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 [Sept.] Jamais plus vous ne vous y laisserez aller.

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Falsifi Avilter
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MessageSujet: [Sept.] Jamais plus vous ne vous y laisserez aller.   Dim 20 Juil - 11:51

Mardi 18 septembre, 21h30

Falsifi n’aimait pas particulièrement attribuer de retenues. A vrai dire, il ne détestait pas non plus. Ses impressions oscillaient toujours sur une balance d’incertitude. Au final : il s’en foutait. Qu’il doive châtier ou pardonner lui était complètement égal. Si les gamins pleuraient en fin de parcours, il supposait qu’il se dessinerait une mine satisfaite. Même si son cœur demeurerait impassible. Et de toute manière, le professeur Avilter n’escomptait sûrement pas de modifier son vécu pour quelques adolescents. S’il devait rester de marbre la plupart du temps, soit. Un sourire ou un grimace ne viendraient pas altérer ou améliorer sa façon de donner cours. « Donner cours ». La notion sous-entendait une certaine passion pour le métier. Un désir ardent d’apprendre, d’obtenir un retour de la part des élèves, de les aider à progresser, à se sentir reconnus, à se découvrir des forces insoupçonnées, à… Falsifi ne donnait pas cours. Il jetait le cours. Ceux qui étaient assez habile le réceptionnaient. Les autres… bah ! En ce monde d’individualistes la compassion n’existait pas. L’exaspération, parfois. Comme celle qui l’avait poussé à sanctionner deux cafards lors de son premier cours. Pour tout professeur, débuter dans une matière peut s’avérer être un calvaire. Une sorte d’épreuve qui détermine si, vraiment, nous sommes fait pour l’enseignement. Ou pas. Si l’on possède en soi les ressources nécessaires pour gérer un groupe complet, lui attribuer des évaluations positives, négatives, etc, etc. De l’infâme administration que l’on souhaitait « professionnelle ». La « first time » de Falsifi datait de mercredi et s’était soldée par une double retenue. Voilà, point barre. Les événements provoqués l’avaient amplement mérité et il n’avait fait qu’accéder à la demande. Maintenant, il n’en ressentait ni haine ni contentement face à cette conclusion. Une sorte d’indifférence mêlée de curiosité. Une seule question l’animait réellement : « seraient-ils assez résistants ? ». Avec le supplice qu’il leur avait préparé, seules des volontés d’acier pourraient éviter le chemin de l’infirmerie. Et si vraiment cela se produisait, alors il ressentirait réellement une joie nouvelle. Celle de la victoire, de celui qui a atteint l’objectif qu’il s’était fixé. A savoir des éléments neufs, solides, aptes à devenir des soldats sans émotions. Invincibles. De façon très étonnante, Falsifi s’était découvert une pointe d’impatience. A force de remâcher tous les scénarios possibles, il désirait ardemment parvenir au moment attendu. Après, que la tentative soit échec ou réussite ; dans les deux cas, un rapport serait envoyé à Marc.

Bien. Les vingt-deux heures allaient sonner. Assis sur son bureau, Falsifi passa une main songeuse dans ses cheveux courts. Dans un coin d’ombre de la pièce, un bruit métallique retentit. La cage, bien sûr. Une large prison couverte par un voile blanc. Ce qu’elle contenait devait, lui aussi, s’impatienter. Courage, chères choses obscures, votre délivrance approche. D’ici quelques minutes.

En tandis que les aiguilles de l’horloge parcouraient un cercle gracieux, les amers fantômes du passé hantèrent les yeux gris de Falsifi. Mercredi dernier. Au beau milieu d’un exposé sur la coloration noire des flammes, une sensation aigre-douce, d’avertissement sourd, avait électrisé l’atmosphère. Le professeur Avilter, concentré sur les théorèmes de son tableau, n’avait pu que tendre l’oreille. Ses pupilles, elles, demeuraient concentrées sur les écrits blanchâtres de sa craie. Un bruissement surexcité. Le murmure précipité d’une frasque à-venir. Le doute était à élaguer. Quelques diablotins malintentionnées préparaient quelque chose de désastreux. Leurs crachotements sournois paraissaient résonner avec force dans toute la pièce. Et Falsifi, tout à sa fixation, ne pouvait qu’écouter, essayer de deviner. Ce qui frôlait le doute devint une certitude et, aussi vif qu’un transplanage, il avait tourné les talons, baguette en main. Immédiatement, le métal vivant de ses yeux heurta Rebecca Stuart et Ulrich Von Einhauer. Couplés sur un plan effrayant, ils avaient ensorcelé leurs encriers, si bien qu’une énorme bulle d’encre dansait dans les airs au gré de leur magie, prêt à s’écraser sur les vêtements de Falsifi. Bien sûr. Ce dernier adulait les vêtements blancs, exprimant selon lui une pureté qu’il n’avait pas. Peut-être était-ce là une forme de bizutage ? De baptême à l’égard des nouveaux ? Sottises inattendues. Les deux malfrats ainsi démasqués avaient pâli, mais ce n’avait été rien comparé au supplice que Falsifi leur infligea, sous les yeux ébahis de la classe entière. S’en était ensuivie une retenue. Logique, non ?

Oui, le professeur de sortilèges se souvenait de tout cela. Et il n’était pas prêt à laisser décroître son autorité. Après cette nuit, Rebecca et Urlich s’avèreraient aussi sages et dociles que le plus dégénéré des Veracrasses. La cage se secoua davantage, laissant échapper des cris aigus. Au même moment, une poigne solide cogna la porte. Levant la tête, Falsifi compta vingt-deux heures tapantes sur l’horloge. A moins avaient-ils eu l’extrême indulgence d’arriver à temps. Pour cette marque de pardon, il les libèrerait peut-être plus tôt. En attendant :


- Entrez, sollicita-t-il d’une voix blasée.

Et il accueillit ses invités par un froncement de ses sourcils complexes.

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Dernière édition par Falsifi Avilter le Mar 22 Juil - 13:20, édité 1 fois
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Ulrich Von Einhauer
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MessageSujet: Re: [Sept.] Jamais plus vous ne vous y laisserez aller.   Dim 20 Juil - 16:53

Mardi 18 Septembre-07h05

Joyeux anniversaire "moi", joyeux anniversaire "moi", joyeux anniversaire "moi", joyeux anniversaire. Ce fut cet air traditionnellement chanté aux anniversaires qui réveilla Ulrich ce matin là. Il s'était endormi à l'âge de 17 ans la veille, aujourd'hui, il en avait 18. En théorie, il était majeur, mais en pratique il n'en restait pas moins un ado. Ulrich détestait les anniversaires, même si il se fredonnait cet air débile. Chaque année, il mettait un point d'honneur à esquiver ce que ses amis essayaient de fêter, avec plus ou moins d'enthousiasme. Il ne voyait pas l'intérêt de rappeler, tous les ans, qu'on avait encore 90 ans à vivre, puis 80, puis 70, et le compte dégringolait, et l'échéance approchait. Ca donnait pas envie de fêter son anniversaire. Et puis, les cadeaux, Ulrich n'en était pas fanatique. Il ne s'offensait pas quand on ne lui offrait rien, en fait, il s'en foutait. Il détestait pour ça les journées d'anniversaire. Surtout quand il savait qu'on avait une retenue le soir même, au lieu d'aller à la fête qui avait été organisée spécialement pour lui. Fête à laquelle il ne pourrait pas assister, car il sera en train de laver les pieds du professeur. Oh, connaissant son air supérieur et ses manières, il savait trés bien qu'il s'agirait de ça. A défaut de nettoyer une bassine ayant contenu des Veracasses...Non, ça, c'était un truc de prof de potions. Les emmener dans la forêt interdite? Mouarf, même pas en rêve. Ce truc là, c'était pour effrayer les première année, rien de plus. Au bout de sept ans passés ici, il fallait dire que la forêt interdite, même en pleine nuit, surtout en pleine nuit, n'effrayait absolument pas l'Allemand. Il pouvait se permettre de fanfaronner, il y avait encore des trouillards de son année qui refusaient de mettre les pieds dans cet endroit maudit, même si ils recevaient une somme rondelette pour en guise de prix pour la gageure. Ulrich, si il en avait eu la possibilité, aurait sans doute été...tenté de s'essayer à ce genre de paris débiles, qui commencent toujours pas "t'es pas cap" et il aurait été cap, surtout si il y avait une bonne somme à la clé. Ulrich n'avait jamais eu beaucoup d'argent et quelques pièces d'or supplémentaires n'auraient pas été de refus. Seulement, il ne pouvait pas fanfaronner, et en fin de soirée il n'aurait plus du tout envie de fanfaronner, pour la simple et bonne raison que Avilter leur ferait passer l'envie de déranger son cours.

Avec un maniaque pareil, Ulrich aurait du se méfier. Il paraissait dangereux, détestable au possible et absolument acariâtre. Il fallait voir l'expression dégoûtée du professeur quand il posait le regard sur un élève. Ulrich savait trés bien ce que ce genre de regard signifiait. Son propriétaire souhaitait faire clairement signifier qu'il aurait préféré enseigner son savoir à un tas de Veracasses triés sur le volet plutôt que de perdre son temps à enseigner son savoir à une horde d'élèves turbulents qui passaient leurs ASPICS cette année. Tout du moins, qu'ils étaient censés être en septième année, mais que par la force des choses, ou par leur comportement immature, ils étaient relégués aux années inférieures. Quoiqu'il en soit, Ulrich avait des envies de meutre. Pas tellement envers le professeur -qui avait réussi avec brio le test dit du pétage de plomb mis en place par les docteurs Stuart et Von Einhauer *sigh*- mais envers sa comparse qui avait lamentablement échoué, les mettant dans une misère noire tous les deux. Et privant par la même occasion le jeune Allemand de sa fête d'anniversaire ayant lieu le soir même. D'ailleurs, si il avait Stuart sous la main, il l'aurait sans doute étranglée. Trêve de bavardages, il était temps de se lever et d'aller en cours. Ulrich avait disparu une bonne demi-heure sous la douche bien froide, pour se réveiller, il s'était habillé en vitesse et il avait fait sa petite prière quotidienne. Il avait été dérangé par une horde de gamins de première année qui riaient trop fort, et Ulrich avait eu une forte envie de leur jeter un sort. Il s'est contenté juste de la ramener, et de faire déguerpir tout le monde en les engueulant comme du poisson pourri. Non mais. C'est pas une bande de gamins qui allaient semer la pagaille; non? Des nifflards qui de plus est. Bref, Ulrich fit à l'arrache son devoir qu'il n'avait pas fait la veille par excès de fainéantise, puis il remballa ses affaires avant d'aller s'ennuyer en cours. Comment, après ça, il pouvait apprécier les journées d'anniversaire, qui n'étaient, ni plus ni moins que des...pâles copies des jours précédents, et qui ressembleront à s'y méprendre aux jours suivants.

Mardi 18 Septembre-18h30

La journée avait été épuisante. Ulrich était complètement écoeuré, il n'avait pas eu une trés bonne note à son devoir d'histoire de la magie, et pourtant il avait un peu bossé, enfin plus que d'habitude. Il avait bazardé ses affaires sur son lit, puis il était retourné à la salle commune où la fête commençait à peine. Il regarda d'un oeil morne un première année écouter avec admiration un gars de son dortoir qui se vantait d'avoir réussi à choper de la bieraubeurre aux Trois Balais. Mouais. Connaissant l'autre, c'était du baratin, tout ça. Une chose est-il, c'est que le gamin y croyait, bien qu'il n'y avait pas une ombre de bouteille de bieraubeurre dans le coin. Ulrich finit par se lever, avant d'aller voir les deux bavards.

Hé, vieux, tu ferais mieux d'arrêter de raconter tes conneries, c'est à peine crédible qu'il y ait un dragon sous la cave des Trois Balais. Sors un peu de tes contes un peu, et fous lui la paix à ce gosse.

Ouais, une histoire de dragon. Vaillamment affronté par le chevalier de Serdaigle qui avait perdu tout son prestige, tout à coup. Le visage de l'Allemand se fendit d'un large sourire, il donna une tape amicale au chevalier déchu sur l'épaule, puis il prit la parole à nouveau.

Au fait, elles sont où les fameuses bieraubeurre dont tu parles depuis tout à l'heure?

L'autre bredouilla un bref "elles arrivent" tout en précisant que c'était finalement Hopkins qui s'y était collé, parce que l'autre avait trop peur pour emprunter le passage secret qui n'était plus si secret que ça. Ulrich sourit encore, puis il regarda partout autour de lui. Son regard s'arrêta sur Rebecca, qui était en grande discussion avec Fanny et Evy qui riaient de bon coeur. Qu'elle aille au diable, celle là. Ca lui apprendra à prendre part dans ses coups foireux. Finalement, Hopkins réapparut, à 21 heures pétantes, avec un cageot plein de boissons. Super! Là ça devenait intéressant. Ulrich prit une poignée de chips dans le bol qui les contenait, puis il se décapsula une bouteille, qu'il entreprit de boire tout en manquant de s'étrangler avec une gorgée car Hopkins avait raconté une connerie qui l'avait fait rire.

Putain Hopkins, t'es vraiment con!

Une exclamation dépitée plus tard, il fut dix heures moins le quart, soit un quart d'heure avant la retenue, Ulrich se dit qu'il était quand même temps d'y aller. Affronter Avilter n'allait pas être une mince affaire, mais au moins, il avait la Bieraubeurre pour lui réchauffer le coeur. Il n'avait pas fini sa deuxième bouteille, ainsi il décida de l'emmener avec lui. Il en proposerait même au prof, si ça lui chante! D'un pas guilleret, motivé par les effets de la boisson, il arriva à vingt-deux heures précises. Rebecca était là, puis ce fut lui qui se dévoua à cogner. Il entendit le professeur les intimer d'entrer, et ils entrèrent.

B'soir lança-t-il sans conviction.

Son regard clair s'arrêta sur un espèce de truc recouvert d'un drap, qui criait. Ca bougeait, remuait, cognait, faisant un potin infernal. L'Allemand arqua un sourcil, puis blêmit. Qu'est ce que c'était encore cette magouille? Il renonça finalement à proposer de sa boisson au professeur, préférant la garder pour lui tout seul. Il avait besoin d'un petit remontant, vous comprenez? Non? Tant pis. Ulrich jeta un regard assassin à Rebecca, tout en raillant.

J'espère que t'es fière de toi maintenant. Si on sort vivants de ce trou, rappelles moi de te flinguer.

Puis, joignant le geste à la parole,à l'aide de ses doigts il mima un flingue, qu'il fit semblant de braquer sur elle, avant de faire semblant de tirer et de souffler au bout, comme le font les gangsters dans les westerns après avoir canardé l'ennemi.Il pouvait toujours ironiser. C'était son arme quand il se sentait idiot. Mais qu'il ne se leurre pas. Qui rira bien rira le dernier. C'est décidé, c'est Rebecca qui porterait le chapeau. Il n'avait pas envie d'être galant. Pas pour cette fois.

[HJ: J'ai pas pu m'en empêcher x_X Mais ho, Il y a quoi dans la cage?Mouarf, je verrai bien quand je rentrerai n_n ]
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MessageSujet: Re: [Sept.] Jamais plus vous ne vous y laisserez aller.   Lun 21 Juil - 20:26

Mardi, le 18 Septembre, 05h05

Le soleil ne s'était pas encore levé que la jeune Rebecca Stuart, sans grande conviction, se réveilla. La jeune Serdaigle regarda le haut de son lit à baldaquin et se tourna sur le côté, pour regarder sa montre. Il était 05h05... Une heure double... Une heure qui, généralement, n'annonçait rien de bon à Rebecca. A chaque fois qu'elle regardait sa montre et qu'elle affichait une telle heure, généralement, sa journée tournait au vinaigre. Elle avait tenté de ne pas être superstitieuse mais là, s'en était trop. La jeune femme avait subis des jours entiers de problèmes rien que parce qu'elle avait vu une heure double. Mais, aujourd'hui, elle savait que sa journée allait tourné au vinaigre. Parce que c'était l'anniversaire d'Ulrich ? Même pas... Il avait atteint ses 18 ans, était toujours en vie, valide, capable de penser, de réfléchir... C'était le plus important. Pourquoi donc alors ? Parce que tout simplement, à cause de ce prétentieux Monsieur-Je-Suis-Meilleur-Que-Toi d'Ulrich, elle avait subi la pire des humiliations devant la salle de classe et en plus ! Elle avait été collée. Oh ça, c'était son but... Être collée... Mais, pas de se faire rabaisser plus bas que terre simplement parce qu'elle avait décidé de mettre un peu d'ambiance, de joie et de vie dans sa salle de cours. Elle soupira et prit sa baguette. Elle marmonna un léger "lumos". Sa baguette éclaira la chambre sombre des trois amies, qui dormaient toujours malgré cette lumière. Attrapant le livre "Tentation" qu'il y avait sur sa table de chevet (elle avait engloutit le premier tome en l'espace de quatre heures), elle se remit à le lire.

"Nous ne nous sommes déjà que trop attardés à Forks. Carlisle a beau prétendre avoir trente-trois ans, il a l'air d'un gamin.


Trente-tois ans... L'âge auquel le Christ était mort sur la Croix, pour libérer le monde et l'Humanité. Ah la bonne blague ! Rebecca pria intérieurement pour excuser le blasphème qu'elle allait dire, mais cela n'avait servit à rien. Aujourd'hui, le monde sombrait de plus en plus dans une décadence et une déchéance inévitable, inéluctable. Et les gens semblaient trop faibles pour pouvoir se redresser, se révolter. Rebecca continua sa lecture, suivant la séparation tragique entre l'héroïne et son amour de vampire, avant de la voir elle-même dans un état que la jeune femme ne souhaiterais même pas à sa pire ennemie. S'il y avait une chose que Scarlett ne méritait, peut-être, pas c'était de souffrir à cause d'un garçon qui se jouait d'elle. La jeune femme fronça des sourcils et se gifla mentalement. Non mais quelle idée de penser ça aussi ! Après tout, Scarlett n'aurait sûrement pas ce même genre de sentiments à l'égard de Rebecca ou même d'Evangeline. Alors, pourquoi la Stuart aurait de la compassion pour elle. Rebecca tourna la page et se coupa le pouce. Elle sursauta légèrement et regarda, à l'aide de la lumière de sa baguette, la fine goutte de sang qui perlait. S'empressant de mettre le pouce dans sa bouche, elle tenta d'oublier la peur soudaine qui l'avait prise. Hématophobe. C'était quelque chose de très handicapant. Car, dès que Rebecca voyait du sang, elle était prise d'une peur panique qui la tétanisait et la rendait incapable de toute réaction. Sans aucun doute, il fallait simplement se souvenir de son évanouissement il y a deux ans quand, sans prévenir, un Epouvantard avait surgit de la cave de sa maison, apeurant la Stuart. Elle avait été transportée à Ste-Mangouste. Sa mère avait eu tellement peur. Mais, finalement, il n'y avait rien eu de très grave. Elle soupira et continua à lire. Finalement, c'est à dire 07h07 que la dernière page de "Tentation" fut tournée. Elle venait de finir en même pas deux jours les deux premiers livres d'une trilogie moldue, dont l'auteur prévoyait un nouveau bouquin. Rebecca fronça des sourcils et se leva en silence, pour aller se préparer.

Son attitude morose et son manque de vivacité avait clairement énervée Evangeline, qui avait tout fait pour rendre le sourire à son amie. Mais, il n'y avait pas moyen. En plus, dès qu'Ulrich débarquait, Rebecca prétextait une migraine et s'en allait, le pas lourd et surtout, des éclairs de fureur autour d'elle. Parce qu'elle tenait Ulrich pour responsable de leur misère. En sachant très bien que ce garçon aurait l'audace et surtout le culot de l'accuser elle. Un de ces quatre, elle l'aurait au tournant et lui rendrait l'ascenseur en pleine face. Il ne faut pas croire que Rebecca haïssait Ulrich. Ça, c'était ce que les gens croyaient. On pourrait peut-être dire que c'était le dicton "Qui bene amat, bene castigat" (qui aime bien, châtie bien) qui était mis en vigueur. Mais, parfois, cela prenait des proportions stupides et ridicules. Mais, les deux jeunes gens se mettaient rarement en question. Enfin, Ulrich sûrement beaucoup moins que Rebecca. Mais, finalement, c'était toujours aussi morose que Rebecca suivit cette moitié de journée de cours (ponctuée par beaucoup de passage à l'infirmerie. Notamment quand une fille de leur année se coupa la paume de la main).

Mardi, le 18 Septembre, 18h15.

Finalement, c'était fini. Ce que Rebecca prenait pour une torture quotidienne était passée avec beaucoup plus de rapidité que prévue. Il semblerait justement que l'infirmerie était un excellent moyen de faire passer vite fait bien fait une journée. Elle poussa un léger soupir et finalement, rejoignit ses amies, en affichant un sourire plus joyeux. En effet, c'était malgré tout l'anniversaire du petit ami d'une de ses meilleures amies. Alors, elle allait faire un effort. Pas pour lui, mais pour Evangeline. Pour elle, c'était le plus important. Voir son amie sourire, rire. Alors, Rebecca ne put s'empêcher de sortir ses blagues tordues, auxquelles Ulrich avait du mal à accrocher. Elle le voyait du coin de l'oeil mais ne disait rien. Elle n'irait pas le voir, la queue entre les jambes, pour lui demander pardon. De toute façon, ce n'était PAS de la faute de Rebecca et jamais elle ne dirait que c'était de sa faute. Il était hors de question de courber l'échine devant Von Einhauer parce que Môssieur était le petit-ami d'Evy. Elle regarda sa montre et pu apprécier le temps qu'il lui restait. Buvant allègrement sa Bière au Beurre, elle écouta alors Fanny raconter les dernières anecdotes de Poudlard. Parce que, grâce à sa discrétion, elle pouvait tout voir et tout entendre. Une parfaite espionne... Peut-être un peu trop naïve parfois. Rebecca soupira et regard autour d'elle. IL n'était pas là... De toute façon, pourquoi aurait-IL été invité par Ulrich, ils ne se parlaient jamais. Evangeline lui donna un petit coup de coude et soudain, les trois amies se mirent à discuter Quidditch. Enfin un sujet qui bottait Rebecca. C'était peut-être l'un des rares sujets de cette soirée sur lesquelles elle adorait passer son temps. Au bout d'un moment, elle regarda sa montre et jugea qu'il était temps de partir. Il était certes tôt, mais elle voulait prendre son temps. Elle embrassa ses amies avec tendresse sur la joue et, sous les encouragements sincères des deux autres Serdaigles, Becky Stuart partit vers son tragique destin *SBAF*

Mardi, le 18 Septembre, 21h45.

Elle était arrivée en avance, mais, de toute façon, elle voulait un peu de temps pour elle. Pour faire le vide. Pour ne penser à rien. Pour finalement avoir un visage dénué de toute expression. Même quand Ulrich arriva, elle ne tilta pas. Ce qu'il dit, ça passa de son oreille gauche pour ressortir par la droite, comme si ce qu'il avait dit n'aurait jamais eu d'incidence sur sa vie. Et, de toute façon, ça n'en aurait jamais. Elle tourna la tête sur le côté et finalement, quand ce fut l'heure d'entrer, elle rentra. Elle marmonna un bref :


"...'Jour..."

Et attendit la suite des évènements. Ce qu'il y avait dans cette cage l'intriguait et l'effrayait sûrement aussi. Ca bougeait, remuait, ce n'était donc pas de bons signes. En espérant que cette foutue bestiole n'était pas fana de sang. Parce que sinon, jamais Becky ne ressortirait vivante de cette salle. Enfin, c'était une façon de parler.

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MessageSujet: Re: [Sept.] Jamais plus vous ne vous y laisserez aller.   Sam 2 Aoû - 11:38

Parfois, un simple regard permet de détailler une personne tout entière. Les prunelles de Falsifi, de leur coté, permettaient une analyse relativement rigoureuse, appuyé sur un sens de l’observation sans limite. Quelques secondes durant, le professeur laissa sa vue glisser sur les traits grossiers de ses invités, ne ratant aucune commissure ou plissement de peau. Son constat, bien qu’un peu bâclé (après tout, le temps manquait), parvint à le satisfaire. Oui, ces deux gars-là aimaient passer pour des têtes brûlées, oui ils s’amusaient à réduire à néant toute notion d’ordre et de rigueur mais, à la vue de la cage, ils avaient frémi. Le courage leur faisait donc défaut. Tellement typique de leur race. A bien y réfléchir, la réaction n’était pas appropriée. Elle était même décalée. C’était le drap, hein ? Le fait de ne pas savoir ce qu’il masquait. L’inconnu fichait la frousse et laisser dériver l’imagination. Parfois, cela atteignait des extrêmes alarmantes. Alors blêmir aussi vite était totalement absurde. Non : s’il avait vraiment vu le contenu de la cage, alors ils se seraient évanouis d’horreur. Point barre. Même Falsifi n’osait toucher la chose sans gants épais et sa baguette à portée. Une créature extrêmement difficile à obtenir, d’ailleurs. Aux dernières rumeurs, on ne pouvait la dénicher que dans une île au Nord de l’Ecosse. Rendue incartable, pour l’histoire. Il aurait été dommage que des Moldus tombent par hasard sur la côte et découvrent… Hum, pourtant, Falsifi l’avait fait. Il avait transplané hors du château durant le week-end, solidement armé et avait débarqué en milieux de journée sur l’île de Drear-la-lugubre. Paysage fort plat, au passage. Quelques arbres ayant poussé de travers et du sable gris qui colle aux vêtements. Le soleil avait tapé dur, tant mieux, sa visibilité en avait été des plus nettes. Deux heures durant, il avait arpenté la plage, jusqu’à ressentir une présence malsaine et affamée dans son dos. Le temps de se retourner et une masse cruelle bondissait dans les airs, toutes dents ouvertes. Fichues bêtes carnivores. Son sort avait jailli avec une violence peu commune, emportant trois arbres avec lui. Et cette saloperie avait évité ; elle avait même rit. Pour riposter, un gros crachas de venin acide avait fusé dans l’atmosphère. Protego de résistance. Et pourtant : la bave sulfurique avait entamé le Charme de bouclier. Rien à dire, la bête était d’une incroyable puissance. Elle méritait son niveau cinq de dangerosité, accordé par le ministère. Au final, Falsifi ouvrit le feu par une vingtaine de maléfices variés, certains prenant la forme d’animaux monstrueux. Et l’horreur s’était avérée vaincue, là, les pattes en l’air, le souffle rauque. Une cage magiquement renforcée par Alexia elle-même avait cueilli la créature, dont elle ne put jamais sortir.

Et voilà. La prison d’acier tressautait à présent avec haine. Et le professeur Avilter savait, par avance, que la réintégrer dans la cage ne serait pas une mince affaire. Foutus gamins. Ce qu’il ne fallait pas faire pour les remettre dans le droit chemin. Entre-temps, le tout était de les accueillir avec une douceur peu commune. Histoire de les mettre en confiance, voyez-vous ?


- Bonsoir à vous deux.

Sans plus attendre, il porta leur attention sur la cage.

- Vous vous demandez très certainement ce qu’elle contient, n’est-ce pas ? Hé bien, d’ici quelques minutes, vous aurez l’extrême horreur de le découvrir. Mais avant tout, je veux insister sur la gravité de ce que vous avez fait. Enfreindre mes ordres vous coûte plus que des lignes à copier ou que des travaux d’ordre général. Jouer les têtes brûlées ne peut que vous mettre dans un état de danger que vous ne pourriez pas imaginer. Aussi, si vous survivez à cette nuit – oui, la bête derrière moi est une grosse saleté carnivore – je compte sur votre collaboration pour vous réduire au silence lors de mes prochaines heures de cours.


La blancheur de leur teint le ravissait au-dessus de tout pleur.

- Maintenant suivez-moi, voulez-vous ?

D’un coup de baguette, il souleva sa surprise drapée dans les airs, sortit de son bureau, et arpenta les couloirs d’un pas lent, son odieux cadeau planant devant lui.


- Oui, je préfère de loin la lévitation. Il serait pour moi trop risquer de la prendre sous le bras, vous comprenez. Cette abomination à de ces dents, c’est insensé.


Le plaisir, avant toute chose, était de manipuler les esprits, pour laisser place à une terreur qui n’avait pas encore de nom.


[Alors, voilà comment ça se passe : votre prochain post ne se fera pas ici mais dans les salles vides du sixième étages (j’ai posté un lien, de toute manière). Comme ça, on reste crédible dans les déplacements * maniaque * La jolie bêbête dans la cage n’est pas une araignée, je préfère prévenir. C’est dix fois pire. Tous les indices sont là. Une recherche rapide sur internet devrait vous spoiler – si vous ne pouvez attendre, bien sûr]

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