton, qui bene amat, bene castigat, mais vous connaissez sûrement la forme "qui aime bien, châtie bien". Bref, la poisse s'acharnait sur l'adolescent et surtout au moment où il risquait de ne pas passer inaperçu. La honte se profilait bien loin, devant lui. C'était inévitable. Et la malchance avait encore frappé. Pour dire que c'était presque une seconde nature chez le garçon de Serdaigle, il fallait voir des fois...Comme l'autre soir où...Le tableau avait changé de mot de passe. Il se retint de sourire à l'évocation de cette soirée, même si ce crétin d'Ulrich avait failli tout gâcher. Bref, ne pas sourire. ca aurait été vraiment malvenu de sourire pour la personne qu'il venait de bousculer...Attends...Il ne prit conscience de la situation que quand il entendit des rires.

Mais Will réagissait toujours trois quarts d'heure après, et là, il avait eu une fois de plus un temps de réaction infini. C'était ça quand on était un élève beaucoup trop distrait et qui divaguait parfois trop loin dans ses pensées. Bref, là n'était pas la question. Le Serdaigle se reconnecta à la réalité, et vit, à sa grande horreur, un tourbillon d'étoffe rouge et une silhouette frêle à terre. Tout aussi maigre qu'il était, il avait réussi à faire valdinguer quelqu'un par terre en le bousculant. Et quelle ne fut pas sa mauvaise surprise quand il vit qu'il venait de bousculer le Professeur McGydan, la prof de botanique. *non non non et non, mais...Bonté Divine!* Il se mit à blêmir, puis, peu de temps après, il se colora d'un beau rouge brique, de la racine des cheveux jusqu'au menton. Cramoisi, il regarda la professeur se relever, et faire taire d'un regard les élèves qui naturellement étaient en train de s'esclaffer. *ça promet, je me suis foutu dans un sacré pétrin, je vais mettre une éternité avant d'obtenir ma rédemption --'* Le Serdaigle fut tenté de se cacher derrière une main, mais il n'en fit rien, se contentant de les fourrer dans les poches de son pantalon. Il se mordit la lèvre inférieure, rouge de honte, tout en se disant que bien malgré lui, il venait de régaler ses camarades d'un nouveau spectacle garanti par le Clown Wellington. Le clown en question allait ouvrir la bouche pour s'excuser à nouveau, mais aucun son ne sortit de sa bouche, alors il la referma, ayant conscience d'être d'une impolitesse flagrante en plus d'avoir l'air d'un idiot à rester là, à ouvrir et à fermer la bouche comme un poisson resté trop longtemps hors de l'eau. Certains pouvaient blablater sur son dos, il entendaient les rumeurs de la petite foule qu'il y avait dans la salle, et il donnerait sa main à couper que la rumeur se répandrait comme une traînée de poudre. Ajoutant du même coup une pièce de choix dans la vitrine des bourdes du Wellington. Comme quoi, la poisse, chez lui, pourrait être un sport olympique, il serait champion en titre pendant au moins cent ans. Il se glaça quand il vit le regard du professeur, un regard l'incitant au silence, intraitable, impartial. Un de ces regards réprobateurs qu'il avait trop souvent vus chez Orianne, sa mère un brin trop sevère. Il se mit à blêmir, pensant avec horreur à la future punition qu'il allait récolter. Car il allait être puni, non? C'était indubitable. Alors, imperceptiblement, le Serdaigle croisa les doigts, discrètement, pour échapper à l'inévitable. Parce qu'il avait eu vent de certaines retenues avec certains profs, et franchement, ce n'était pas joli-joli. Le Serdaigle, qui s'était intéressé à ses chaussures, regarda Mme McGydan droit dans les yeux quand elle s'adressa à lui. Encore sous le choc, il balbutia, hautement embarrassé.


*coooool, respire, ça va aller, ça va aller.*

Je...Euh. Wilfried Ilian Eliott Wellington, madame. Septième année à Serdaigle.

*chef, oui chef!*

C'était toujours un truc à lui. Se présenter en ayant fâcheuse manie d'aligner tous ses prénoms l'un à côté de l'autre. Ce qui faisait du coup un nom à rallonge. Mais Will ne s'en formalisait pas. Puis tout à coup, comme si il venait de s'apercevoir de la situation, il se mit à nouveau à rougir. Il se demanda brièvement si Helen McGydan était comme sa mère. C'est à dire, stricte, sévère, un brin hargneuse et maîtrisant la perfidie à la perfection. Il risqua un nouveau coup d'oeil à l'enseignante. Elle était blonde et fière, comme Orianne. Elle avait cette même expression,orgueilleuse, droite, fière et guindée. Si Will soutenait le regard d'Orianne quand cette dernière le regardait, cette fois il se sentit obligé de baisser le regard. Il n'avait aucune envie de se faire coller non seulement pour avoir bousculé un prof, mais en plus pour avoir eu un regard trop franc au lieu de s'excuser comme il se doit. Une goutte de sueur perla à son front. Il avait les mains moites, comme à chaque fois qu'il était dans une situation gênante. Ce n'était pas le moment de faire des conneries, surtout que...Quand on savait qu'il souhaitait être Auror, et donc qu'il devait avoir un dossier scolaire irréprochable pour augmenter ses chances d'avoir une place dans l'élite. Il souhaitait y arriver par lui même. Il refusait d'être pistonné par un quelconque membre de sa famille parce que soit Glenn, soit Herbert avaient pas mal de relations et étaient trés influents. C'était ça l'avantage d'être issu d'une famille de nobles sang-pur, mais Will ne comptait pas abuser de certaines prérogatives, prérogatives desquelles il se foutait éperduement, entre parenthèses. Ce qu'il souhaitait, pour le moment, c'est éviter la faute sur le dossier scolaire. Pour accéder à la formation qu'il veut. Surtout si il devait être à la solde d'un autre ministère, et si il devait partir ailleurs pour sa formation, genre en France -il parlait un peu français, même si il se trompait souvent dans l'ordre des mots, ou encore en confondant masculin et féminin, par exemple, il disait "le souris" ou "la tournevis", mais avec son accent écossais ça faisait vraiment trop bizarre- ou encore en Italie, là d'où venait les ancêtres de son père, durant la Renaissance. Surtout de Gênes, Florence et Murano. Mais il avait encore le temps d'y penser, quoique si il devait demander un droit de dérogation pour pouvoir étudier à l'étranger...Ah? Le professeur? Il rougit de nouveau, confus, d'autant plus embarrassé qu'il aggravait sa faute en baillant aux corneilles.

Je...Vous n'avez rien? Je suis vraiment désolé, promis, la prochaine fois je regarderai où je mets les pieds...Je vous prie de m'excuser, je suis vraiment confus, encore une fois désolé.

Ca, c'était encore un de ses travers. S'excuser dix millions de fois pour quelque chose. Trop poli, trop respectueux, sûrement. Bah quoi. Il fallait bien deux ou trois qualités pour contrebalancer son adorable maladresse, non? En d'autres temps, il aurait sûrement préféré le regard mignon assorti d'un sourire charmeur pour s'excuser et faire avaler la pilule. Ca marchait toujours sur les adolescentes, mais il doutait de l'efficacité de cette capacité sur une dame d'un âge respectable qui enseignait, ceci dit en passant, la matière la plus détestable qu'il soit en dehors des potions. Car en effet, Will n'aimait pas la botanique. Surtout la partie pratique, mais bon, c'était toujours comme ça quand on avait deux mains gauches. Quand il s'était inscrit au cours, en début d'année, il s'est vaguement souvenu d'un plante -sans doute venimeuse- qui l'avait potentiellement fasciné. Mais là...Ses connaissances n'étaient pas trés...évoluées, on va dire. Bon ,d'accord, il avait les prérequis pour cette année, mais franchement, ce n'était pas trés convaincant quand on nourrissait des plantes carnivores avec des granules à poisson. Soudain, une ampoule s'alluma dans sa tête, il venait d'avoir une idée. Il regarda le professeur McGydan, avec un pauvre air contrit, puis il murmura, en balbutiant toujours autant -fichue timidité-

Je voulais...Euh, j'ai besoin d'un conseil. J'ai des plantes carnivores à la maison, des dionées pourêtre plus précis, et euh, j'aimerais savoir ce qu'elles mangent, parce que voilà, elles sont dans une serre, et à part des granules à poisson je ne leur donne pas grand chose. Sauf que beaucoup d'entre elles sont mortes l'été dernier...C'est que...Je regarde dans des encyclopédies moldues, mais les informations sont assez succintes et...

Silence. Si le début de la phrase du Serdaigle s'était voulue intelligible et prononcée à haute voix, plus il s'engluait dans ses explications, plus son ton s'avérait tremblottant et il avait carrément fini sur un filet de voix. Il se mit encore à rougir -un réflexe-. Il croisait toujours les doigts derrière son dos, comme si il espérait une quelconque chance de pouvoir s'en sortir. Même si pour le moment, il avait une furieuse envie de se tordre les mains, comme il le faisait lorsqu'il était embarrassé.

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MessageSujet: Re: [24 Septembre] Petit déjeuner [libre]   Jeu 11 Sep - 8:27

Helen en tombant au sol ne pouvait y croire, elle se tenait il y a quelque instant sur le sol humide et froid de la grande salle, son visage évitant de justesse un jus de citrouille et un reste de gâteau fourré à la prunille. Le rire de l'assistance lui avait donné envie de lancer un Stupefix, mais elle devait se contrôler. Elle afficha un air de dégout en repensant à cette scène horrible. Et, soudain, le souvenir qui revient comme un long couteau qui tombe dans la nuit sans un bruit. Elle devait avoir à peine quatorze ans, et dans cette même salle, deux serpentards se battaient pour elle. Il faut dire qu'elle avait tout fait pour, sortant avec un et flirtant outrageusement avec l'autre. Tout cela pour les voir se déchirer, deux amis que tout le monde pensait inséparable.
Le combat avait été rude ce jour là, le premier avait frappé le deuxième au visage, puis ils avaient sortit tout deux leurs baguettes. Puis dans l'effervence du combat, l'un des garçons recula un peu trop fort et bouscula Helen qui s'étala de tout son long. Mais cette fois, son visage plongea dans un reste de soupe et de tarte, en se relevant son visage en était recouvert. La foule éclata et pendant le reste de l'année on l'appella :
* Tronche de Qake *

Helen sacha se souvenir ne voulant surtout pas se souvenir plus longtemps de ce souvenir embarrassant. Elle plongea alors ses yeux dans le jeune serdaigle. Il fut alors surprise de voir son étrange ressemblance avec son plus jeune frère; les même yeux, les même cheveux en baguaille et surtout sa malchance légendaire. L'enfant avait brisé plus d'un vase à l'intérieur de la maison Mcgydan. Il n'avait plus droit de rien toucher. Il avait brisé tout le service en porcelaine, que la famille tenait sur plusieurs générations. Helen trouvait cela mignon à l'époque mais aujourd'hui, elle n'était pas en mesure de sourire. Elle avait commençé un trés mauvaise journée.
* Ce que les enfants peuvent être insurportable !*


- Monsieur Wellington !! J'espère que vous serez plus habile dans mon cours !!

Le professeur de botanique serra les dents, et se dressa comme un Aspic sur sa proie, essayant de le dominer complétement par sa masse et sa prestance. Comme Wilfried, son visage passa par le bleu,le rouge, le carmin, ne sachant pas sur quelle palette s'arrêter. Helen serra plus fort sa baguette, elle regarda les autres qui observaient la scène sans vraiment regarder. Dans l'ultime technique du " Je regarde sur le côté mais je fais en même temps quelque chose " Le professeur claqua des talons, enfonçant un talon entre deux dalles. Elle sentit son corps pencher dangereusement en arrière, elle fit un pas en avant pour retrouver son équilibre, son talon céda sous la pression.
Le regard medusé, elle observa son pied et le talon qui reposait quelques mêtre plus loin. C'était définitivement pas sa journée.

* C'est définitivement pas ma journée *

Helen écouta les excuses pathétiques du jeune sorcier, mais elle était bien loin de tout cela. Elle était déjà à la punition, quelque chose d'atroce sûrement. Quelque chose de long, de douloureux et surtout d'humiliant, oui il fallait surtout quelque chose d'humiliant. Puis ce fut l'illumination, pourquoi ce jeune Serdaigle ne serrait pas son prochain jouet. Il était en 7 année, il devait en savoir des choses, sur l'école, les professeurs, les éléves, tout ce qu'Helen avait du manqué pendant ses années loin de l'école. Elle devait faire tout pour en savoir plus. Un immense sourire apparu sur le visage de la femme, un sourire carnassier, assurant qu'elle ne dévorait que sa viande fraîche et sans vie.


- Vous voulez sûrement parler des Dionaea muscipula jeune homme ? Je n'ai pas le temps actuellement de vous répondre j'ai un cours à préparer...Mais vous devriez passer à mon bureau, tout proche des serres.

Helen se retira sans même regarder le jeune sorcier. Elle sortit par la grande porte en clopinant. Le professeur de botanique se retourna une dernière fois vers lui et ajouta :

- Ne prenez pas trop le temps pour vous décidez à venir monsieur Wellington. Je ne suis pas une femme patiente.

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