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 Manoir Taliesin

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Cennyd McAyr
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MessageSujet: Manoir Taliesin   Mer 30 Juil - 4:01

Crac.

Transplanage un vendredi soir, d'Ecosse en Irlande. Septembre avançait doucement ses feuilles d'or sur les arbres. Le temps passait doucement d'une fin d'été à un automne grisâtre. Le Royaume Unis ne connait pas l'été indien. Inutile d'espérer des soleils rasants sur des arbres en feu surplombant là neige. C'était feuille marron déchiquetées dans la une boue collante et acide au menu. Même le parc de Poudlard en arrivait à devenir laid parfois.

Le jeune professeur n'était pas d'excellente humeur en cette fin de semaine. Il avait reçu un message fort officiel de la maison de sa fiancée, lui demandant de se rendre au plus vite dans la demeure familiale. Le ton était pressant, les formules de politesses juste pour la forme et réduite au minimum et aucune précisions n'émaillaient l'ordre. Car c'était un ordre qu'il avait en main. Personne n'osait ordonner quoique ce soit que Gynn ap Nudd ! Il était le seul héritier de deux grandes familles dont le sang était moribon. Personne ou presque n'avait un sang aussi noble et pur que le sien. Et foi d'Ecossais, son mariage ne le mettrait pas à la botte d'Irlandais !

Heureusement pour l'avenir des deux fiancés, Cennyd n'était pas un gryffondor, toujours à bondir et monter sur ses grands chevaux. Après un froncement de sourcil et un instant de réflexion, Ced prit sur lui de faire bonne figure. Il annula son rendez-vous galant du jour, mit l'une de ses plus belles robes, se rendit de Poudlard au Village en balais, confia ce dernier à Vittoria avec un sourire et un clin d'oeil (on ne savait jamais, la belle Italienne serait surement une bonne soirée à voler à Wagner) et transplana jusque devant la bâtisse.

Il bruinait et les cheveux un peu longs du professeur ondulèrent sous l'effet de l'humidité. Quelques gouttes s'accrochèrent à sa manche mais furent rapidement chassées lorsque le sorcier agita sa baguette pour l'équivalent magique de la sonnette. Un bouquet de fleurs des champs apparu d'on ne savait ou prenait toute sa main droite. Eirwen était romantique si ses souvenirs étaient bons. Cela lui ferait surement plaisir. Même si, derrière le sourire inquiet et timide de circonstance, sa fierté blessée le taraudait toujours.

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Eirwen Taliesin
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MessageSujet: Re: Manoir Taliesin   Ven 1 Aoû - 1:47

Monsieur Taliesin attendait impatiemment Cennyd dans le hall du manoir. Il devait arriver d’un instant à l’autre, étant donné la fermeté qu’avait exprimé sa plume sur le parchemin qu’il lui avait envoyé. Il ne doutait pas un instant qu’il viendrait, qu’il se hâterait de venir même. Non pas que le jeune homme soit connu pour obéir aux ordres, bien au contraire, mais là c’était différent. Henwg savait qu’il n’avait aucune autorité sur lui, ce qui allait de soi, d’ailleurs, très peu de sorciers, pour ne pas dire aucun, pouvaient prétendre avoir la moindre autorité sur ce jeune homme, et c’était ce qui lui plaisait. En effet, il semblait évident qu’un père ne pouvait espérer mieux pour sa fille. Enfin, ce qui rendait le sorcier convaincu que le jeune homme allait venir était tout autre. Il lui avait fallut très peu de temps pour s’apercevoir à quel point ce dernier semblait respecter sa mère, et encore moins de temps pour comprendre que celle-ci était tout aussi déterminée que lui à marier son enfant. Ainsi, il savait qu’il allait venir, mais il savait aussi qu’il n’allait pas venir pour lui.

Il était là. Henwg alla lui ouvrir en personne, après tout, il le devait bien, après l’avoir fait venir si rapidement, sans rien ajouter sur ses raisons. Il lui adressa un signe de tête en guise de salutation, et sans doute aussi de reconnaissance.

Le hall était à l’image du reste du manoir. Parfaitement rangé, comme à son habitude, et fortement marqué par ses origines irlandaises. Des portraits de famille étaient accrochés à certains murs, entourés par de somptueux cadres et des tapisseries aux couleurs du pays ornaient d’autres murs. La pièce était grande, et semblait un peu vide, malgré ses ornements muraux. Cette impression de vide et de grandeur n’en était qu’amplifiée par le carrelage froid et sombre qui revêtait le sol.


'Bonsoir, je suis navré de vous avoir fait venir si précipitamment sans vous donner davantage de renseignements', annonça-t-il d’un ton aussi sincère que grave.
'Eirwen est souffrante, j’ai fait venir plusieurs guérisseurs, mais tous m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas grand-chose pour elle. Selon eux, il ne tient qu’à elle de guérir. Vous comprendrez mon inquiétude.'

Il s’arrêta et se mit face à lui, fixant son regard dans le sien. Un regard sérieux, froid et impitoyable, qui dévoilait tout de son opiniâtreté naturelle, celle qui coulait dans son sang depuis des générations. Il aimait bien ce jeune homme, c’était le parti idéal. Mais de là à lui faire confiance, peut être pas. Henwg faisait confiance à très peu de sorciers, aucun d’ailleurs, c’était un luxe qu’il ne pouvait pas se permettre. Il se doutait que ce prétendant n’était pas aussi parfait qu’il ne le laissait croire, mais peu lui importait. Il y a quelques jours encore, le sorcier n’attendait plus rien de la vie, accablé par le fait que son nom mourra avec lui, que seule sa fille pourrait assurer sa descendance. Mais maintenant, maintenant que cette dernière était au fond de son lit, que de toute évidence, personne n’avait le pouvoir de la guérir, que seul le temps, et sa volonté, pouvait agir, il avait prit conscience que le nom qu’elle ne pourrait pas transmettre à ses enfants, celui qu’elle serait contrainte d’abandonner le jour de son mariage, n’avait pas d’importance. Ce qui comptait, c’était qu’elle puisse vivre.

'Voulez-vous monter la voir ?' Lui demanda-t-il. Il avait hésité plusieurs heures à le lui proposer. Il aurait été, en temps normal, inconcevable qu’un jeune homme, fiancé ou non, entre dans la chambre de sa fille, et qui plus est, reste seul quelques heures avec elle. Mais compte tenu des circonstances, les convenances lui semblaient bien loin, et bien peu utiles…
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Cennyd McAyr
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MessageSujet: Re: Manoir Taliesin   Mar 12 Aoû - 18:13

Les sourcils de Cennyd se froncèrent une fois encore lorsqu'il s'aperçu que le Maître de maison en personne faisait le travail de l'elfe de maison. Il était sensible à l'honneur qui lui était fait mais son côté paranoïaque cherchait le piège. Si on l'avait attiré ici pour le tuer, il ne se laisserait pas faire sans opposer une farouche résistance. Et croyez le, il était loin d'être mauvais. Après tout il avait été auror dans sa jeunesse et les membres de cet ordre n'étaient pas connus pour leur faiblesse.

Cennyd regardait autour de lui, comme n'importe quel visiteur, extérieurement impressionné par la décoration irlandaise des murs, intérieurement à la recherche de pièges. L'air sombre d'Henwg et son introduction ne le rassurèrent pas vraiment. Pas une seconde il ne pensa que le soucis pouvait ne pas le concerner Il était tellement centré sur lui-même que l'absence d'Eirwen n'était imputable qu'à l'effort de toilette qu'elle faisait certainement pour l'accueillir. Aussi l'annonce de la maladie de sa fiancée le prit totalement par surprise.

Ses sourcils se froncèrent à nouveau tandis qu'il digérait l'annonce. Il avait pâlit et se mordait la lèvre. Oh, ne vous y trompez pas, il n'était pas spécialement inquiet pour sa fiancée. Ou plutôt il était inquiet, certes, mais ce n'était pas ce qui le mettait dans des états pareils. Il se demandait pourquoi. Est-ce qu'on allait tuer Eirwen comme on avait peut-être tué son ancienne épouse ? Sa mère avait beau dire que ce genre de soucis arrivaient, il était persuadé que la mort de Siofra était du à un acte malveillant. Et si Eirwen était malade alors cela ne faisait que confirmer ses soupçons.

Cennyd prit une profonde inspiration. De dehors on ne pouvait voir qu'un jeune homme fatigué qui vient d'avaler une très mauvaise nouvelle et qui fait de son mieux pour s'en remettre. Il avait l'air inquiet (il l'était), perturbé (il l'était), et attristé par la nouvelle (ca par contre ce n'était pas le cas, il était, au pire, ennuyé). Les yeux gris répondaient au regard froid du père sans ciller ni détourner les yeux. Quand son esprit battait la campagne, son corps faisait automatiquement ce qu'il fallait faire. C'était devenu comme une seconde nature chez lui.


"S'il vous plait, oui. Pourriez vous toutefois rester dans la chambre ? Je ne voudrais pas voir ma fiancée en proie au scandale et, de nos jours, l'on ne peut se fier qu'à sa famille. Les serviteurs sont d'incorrigibles bavard."

Sa voix était ferme, un peu détimbrée comme il convenait; et il avait fait l'effort de parler en Irlandais. Il détourna alors les yeux de son futur beau père pour regarder le grand bouquet qu'il tenait à la main et fit semblant d'hésiter une seconde avant de suivre l'homme et de poser une des questions qui lui brulaient les lèvres.

"Savez-vous pourquoi elle a ainsi perdu le gout de vivre ?"

Avait-elle peur de leur mariage ? Le detestait-elle a ce point qu'elle préférait mourir plutôt que de passer sa vie à ses côtés ? Pourtant il avait eu l'impression que le deuxieme rendez-vous ne s'était pas si mal passé. Et il n'aimait pas se tromper dans ses prognostiques...

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Eirwen Taliesin
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MessageSujet: Re: Manoir Taliesin   Mar 19 Aoû - 2:14

Le sorcier trouva son hôte un peu trop suspicieux à première vue. Mais après tout, ce dernier avait toutes les raisons de l’être. Il semblait accorder une grande attention à la décoration de la pièce, peut être qu’en d’autres circonstances cela aurait plut au maître des lieux, mais en celles-ci, il avait bien d’autres choses à penser. Il ne lâchait pas son hôte du regard, non pas qu’il ne lui faisait pas confiance, mais il voulait être sûr. Si ce jeune homme restait au chevet de sa fille, alors qu’ils n’étaient même pas encore mariés, alors il serait sûr qu’il prendrait soin d’Eirwen par la suite, ou du moins, qu’il la respecterait, et la traiterait vraiment comme son épouse.

Sa réponse le rassura d’ailleurs sur ce point. Henwg fut impressionné par les précautions que prenait son futur beau-fils. Seulement, peut être était-il âgé et fatigué, il n’était pas fou, ni crédule au point de penser qu’un jeune homme pouvait faire preuve de tant de prudence par simple mesure de précaution. Cennyd n’était très certainement pas aussi blanc qu’il ne voulait le laisser paraître, ça expliquerait beaucoup de choses. Mais maintenant, il état un peu trop tard, d’une part. Eh puis, tant qu’il était en mesure de protéger sa fille, ça lui convenait. Ce qui, de tout évidence, semblait être le cas. Il agissait avec prudence, de manière réfléchit, et depuis leur première rendez-vous, il n’avait pas fait un seul faux pas. Bien que, il devait l’avouer, le premier rendez-vous n’avait sûrement pas été comme il l’avait souhaité, ceci ne pouvait lui être reproché. Séduire une jeune fille pouvait être une tâche relativement aisée, en particulier lorsqu’on était jeune, riche, intelligent et beau... Mais lorsque la dite jeune fille luttait farouchement pour préserver les illusions qu’elle se faisait de la vie, la tâche devenait tout de suite moins facile.


'Si vous le souhaitez, qu’il en soit ainsi. Je resterai dans la chambre, répondit le sorcier d’un ton froid, sans quitter du regard celui du jeune homme.'

Puis il avait commencé à se diriger vers les escaliers qui menaient à la chambre de sa fille. Cennyd avait semblé hésiter quelques secondes, à peine, avant de le suivre, puis il lui avait posé une question, qui étonna légèrement le maître des lieux, bien que ce dernier n’en laissa rien paraître. La question était assez étrange, en fait, il n’avait pas vraiment eu le temps de se la poser, ni l’envie. Il connaissait assez bien Eirwen pour savoir que son état de santé était plutôt fragile, mais pas suffisamment pour connaître la raison pour laquelle cette dernière s’abandonnait si facilement à elle. Il avait sentit à travers l’interrogation du jeune homme une discrète remise en question du mariage...

'Je ne saurais trop vous répondre, reprit-il. Je sais toutefois que ma fille semble tenir beaucoup à vous depuis la dernière fois, peut être le mariage l’effraie un peu, mais certainement pas au point de lui faire perdre le gout de vivre. Je pense qu’elle a simplement besoin d’un peu plus d’attention que je ne puis lui accorder, ajouta-t-il péniblement.'

Il avait prononcé ces derniers mots sans accorder le moindre regard à son hôte, bien que durant toutes ces années, jamais il n’avait voulu se l’avouer, il devenait évident aujourd’hui que, si sa fille n’avait plus le gout de vivre, c’était de sa faute.
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Cennyd McAyr
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MessageSujet: Re: Manoir Taliesin   Jeu 21 Aoû - 5:05

Cennyd sentait le regard d'Henwg sur lui mais ne s'en formalisait pas vraiment. Chaque Maître de famille essayait de juger et de jauger l'autre, c'était normal. Il aurait été plus inquiet de voir une absence totale de méfiance qui aurait montré une confiance en soi pouvant cacher bien des secrets. Il continuait donc à observer la décoration, plus pour poser ses yeux sur quelque chose que par réelle admiration. Rien n'était plus beau que SES manoirs. Et que Henwg se rassure, Cannyd avait la ferme intention de traiter Eirwen en épouse respectée et choyée. Elle se sentirait peut-être seule et ne serait certainement pas la seule a avoir ses faveurs d'une nuit mais elle aurait ce statut spécial que conférait la possibilité de lui donner un héritier. Et si le garçon espéré arrivait, Eirwen pouvait ^etre assurée d'avoir toute l'attention de son époux jusqu'à ce que le gamin soit majeur. Au moins.

Le jeune écossais n'avait par contre pas fait attention à ce que révélait ce soin particulier pour préserver la réputation de sa promise. Il n'imaginait pas une seconde que l'Irlandais ne connaisse pas sa réputation. Après tout, il avait déniaisé un certain nombre de jeune femmes de sang pur que les parents refusaient d'envoyer à Poudlard et avait également eut les faveurs de leurs mères. Si la rumeur de sa présence, seul, dans la chambre d'Eirwen se propageait alors il pouvait dire non à la robe blanche lors du mariage et cela attristerait la jeune femme, Cennyd en était persuadé. De ce qu'il savait de son caractère, c'était une midinette romantique, on allait donc pas lui gâcher ça n'est ce pas.


"Je vous remercie. La réputation est l'un des biens les plus précieux des demoiselles et de plus en plus difficile à préserver."

Il lui rendit tranquillement son regard, refusant de le baisser le premier. Les yeux d'acier du garçon se durcirent et affrontèrent les pupilles de son futur beau-père. Il détournèrent ensemble les yeux et Cennyd emboita alors le pas à son hôte., marchant légèrement derrière lui, exactement comme il convenait.

"Est ce qu'une sortie à Poudlard lui tenterait ? Elle pourrait rencontrer mes élèves, la présence des enfants pourrait la faire sourire et ça lui changerait les idées ? Lorsqu'elle sera sur pied et hors de danger évidemment. Je ne voudrais pas la mettre en danger. Soyez assuré que sa santé est l'une des choses qui me tient le plus à coeur."

Ce qu'il ne dit pas, mais qui semblait transparaitre dans ses paroles, c'est qu'un pas dans la vraie vie, dans la réalité du monde extérieur en somme, ne lui ferait pas de mal. Il n'était pas bon de vivre dans le verre. L'homme était un être libre et même un oiseau en cage chantait mieux lorsqu'on le laissait voir le ciel. Finalement ils arrivèrent devant la porte de la chambre d'Eirwen. Cennyd fit un pas de plus pour se retrouver à la même hauteur que son beau père et attendit patiemment qu'il frappe et qu'on leur permette d'entrer. Il ne s'inquiétait pas pour Eirwen, mais la santé de sa fiancé lui tenait beaucoup à coeur. Allez comprendre.

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MessageSujet: Re: Manoir Taliesin   Mar 2 Sep - 0:19

Les deux sorciers s’avançaient dans le manoir jusqu’à atteindre la porte, celle qui donnait sur la chambre d’Eirwen. Un très léger sourire se dessina sur les lèvres du maître de maison lorsque son hôte mentionna l’importance de la réputation pour les demoiselles. Cela avait toujours été ainsi dans les familles de bonnes mœurs. Il se souvenait de son épouse, lorsqu’ils étaient à peine mariés. C’était le portrait d’Eirwen, à quelques détails près, insignifiants au regard de son père. Mais la ressemblance ne tenait pas uniquement du physique, elle avait le même caractère. Un caractère très calme, un rien fleur bleu aussi, elle ne semblait s’opposer à aucune décision, aucune volonté, que ce soit la sienne, ou celle de ses parents, l’éducation qu’elle avait reçu le voulait. Et pourtant, elle arrivait à faire en sortes que tout soit comme elle le voulait, sans s’opposer à qui que ce soit. Elle avait un tel charme, et elle n’hésitait pas à s’en servir. Eirwen a sans aucun doute hérité de son élégance, de sa bonté, ainsi que d’un tas d’autres qualités. Seulement, il n’en ait pas moins vrai qu’il lui reste encore beaucoup à apprendre quant à leur utilisation. Eirwen est très jeune, peut être trop jeune même, est-elle consciente de ce qui l’attend ? Hengw en doutait, elle était encore sa fille pour lui, juste sa fille, cette enfant fragile d’une incroyable beauté. Et voilà que ce jeune écossais voulait lui faire voir le monde. Bien que ce dernier ne l’ait pas dit explicitement, il avait laissé transparaître dans ses paroles qu’Eirwen devrait découvrir le monde extérieur. Cette pensée déplaisait fortement au maître des lieux. Il ne laissa rien paraître de ses pensées sur son visage, toutefois le silence qui succéda la question du jeune sorcier en disait long sur ses impressions. Il avait toujours veillé à la protéger du monde extérieur, ce monde qui lui avait volé son fils il a des années. Un monde insatiable de toute évidence, auquel son fils n’avait pas suffit, il lui fallait sa fille aujourd’hui. Ce monde qu’il détestait.

Il laissa un long silence imprégner le manoir, qui n’était percé que par le bruit de leur pas sur le sol marbré de la demeure. Un silence qui aurait pu être oppressant pour un bon nombre de personne, mais ce n’était pas le cas pour lui, les longues années qu’il avait laissé derrière lui le mettaient désormais à l’abri de quelques sensations d’embarras. Arrivés devant la porte, c’était une grande porte, entièrement blanche, il reprit enfin la parole, sur un ton qui se voulait plus sec.


‘Eh bien, nous réfléchirons à cette proposition lorsque ma fille sera de nouveau sur pied, et hors de danger. En attendant vous me voyez rassuré de savoir que sa santé vous préoccupe tant.’

Il s’apprêta à frapper à la porte, puis il se retînt, il se retourna vers le jeune écossais, son futur gendre, puisqu’il devait en être ainsi. Cette situation ne lui déplaisait pas, évidemment, c’était un très bon parti, mais il lui sembla, l’instant de quelques secondes, que ce jeune homme remettait en question l’éducation qu’avait reçu sa fille. Il plongea son regard glacé dans le sien, et reprit :

‘A vrai dire, je n’ai pas douté une seule seconde que sa santé vous tiendrait à cœur depuis que je vous ai rencontré, cependant, j’aimerais qu’il en soit autant pour son bonheur. Je sais autant que vous qu’une fois qu’elle sera vôtre, je n’aurais plus aucune autorité sur ma fille, toutefois, soyez-sûr qu’un père aimant est capable de tout.’

Apres s’être affronter du regard, il finit par frapper à la porte de quelques coups fermes. Ils ne durent attendre que quelques secondes avant qu’une faible voix leur réponde.
La jeune fille était étendue dans son lit, le teint blafard, l’air fatigué, et pourtant, cela n’enlevait rien à sa beauté.
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Cennyd McAyr
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MessageSujet: Re: Manoir Taliesin   Sam 6 Sep - 20:25

Cela avait toujours été ainsi dans les familles e bonnes moeurs. Une coutume dont Cennyd avait usé et abusé pour dissimuler ses frasques. Car même lorsque l'époux soupçonnait quelque chose, il ne pouvait rien faire. Demander réparation aurait rendu le scandale public et aurait à jamais déshonoré le pauvre homme. Il est amusant de voir à quel point c'est le cocu qui est montré du doigt dans ces cas là. Sans compter le fait que Cennyd avait été auror et n'était pas à négliger dans un duel. Quand on disait que la réputation était tout dans le monde moderne...

Le jeune homme observait son hôte du coin de l'oeil et ne rata aucun de ses changements d'expression. Le petit sourire, les yeux dans le vague pendant qu'il se rappelait le Lord savait quoi. Le silence n'était perturbé que par le bruit de leurs pas mais cela ne dérangeait pas le professeur de Métamorphose qui réfléchissait à ce qu’il apprenait sur sa fiancée et son beau père. Pour commencer, ce dernier se perdait parfois dans le passé. Surtout lorsqu’on parlait de jeunes filles. Eirwen avait eu les larmes dans les yeux lorsqu’elle lui avait parlé de sa mère, on pouvait donc conclure qu’il y avait eu quelque chose. Il espérait simplement que la maladie n’était pas en cause et surtout pas héréditaire. C’est qu’il voulait un héritier en bonne santé, pas un crétin chétif qui pouvait mourir par manque d’envie de vivre. C’était presque aussi pathétique que sa tante ça. Presque. Rien n’était plus pathétique que Klarissa (et sa famille).

L’homme prit enfin la parole, d’une voix un peu plus cassante qu’avant. Visiblement sa proposition n’avait pas plus. Tant pis, il était patient, s’il devait attendre que sa fiancée devienne sa femme avant de lui apprendre la vie, alors il attendrait. Après tout, cela n’avait que très peu d’importance. Elle serait à lui. Hengw l’avait d’ailleurs bien compris.


« C’est tout naturel. Je suis déjà très attaché à votre fille. Soyez assuré que je ne reculerais devant rien pour qu’elle retrouve la santé et le goût à la vie. »

Ton sérieux, regard franc, et même une bonne dose de réelle sincérité. Eirwen en liant sa vie à la sienne lui devenait aussi précieuse que tout ce qui lui appartenait. Il ne laisserait rien ni personne s’emparer d’elle s’il pouvait l’empêcher. Comme il l’avait fait pour Sofria avant que la mort de l’emporte sur sa volonté de sorcier.
Quoiqu’il pensa lorsque son futur beau père interrompit son geste, Cennyd soutint le regard glacé avec son aplomb habituel. Il n’y avait rien à lire chez lui. Qu’il se méfie s’il le voulait, cela au fond ne changerait rien. Il n’allait tout de même pas céder devant cet homme. Un sourire passa fugacement sur ses traits tirés et il hocha la tête.


« N’ayant pas connu mon père, je ne puis qu’imaginer mais je ne cherche pas de querelle entre nos deux maisons. Le malheur de votre fille ne m’apporterait rien que des soucis conjugaux, ce que je préfèrerais éviter. Si vous ne pouvez croire en mon affection, croyez au moins en mon intelligence. »

Les deux hommes se jaugèrent du regard puis Hengw frappa à la porte. Une voix faible répondit et ils entrèrent dans la chambre mal éclairée. Sans attendre son futur beau-père, Cennyd se dirigea vers la jeune femme, lui montrant le bouquet de fleur qu’il avait amené.

« En attendant que votre santé vous permette d’aller les voir dans leur milieu naturel »

Il les lui confia un moment puis attira a lui un vase qu’il remplit d’eau et posa le bouquet sur la table de chevet.

« Alors, comment vous sentez-vous aujourd’hui. »

Il n’avait pas du tout l’habitude de jouer les gardes-malades. Il ne savait absolument pas quoi dire et les seules plaisanteries qui lui venaient à l’esprit étaient déplacées. Il se résigna donc à rester dans les banalités…

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MessageSujet: Re: Manoir Taliesin   Dim 7 Sep - 1:50

Pendant que le maître des lieux alla se placer au fond de la salle, regardant avec attention la scène, particulièrement son futur gendre, réfléchissant en même temps à leur dernière conversation. Tous deux avaient chacun leur caractère, et il était apparu que tous deux avaient aussi la ferme intention d’entretenir au mieux Eirwen, et veiller à ce qu’elle soit heureuse. Seulement, il était aussi apparu qu’ils n’avaient pas la même conception du bonheur pour la jeune femme dont il était question. Sans doute le choc des générations, au contraire du Lord, le jeune homme semblait déterminé à lui faire découvrir le monde extérieur, au plus grand désarroi du père.

Eirwen s’était redressée dans son lit pour accueillir ses visiteurs, son corps enfoui dans ses draps, et de toute évidence, pas suffisamment car elle jugea bon de les remonter jusqu’à sa gorge à la vue de son futur époux. Ce n’était décidemment pas dans ces conditions qu’elle avait imaginé leur prochaine rencontre, ni la tenue, ni le lieu n’était décent pour qu’une jeune fille rencontre son fiancé. Et cette jeune fille était tout particulièrement attachée aux mœurs dont elle avait hérité. D’ailleurs, cet attachement n’était certainement pas tant dû à son éducation qu’à sa fierté. C’était ainsi, la bienséance devait passer avant le reste, et il en aurait sûrement été de même si elle se serait trouvée sur son lit de mort. Certes elle était ravie de voir son fiancé, elle ne l’aimait pas, il était trop tôt pour évoquer ce sentiment, mais c’était tout comme. Et le voir la ravissait. Seulement elle préférait garder ce sentiment au fond d’elle, et ne montrer que sa fierté... pour préserver sa réputation ? Non, il n’était pas question de réputation, il n’y avait personne d’autre que lui, elle, et son père, ce n’était, aussi étrangement que cela puisse paraître, qu’une question de fierté. D’honneur et de dignité.

Elle lança discrètement un regard d’interrogation à son père, qui se trouvait toujours dans le fond de la pièce. Elle y comprit que cette visite, aussi impromptue pouvait-elle être, était désirée. Alors elle dirigea à nouveau son regard vers son fiancé, et lui adressa un faible sourire. Le bouquet de fleurs que lui avait tendu Cennyd était très beau, mais ce n’était pas tant le bouquet que l’intention qui plut à la jeune fille. Elle le prit d’une main, l’autre tenant toujours son draps, il n’était pas question que son fiancé la voit en chemise de nuit avant le mariage.


‘Merci, elles sont très belles’, répondit-elle en souriant, sans relever ses dires. Hengw, qui continuait d’assister à la scène n’apprécia que trop peu cette allusion à la faire sortir, toutefois il ne dit rien, ce n’était ni l’endroit, ni le moment. Eh puis, il n’en était que trop conscient, dès lors qu’ils seraient mariés, elle serait sous l’autorité de ce jeune homme, et il n’aurait plus aucun droit sur sa fille.

Il avait prit un vase pour y mettre les fleurs. Elle ne l’avait pas quitté du regard, elle appréciait sa présence, elle aimait le sentir à ses côtés, mais ne savait trop quoi lui répondre. Entre la fièvre, les malaises, les maux de tête, elle ne se sentait pas au meilleur de sa forme, mais ça, il devait s’en douter, alors elle préféra ne rien répondre.

Hengw n’avait qu’une infime confiance en les guérisseurs, et sa foi envers leur pronostique n’en était que plus minime du fait que sa fille ne semblait n’avoir aucune raison de vouloir quitter ce monde, d’autant plus que ce n’était jamais arrivé dans la famille, et les symptômes qu’elle présentait semblaient bien réels. Perdre le goût de la vie pouvait justifier le fait de rester dans son lit tout le jour, mais aucunement sa fièvre, ses malaises, et tout ce qui s’en suivait. Si tout cela ne s’arrangerait pas, il ferait appel à d’autres guérisseurs, qu’il ferait venir de l’autre bout du monde s’il le fallait.
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MessageSujet: Re: Manoir Taliesin   Ven 12 Sep - 16:59

Les vierges étaient décidément toutes les même avec leur pudeur innée et le besoin irrépressible de se croire trop désirables. Le geste d’Eirwen était totalement compréhensible mais fit sourire Cennyd. Il était un grand garçon qui savait se tenir et n’aurait de toute façon rien fait de déplacé en présence d’Hengw. Il se contenta donc de s’asseoir tranquillement à côté de sa promise et de la regarder avec respect et quelque chose qui ressemblait à de la compassion.

En fait, il n’en était rien. Le professeur de métamorphose était trop occupé à disséquer les paroles de son futur beau-père et de trouver des moyens de lui faire comprendre qu’il n’en ferait qu’à sa tête pour raconter des banalités. Et puis Eirwen ne semblait pas avoir envie de parler. Une simple remarque sur les fleurs (qui, comme l’avaient deviné l’irlandais étaient là autant pour faire plaisir à la jeune fille que pour ennuyer son père). Eirwen sortirait. Elle oublierait sa bulle pour apprendre à se battre et solide comme tout Stark qui se respectait. Ce n’était pas pour rien si le nom de famille officiel signifiait « force » en allemand. Les traditions c’était bien beau mais il était trop facile de les contourner et de s’en servir. Il le savait bien, lui qui le faisait si souvent. Sa femme devrait pouvoir se défendre d’elle-même contre leurs ennemis (et il y en avait beaucoup).

Toujours souriant, Cennyd prit un linge mouillé dans une bassine posée sur le sol, l’essora et le posa doucement sur le front de la jeune fille, pour soulager la fievre et lui humecter la figure. Respectueux des usages, il prit bien soin à ce que sa main ne touche pas la peau brûlante de la jeune femme. A peine un frôlement de temps à autres, puis le linge sec retourna dans sa bassine et le jeune homme prit la parole.


« Je connais un guérisseur. Une femme travaillant à Ste Mangouste et dont le talent est reconnu dans toute l’Angleterre. Voulez-vous que je lui demande de venir examiner Eirwen ? Outre son talent, je pense que ma fiancé serait plus a l’aise pour parler de ses problèmes médicaux avec quelqu’un de son propre sexe plutôt qu’à un homme qui pourrait l’effrayer. »

Et puis il y avait des choses qu’une femme ne pouvait confier qu’à une autre femme. C’était du moins ce que lui avait apprit sa mère et sa première épouse. Il attrapa la main d’Eirwen, la serrant pour lui proposer son soutient mais pas trop fort au cas ou elle voudrait se dégager, et se tourna vers Hengw qui se cachait au fond de la salle. Il était peu probable que le vieil homme accepte mais peut-être que voir sa fille aux portes de la mort le ferait revenir sur certains de ses principes.

[HJ : La personne a laquelle je pense est jouée et se nomme Lohelia Isabella Stuart, je me disais que ce serait peut-être un bon moyen pour que tu joues Eirwen avec d’autres joueurs. Tu peux refuser évidemment, ce n’est qu’une proposition mais si tu acceptes, je lui demanderais de venir par MP (en espérant qu’elle accepte également ^^’ ]

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MessageSujet: Re: Manoir Taliesin   Dim 19 Oct - 22:54

La jeune fille ne savait que trop penser du sourire immuable de son fiancé. Certes, il s’y prenait de la meilleure façon pour lui faire plaisir, d’abord les fleurs, ensuite ce sourire qui semblait avoir redessiné ses traits à tout jamais, de la compassion ? Ca en avait tout l’air, et bien que sa conscience ne cessait de torturer la pauvre jeune fille, qu’aucun jeune homme, aussi bon soit-il, ne l’était sans prétention, cette dernière avait tout de même réussit à se persuader qu’il n’en était nullement ainsi, qu’il l’aimait, et voilà tout. Et si l’amour n’était pas la meilleure prétention, alors qu’elle était-elle ?

Le geste que le professeur de métamorphose eut de prendre un linge humide pour le poser sur son front ne fit qu’accroître cette idée qu’elle s’était faite de son fiancé. Elle s’efforçait d’y croire, malgré elle, car, aussi fleur bleue pouvait-elle être, il lui était impossible d’accorder une telle confiance sans le vouloir. Etre romantique n’engendrait pas nécessairement la stupidité. La jeune irlandaise sourit à son tour, d’un sourire discret, un sourire doux, attentionné, en somme, un sourire à elle, qui lui correspondait tout à fait.

Puis il prit la parole, proposant les services d’une amie guérisseur, soi-disant de grande renommée. L’irlandais n’apprécia pas du tout cette suggestion, quelque peu déplacée à son goût, et surtout trop anglaise. La première réponse qui lui vînt à l’esprit était composée de trois lettres, toutes simples, toutefois, le regard que lui adressa sa fille le fit réfléchir quelques instants. Eh puis, il devrait bien s’accoutumer au fait que dans quelques semaines, si toutefois le mariage aurait bien eut lieu, tout ça sera hors de sa portée. Il réalisa alors que, quoiqu’il fasse, il la perdra. Maintenant, il n’avait plus qu’à décidé à qui il faisait le plus confiance pour l’avenir de sa fille, cet écossais, ou l’ange de la mort.

Eirwen tressaillit légèrement lorsqu’il saisit sa main, il ne la serra pas trop, d’ailleurs elle n’eut pas peur, elle ne fut pas non plus surprise, mais elle avait quand même tressaillit. Elle l’aimait, finalement, bien qu’elle ne le connaissait à peine. En fait, elle se perdait dans les méandres de ses sentiments. Elle l’aimait, ou elle croyait l’aimer, s’aurait été tellement plus simple si elle avait déjà ressentit ça pour quelqu’un d’autre, si elle avait matière à comparer, ou si, tout simplement elle pouvait être sûre qu’il l’aime. Oui, assurément, bien sûr le fait qu’il l’aime n’aurait, à première vue, pas changer grand-chose sur les sentiments qu’elle lui portait, toutefois, malgré ce que l’on pouvait penser, la jeune irlandaise faisait partie de ces demoiselles narcissique au tel point le simple fait qu’on les aime suffisait pour aimer la personne en question. Enfin, narcissique était en fait un très grand mot, car il ne s’agissait réellement que d’un manque évident d’assurance, qui ne pouvait se combler qu’au travers du regard adulateur d’un tiers.

S’en était finit, après avoir longuement débattu avec lui-même, sur la personne à laquelle il fallait faire le plus confiance au sujet de sa fille, la solution lui semblait désormais évidente, il adressa alors un bref coup d’œil à sa fille, puis fixa son futur gendre, puisqu’il devait en être ainsi, d’un regard plus que glacé.


Je vous suis très reconnaissant pour toute l’attention que vous portée à ma fille, mais je crains que la renommée au sein de l’Angleterre, aussi grand soit ce pays -ajouta-t-il avec sarcasmes- ne suffisent pour qualifier un guérisseur.

Sur ce, il ne pu s’empêcher de relever un certain paradoxe entre ses insinuations affirmant qu’Eirwen était bien trop protégée qu’elle ne devrait l’être, et ce désir de faire appel à un guérisseur du même sexe qu’elle pour ne pas qu’elle soit intimidée.


[HJ : vraiment désolée pr ce retard légèrement abusif, mais j'ai eu quelques empêchements ces derniers temps]
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