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 [23 Septembre] Platitude. [& Dorian]

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Evangeline Taylor
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MessageSujet: [23 Septembre] Platitude. [& Dorian]   Mar 26 Aoû - 15:33

Evangeline avait passé la matinée, le nez collé contre le carreau de la salle commune, en train de scruter le paysage pour voir si il y avait un espoir que le temps ne s'améliore. En effet, depuis le matin, il y avait un fin crachin, pour qui sortait, s'insinuait insidieusement entre les cheveux et tombaient dans la nuque, trempait les vêtements et griffait le visage. La morte saison s'amorçait, lentement, mais sûrement, conséquences, les dernières bribes de beau temps et les vestiges de l'été indien se retrouvaient masqués derrière une bonne couche de nuages gris qui se mettaient à déverser leurs trombes d'eau par intermittence. La préfète en chef soupira, formant un halo de buée contre le verre froid. Ses yeux marron se plissaient, pour tenter de voir à travers le rideau de pluie qui ferait le bonheur des pelouses, qui ont manqué cruellement d'eau cet été. Ce manque d'eau avait été flagrant, les pelouses étaient jaunies et les arbres pleuraient la misère. C'était un triste paysage qu'il y avait là, un paysage apocalyptique post-estival. Mais à présent qu'il pleuvait, la nature semblait avoir repris du poil de la bête. La Serdaigle regarda Fanny, qui était à sa gauche. La Warren était en train de lire pour la énième fois Fascination, de Stephenie Meyer. Rebecca avait lu aussi les deux tomes, et Evangeline avait été piquée par la curiosité. Elle fondrait sur les livres dès que Fanny les aurait lâchés. Des fois, il arrivait à ses deux amis d'évoquer la relation tragique qui unissait Bella Swan et Edward Cullen, sans que la préfète ne sache de quoi il en retourne exactement. Elle avait entendu beaucoup de bien sur les bouquins, et elle se dit qu'elle s'y mettrait dès que sa Fanny serait disposée à les lui céder, pour quelques heures, hein, car la Serdaigle lisait vite, ne monopolisant les manuels jamais trop longtemps. Tout en lâchant un profond soupir, la Serdaigle ennuyée ramena ses jambes au dessous d'elle, et jugea bon de s'affaler contre le rebord de la fenêtre, la joue collée au carreau. Evy détestait le mauvais temps. Il plongeait le château déjà lugubre -par les temps qui courent, cela va s'en dire- dans une atmosphère encore plus morose. Ses pensées s'envolèrent un instant vers Ulrich, qui était en train de faire sa ronde quelque part, puis elle soupira, un soupir à fendre l'âme. D'habitude si enjouée et pleine d'entrain, la Serdaigle suintait la déprime, surtout pour quelque chose d'aussi futile que le temps qu'il fait dehors. Après tout, aucun être humain ne pouvait avoir le contrôle sur le climat. N'empêche, ça serait vraiment bien. Elle le brancherait en mode "soleil" toute l'année, tiens.


Evy regarda à nouveau Fanny, adossée contre le mur, assise à même le sol. Elle était à pieds de chaussettes et elle avait ramené ses jambes contre elle, pour pouvoir lire tranquille, douillettement blottie contre quelques coussins. La préfète en chef se pencha légèrement, pour lire par dessus son épaule. Fanny s'en aperçut, mais elle ne cacha pas son livre pour autant, cela ne la dérangeait nullement que son amie lise par dessus son épaule. Evy se demanda ensuite où était passée Rebecca. Elle était partie il y a de ça une demi-heure, et elle n'était pas réapparue depuis. Ces temps ci, Evy trouvait que la Stuart était souvent absente, beaucoup trop pour ne pas élever ses soupçons. Car manque de chance pour elle, Evy était une sacrée bonne observatrice, et elle était en train de se dire que quelque chose clochait. D'habitude, Rebecca ne rechignait jamais à prendre le petit-déjeuner avec elles, pour papoter et ragoter un peu, mais ce matin là, Rebecca était partie de son côté. Evy avait fini par se dire que...ben tout simplement, elle était partie rejoindre d'autres personnes. Mais qui? Certainement pas Caleb McEngel, il semblait à la jeune Serdaigle qu'en ce moment, son amie et lui étaient en froid, et même, il avait quitté le château. Ulrich? Totalement exclu. Il ne fallait pas les laisser dans la même pièce sous peine de frôler l'incident diplomatique. Et puis Rebecca ne fréquentait pas tellement les autres, elle était certes plus sociable que Fanny, que la solitude ne dérangeait pas, mais la plupart de ses contacts étaient superficiels, elle n'avait que ses deux meilleures amies. La contrariété ternit les traits de la jeune Taylor, qui ressentit soudainement un vague sentiment d'abandon. Ne pas savoir ce qui avait changé chez son amie la contrariait au plus haut point, mais comme d'habitude elle ne laissait rien paraître de son trouble, se contentant de sourire quand il fallait sourire ou de hocher la tête -avec approbation ou non- quand l'instant l'exigeait. Hormis ces futilités, on ne lui demandait pas grand chose d'autre. Tant mieux, dans un sens. Tant pis pour elle, dans l'autre. Mais quoiqu'il en soit, l'attitude bizarre de la jeune Stuart avait piqué la curiosité d'Evangeline.

Fanny s'agita, à côté d'elle, elle déplia ses jambes, et posa son livre à côté d'elle, avant de se lever pour prendre Evy dans ses bras. La Serdaigle resta sans rien dire. C'était peut être un peu gnangnan de voir les choses sous cet angle là, mais voilà, quiconque ne faisait pas partie du trio Stuart/Taylor/Warren ne pouvait pas comprendre de quoi en retournait. Evy jeta un regard reconnaissant à son amie. Fanny était certes avare de paroles, mais chaque syllabe pesait son poids, et ses gestes étaient plus significatifs que jamais. Fanny avait compris, elle. Que dans certains moments il était nécessaire de ne pas jouer les piles électriques survoltées pour réconforter quelqu'un. Pour le moment, Fanny était tout ce dont elle avait besoin. Le regard de la Serdaigle arpenta un moment la salle commune, qui était vraiment calme, pour un dimanche. Elle avait bouclé ses devoirs en vue des cours du lendemain, et elle avait aidé les uns et les autres à boucler leur devoir de sortilèges. Mais une table qui aurait dû être occupée, dans le coin, là bas, ne l'était pas, justement. Evy avait sa petite idée de l'habitué de cette table. Dans ses souvenirs, un garçon pâle aux cheveux roux était toujours assis là, en train d'écrire, ou plongé dans une lecture, de laquelle il ne pouvait pas être distrait. Ce type là ne parlait jamais en classe, et il n'était pas du genre à se faire remarquer. C'était SA table, et il était toujours là à la même heure. Or, cet après-midi là, il n'était pas là. Pas plus que Rebecca qui était partie faire sa ronde environ cinq minutes qu'il ait quitté les lieux. Dans le regard de son amie, Evy avait vu clairement qu'elle ressentait le besoin d'être seule, et qu'il était inutile de la suivre. La Serdaigle avait obtempéré, bien sagement.

Elle soupira à nouveau quand, à tout hasard, elle tourna la tête vers la fenêtre. Tout en se laissant aller à sa morosité, Evangeline n'avait pas remarqué que la pluie s'était arrêtée, et qu'un rayon de soleil tout pâle avait percé entre deux gros nuages noirs. Etait-ce un signe de la nature? Fébrile, la Serdaigle prit congé de son amie, l'embrassa sur la joue, puis elle partit dans le dortoir. Elle trouva ce qu'elle cherchait. La capitaine de l'équipe des Serdaigle s'habilla vite-fait, avec un vieux t-shirt gris, avec un gros motif en forme de fleur dessus, mit des poignées en éponge, des collants noirs, et enfila ses baskets. Elle avait besoin d'aller courir, afin d'entretenir sa forme physique. De même que cet exercice lui avait vachement manqué, ces temps-ci. La faute au mauvais temps, c'est pourtant pas elle qui a fait preuve de mauvaise volonté. Mais voilà, quand les intempéries s'y mettaient, c'était fichu pour les beaux projets qu'elle avait faits dans l'espoir secret que ceux-ci se réalisent un jour. Elle se faufila hors de la salle commune, alors que Fanny la regardait avec des yeux ronds, avant de replonger dans son livre d'un air de dire "on ne la changera jamais". Evy lui adressa un coucou rapide, se sentant coupable de la laisser là toute seule en se rappelant soudainement que, contrairement à elle, Fanny n'avait pas le besoin constant d'être accompagnée. En moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, Evy s'était retrouvée dehors, et elle laissa le vent automnal lui balayer le visage, avec délices. C'était si bon de se retrouver en pleine nature après s'être retrouvée enfermée pendant longtemps. Car c'était ça qu'Evy détestait. Rester enfermée. Elle avait l'impression d'être un lion en cage, un oiseau privé de ses ailes. Le fait qu'elle soit claustrophobe était sûrement pour quelque chose, dans son goût des grands espaces. Elle n'attendit pas longtemps avant de se mettre à courir, sur le sentier tout d'abord plein de graviers, puis qui devenait petit à petit sablonneux. C'était une impression désagréable que d'avoir du sable dans les chaussures, c'était pourquoi elle n'allait pas souvent à la plage. De toutes façons, les Taylor habitaient dans les terres, alors bon, comme ça c'était réglé. Elle ressentit à nouveau cette sensation de plénitude, de se retrouver, alors qu'elle courait à plus grandes foulées. L'air frais lui faisait un bien fou.

Elle longea le lac, la forêt interdite,avant d'arriver au terrain de quidditch, désert. Elle sourit en s'arrêtant pour souffler un peu. Il y avait tant de souvenirs dans ces tribunes, sur ce terrain, que c'est l'un des rares lieux qu'elle regretterait d'abandonner quand elle partira, à la fin de l'année. En ce moment, elle regretterait juste de...ne pas avoir apporté un balai et le Vif pour qu'elle puisse s'entraîner. Evy s'assit dans la pelouse humide, ôta ses baskets et offrit son visage au vent. Elle était bien comme ça. Trop bien, même. Elle serait sûrement furieuse si quelqu'un la dérangeait, en ce moment. Mais il n'y avait personne. Et c'était tant mieux. Le moment rêver pour paresser un peu, regarder les nuages et essayer de deviner des formes indistinctes, comme des lapins, des moutons, ou même des dragons, comme elle avait cru voir une fois. Il ne manquait plus que le soleil, mais il ne fallait pas trop en demander non plus. C'était un moment idéal, paisible. Qui faisait qu'elle n'était pas encore disposée à retourner s'enfermer dans la torpeur de la salle commune.

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MessageSujet: Re: [23 Septembre] Platitude. [& Dorian]   Mar 26 Aoû - 16:08

[center]Quand, alors? Quant allait-il sortir de cette torpeur dans laquelle il s’était lui-même plongé? Un état second? Non, une malédiction pour l’être imperturbable qu’il était, dragueur insensible de Poudlard, malheur de ces hommes et plaisir de ces femmes. Le vice, une nature seconde qui camouflait ses gestes de douceur à l’égard de celles qui comblaient son cœur, ne serai-ce que pour une nuit. Demoiselles sans visage qui trompaient son âme, l’amenant dans les voluptés d’un rêve tentateur à la sortie irrémédiablement cruelle. L’éveil était douloureux, tant pour ces malheureuses victimes à la peau de lait que pour le persécuteur, inconscient du mal qu’il causait à ces filles ayant fait le bêtise de duper avec lui l’ennui par un acte charnel, union qui ne mène à rien sinon le désespoir de ce qui n’aurait jamais dût être. Une parmi tant d’autres, poupée de porcelaine qui ne se casse que rarement. Efface tes larmes de cristaux ma jolie, demain sera une autre nuit et qui sait…Le désir pourrait me prendre à nouveau. Bille d’argent, lune inachevée. Prunelle dorée, étincelle de l’obscurité. Les couleurs se confondent, les traits physiques fondent les-uns dans les autres. Le bonheur s’envole avec l’arrivé de cette luminescence dans le ciel, le charme se rompt, si conte de princesse il y a eut. Ferme les yeux, inspire une dernière fois. Quand tu les rouvriras, je ne serai plus là.

Un pas, un simple pas. Pourtant porteur d’un abandon qui n’est que le renouvellement de cette routine déjà établie. Les rideaux s’empêtrent, portés par un courant qui transperce l’épaisseur des ténèbres. Nouveau-nés de la lune, minuscules diamants qui décorent ce vaste plafond ébène. Un jeune homme aux follicules pileux en développement soupira , déposant un chaste baiser sur le front de la malheureuse qui dormait maintenant paisiblement, la main tendu dans le vide. Oublie-moi. Je ne suis qu’une ombre passagère, aussi transparente et nomade que ce vent sifflant sa colère. Une nouvelle enjambée. Un Anderson n’appartient à personne. Ce n’est qu’un mirage que de croire possible de l’apprivoiser. On ne dompte pas les animaux sauvages. Intrépide, volage, imprévisible. Les volatiles sont libres d’étendre leurs ailes écarlates, pour voler vers un monde nouveau. Lui , il faisait usage de son charme dévastateur pour voltiger vers un univers de plénitude. Et lorsque la mélancolie emplissait à nouveau son esprit, il déployait son sourire pour aller ailleurs. Non, il n’aimait pas la présence des femmes à ses côtés, le jour. Car la vision de ces créatures risquait d’éveiller en lui des sentiments sordides. Mais la noirceur camouflait les douces pupilles, ne laissant qu’un vague souvenir dans sa mémoire et la satisfaction des hormones masculines.

N’utilise pas ses mots qui me sont vagues. Ne m’observe pas, mon regard te brûlera . Pourquoi les femmes s’attachent-elles si souvent, sans égard pour celui qui ne respecte que lui-même? Cherchent-elles la souffrance, celles qui tentent de le capturer dans leurs bras, à faire de lui un vulgaire canin fidèle à sa maîtresse? La liberté coulait dans ses veines, ses artères regorgeaient de ce sang pur qui le poussait à chercher la tendresse ailleurs que dans sa propre existence. La chair n’est qu’un tissu corruptible, qui n’entend raison ni d’Ève, ni d’Adam. L’âme n’a que faire des plaisirs terrestres, se délectant de la durabilité. Dorian corrompait cette essence qui l’animait, cherchant le bonheur là où il ne trouvait que déception. L’amour? Une foutaise inventée par ceux qui ne connaissent que l’extase. Une illusion qui entraîne toutes ces demoiselles dans son grabat, attirées par l’idée d’écrouer le serpentard dans ce piège de possession. Entrave à son entendement, le vert et argent ne vit pas de chaînes mais de conjonctures.

Les sons parvenaient à ses oreilles, mais il n’écoutait pas. Son regard était attiré vers le feu rougeoyant dans la cheminée, léchant les bûches avec avidité en cette période pluvieuse de l' année. Destructeur, puissant, chaleureux. Il était lui-même ce brasier ardent qui se consumait dans l’âtre des serpentards. On ne contrôle pas les étincelles orangées. Ni Dorian. La chaleur parvînt à sa peau nue, chatouilla sa poitrine découverte. Il soupira avant de tourner les talons, se dirigeant vers la sortie. Un pantalon avait été enfilé à la hâte, une chemise ouverte laissait apercevoir son torse basané . Des cheveux en pétards, un regard étincelant qui simule la folie. Le jeune homme n’avait pas besoin de camouflage, il connaissait d’or et déjà le chemin vers la pureté de la nuit. L’esprit guide les muscles, le conduits vers l’endroit auquel il aspire. Oxygène. Le besoin de respirer est oppressant alors que ses poumons semblaient sur le point d’éclater. Dans le ciel, les luminescences brillaient déjà, alors que le jour venait à peine de tomber. Quelle heure était-il ? 6 heures ? 7 heures ? Il n’aurait sûr le dire avec précision mais pour l’instant, il était impensable de retourner dans sa salle commune. Ne restait plus qu’une option.

Il pénétra dans la salle sur demande quelques minutes plus tard, laissant par pure distraction, la porte ouverte. La décoration n'avait rien de très impressionnant. Des divans, des bouquins, des cadres...Et sur une petite tablette, les photos de plusieurs filles dont cette de Evy qui était dans le plus gros cadre de la pièce. En apercevant l'image, Dorian tressaillit . La pièce, dans son désir de trouver un endroit tranquille, avait sans doute capter ses pensées qui, malgré lui, allait vers la Serdaigne. Détournant les yeux, le jeune homme alla s'installer sur un des moelleux coussins, les yeux fixés sur le plafond. Il était en même temps si las et fatigué que , après une heure, il fût endormi. Et c'était donc à moitié affalé, la chemise déboutonné- conformément à son habitude - que le serpentard trouva enfin le sommeil...

Bien des heures plus tard , le jeune homme se réveilla en pleine forme. La plenitude du sommeil était un incroyable soulagement. Il ne savait pas trop quelle heure il était mais il s' en moquait. Dorian n' avait pas faim mais avait une furieuse et désirable envie de se défouler et le meilleur moyen pour se défouler en toute tranquilité était de se rendre au terrain de quidditch et de tournoyer en l' air avec son balai flambant neuf. Le vert et argent se leva du bon pied , traversa la salle sur demande à grandes enjambées , il décida de ne pas changer de vêtements , il était bien ainsi. Toujours la chemise un peu deboutonnée , on pouvait voir sa musculature à travers du tissu légèrement transparent. Il sortait à présent de la salle d' un pas vif et précis. Il était décidé et ne changerait pas d' avis. Il passa devant de nombreux élèves qui s' ecarterent de son passage . Il ne pouvait s' empecher de sourire à ce petit détail. Il franchit enfin la grande porte et se retrouva à l' exterieur.Il pleuvait légèrement mais le jeune homme s' en moquait , il aimait la pluie quand elle était douce et légère comme celle qui tombait à cet instant.

Le Serpentard se promena un peu dans le parc histoire de voir qui sait qui s' y trouver mais il ne vit personne. La pluie s' était arrêté depuis de longues minutes déjà quand il décida enfin de se rendre au terrain de quidditch. ALors qu' il se rouvait sur le chemin ayant accès directement au stade , il vit au loin une silhouette qui était assise dans l' herbe au centre du terrain. Il connaissait cette silhouette et la reconnaitrait d' encore plus loin si il le fallait. Les battements de son coeur augmentèrent rapidement comme si quelque chose en lui lui rappelait quelque chose. Comme une sorte de radar ! D' un mouvement de baguette magique il déclara à haute voix!


" ACCIO ECLAIR DE FEU! "

Le jeune homme attendit encore quelques instants puis il le vit filer à toute allure vers lui. Son balai n' avait pas mit longtemps à arriver et il était content que cela se soit passé ainsi. Il monta sur son balai avec l' agilité dont il faisait preuve chaque jour à chaque entrainement puis fila en direction du terrain de quidditch. Il se rapprocha à petite allure , avec toute l' élégance et le charme naturel qu' il pouvait dégager de lui. Il n' était plus qu' à quelques mètres de Evy à présent et son coeur s' emballait de plus en plus vite. Il n' éprouvait même pas cela pour un match important au Quidditch , cette fille lui faisait vraiment de l' effet ! Puis dans un détour plein de souplesse , il se présenta devant elle toujours sur son balai. Il s' allongea tout le lond du balai et tint en equilibre par dessus pour se retrouver presque nez à nez avec la fille dont il avait rêvé cette nuit alors qu' il se trouvait dans les bras d' une autre. Il ne se rapprocha pas plus mais entama la discussion...

" Evy ! Je ne pensais pas te voir ici.. Tu voulais venir ici pour me voir je suis sur ! Après tout je savais qu' un jour tu en aurais marre de Sir Ulrich ! "

Le vert et argent avait parlé avec un air qu' il n' avait pas voulu employé mais il n' avait pas pu s' en empêcher , c' était beaucoup trop tentant à dire. Il savait que la réaction de la Serdaigle ne tarderait pas à arriver mais il s' en moquait... Tout ce qui comptait , c' est qu' il se trouvait en sa compagnie en plein milieu du terrain de quidditch et que si quelqu' un les suprenait , sa ferait jazzer tout Poudlard. Ce qui fit rire intérieurement Dorian. Il la regarda avant de rajouter..

" En tout cas , tu es toujours aussi attirante Ma Evy ! Et tu embellis de jour en jour , tu te fais de plus en plus belle pour moi c' est bien , j' apprécie le geste ! "

Dorian aimait être le centre de l' attention , mais il savait qu' en disant cela , il allait énerver la jeune Serdaigle. Et il aimait tellement quand elle s' enervait , elle était tellement mignonne les joues roses toute enervée par la situation , il attendait de voir ce qui allait se produire !
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MessageSujet: Re: [23 Septembre] Platitude. [& Dorian]   Mar 26 Aoû - 17:02

La plénitude n'était qu'un leurre. Elle ne durait qu'un temps, pour laisser place à la morosité, qui était d'autant plus frappante quand Evy avait éprouvé l'illusion du bonheur. Par exemple, la préfète-en-chef saurait qu'elle avait été hereuse en restant là que quand elle se retrouverait dans la salle commune, enfermée, au coin du feu, avec le livre sur les genoux, en train de plancher sur un devoir, comme à son habitude. Comme à l'accoutumée, elle ne prendra conscience qu'elle avait eu ce bonheur que quand elle l'aurait perdu. C'était comme ça, un humain. Les filles surtout. Les choses ne présentaient de l'intérêt que quand elles étaient inaccessibles, et une fois qu'elles les avaient obtenues, tout à coup, elles n'avaient plus la même valeur, le même éclat. Il arrivait même qu'elles laissent un goût amer dans la bouche, comme quelque chose d'important qui manquait et qu'il n'y aurait plus jamais. Les souvenirs étaient de cet acabit. Et Evy était plongée dans les siens, assaillie par cette vague soudaine de nostalgie qu'elle n'avait pas tenté de repousser. D'une, parce qu'elle n'en avait pas le courage, trop occupée à lézarder sous le ciel nuageux pour se péoccuper d'autre chose, de deux, parce qu'elle n'en avait pas envie. Si certains préféraient aller de l'avant, passer outre le passé pour mieux construire l'avenir, Evy, elle, se complaisait dans ce qui s'était passé hier et qui serait perdu demain. Elle était comme ça. Et on ne pourrait pas la changer. L'habitude faisait que, quand elle s'ennuyait, elle se ressassait les bons moments qu'elle avait passés avec Rebecca et Fanny, ses moments de doutes, de peur, ses chagrins aussi, il fallait se l'avouer. Evy avait souvent été épinglée pour avoir été trop émotive, pour avoir réagi au quart de tour à certaines basses attaques. Comme par exemple. Cette altercation avec cette...stupide préfète des Gryffondor, qui avait osé l'attaquer sur un aspect personnel de sa vie pour faire tenir debout la dernière perfidie qu'elle avait inventé. Si ce n'était pas une attitude digne d'un Serpentard, ça. Pendant des jours et des jours, Evangeline avait nourri une colère sourde contre sa rivale de Gryffondor, qui s'arrangeait presque toujours pour toucher les cordes sensibles de la Serdaigle. De la fourberie à l'état pur, la Serdaigle se demandait si le Choixpeau n'avait pas commis une bévue en l'envoyant à Gryffondor plutôt qu'à Serpentard. Un comble, quand on sait qu'avant ces deux maisons étaient ennemies. Mais ça, c'était avant.

Maintenant, la réalité était toute autre. Le conflit inter-maisons avait étrangement muté, en quelque chose d'imprévisible. Désormais, les Serdaigle et les Serpentard s'affrontaient dans le château, à grands renforts de joutes verbales et autres mesquineries du genre, pour se monter le coco avec ces idées de sang-pur et autres abominations du genre. Plus que la question du sang, il s'agissait, ni plus, ni moins, que d'essayer de montrer qu'on était les plus forts en agissant de la pire manière qui soit. Le but ultime est d'avoir l'hégémonie sur les faveurs des uns et des autres, en ralliant un maximum de personnes à sa cause. Une vraie honte. Surtout que les jeunes Serpentards étaient trés vite entraînés à haïr les Serdaigle et vice-versa. Evy savait qu'il y avait des frateries qui ont été séparées à cause de ce conflit. Comme par exemple les Wellington. Evy connaissait cette famille parce qu'ils étaient de sang-pur, et aussi parce que l'aîné, qui était aussi dans sa maison -bien qu'elle ne se rappelât plus de son prénom- était l'un des élèves les plus brillants de l'école. Elle avait entendu aussi parler de lui car c'était le Monsieur Catastrophes dans toute sa splendeur. Bref, une chose est-il, c'est que l'aîné était à Serdaigle, ne prenant pas part au conflit, et la cadette était à Serpentard, en quatrième année. Aussi loin qu'elle se rappelle, Evy ne les avait jamais vus une seule fois ensemble. La préfète n'avait pas à se plaindre. Ses relations avec sa soeur étaient plutôt bonnes. Par curiosité, une fois, Evy avait demandé à Patricia ce qu'elle pensait du conflit Serdaigle/Serpentard. Elle avait froncé les sourcils, tout en disant d'un air perplexe qu'autrefois, le conflit inter-maisons concernait surtout les Gryffondor et les Serpentards, et ce qui était vraiment curieux, c'est que les Serdaigle tenaient généralement pour les serpentards, alors que Poufsouffle se rangeait plus volontiers derrière Gryffondor. Elle avait été surprise que la rivalité entre les maisons avait passablement changé.

A dire vrai, Evangeline ne se souvenait plus tellement dans quelles circonstances les hostilités entre son clan et celui de Dorian avaient été déclanchées. La rivalité entre Ulrich et le préfet-en chef des Serpentards avait commencé bien avant qu'ils ne se fréquentent. Elle en avait déjà entendu parler alors qu'elle n'était qu'en première année. A tout hasard, quand elle posait la question à l'Allemand, il répondait d'un air blasé que ça n'avait aucune espèce d'importance de savoir comment ça avait commencé, l'essentiel étant que maintenant, il en était ainsi. Point barre. Mais Evy n'était pas d'accord, bien qu'elle n'osât pas protester. Pour pouvoir guérir la maladie, il fallait bien en déterminer les causes pour la diagnostiquer correctement, non? Alors comment veulent-ils que cette stupide guéguerre ne s'arrête si ils ne cherchaient pas les origines? Mais si Ulrich réagissait ainsi, c'était peut être aussi parce qu'il s'y complaisait,quelque part. Ce qui faisait que les garçons étaient vachement incompréhensibles quand ils s'y mettaient. Quoiqu'il en soit, Evy avait été entraînée là dedans quand elle a commencé à sortir avec Ulrich, et que ses amies y ont été mêlées aussi. C'est peut être de là que ça a dégénéré. Evy fronça les sourcils. Tout en continuant de croire que quelque chose clochait dans ces supputations. Mais à ce stade là, ça ne restait que des supputations. Et peut être bien qu'Evy ne saura jamais de quoi il en retourne exactement. Seul havre de paix, la salle commune, un no man's land. Un endroit loin du champ de bataille, un endroit à l'abri de la tempête.

Là où elle était, Evy n'était plus en terrain neutre. Elle était dans un lieu où les entraîneurs se déchiraient souvent pour savoir qui aurait le terrain alors que les autres iraient aller voir ailleurs. Evangeline se rappelait des bisbilles qu'elle avait eues avec d'autres capitaines, où ils avaient disserté pendant trois plombes pour savoir qui aurait le terrain pour ce soir. Car chacun d'eux avait bien sûr une autorisation signée de leur directeur de maison. L'argument d'autorité, dans ce cas, ne fonctionnait nullement. La victoire était à celui qui surenchérirait le plus dans les arguments. Et qui font mouche, bien évidemment, pas les futilités dont peuvent faire preuve pas mal d'adolescents quand ils sont à court d'arguments. Des fois, -et il fallait avouer que ce n'était pas spécialement joli-joli-, ils s'adonnaient à la pratique honteuse qu'était le chantage, en utilisant des moyens pas trés fair-play pour obtenir gain de cause. Ce n'était pas trés honnête, et presque regrettable à dire, mais c'était presque à celui qui aurait la plus grande gueule. Pour éviter à l'avenir ce genre de confrontation, d'un commun accord, les capitaines avaient décidé de faire un roulement. Dans la semaine, chacun aurait le terrain pour un soir, et la semaine suivante, les horaires et les jours permutaient. Le dimanche, il n'y avait pas d'entraînement, beaucoup préféraient lézarder dans leur salle commune ou faire leurs devoirs en retard à l'arrache, ainsi, Evangeline s'attendait à ne pas être dérangée dans ce qui semblait être son moment à elle. Si seulement...

Son sang se glaça dans ses veines quand elle vit une silhouette s'approcher d'elle. L'effet de surprise -qu'Evy avait en horreur, d'ordinaire- la força à relever la tête...se retrouvant vraiment trop près de Dorian à son goût. La Serdaigle le gratifia d'un regard peu aimable. Dorian Anderson, insupportable de son état, était bien la dernière personne qu'elle avait envie de voir, là, maintenant, tout de suite. Mais dans un cruel concours de circonstantes, elle l'avait là, devant elle. Elle n'avait pas eu cette proximité avec lui depuis...L'année dernière. Lors d'une entrevue qui avait dégénéré en joute verbale, ponctuée par un baiser volé qui avait complètement sonné la Serdaigle qui ne s'y attendait pas. Elle avait fini par partir, prétextant avoir quelque chose d'important à faire, chamboulée au possible et surtout outrée qu'il ait pu avoir un tel comportement à son égard. Affront, entre parenthèses, qu'elle s'était promis de venger quand elle en aurait l'occasion. Laquelle s'est souvent présentée, d'ailleurs, mais qui ne lui a pas permis de tenir toutes ses résolutions. Elle fit la moue quand elle repensa à tous ces souvenirs qu'elle s'était jurée d'enterrer au plus profond de sa mémoire. Avant d'exploser.

Qu'est ce que tu fous sur MON terrain?

Elle se montra d'autant plus en colère à cause des paroles qu'il disait, et qui lui brûlaient la peau au fer rouge. Et d'autant plus rageuse qu'elle était effectivement ici, qu'il l'avait sous son contrôle. Exactement comme l'année dernière. La Serdaigle plissa les yeux, exaspérée. Ses sourcils bruns se rejoignirent, alors que sur son front était apparu un pli contrarié. Il n'y avait vraiment qu'Anderson et Jones pour venir perturber des moments pareils. Surtout que pour une fois, elle était tranquille. Elle n'avait pas déclenché les hostilités. Et ce...-grpmh-. L'indignation la laissait coite. Lui qui s'attendait à la voir rougir de colère, c'est raté. Elle était devenue livide, et son sang lui battait aux tempes. Elle était en train de bouillir. La pression en train de monter. Et quand elle exploserait à nouveau, ça ferait mal. Trés mal. Elle se contenta juste de le foudroyer du regard, avant de maugréer, de fort méchante humeur.

Force est de constater que ta stupidité n'a toujours pas d'égale. Hors de mon chemin, Anderson, ou tu le regretteras!

D'accord, elle était vaaaachement crédible, notre poupée de porcelaine, mais seules son expression farouche et sa voix cassante traduisaient la colère qu'elle était en train d'emmagasiner. Elle était toujours là, en train de lui lancer le regard le plus meurtrier qu'il soit, alors que...Non, vraiment, elle n'était pas d'humeur. Si il persistait dans cette voie là, il allait goûter à sa colère vite fait, bien fait. Et il n'allait pas être déçu du voyage.

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MessageSujet: Re: [23 Septembre] Platitude. [& Dorian]   Mer 27 Aoû - 19:10

Le sommeil. Cruel bourreau l’arrachant, non pas à la réalité, mais à un repos dûment mérité. Pour certains, le pays des rêves est facile à atteindre, or, pour d’autres, il est impensable d’y parvenir . Pour ceux qui sont atteints de ce mal étrange, il n’y a guère de solution. Seulement l’espoir de s’endormir, sans passer par les interminables souvenirs. Dorian faisait partie de ceux que l’on nomme insomniaque. Et puisque de nuit, il était plutôt actif, soit avec une fille ou un pote, il roupillait pendant le jour, entre les cours. Remarque, c’était rare. Car d’habitude, un café suffisait pour le remettre d’aplomb. Ceux qui se croient supérieurs et intangibles sont à la fois idiots et inconscients. Qu’ils sont nombreux, ceux qui dans leurs orgueils démesurés, enivrés dans des désirs incontrôlés, ont succombés dans des gestes passionnées, satisfaisant ainsi leurs faiblesses d’instincts purement basales! La prudence devrait pourtant être de mise, dans cette société où l’accent se fait non pas sur la charité et la valeur de la privation, mais le plaisir et l’importance d’apaiser nos pulsions. Monde sans contenances, marionnette se laissant diriger par la perfidie de cette forme qui maintient l’âme sur Terre. Comment lutter, lorsqu’on ne comprend pas l’importance d’une telle action? Les efforts ne sont qu’un mot parmi tant d’autres, syllabes pourtant terribles aux paresseux, aux lâches et aux mécréants. Levez-vous donc, peuple sans volonté! Méritons-nous vraiment la vie, lorsque l’existence se compose non pas de la présence des autres mais de l’auto-satisfaction? Égoïsme, impureté , traîtrise…Les pires crimes ne sont-ils pas commis au nom de celui qui a succombé depuis longtemps à ses vices? Il n’était qu’un homme, misérable poussière emplissant de son indigence le cœur de plusieurs femmes. Pauvres créatures, voluptueuses poupées qui ne sont, en somme, que des objets. Ne savent-elles pas ce qu’elle font, ces êtres de la nuit, qui assouvissent sa nature? Changer? Non, ce verbe n’était pas intégré dans le vocabulaire de notre beau serpentard. Quel avantage en aurait-il tiré, sinon un reclus profond dans la scolarité d’une école qui, proche des chaînes, le retient par ce sentiment puissant le reliant à sa jumelle? Qu’à-t-elle à lui offrir, ce château de malheur, si ce n’est la compagnie des demoiselles et l’adulation de leurs compagnes? Le futur adulte ne vit pas d’eau, ni de pain, mais de sang et de plaisir. Faut-il davantage pour effrayer les pures oreilles, l’honnêteté elle-même en est-elle devenue effrayante, tant sa véracité est monstrueuse? Dans ce cas-ci, le mensonge devient une félicitée, un jardin de lys qui par sa blancheur, trompe l’âme qui ne cherche qu’à plaire à la perfection auquel elle aspire. Quelqu’un qui le secoue, le tire de sa torpeur en s' énervant sur lui. James sort de ses pensées,et se laisse contempler celle qui était en face de lui dans un de ses endroits préférés , le stade de quidditch. Le stade de toute les émotions.

Elle était là, devant lui. Celle qui, depuis des années, avait troublé son cœur. Sa beauté l’appelait, son charme l’envoûtait toujours. Mais sa conscience le retenait, l’enlaçant par une corde invisible, le modérant à son devoir d’homme paisible. Don Juan de nuit, fantôme de jour. Lorsque le soleil montrait ses rayons et que sa clarté emplissait les pièces, brûlant les yeux des indignes amants et couvant comme une mère le sommeil des justes, il redevenait Dorian, et ce Dorian savait se montrer sage et réservé par rapport aux autres. Même si parfois il aimait martyriser quelques élèves... Par ci et par là. Or, lorsque la lune éclairait avec impudeur des scènes sordides, montrant brièvement les lèvres roses des demoiselles et la blancheur de leurs poitrines laiteuses, l’homme était une bête, assoiffé par le désir , incapable d’une quelconque contrôle, si cela ne lui était pas profitable. Qu’elles s’écartent de son chemin, celles qui ne faisait qu’attiser le feu de la chair! Il jouait avec les étoiles, établissait des cartes du ciel sur le satin velouté des peaux qui l’amenaient là où le bonheur est amer et l’illusion, de courte durée. Le préfet en chef buvait le miel de leurs bouches, caressait le velours de leurs chevelures, y trouvait un refuge temporaire. Car rien ici-bas n’est éternel, le fiel de ces voluptés ne sont que des passages transitoires, une substantielle nourriture lui permettant de supporter, avec une légère décadence, les journées qui semblent vouloir se rallonger.

Il replongea son regard dans le sien. Le prefet en chef y voyait de la colère qu' elle essayait de contenir au mieux. Il la trouvait si belle mais il se refusait d' y croire , il n' avait envie que d' une chose. Prendre ses lèvres pour l' éternité. L' année dernière déjà , Dorian avait put en avoir un aperçut mais ce fut alors qu' elle s' en alla pretextant qu' elle avait des choses à faire. Depuis ce jour là , ils ne s' étaient jamais retrouvés aussi proche l' un de l' autre que en cet instant.


" Hélas , je ne savais pas que j' étais sur TON terrain .. Je te fais mes excuses si je te dérange mais ta présence me manques et je ne peux m' empêcher de me retrouver près de toi... "

Le vert et argent ne s' était même pas rendu compte de ses paroles. Il les avaient sortis comme sa parce qu' il le voulait et qu' il aimait être sincère. Pas comme ce Ulrich qui mentait sans arrêt et qui courait les filles derrière le dos de sa soit disant bien aimée. Il ne l' avait jamais vut ouvertement draguée une autre , c'était juste des rumeurs dans le château, mais sa meilleure amie Scarlette , avait vu récemment ce fameux Ulrich dans les bras d' une autre, et cela suffisait à Dorian pour croire à cette histoire de tromperie.Le Serpentard la vit devenir livide , comme si elle était prête à exploser. Dorian avait mal agit , il ne voulait pas la mettre en colère mais juste passer du temps avec elle. Il espérait tant mais ne se faisait pas trop d' illusions. Puis un regard foudroya celui de Dorian , il se sentit transperçé et ne sut comment réagir. Se ressaississant , il répondit naturellement et calmement à la jeune fille de son coeur.

" Je n' ai pas très envie de partir... Je voudrais juste parler.. avoir des réponses si tu es capable d' en donner les réponses évidemment ... "

Dorian la fixa comme si il l' analysait , comme si il essayait de voir si elle était capable de pouvoir lui répondre franchement ou non. Il savait qu' elle était de nature gentille et sincère mais avec le Serpentard , c' était une autre histoire et il réfléchissait à cette éventualité embarassante. Le prefet en chef fit descendre son balais plus bas , il descendit de ce dernier et s' assit à côté d' elle pour lui parler sérieusement pour la premiere fois de sa vie...

" Pourquoi tu ne me parles plus depuis ... depuis la dernière fois qu' on s' est retrouvé tous les deux ? J' aimerais savoir.. Je sais que je n' aurais pas du faire cela mais tu n' as rien dit contre, tu es juste partie sans rien dire... et je ne comprens toujours pas pourquoi ... "

DOrian semblait perturbé par ce qu' il venait de lui révéler et il n' aimait pas être dans cette situation. D' ailleurs il se promit de ne plus jamais l' être sauf avec Evy. Il la regarda dans les yeux avec ses yeux qui brillaient d' une lueur peu habituelles. C' était normal, il était envieux de quelque chose qu' il n' aurait sans doute jamais... Les gens parfois mettent des années à trouver ce qui leur manquent. Trouver le conjoint parfait. Celui qui vous complète. Mais pour le beau Serpentard , il avait ce sentiment de déjà l' avoir trouvé...
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MessageSujet: Re: [23 Septembre] Platitude. [& Dorian]   Jeu 28 Aoû - 16:43

Le silence était parfois salvateur. Il aidait à la méditation et à la réflexion. Mais d'autres fois, le silence était oppressant, et avait le pouvoir d'annihiler toute bonne volonté. Evy n'aimait pas le silence. Elle préférait volontiers l'animation, qui ne lui laisserait pas le loisir de ressasser ses idées noires. Evy avait toujours eu du mal avec le silence. Elle ressentait sans cesse le besoin de le meubler, quitte à dire des bêtises. Ca faisait rire parfois, mais d'autres fois ça gênait. Elle pouvait paraître stupide, la Taylor, elle était bavarde et elle l'assumait. Comme d'autres assumaient leurs airs bravaches, comme d'autres étaient obligés de se sentir supérieurs aux autres. La Serdaigle ne s'accomodait pas du silence. Elle ressentait le besoin compulsif de le troubler d'une manière ou d'une autre, que ce soit par son timbre de voix clair et mutin, le fredonnement d'une chanson idiote qu'elle a entendue quelques jours auparavant et qu'elle avait dans la tête, un gloussement à une blague, ou à un murmure presque incantatoire quand elle révisait. Toute activité que faisait Evangeline ne laissait pas de place au silence. D'autres s'en accomodaient trés bien, du silence. Il semblait être le meilleur allié de Fanny, que le manque de bruit n'offusquait pas outre-mesure. Elle voyait souvent son amie perdue dans ses pensées, alors qu'Evy la regardait d'un air perplexe. De savoir que certains faisaient abstraction de ce qu'il y avait autour pour s'entendre penser l'impressionnait, et elle hochait vivement la tête pour se dépâtir de cette idée qui l'enfermait dans cette sensation si familière et ô combien détestable de la claustrophobie naissante. Si le silence était synonyme d'évasion pour certains, pour Evy, c'était synonyme de prison. Dans ce terrain de Quidditch, elle avait bénéficié d'une grande liberté, pensant se retrouver au calme, laissant vagabonder ses pensées au gré du vent qui soufflait dans ses cheveux impeccablement coiffés. D'espace libre, le terrain de Quidditch était devenu prison. Et son geôlier n'était autre que Dorian Anderson, ce Serpentard qu'Evangeline avait toujours fui comme la peste. La peste était un bien grand mal, mais Evy était persuadée qu'elle la tuerait moins que Dorian pouvait le faire, et pour cause. La peste n'évoquait en elle aucun désir, aucune interrogation insidieuse susceptible de mettre à mal toutes ses gentilles convictions et ses gentils préjugés. Dorian, qu'elle se l'admette ou non, avait ce pouvoir là. Parce qu'il était humain, parce qu'elle était humaine.

Mais STOP. Qu'allait-elle penser là? Commençait-elle à perdre le fil de ses pensées? Non! Non! Non! Evy chassa mentalement ces pensées insidieuses, qui allaient petit à petit empoisonner son être jusqu'au point de non-retour. Il n'avait pas le droit de lui faire ça, de se jouer d'elle ainsi. Elle ne voulait pas être sa marionnette, la jolie poupée qui disait "amen"à tout ce qu'il disait ou pensait. Elle ne voulait pas se rabaisser à toutes ces greluches qui l'adulaient comme si c'était un prince, ou même, un de ces dieux parjures de la débauche et du péché que tous semblaient vénérer de manière inconditionnelle, fermant les yeux sur les diverses erreurs perpétrées. Elle ne voulait pas être une de ces Vestales, une servante de plus. Elle ne voulait pas être une ombre, pire, SON ombre. Elle ne voulait pas être une parmi tant d'autres. Etait-elle trop ambitieuse pour exiger qu'elle ne soit pas une fille mais LA fille? Elle ne voulait pas se noyer parmi un océan de regards bleutés ou verts, en passant par le marron ou le noir. Elle ne voulait pas être un souvenir doux avec un arrière goût amer pour lui. Elle ne voulait rien avoir à voir avec lui, et pourtant, le destin, ce foutu destin, s'acharnait à vouloir les réunir, et à chaque fois, c'était le même déluge de larmes et de souffrances, de frustration dûe à quelque chose de pourtant évident et qu'Evy ne voulait pas admettre. Il avait les traits du diable, il était attirant, mais voilà, c'était le diable. elle n'avait pas le droit de s'y fier. La Serdaigle amorça un mouvement de recul, pour se soustraire à son hypnose, mais elle n'en fit rien, trop ankylosée pour pouvoir réagir. Elle se contenta de rester là, pétrifiée, et de regarder le serpent s'approcher avant de mordre et de répandre son venin dans ses veines, pour l'empoisonner doucement et la tuer à petit-feu. Si d'ordinaire, la haine était un travail bien trop fatiguant, la haine mâtinée d'attirance l'était encore plus, et c'était une Evy, qui, en tout bonne cruche qu'elle était, était en train de lutter contre ses sens qui exigeaient Dorian, son meilleur ennemi. Mais sa conscience répliquait derechef qu'elle aimait Ulrich, oui, mais force était d'admettre qu'elle l'aimait juste. Dans sa plus grande surprise -et ô désagréable-, Evangeline s'était aperçue qu'elle ne désirait pas l'Allemand, l'aimant d'un amour purement platonique. Alors qu'elle désirait Dorian. La jeune femme secoua vigoureusement la tête. Avant de murmurer d'une voix tremblante.

Dorian...Va t'en. Laisse moi.

Si elle avait essayé de se montrer ferme, c'était raté. Sa sentence sonnait comme une supplique plutôt que comme un jugement sans appel. Dans son ordre avorté, il n'y avait aucune espèce d'impératif, pour donner des ordres, pour sûr, c'était une vraie gourdasse. Elle se demanda en l'espace d'un instant comment elle arrivait à se faire obéir de son équipe, mais elle s'aperçut avec amertume qu'elle ne les désirait pas, eux. Elle se mordilla la lèvre inférieure, embêtée. Ses yeux sombres menaçaient de déborder. Non! Non! Elle n'allait pas pleurer pour si peu, non? Mais malheureusement, Evy avait la larme facile, bien que là, elle tenta tout de même de se contenir, afin de ne pas trop faire montre de sensiblerie, ce qui aurait pu paraître déplacé. Convaincant, non, comme manière de détester quelqu'un? Sauf qu'Evy était une fort mauvaise actrice, et la piètre qualité de son jeu se traduisait par l'imperceptible tremblement de sa voix alors qu'elle s'efforçait de garder l'expression la plus neutre possible, à conserver le visage en colère qu'elle arborait quelques secondes auparavant, quand elle l'avait exhorté de quitter SON terrain. La préfète en chef se morigéna pour sa stupidité, ulcérée par son comportement. Elle s'abaissait exactement au même niveau que les greluches qu'il fréquentait habituellement. Et voilà qu'elle était en train de se laisser faire par ses paroles mielleuses qui dissimulaient sans doute un poison mortel. Evangeline allait finir comme Eurydice, piquée par le Serpent. Elle finirait par traverser le Styx sur la barque de Charon avant d'appartenir au royaume des ombres. Elle abandonnerait son amour. Mais la vie de la Taylor n'était en rien une commedia dell' arte, ou même, appartenant à une quelconque antique tragédie. Elle était une jeune femme qui tentait de rivaliser d'intelligence pour ne pas se laisser embobiner par le charme apparent du jeune homme. Un instant, elle se demanda ce que Juliette a du ressentir quand elle a su que Roméo était le fils des Montaigu, les sempiternels ennemis de sa famille.

Va t'en!

Elle venait de réitérer sa demande, espérant, cette fois ci, se montrer plus convaincante qu'elle ne l'était auparavant. Si Dorian pouvait lui faire bien plus de mal qu'elle voulait l'admettre, Evy ignorait qu'en l'intimant de partir elle lui ferait mal aussi. Mais qu'importe, on ne se montrait jamais fair-play avec ses ennemis. Enfin, si, dans une certaine mesure. Pas quand ils étaient prêts à tout pour parvenir à leurs fins. Evy s'éloigna de l'endroit où il était, pensant qu'elle allait anéantir cette attraction qui la poussait vers lui, mais cela n'améliora pas le problème. Son visage se crispa davantage. Il avait franchi le périmètre de sécurité qu'elle avait instauré mentalement autour d'elle, et il était en train de fiche en l'air tout ce qu'elle avait construit au moyen de quoi déjà? D'une sérénade qu'il a sans doute dû dire à des dizaines d'autres avant elle. Non non non! Elle ne serait pas comme ces cruches qui fondaient à de telles paroles, et elle était horrifiée à l'idée que ses paroles avaient le même effet sur elle, peut être plus dévastatrices encore. Evy préféra se cacher derrière son petit doigt, une fois de plus, feignant l'indifférence, voire même la colère et le mépris pour repousser ce qu'elle ne pouvait pas maîtriser et qui, visiblement, était plus fort qu'elle." Non!" eut elle envie de crier." L'histoire ne finissait pas comme ça, alors ôtez ces funestes mots de ma plume, il ne les mérite point!". Mais elle lutterait. Elle ne laisserait pas le destin la manipuler ainsi, sans qu'elle ait le fin mot de l'histoire. Elle cligna des yeux, surtout quand il lui demanda pourquoi elle l'évitait.

Je n'ai rien à te dire. Sinon je crois que je l'aurait dit.

Logique. Mais improbable. Evangeline avait horreur de se sentir impuissante, avait horreur d'être aussi sentimentale. Elle se détestait d'être aussi passive, de détruire en quelques minutes une histoire d'amour qu'elle avait mis deux ans pour construire. Elle ne pouvait pas faire ça. Ce n'était pas possible. Mais la voix qui sommeillait en elle, insidieuse, l'exhorta de se rappeler Roméo et Juliette. Elle hocha négativement la tête en signe de déni.

Ta réputation t'a précédé, Dorian, je ne te fais pas confiance.

C'était dit. C'était de toutes façons ce qu'elle était capable de dire. Les prochaines paroles risquaient de devenir inepties, et ce n'était pas bon pour elle. Elle avait fait ce qu'elle avait pu. Elle avait échoué. Lamentablement échoué, même.

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