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 [Toutes les années] Premier cours, un jeu d'enfant.

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Alenn Sullivan
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MessageSujet: [Toutes les années] Premier cours, un jeu d'enfant.   Sam 5 Juil - 21:11

"Bon bon bon..."

Regard sur la salle remplie d'élève, semblant prêt à ouvrir les portes de la connaissance. Qu'ils étaient beaux, tous, à voir dans Alenn le sauveur du corps professoral et un distributeur à bon points. Ouais. C'est ce que chacun croit, mais le gamin avait un autre truc à régler avait tout. Il fixa un instant Archimède qui lui rendait sa fixation avec un air très blasé. Du moins autant qu'il le pouvais pour un fléreur. Le clown sortit alors une montre de sa poche.
D'accord. Voila dix minutes que les élèves devaient être entrés et...


"Personne n'a apparemment pensé à me réveiller ? Ce n'est pas Archimède qui vous aidera à survivre, vous savez ?"

Deux secondes qu'il s'était réveillé.Il se leva et s'étira. Tendant au maximum sa colonne vertébrale, il attrapa d'un geste sur son chapeau haut de forme pour l'envoyer sur un porte manteau, il se passa la main dans les cheveux et toisa un instant chaque élève présent dans la salle. C'est en murmurant un "Parfait, parfait." qu'il disparu un instant dans la réserve à l'arrière de la salle. Il en ramena une armoire à l'aide d'un sortilège. L'armoire avait la particularité d'être muée d'une vie d'épileptique, elle sursautait, se calmait, grognait. Bref. Vous l'aurez deviné.

"Bonjour à tous et à toute. Pour ce premier cours, rien de bien méchant. Je vois même les dernières années râler dans le fond. Ne vous en faites pas, vous aurez un petit test à me montrer, ce serait trop facile sinon. Donc donc donc. Sinon avant la quatrième année, tout le monde connait le contenu de cette armoire. Il vous suffira de bien regarder mes mouvements pour les reproduire."


Il tapota un moment l'armoire en observant la classe avec un mauvais sourire. Une petite voix de première année se perdis parmi le brouhaha des plus peureux qui miaulait, Alenn pu entendre une histoire de Loup Garou. Bien entendu, à cette heure-ci ? Dommage que le loup garou ne soit qu'au programme de troisième année. Ils étaient adorable, le sourire ne dépeint pas de son visage pour autant.
Il aurait été capable de modifier magiquement la bestiole pour la rendre plus résistante ? C'est possible.


"Dites bonjour à môssieur l'épouvantard."

Il passa avec rapidité devant l'armoire et ouvrit brusquement la porte. L'épouvantard sous une forme de nuage oscillant, Alenn resta face à cette brume grise un instant puis elle se transforma en plusieurs personnages. Par terre gisait le corps anguleux d'une femme, on pouvait reconnaitre son visage fin et son air mutin derrière la barrière de la mort. Bien d'autre connaissances gisaient sur le sol certaine avait visiblement subit des "Incendio." Au milieu de cette hécatombe, se trouvait un homme, baguette à la main. C'était Alenn, lui même. Il fixa les corps puis releva la tête vers le professeur, son double et se mis à avancer vers lui avec un rire délirant découvrant par la même occasion des canines acérés.
On vit les articulations d'Alenn blanchir quand il vit son double, tant il serrait sa baguette. Puis d'un geste en apparence zen, il fit sortir du fond de sa gorge un magnifique :


"Riddikulus"

Tandis que les cadavres se relevaient pour entamé une petite polka russe, son double commença à se prendre pour un chanteur disco.Son rire repoussa l'épouvantard jusqu'à l'armoire qu'il referma rapidement. Il fit disparaitre sa baguette dans sa manche et fixa les élèves, certains riaient, d'autre n'avait rien compris à ce qui venait de se passer. Les réactions étaient diverses. Il haussa la voix.

"C'est donc le RIRE qui combat le mal. Vous devez imaginer quelque chose de comique et lancer le sort. Petite question : Quelqu'un connais le nom de l'épouvantard chez les moldu ? Ainsi que les endroits où il se cache ?Non, ne répondez pas, vous m'écrirez tous ce que vous connaissez sur cette bestiole sur un parchemin que vous rendrez à la fin. "

Il se posta à coté de l'armoire, Archimède posé sur son épaule.


"Chacun passera affronter sa peur. De plus les dernières années devrons me faire un petit exemple de sortilège informulé juste après avoir terrassé l'épouvantard.Fallait pas râler au début."


[Voila. C'est mon tout premier cours, profitez-en et siyez indulgent \o. Le reste sera moins facile, c'est le moment de chopper des points pour votre maison.
C'est donc un Tp. Il y a deux objectifs pour la première à la sixième année et trois pour les septièmes années.
Si jamais votre personnage se sent mal devant sa pire crainte(évanouissement, pleurs, tétanie.) , je l'autorise à introduire Alenn et Archimède dans son Rp pour redresser la situation. En général la réaction d'Alenn sera celle-ci :
Le fléreur du professeur se place alors devant l'épouvantard qui se transforma en une grande cage, tandis qu'Alenn choppe l'élève par les épaules pour l'éloigner. Une fois l'élève en sécurité, le prof' s'occupera de continuer à faire tourner les élèves tandis qu'Archimède apportera un remontant à l'élève. (J'entends par là du chocolat ou un mouchoir.)
Mais j'imagine qu'ici tout le monde est remplis de courage.]

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Evangeline Taylor
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MessageSujet: Re: [Toutes les années] Premier cours, un jeu d'enfant.   Mar 8 Juil - 15:16

Pour être honnête, la Défense Contre Les Forces Du Mal n'avaient jamais été la matière préférée d'Evangeline, qui préférait les matières théoriques où on ne prenait volontiers pas de risques inutiles à essayer de contrer une créature glauque ou encore à esquiver des sortilèges bizarres. Il fallait dire qu'Evy n'était pas nécessairement courageuse, elle préférait volontiers rester les pieds bien ancrés sur Terre plutôt que de jouer les filles de l'air. Hum. Hum. Vous pouvez toujours vous marrer, le monsieur dans le fond, mais n'empêche, c'est pas drôle. Ce fut avec appréhension que la Serdaigle rentra dans la salle de classe, l'appréhension de devoir affronter quelque chose de dangereux, de devoir se défendre, bref, d'user un peu de magie, s'étant peut être un peu rouillée pendant ces deux derniers mois de vacances. La préfète en chef hocha la tête lentement, inspira un bon coup, puis s'installa à sa place avec la nette impression d'aller à l'échaffaud. Non, vraiment, ce n'était pas la faute du professeur. Il n'avait pas l'air aussi dément que les autres dingues qui constituaient le corps professoral, et elle ne pensait pas vraiment qu'il puisse être capable de les confronter à quelque chose de vraiment dangereux. Et cette hypothèse fut réfutée quand Evy constata que le cours était prévu pour tous les niveaux confondus, de la première à la septième année. Donc, pour les gamins, ça ne serait pas nécessairement dangereux, Evy voulait parier sur un Strangulot ou un Pitiponk. Mais soit. Alenn Sullivan lui inspirait confiance, il avait l'air saint d'esprit, peut être prompt à la blague un peu douteuse, mais il avait une bonne physionomie et il dégageait de bonnes ondes. L'autre fois, au discours de début d'année, il lui avait laissé bonne impression. En fait, ce qui fichait un peu les jetons à Evangeline, c'était cette sombre histoire de malédiction, aucun des professeurs de DCFM n'était resté davantage de temps qu'une petite année scolaire, tout ça à cause de cette malédiction...Voyez vous ça, c'était peut être contagieux? Non, peut être pas. En fait, elle n'en savait foutrement rien. Et si ça se trouve, c'était peut être même que de la foutaise.Soit.

Evangeline était installée à sa table habituelle, avec ses amis, ses inséparables, sa "garde rapprochée". Le murmure bourdonnant qui animait la classe se tut quand le professeur prit la parole. Il mentionna un certain Archimède -certainement le fléreur qu'il y avait dans le coin- avant de tenter une petite blague qui fit glousser quelques filles. La remarque arracha un sourire à la Serdaigle, malgré l'appréhension qui lui nouait le ventre et qui faisait battre son coeur à une cadence soutenue. Elle regarda le prof s'étirer, mettre son chapeau sur le porte-manteau, avant de les regarder un par un, de son regard perçant. Il marmonna quelque chose qu'Evy ne comprit pas, puis il disparut à l'arrière de la salle. La préfète, d'une nature curieuse et insatiable, allongea légèrement le cou, pour voir ce qu'il était parti trafiquer, et bientôt, sa curiosité fut assouvie. Une armoire. Mais pas une armoire lambda, au grand dam de la Serdaigle qui ne savait que trop bien ce qu'elle contenait, au vu des nombreuses gesticulations et récriminations de l'armoire, qui semblait tout à coup avoir pris vie. L'armoire contenait un Epouvantard, et accessoirement le pire cauchemar d'Evangeline. Oh non non non...La Serdaigle se mordilla la lèvre inférieure alors qu'un gamin parla d'une obscure histoire de loup-garou...

Bon, la démonstration. L'épouvantard sembla se décider d'abord pour Ulrich, puis il vint vers la Serdaigle qui pesta entre ses dents, décrétant qu'aujourd'hui ça n'était pas son jour. La forme indistincte changea, puis se stabilisa. Une masse pleine de tentacules surgit alors, avançant droit sur Evangeline, qui se figea. Nom de Dieu! Un Filet du Diable! Cette fichue plante qui enserrait ses victimes qui se débattaient pour leur échapper...Par Merlin! Par Belzébuth! Evy recula en arrière, pour éviter une nouvelle fois de se faire choper par une tentacule. Ca s'annonçait épique. Elle se retrouva assise dans une chaise, à force de reculer. Elle était prise au piège. Terrifiée, Evangeline se retrouva face aux tentacules qui s'élevaient dans les airs pour la saisir, puis le filet du Diable commença à s'enrouler autour de ses chevilles, l'entravant dans le moindre de ses mouvements. C'était fini. Evangeline allait mourir étouffée, c'était d'autant plus affreux qu'elle allait succomber à sa pire peur, à son cauchemar absolu: être privée de ses mouvements, et étouffer, à petit feu, manquant d'espace. Vous l'avez deviné, la claustrophobie frappait encore. Evy était pétrifiée, alors que la fichue plante continuait à l'envelopper de ses bras mortels. Bon Dieu! Qu'avait-elle lu sur les Filets? Ne lui restai-il rien des cours de botanique? Ah. Si. Le feu! Le filet du diable craignait le feu! Mais pas moyen de...de produire la moindre flammèche. Sa baguette était hors de portée, elle l'avait perdue quand Evy avait tenté d'échapper à ce truc immonde. Un autre moyen...Vite...Elle ferma les yeux, tentant de reprendre ses esprits, alors qu'elle sentait les larmes affluer dans ses yeux sombres. Non, il ne fallait pas se cisper. Se détendre. Voilà. Respire, et souffle, calmement. Zen. Mais Evy tremblait comme une feuille. Elle se battrait. Elle ne pouvait pas finir comme ça! Jésus Marie Joseph, par tous les saints...Elle se sentit glisser entre les tentacules de la plante, pour finir, elle fut libre. Sans réfléhir, d'instinct, elle bondit sur sa baguette, qu'elle brandit en direction de l'affreuse plante, qui s'apprêtait à la saisir encore, furieuse d'avoir perdu sa proie. Bon Dieu!

Riddi...Ri...Riddi...Riddikulus! parvint elle à articuler faiblement. Son sort avait cruellement manqué de conviction, mais au moins, elle l'avait dit...Le filet du Diable se colora d'un joli rose bonbon, et il se mit à serrer un ours en peluche dans ses bras. On pouvait voir des petits coeurs sortir du centre de la plante, comme dans les dessins animés. Oui, le Filet était nettement moins impressionnant comme ça, il en était presque adorable.

Voilà, ça, c'est fait. L'épouvantard regagna son armoire, pour l'élève suivant. Maintenant, le sortilège informulé. Hum. Quoi donc. Le regard d'Evangeline s'arrêta sur un élève de première année, au hasard. Oh, elle ne lui ferait rien de bien méchant, juste un petit Levicorpus. Un informulé qui transformait la victime en marionnette, soulevée dans les airs, et pouvant adopter toutes les positions que le "marionettiste" pouvait envisager...Non, vraiment. Evy pensa trés fort à ce sortilège, à l'effet qu'elle voulait obtenir. Levicorpus. Et la victime se souleva, imperceptiblement, et ne resta pas longtemps dans les airs. Mais elle avait plus ou moins réussi, même si il n'était pas spécialement inscrit dans la longévité. Enfin, Evy laissa tranquille le petit, puis elle retourna à sa table où elle commença à rédiger son parchemin sur les Epouvantards.

Citation :

Evangeline Taylor
Septième Année
Serdaigle
Essai sur les Epouvantards


Les épouvantards sont des créatures maléfiques qui sont polymorphes. Elles peuvent prendre, grâce à cette qualité, les formes les plus diverses et les plus variées, dans le seul but d'effrayer celui qui les regardent. Ces créatures sont fourbes dans le sens où elles revêtent la forme de nos pires peurs, et qu'elles se nourrissent de notre peur, pour mieux nous anéantir, car quand nous sommes pétrifiés par la peur, nos réflexes de défense se retrouvent amoindris et la force de l'épouvantard est d'autant plus décuplée que notre peur est grande. Il existe autant de formes d'épouvantard qu'il existe d'hommes de par le monde, même si chez certains sujets ils se ressembleront sensiblement,[ surtout quand ils prennent l'aspect d'un animal comme les serpents ou comme les araignées, peur qu'ont beaucoup de personnes], la manière d'en venir à bout sera différente. Bien sûr, la seule manière d'annihiler les effets d'un épouvantard est de lancer un RIDDIKULUS d'une voix forte, claire, et audible, mais il faut imaginer en même temps quelque chose de drôle, car le rire peut venirà bout de n'importe quelle de ces créatures. C'est connu, rire du mal ferait le même effet que de verser de l'eau sur la flamme d'une bougie. A partir de là, les aspects "ridicules" que peuvent revêtir les épouvantards une fois soumis à se sortilège sont propres à la personne qui a jeté le sort. Il faut noter que les épouvantards peuvent prendre un aspect seulement matériel, ils ne peuvent pas par exemple prendre la forme d'un séisme, même si la personne qui y est confronté voue une peur viscérale aux séismes. En revanche, il peuvent prendre l'aspect de certains éléments, comme le feu, ou par exemple l'air, surtout en tornades ou en ouragans, mais ils ne peuvent pas avoir l'aspect de quelque chose d'irrationnel, d'immatériel, comme le temps qui passe ou la peur de l'avenir. D'une manière plus générale, l'épouvantard n'a pas d'aspect clairement défini, surtout si il n'a personne à effrayer. On raconte qu'ils peuvent prendre la forme d'un espèce de brouillard flou et grisâtre, mais peu de personnes peuvent le voir sous son véritable aspect, si bien qu'il est difficile de le classifier.
En tout cas, cette créature est domestique, elle élit domicile dans les habitations familiales, et elle se nourrit des disputes de la famille qui cohabite avec, souvent à son insu. Elle préfère volontiers vivre à l'abri de la lumière et dans un endroit confiné, les armoires et autres meubles, surtout dans les greniers, sont donc une cachette idéale pour eux.
Il ne faut pas croire que les Epouvantards vivent exclusivement avec les sorciers. De nombreux enfants Moldus y ont été confrontés, sans qu'ils sachent véritablement qu'ils aient eu affaire à ce genre de créature. En fait, dans les mythes Moldus, on croit plus volontiers à la légende du monstre sous le lit, qui fait peur à de nombreux enfants et qui constitue une bonne excuse pour ne pas aller se coucher, mais pour les adultes, l'Epouvantard représente plus volontiers le Croque-Mitaine, le monstre qui se cachera sous le lit des enfants pour les punir des éventuels méfaits qu'ils auraient pu commettre. Mais en fait, cette créature fait partie du Folklore Moldu pour poser pas mal d'interdit, et la crainte d'une telle créature motive les enfants à ne pas faire quelques chose de répréhensible. Dans certaines versions, on parle aussi du Père Fouettard,personnage sinistre inventé pour faire peur aux enfants, car le père fouettard donne des coups de fouets aux enfants qui n'ont pas été sages.

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Petit trip perso xD

Spoiler:
 

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Dernière édition par Evangeline Taylor le Ven 11 Juil - 20:58, édité 1 fois
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Ulrich Von Einhauer
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MessageSujet: Re: [Toutes les années] Premier cours, un jeu d'enfant.   Mer 9 Juil - 12:40

A quoi pouvait bien ressembler la journée d'un élève lambda? Vous vous posez la question, pas vrai? Eh bien, tout d'abord, il faut commencer par se lever. C'est peut être la chose la plus élémentaire qu'il soit, mais ça n'était pas toujours évident pour tout le monde. Il y avait les pantouflards qui traînaient jusqu'à la dernière minute au lit, et ceux qui étaient levés aux aurores pour aller vadrouiller, profitant du décor encore sombre du château aux aurores. Ulrich faisait partie de la seconde catégorie. A cinq heures du matin, il était déja debout, le sommeil l'ayant fui depuis pas mal d'heures. A quoi bon perdre son temps à se tourner et à se retourner, tentant vainement de fermer l'oeil, alors que Morphée te refusait? Bon, alors. Il s'était rapidement douché, puis habillé, avant de réveiller Camael, son chat. Pourquoi réveiller cette bestiole à cinq heures du matin? La raison était trés simple, Ulrich voulait aller vadrouiller avec son chat. Il fallait comprendre le pauvre matou, il restait trop de temps enfermé dans le dortoir des garçons, pendant que son maître s'ennuyait en cours. Trés reconnaissant, Camael, en ouvrant les yeux, donna un coup de griffe à Ulrich qui retira sa main, comme électrocuté. Pas rancunier pour un sou envers son animal, le Serdaigle lui gratouilla la tête, regardant avec un demi-sourire le chat ronronner paresseusement. *Allez, debout mon grand* Puis, l'Allemand prit son animal dans ses bras, en faisant gaffe de ne pas se faire lacérer par les girffes du félin. Camael était un gros pépère âgé de sept ans, vraiment paresseux, qui passait son temps à dormir. Néanmoins, il était trés affectueux, si on faisait abstraction des nombreux coups de griffe qu'il distribuait quand il n'était pas content. Mais le chat ne semblait pas ravi à l'idée d'aller dehors, et il se rendormit. Ulrich prit un air un peu blasé, puis finit par abandonner. En deux temps trois mouvements, il finit par arriver dans le parc, sans se faire intercepter par le concierge en cours de route. Il resta jusqu'à sept heures moins dix, à flâner, à regarder le ciel et à déambuler, les mains dans les poches.

Puis, il étit arrivé dans la Grande Salle, pour prendre son petit déjeuner, qu'il commença à prendre tout seul, d'ailleurs. Il se goinfra de tartines à la pâte à tartiner, son régal. Puis, Evangeline était arrivée, seule, et ils ont pu profiter d'un petit moment ensemble, un moment qui était ponctué par un petit rire de la part d'Evy...Bref. Evy était remontée à la salle commune, puis lui était parti à la volière, où il avait envoyé une lettre à sa mère. Il ne lui avait pas écrit depuis la rentrée, mais il fallait bien qu'il lui donne un jour de ses nouvelles, même si leurs relations n'étaient pas trés bonnes en ce moment. Tel qu'il connaissait Kendra, elle devait être pétrifiée par l'inquiétude, demandant sans cesse à tout le monde si ils avaient eu des nouvelles de son fils. Hum. Ulrich fouilla dans une poche, prit une page de cahier pliée en quatre, puis un stylo à bille, puis il commença à rédiger sa lettre, en proférant les trucs habituels, rien de bien exceptionnel, l'année est à peine commencée, faut pas exagérer non plus! Puis, ô infortune, vint le moment où les cours s'invitaient dans la journée tranquille d'Ulrich. Un regard circulaire de jeté à l'emploi du temps matinal, Défense Contre Les Forces Du Mal. Chouette. Un des cours préférés d'Ulrich, avec les soins aux créatures magiques, car il était question parfois de cratures et Ulrich les adorait. Bref. Il retrouva sa bande dans la classe, alors qu'il débarquait avec un ou deux bouquins dans les bras, car il avait eu la flemme de les mettre dans son sac. Il s'assit à sa place de d'habitude, ignorant par la même occasion les gamins qui étaient là -la faute aux cours inter-niveaux-, car Môssieur Von Einhauer ne se préoccupait pas des gamins, il avait déja du mal avec ceux de son âge...

Le professeur Sullivan entra dans la salle, en lançant une plaisanterie un peu vaseuse, mais qui le fit malgré tout sourire. C'était un bien drôle de type. Ulrich essaya d'imaginer comment il avait pu être enfant, ou même, quand il avait le même âge que le jeune Allemand. Mais il renonça bien vite, n'étant pas trés doué pour ce genre d'exercice. Avec impatience, le Serdaigle se demanda ce qu'ils allaient bien pouvoir étudier aujourd'hui. Quand Sullivan ramena une caisse. Il grimaça légèrement en voyant qu'il s'agissait d'un épouvantard, ni plus, ni moins. Oh. Encore un cours où il se tournerait les pouces, alors, quand il a passé les BUSE, il y a deux ans, il a dû faire face à une de ces créatures, et il avait eu un Optimal sans trop faire d'efforts. La seule bonne note, quand on sait que la plupart de ses notes oscillaient entre piètre et acceptable, néanmoins, c'était plus vers acceptable que vers piètre, mais quand même! Et oui, il fit partie de ceux qui avaient râlé, espérant sans doute un peu plus d'action et surtout plus de risques, mais n'y pensons même pas, les gamins ne pourraient pas faire face. D'ailleurs, Ulrich se demanda comment les première année allaient faire pour battre l'épouvantard. Hum. Fin bon.

Le professeur expliqua rapidement le topo. L'Allemand grimaça légèrement quand il entendit qu'il fallait rendre un parchemin sur les épouvantards. De la redite, ni plus, ni moins.Mouais. Bon, si il pouvait avoir une bonne note, ça serait un point non négligeable, vous ne trouvez pas? Bref. Il regarda les autres se débrouiller avec leurs pires peurs, puis il vit, légèrement inquiet, Evangeline affronter l'épouvantard, métamorphosé pour l'occasion en Filet du Diable. Evy était donc effrayée par ça? Il n'était pas au courant, tiens. Tant pis. Une chose est sûre, c'est qu'à présent c'était son tour. Le jeune sorcier se mit en garde, attendant la créature qui se métamorphosait à vue d'oeil. Une peau blanche apparut, deux yeux bleus qui luisaient d'une lueur maléfique, un sourire douceureux, remplacé bientôt par un rictus cruel, Ulrich, déconcerté, se faisait face. Il regarda, les sourcils froncés, son double qui avait les mains tâchées de sang, et l'expression de son visage, cruelle, sadique, satisfaite de son crime. Etonné, Ulrich arqua un sourcil. Il s'attendait à tout, mais visiblement pas à ça. Il s'attendait volontiers à voir surgir un serpent, une araignée, ou un autre truc du genre, comme les autres années où il avait eu affaire à un épouvantard, mais là, il se retrouvait confronté à sa plus grande peur...C'est à dire lui même. Il avait peut être l'air débile à se regarder comme ça -comme si il ne se regardait pas suffisamment dans le miroir!- mais il fallait dire que se retrouver à face à soi même, alors qu'on était censé être confronté à sa plus grande peur avait quelque chose de déconcertant. Si certains étaient transis d'effroi faceà leur épouvantard, à l'instar d'Evangeline, par exemple, lui, était plutôt déconcerté et perplexe. Comment pouvait-on redouter sa propre personne? Mais la réalité était là...Un épouvantard ne mentait jamais. Alors ça voulait dire qu'il était potentiellement dangereux. Youpi...

Incertain, Ulrich leva sa baguette magique. L'idée de se faire mal ainsi lui effleura à peine l'esprit, mais il dut se résoudre à faire l'exercice demandé, remettant cette petite méditation et une éventuelle introspection à plus tard. Il lança d'une voix forte, pleine de conviction.

Riddikulus!

Redoutant le pire, Ulrich regarda son double se mettre à imiter quelqu'un qui danserait du classique, avec les entrechats et compagnie, vêtu d'un tutu. Ridicule. L'épouvantard retourna dans le placard, sous contrôle. Plusieurs se mirent à rire, mais bon. Le spectacle était terminé, laissant l'élève de septième année perplexe et désorienté. Il eut le temps de reprendre ses esprits, avant de passer au plan B, la deuxième étape du cours. Le sortilège informulé. Voyons Ulrich. Ne dis pas que tu ne t'en rappelles pas?Non, vraiment. Cette notion était rentrée par une oreille et était sortie par l'autre, sans s'inscrire dans son cerveau. Mince. Bon, tant pis.Il ne lui fallut pas longtemps pour admettre qu'il n'y connaissait rien, ou du moins, qu'il avait peut être connu mais qu'il n'a pas retenu, par la simple force des choses. Mouarf. Tant pis. Il n'aurait peut être pas la note maximale, mais il se débrouillerait autrement pour avoir la moyenne. Il avait encore cette fichue dissert à faire, par exemple.

Eh non, Ulrich n'était pas trés bien luné, après tout, c'était de la faute à Rebecca, tout ça. Si elle n'avait pas eu cette fichue idée de faire exploser de la colle dans le cours du professeur de Sortilèges, cet espèce de type acariâtre, ils ne seraient pas en retenue le....le...Bref, dans pas longtemps. Alors, Merci Rebecca. Il ne fallait vraiment pas. En colère, Ulrich prit la plume, son parchemin, et commença à écrire d'un geste rageur, faisant du coup plein de ratures.


Citation :

Ulrich Von Einhauer
Serdaigle, septième année
Les Epouvantards
Les épouvantards ont une forme indistincte, puisqu'au naturel, quand ils ne font face à aucun humain à terroriser, ils ont l'aspect d'une espèce de buée fumée grisâtre. Ils préfèrent loger dans les endroits sombres, où aucune lumière ne perce et ils aiment aussi les endroits er ermi herné hermétiques. Ils se nourrissent de la peur des gens, en les vampirisant de leur énergie courage, certains, les plus faibles, peuvent mourir de peur face à leurs phobies, ça doit être pour cette raison que les Epouvantards sont considérés comme étant une créature magni maléfique. On peut se défaire débarrasser d'un Epouvantard en lançant un "Riddikulus", qui transforme quelque chose qui est censé faire peur en quelque chose de ridicule, de risible. Il faut noter que les Epouvantards ne peuvent qu'adopter qu'une forme précise, par exemple la peur d'un animal ou d'une personne, mais il ne peut pas par exemple se transformer en vide si la personne en face de lui a le vertige, ou encore en lieu clos si la personne est claustrophobe. Mais il peut s'arranger pour provoquer cette peur chez le sujet par d'autres subterfuges. Enfin, les enfants moldus ont sans doute déja été confrontés à un épouvantard, ce qui a donné lieu à diverses légendes comme la peur celle du monstre sous le lit ou encore le croquemitaine.
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Callista Lordryu
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MessageSujet: Re: [Toutes les années] Premier cours, un jeu d'enfant.   Ven 11 Juil - 3:54

Ryuko entra dans la salle de classe au milieu d'une foule de bambins vêtus de rouges. Ces crétins de première année s'étaient perdus et leurs parrains les avaient laissés là. Résultat, elle avait du les emmener elle-même jusqu'à la salle de DCFM. Beaucoup d'entre eux pleuraient. Pas de soulagement mais en réponse au sermon que leur aînée leur avait infligé. Il fallait dire qu'elle n'y était pas allée de main morte. Mais bon, il fallait la comprendre. Elle n'avait pas que ça a faire de ses journées non plus.
Plusieurs regards se tournèrent vers elle avec colère, mépris ou hargne. Ben quoi, elle les avait aidé non ces idiots ? On attendait pas non plus qu'elle les materne ! La vie dehors n'était pas comme chez papa/maman. La vie c'était un combat de tous les instants. On était jamais assez prêt pour affronter le danger et les sbires de Tête de Serpent.

Sully était a moitié allongé derrière son bureau, guetté par un Archimède impassible. Il avait les yeux fermés et semblait se reposer même s'il était probable que tout cela soit une farce. Callie avait eu un aperçu de son caractère dans le train lorsqu'il avait oublié qu'il n'était plus un élève. Il était vif, intelligent, et très tête en l'air. Peut-être dormait-il vraiment. Comment prendrait-il le fait de lui lancer un sort ? Hum. Non, Callie on se calme. Lancer des sorts a un professeur est le meilleur moyen de se faire virer. Oui mais c'est tentant. On a dit non. Pfft, bande de rabat joie ! La baguette de la jeune fille qui s'était frayée un chemin directement dans son poing gauche fut reposée sur la table avec un brin de violence qui fit sursauter encore deux bleus de sa maison. Trouillards, ca des Gryffondors ? Peuh !

Sully se reveilla à ce moment là et lança une plaisanterie qui fit glousser quelques filles et sourire la bande des bleus. Callie, elle, se contenta de lancer un long regardà Sullivan du style "c'est inutile d'espérer du zèle ici, tous des crétins". Mais elle ne dit rien, assez échaudée par Aviliter pour ne pas se lancer tête baissée dans une démonstration qui ne serait pas entendue (ni même écoutée). Elle s'adossa simplement contre le mur et ponctua les mots de son professeur avec des petites étincelles de couleur. Ce qu'elle pouvait s'ennuyer. A croire qu'on les prenait tous pour des idiots. Pourquoi l'enseignement continuait à leur répéter ce qu'ils savaient déjà ? Merlin. Quelle perte de temps ! Callie fut de ceux qui soupirèrent lorsqu'il découvrit l'Epouvantard mais haussa les épaules pour l'informulé. Elle savait déjà faire ça depuis deux ans au moins. C'était tactiquement très pratique. Surtout pour les cours lorsqu'on voulait passer le temps. Cela dit, la jeune fille était bien curieuse de voir sa plus grande peur. Aux dernières nouvelles, elle ne s'en connaissait pas.

La bestiole trouva d'abord Evy qui en bonne pimbêche se mit à hurler comme une idiote devant un filet du diable sortit en plein jour. Callie ne leva pas le petit doigt pour l'aider, éteignant même ses étincelles au cas ou la lumière serait trop forte. Après tout, le directeur des gryffondor n'allait pas la laisser crever et aurait même pitié de leurs oreilles pour leur épargner les cris de gorets qu'on égorge de la jeune fille. Enfin, Evy se rappela de ses cours de troisième année et réussit (en begayant) a transformer la pauvre plante en un truc rose dégoulinant d'une mievrerie qui n'aurait pas paru déplacée à Mona.
L'épouventard, plus dégouté par sa forme que par les trois maigres éclats de rire récoltés, se tourna alors vers Von pour se transformer en Von. Ouais, elle avait pas peur la bestiole. Un type comme ça ça faisait peur. Fallait l'enfermer dans les cachots et le livrer a la Tête de Serpent pour en finir une bonne fois pour toute... surtout en... Merlin, en tutu rose et dansant le classique. Ils faisaient bien la paire les deux crétins pour leur sortir du rose à chaque fois. Tiens, peut-être avait-elle peur du rose. C'était tellement laid comme couleur que... bref. L'effort fut salué par quatre éclats de rire, renforcés par les verts qui riaient de voir la préfète en chef s'en prendre à un premier année. Et c'était elle la dictatrice. Je vous jure, la vie est parfois injuste. Heureusement d'ailleurs parce que sinon elle serait bien chiante.

Bref, tout ça pour dire que l'épouvantard se tourna alors vers un premier année qui fit apparaitre une magnifique Majandra avant de se mettre à reculer en blêmissant. Comme il s'agissait d'un gamin de sa maison, qu'il ne connaissait pas le sort et que de toute façon son tour viendrait bien un jour ou l'autre, Callie ordonna d'un ton sec au gamin de déguerpir et se plaça devant l'épouvantard qui sembla hésiter un moment, laissant passer un certain nombre de formes méconnaissable.

Durant ce qui parut à Callie une éternité mais qui en fait ne dura qu'une fraction de secondes, la bête resta en suspent, moitié Majandra, moitié autre chose d'indéfinissable. Un morceau de détraqueur apparut, remplacé par... par quoi ? Et bien par rien. Un rien immense. Une sorte de trou noir gigantesque qui aspirait en son sein la moindre particule de lumière. Des plumes volaient dans les airs, tourbillonant avant de se faire avaler. La pression devenait de plus en plus forte, l'air de moins en moins respirable...et Callie réfléchissait. C'est vrai quoi, comment rendre un trou noir ridicule ? Surtout qu'elle le savait maintenant, ce n'était pas du trou noir dont elle avait peur. C'était du néant. D'avoir échoué et de se retrouver seule, sans aucun but dans la vie. La mort lui paraissait préférable à survivre seule. Elle avait peur de l'éternité, de l'ennui, du désespoir. Pas des trous noirs.


Riddikulus.

Soudain sa voix sortit claire et forte, sans la moindre trace d'hésitation. Le trou noir hésita une seconde. Puis une de ses branche se plia vers le milieu tandis qu'il se teintait d'un vert assez malsain. Personne ne riait, la gravité étant encore perceptible. Un autre bras se plia vers la boule centrale qui devenait de plus en plus pâle. Soudain, il y eut un bruit comme une toux malade. Deux plumes partirent en filant vers le mur en face. Le trou noir toussa une autre fois, continuant à recracher ce qu'il avait avalé. Le pauvre avait une indigestion et ressemblait vraiment à un clown triste venant de se prendre une tarte à la crème. Les bruits qui s'échappaient du truc étaient plus pathétique qu'autre chose et Callista rit de bon coeur de voir son néant personnel si plein de bêtises. C'était rassurant en un sens vous ne trouvez pas ?

Un autre prit le relais et vint se placer devant la créature encore un peu plus destabilisée. Ruyko, quand à elle, devait trouver quelque chose à faire de son informulé. Lancer un maléfice à quelqu'un était tentant mais finalement, la gryffondor n'attaquait pas lorsqu'elle n'avait rien à reprocher et mis à part un silencio à Evy, elle n'était fachée contre personne. Or Evy s'en prenait assez dans la figure ces derniers temps, elle allait la ménager un peu. On ne casse pas ses jouets, après il faut s'en trouver d'autre et c'est barbant.

Son regard se posa enfin sur Starky. Il pouvait y avoir quelque chose à faire avec la gamine non ? Mouais, non. Avec un soupir elle se décida enfin à faire dans le décoratif et lança tranquillement un sort assez complexe droit dans la cheminée. Une étincelle craqua et se désolidarisa du geste, ressemblant à s'y méprendre à un petit lutin coloré. Comme elle n'avait rien d'autre à faire, Callie ajouta un sortilège de gèle flamme (toujours informulé) et laissa la petite créature vaquer à sa guise. Celle-ci repéra rapidement Anwen et se percha sur son épaule, diffusant sur le parchemin de la gamine une lumière peut-être un peu forte. Mais n'était-elle pas mignonne son étincelle animée ?

Callie détourna rapidement sa tête du tableau et se reconcentra. Il lui restait encore un truc à faire. Un essai sur les épouvantard. Comme si tout ca ne suffisait pas. Enfin, c'était Sully le chef pour le moment. Il fallait bien obéir parfois.


Citation :
Les épouvantards sont des créatures magiques nichant dans les lieux sombres et cloisonnés. Ce sont des êtres phobophages c'est à dire qu'ils se nourrissent de la peur des autres ainsi, dans une moindre mesure, des émotions qui lui sont liées comme l'angoisse, la panique, etc. Comme les Detraqueurs se nourissent d'espoir et provoquent une sensation de malaise en contrepartie, les Epouvantards sont souvent repérable par leur aura de peur.

Il est très difficile de voir un épouvantard. C'est même quasi-impossible car lorsqu'il se trouve devant quelqu'un, il prend quasi-instantanéement la forme et les particularité physique de la plus grande peur de la personne. Car si l'Epouvantard est polymorphe, il sait également dans une moindre mesure, reproduire les propriétés de la chose en elle-même. Ainsi si elle devient filet du diable, il sera sensible à la lumière, un trou noir peut dans une moindre mesure affecter la gravité et un détraqueur en possède toutes les caractéristiques extérieures.

Lorsqu'il hésite entre plusieurs formes, les épouvantards deviennent des sortes de brume grisâtres mais là non plus il n'est pas possible de jurer qu'il s'agit de leur vraie forme. La seule personne enregistrée ayant pu voir un de ces êtres sous sa forme originelle est l'Auror Alastor Maugrey dit Fol Oeil (mort lors de la Grande Guerre en 1997). Le livre "Fol Oeil, une fiction réelle" relate, page 45 du chapitre 25, que cet auror utilisa son "oeil magique" pour repérer un épouvantard caché dans l'ancien siège du défunt Ordre du Phénix. Malheureusement il est difficile de nos jours de savoir si ce "héros" à réellement existé ou sert d'épouvantail à mangemorts car il n'existe aucune preuve officielle de son existence (ainsi que de celle de l'Ordre).

La seule manière de combattre un Epouvantard n'est pas comme on le pense communément le sort Riddikulus mais bien le rire de sa victime et des spectateurs. Le sort ne sert en réalité qu'à permettre au sorcier de combattre sa peur et d'en rire de bon coeur. Il va s'en dire qu'un rire qui sonnerait faux ne chasserait pas la peur proprement dite et donc ne serait d'aucune utilité contre l'épouvantard. Le mieux est donc de s'y mettre à plusieur et de le ridiculiser plusieurs fois de suite jusqu'à ce qu'il en perde sa faculté à se transformer.
Lorsque vous êtes attaqué par un Epouvantard et que vous n'avez pas réussi à vous en dépétrer assez rapidement, le chocolat est le remontant le plus pratique et le plus efficace. Il est conseillé d'en avoir sur soi lorsqu'on pense avoir à affronter ladite bestiole.

Les Epouvantards vivent donc souvent dans des habitations, se nourrissant des disputes et de la peur de la famille. Les moldus connaissent bien le fléau mais ne savent pas réellement ce dont il s'agit et ont donc comme toujours, inventé tout un folklore pour le nommer, les plus communs étant le Père Fouettard, le Croque-Mitaine ou encore le Monstre du Placart à Balais. Se débarasser d'un épouvantard n'est pas aussi facile qu'on peut le penser car ils restent très difficile à indentifier. C'est pourquoi le plus souvent, la famille en question se contente de déménager.
l'imbécile... pensa alors Callie sans se décider à l'écrire réellement sur sa feuille. Décidant qu'elle avait assez romancé ce qu'elle savait, elle roula son parchemin, le cacheta et le posa sur le bureau du professeur avant de reprendre sa pose négligée et de regarder comment se débrouillaient les autres. Apres tout, en apprendre un peu plus sur ses enemis n'était jamais une perte de temps !
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Ruyven Silver
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MessageSujet: Re: [Toutes les années] Premier cours, un jeu d'enfant.   Sam 12 Juil - 16:07

Ruyven aussi était entré pendant la sieste du professeur. Il était entouré par ses amis et écoutait le Leader parler de filles en riant d'un air entendu lorsqu'une blague grivoise passait les lèvres d'un des membres du groupe. Soit en moyenne une fois par minutes. Si on pose qu'en moyenne il y avait le double d'oeillade au groupe de demoiselles en face, on peut comprendre que Ruyven n'avait pas de mal à penser à autre chose en même temps.

Les serpentards s'assirent tous dans un coin tranquille de la salle, baissant le ton pour ne pas réveiller la loque des Gryffondor. Des paris furent prits pour voir si le Professeur allait mourir et qu'ils auraient a subir son fantôme comme au temps du Professeur Binns, et d'autres s'amusèrent a essayer de trouver quelles étaient les races des parents d'Archimède qui, de l'avis général, ressemblait vraiment pas à grand chose. Evidement, ils avaient étudiés les Flereurs (en tout cas les plus agés d'entre eux et spécialement Ruyven puisque son père en élevait deux) mais il était bien plus drôle d'insulter l'animal.

Sullivan se réveilla soudain, les rabrouant tous d'une petite vanne gentille. Un grand rire secoua les rangs des verts et argents. Avec un prof aussi gentil les cours risquaient fort de devenir un magnifique terrain de jeu. A l'avantage des serpents bien sur, c'est plus facile de mordre les foules lorsqu'il n'y a pas de murs en travers de votre chemin. Comme les autres Ruyven rit mais n'en pensa pas moins. Faire le caméléon était facile mais il fallait faire attention à ce que l'Olibrius ne s'attire pas l'attention de Jilian. C'est qu'elle était totalement capable d'avoir le béguin pour le clown. On ne se méfiait jamais assez des crises d'adolescence et de l'attrait des couleurs.

Le cours commença enfin, avec il faut bien le noter, quinze bonnes minutes de retard. Heureusement le niveau n'était pas trop compliqué. Ils avaient déjà étudiés la "Theorie de l'Epouvantard" avec le professeur Arkwright trois ans auparavant. Bon ça datait un peu mais l'incantation était si débile qu'il n'avait pas été très dur de la retenir. La seule chose qui gênait un peu l'adolescent c'était qu'il savait très bien quelle était sa plus grande peur et qu'il n'avait pas, mais pas du tout, envie de la montrer devant tout le monde. Et puis rendre Jilian ridicule devant tout Poudlard n'était pas la meilleure façon de s'attirer ses bonnes grâces. Surtout qu'à tout les coups elle allait se retrouver nue et... Merlin, il allait falloir qu'il réfléchisse sérieusement à ce qu'il allait faire.


"Peuh, encore un prof à gonflette. Ce n'est pas en nous montrant une vieille buée rance qu'il va échapper au Bizuth des nouveaux profs, pas vrai les gars ?"

Pure bravade de la part de l'aîné des Silver mais s'il avait continué à se taire, on aurait pu le croire effrayé. Surtout que le Sullivan vampire incendiaire n'inspirait pas vraiment confiance. Or les serpentard n'étaient peut-être pas les plus courageux mais il étaient ceux qui faisaient le plus attention aux apparences. Heureusement pour lui, les autres e battaient presque pour avoir un tour avec la bestiole. Taylor-en-chef fut la première, puis son copain Ulrich (un type plutôt sympa quand il oubliait d'être pédant), un ou deux première année, Ryuko et un très joli trou noir, et d'autres encore, fatiguant petit à petit la pauvre bestiole. Peuh, tout ca parce qu'il était soit-disant mauvais. Lui faisait ça avec Fruit ou une mouche et on le disait cruel. Les humains manquaient singulièrement de logique !

Finalement vint son tour. Il ne pouvait plus se défiler, tout le monde le regardait. La bête alors en forme d'immense lapin blanc (faut vraiment être con pour avoir peur des lapins. Si seulement il avait regardé qui venait de passer à la casserole il lui aurait envoyé Fruit's pour voir tiens) se transforma presque sans hésitation en une Jillian resplendissante dans sa robe de mariée blanche. Elle semblait vraiment heureuse et devant ce tableau, Ruyven sentit la colère monter. On pouvait réagir de différentes façons face à ses peurs. Paniquer comme Evy, réfléchir comme Ulrich ou Ryuko, ou se mettre en colère comme lui maintenant.


"Putain c'est quoi ce merdier ?!"

Pas aussi surprit qu'il voulait le faire croire le fils Silver mais bien ennuyé. Finalement il visualisa une scène comique et lanca le sort. Tant pis pour Jilian, elle s'en remettrait. Enfin il fallait l'espérer. Banissant soigneusement de son esprit tout image de sa soeur nue, il pointa sa baguette vers la mariée rayonnante.

"Riddikulus"

Sa voix était aussi dénuée d'émotion que celle de son père lorsqu'il s'était levé d'un mauvais pied. De l'eau surgit de nulle part, arrosant la métisse dont la coiffure complexe se défit. Sa robe maintenant grise et légèrement (sic) transparente lui collait à la peau et les fleurs de son bouquet avaient perdus la plupart de ses pétales. Le'Epouvantard voulut se retourner, mit le pied dans une flaque d'eau, marcha sur sa robe avec un grand sploch suivit d'un spscratch, la robe se déchira jusqu'ay genou, révélant un short moulant rose avec des Titi jaunes. La classe entière éclata de rire au plus grand damn de l'animal qui battit en retraite devant un Ruyven qui n'avait même pas sourit. C'était pathétique. Il laissa la place, cherchant sa soeur du regard. Il allait en avoir pour des mois a réparer ça ! Merlin, il détestait cet idiot d'Alenn, voila ! A tout les coups il s'était entendu avec sa mère pour lui préparer ce piège. Mais Sarah n'était visible nulle part et il avait encore une dissertation a faire. D'ailleurs qu'il ne s'attende pas a avoir une vraie réponse. Lui aussi savait faire dans le laconique au besoin !

Citation :
L'Epouvantard vit dans les habitation où il se nourrit de la peur des gens. Les moldus le connaissent sous le nom de Père fouettard. Il a la particularité d'incarner la plus grande peur de sa victime. Le rire le repousse et l'affaiblit.

Voila et qu'il ne le fasse surtout pas chier, il avait répondu a une question de plus que celles formulées au début du cours. Faut pas pousser pépé dans les orties non plus. Tout le monde savait de toute facon que les cours et les bonnes notes, c'était pour les caves.
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Mairenn MacAffee
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MessageSujet: Re: [Toutes les années] Premier cours, un jeu d'enfant.   Dim 13 Juil - 2:55

Personne ne prêtait vraiment attention a la petite serpentarde aux yeux bleus. Il y avait tellement de personnalités plus intéressantes dans cette maison cette année qu'elle en passait totalement innaperçue. Cela n'était d'ailleurs pas pour déplaire à Mairenn qui préférait que les choses se passent bien. C'était l'un des traits de caractère qu'elle avait développé depuis qu'elle vivait chez l'oncle Faolan. Le désordre, les gens, le bruit, tout cela lui paraissait inutile, voire dangereux. A part avec les blonds, il était bien rare de l'entendre parler. Heureusement, lorsqu'elle se retrouvait avec eux, la fillette récupérait sa bonne humeur et se laissait souvent aller à taquiner Leory ou titiller le coté protecteur d'Aidrian. Car contrairement à ce que l'on pouvait croire, Mairenn aimait Poudlard. C'était le seul moment de l'année qu'elle ne vivait pas dans le silence.

La rentrée s'était bien déroulée et la vie avait vite reprit son train train familier. Vesper n'était plus le beguin de la petite fille depuis qu'il avait ennuyé son rat Corwin et elle recommençait à regarder les garçons autour d'elle. Même s'il était certain qu'Aidrian et Leory étaient les deux plus beaux. Ca, plus éviter Sullivan qui s'ennuyait sans Tara et Vaughn remplissait toutes les journées de la gamine. Elle suivait les cours sans se faire remarquer, notant ce qu'il fallait en bonne élève consciencieuse mais pas très ouverte qu'elle était.

D'ailleurs ils avaient leur premier cours de Defense Contre les Forces du Mal depuis cinq bonnes minutes maintenant et il semblait que leur plus grand ennemi soit le sommeil du professeur. La classe était pourtant assez bruyante, entre les premières années de Gryffondor qui pleuraient, un groupe de Serpentards qui riait et les Serdaigles qui ne faisaient rien. Mais même le regard du furet sur la table ne semblait pas assez puissant pour réveiller le jeune homme. Mairenn, tranquillement coincée au fond de la classe, coin droit, pas loin de ses deux frères mais pas tout prêt non plus au cas ou elle les gênerait, se demanda s'ils devaient réveiller le...

ah non, pas besoin. Le professeur s'éveilla soudain et leur reprocha gentiment de n'avoir rien fait. Elle l'avait bien pensé tiens ! Dommage qu'il n'y ai pas de télépathes dans le coin pour prouver la chose ! Heureusement le professeur avait l'air d'avoir reposé sa chaise du bon pied puisqu'il ne punit personne et anima une grande armoire qui se mit soudain à bouger d'un air menaçant. Le coeur battant a se rompre, Mairenn prit une grande inspiration, ouvrit la bouche qu'elle couvrit de sa main et se recroquevilla sur sa chaise. Allaient-ils vraiment se battre contre un Troll ? Non, c'était presque pire. Un épouvantard. Mairenn savait de quoi il s'agissait parce qu'elle avait entendu dire que Tara en avait autrefois enfermé un dans la chambre des blonds quand ils étaient bébé. Parait qu'ils en avaient pleurés pendant des heures. Mais en même temps c'était Tara elle même qui disait ca alors on ne pouvait pas savoir si c'était vrai. Quoiqu'il en soit, la gamine avait fait quelques recherches là dessus et ce qu'elle avait trouvé ne l'avait pas rassurée. Jamais elle n'aurait cru se retrouver face à face avec ce genre de trucs !

Plus l'heure tournait, et moins la serpentarde était tranquille. Finalement, son tour arriva et elle prit place devant la bestiole. Pour une fois ce ne fut pas un personnage ou une chose qui apparut mais une petite scène comme pour le professeur. Les deux blonds étaient à terre, le visage tuméfié. Il y avait du sang partout et leur père à tous les trois, puant l'alcool, une batte de baseball à la main...recouverte de sang elle aussi. L'adulte regarda autour de lui, de la folie dans le regard puis se dirigea droit vers Mairenn.


"C'est ton tour maintenant" fit-il d'une voix grave et avinée en faisant de grands mouvements avec sa batte.

Mairenn écarquilla ses yeux clairs avant de pousser un petit cri perçant. Sa baguette tomba de sa main sans qu'elle pense à la ramasser. Paniquée, elle se leva et partit en rasant le mur, le plus rapidement possible. Mais son père lka suivait, proférant des injures, regrettant sa naissance, vociférant de toute la force de ses grands poumons jusqu'à ce que la petite fille se jette dans les bras de son frère/soeur pour qu'il/elle la protège. Elle ne voulait plus voir ce monstre. Cette peur enfouie en elle d'être le témoin du massacre de la branche cadette de la famille par la branche aînée. Cette angoisse sourde d'être rejettée par ses vrais parents. D'autant plus qu'elle ne s'en souvenait que peu. C'est alors que quelqu'un vint à son secourt. Elle ne vit pas qui, n'entendit pas le contresort, mais sentit sa peur disparaitre peu à peu. Elle respira un bon coup, sécha ses larmes et sourit à son aîné. Ce qu'elle aimait être dans ses bras, si frêles et si forts en même temps. Elle se détacha au bout d'un long moment, sourit à son blond préféré, sourit également a Aidrian et, bien installée dans les bras de son frère, commença sa rédaction de sa petite écriture de souris élégante.


Citation :
Les Epouvantard sont des drôles de bestioles qui savent lire les plus grandes peurs de chacun et en prendre la forme. Ils se nourissent alors de l'épouvante générée par la personne, jouissent de ses pleurs et de sa panique. Ils aiment également les disputes et sont souvent responsable de la dégradation de l'atmosphère dans une famille. PErsonne ne sait a quoi ils ressemblent en vrai puisqu'ils changent de forme otut le temps mais parfois on dirait qu'ils sont une sorte de brume verte/marron/grise.

Les Epouvantard aiment les endroits sombres et exigus quand ils ne font peur à personne. Les moldus l'ont appelé Pere Fetard parce qu'il fait du bruit et il y a beaucoup d'histoire de monstres sous les lits ou dans les pacarts. Cela dit c'est pas forcément eux car beaucoup de créature aiment ce genre d'endroits et les moldus sont pas doués pour les voir.

Pour repousser un epouvantard, il faut rire de lui grace au sort Riddikulus. Mais ce n'est pas facile de faire un sort quand on a peur...
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Mona Callaghan
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MessageSujet: Re: [Toutes les années] Premier cours, un jeu d'enfant.   Mar 15 Juil - 2:58

Défense contre les Forces du Mal. Se défendre contre les forces du Mal aujourd’hui était comme d’être une feuille voulant se dresser contre le vent. Essayez donc de vous agiter contre une bourrasque qui vous soulève dans le ciel. Le Mal était presque partout aujourd’hui. L’horrible directrice, plusieurs élèves, la Tête-de-Serpent, des dizaines d’imbéciles en cape noire…Wow. Ce cours leur serait donc utile. Enfin…Si le Professeur Sullivan pensait à régler un cadran sur le coin de son bureau. C’était bien la première fois que Mona voyait une telle chose. Elle était entrée dans la classe avec les autres et avait sûrement été aussi surprise qu’eux de se rendre compte que l’enseignant dormait. Il était là, installé confortablement à son bureau, en train de faire une sieste. Il avait l’air bien, dans le monde des rêves, et un moment la jeune préfète s’imagina faire de même. Elle prit place dans la classe et dut faire de grands efforts pour ne pas se rouler en boule dans un coin et dormir.

Dix minutes plus tard, alors qu’elle somnolait, le Professeur Sullivan ouvrit enfin les yeux et s’étira avant de commencer son cours. Il n’avait dit que peu de choses depuis son réveil et pourtant Mona l’aimait déjà, ce professeur. Il disparut un instant et ramena une armoire…vivante ?! Cette armoire s’agitait, bon sang ! Serait-ce…? Oh non, pas un Épouvantard ! Le directeur des Gryffondor n’avait pas encore dit quoi que ce soit que la Poufsouffle grimaçait déjà dans son coin, cherchant un moyen d’éviter l’exercice. Elle savait pertinemment ce qui apparaîtrait là et tout le monde se moquerait sûrement d’elle…La première année où elle avait eu à faire à un Épouvantard, il s’était métamorphosé en un ignoble monceau de sable humide et collant qui avait rampé vers elle. Elle s’était agitée un instant avant de transformer sa peur en une sculpture de poney de sable qui avait gentiment galopé autour d’elle en portant le plus beau des colliers de fleurs.

Sa peur d’une quantité impressionnante de sable humide lui venait d’un stupide voyage à la plage, où est-ce qu’elle avait laissé son frère l’enterrer dans un tas de sable près de la mer. Elle s’était retrouvée coincée et avait manqué se noyer lorsqu’une vague plus grosse que les autres avait happé la butte de sable. Mais elle n’avait pas peur de l’eau, ni même des belles journées à la plage. Juste du sable humide. Si elle tombait encore face à face avec ce gros tas de sable, à son âge, tout le monde rirait…Il fallait rapidement qu’elle chasse cette peur de sa tête et se concentre sur autre chose d’effrayant. Hm. Les insectes ? Non, pas assez terrifiant. Qu’est-ce que craignaient les autres…? Mona posa ses grands yeux verts sur le professeur, qui libéra alors la créature en lançant un joyeux : « Dites bonjour à môssieur l’Épouvantard. » Il n’était pas un peu…juste un peu dérangé ? Il fut la première victime de la créature et l’adolescente observa chacun de ses gestes.

Evangeline fut la suivante et dut se battre contre un énorme Filet du Diable, elle réussit avec difficulté à articuler « Riddikulus » et ainsi mettre fin à son supplice. L’Épouvantard s’en prit ensuite à Ulrich, le petit copain de la Serdaigle. Celui-ci eut à faire face à son double, qu’il terrassa avec une expression qui semblait être de la perplexité. Mais tout cela ne l’aidait pas à se concentrer sur une peur moins stupide que celle du sable mouillé. Elle se désintéressa rapidement de ses camarades afin de sonder ses souvenirs et ses sentiments les plus profonds. Que craignait-elle réellement ? Quelque chose de vraiment, vraiment effrayant, qui lui coupait le souffle, l’empêchait de crier, la ferait pleurer de terreur…Elle n’eut pas le temps d’y réfléchir plus longtemps, car ce fut son tour. La créature sembla hésiter entre quelques formes, celle du sable, celle d’un coléoptère géant…Et soudainement l’Épouvantard se métamorphosa en une ombre sinistre, se rapprochant à la fois d’un Détraqueur et d’un Mangemort. Quelque chose d’à peine humain, enveloppé dans une longue cape noire, s’approchant dangereusement de Mona en murmurant quelque chose qu’elle seule pouvait comprendre.

La Mort.

La Poufsouffle craignait la Mort. La mort de sa famille, la mort de ses proches, sa propre mort, la mort des autres…Elle ne souhaitait à personne ou presque de mourir et voilà que la Mort elle-même murmurait à son oreille « qu’après la mort, il n’y aurait plus rien, qu’un immense vide sans vie qui les accueillerait pour l’éternité ». C’était ce qui l’effrayait vraiment face à la mort : que la suite n’existe pas. Que verrait-elle, lorsqu’elle fermerait les yeux pour la dernière fois ? Serait-ce un précipice immense s’ouvrant sous ses pieds ou une nouvelle vie ? La créature qui se dressait devant elle remettait en question toutes ses croyances. Elle fixait de ses grands yeux verts la Mort qui s’avançait, tétanisée. Que faire contre la Grande-...

« C’est un Épouvantard, Mona », pensa-t-elle brusquement en empoignant sa baguette coincée dans sa poche. Il ne s’agissait pas de la Grande Faucheuse, seulement une stupide créature tentant d’imiter la grandeur de cet être sorti de l’ombre…


« Ri…Riddikulus ! », s’exclama Mona en pointant sa seule arme sur l’Épouvantard. Touché, coulé. La Mort retira son capuchon, révélant une épaisse chevelure noire bouclée, un visage fin et des lèvres pulpeuses barbouillées d’un rouge « stiletto de diablesse », comme un dessin pin-up des années ’40. La ravissante créature envoya alors un baiser soufflé à Mona, qui ne put s’empêcher d’éclater de rire devant le ridicule de sa création. L’Épouvantard relâcha alors la préfète pour aller s’attaquer à quelqu’un d’autre, bien fait pour lui. L’adolescente resta figée un moment, encore perdue dans ses réflexions, puis retourna à sa place, bien au fond, afin de rédiger sa rédaction. Au lieu de prendre place à une table, elle ramassa son sac et s’installa à même le sol, adossée contre le mur.

Citation :
Mona B. S. C. Callaghan
Sixième année, Poufsouffle

Une rencontre avec la peur

Il n’y a pas spécialement de mal à avoir peur, même si l’on répète sans cesse qu’il faut savoir affronter nos craintes. Et dans ce cas-ci, j’avoue que mon père a eu raison de me le répéter ces dernières années. La créature étudiée aujourd’hui était un Épouvantard, qui ne possède pas réellement de forme au naturel, mais apparaît plutôt dans un nuage brumeux et informe. Il habite les endroits sombres comme les placards et son alimentation principale…est la peur. J’ai aujourd’hui expérimenté ce qu’est vraiment la peur et je me félicite d’avoir réussi à me résonner avant de perdre complètement la tête. L’Épouvantard possède le pouvoir de déceler les plus grandes peurs des gens à qui il fait face, et prend alors la forme de la crainte la plus présente. Il absorbe les sentiments négatifs que provoque son apparition et se réjouit de l’effroi qu’il inspire. La seule manière de repousser un Épouvantard est de lui lancer « Riddikulus », en imaginant quelque chose de drôle. La forme adoptée se changera alors en quelque chose d’hilarant et le rire provoqué éloignera l’Épouvantard. Chez les moldus, les enfants l’appellent de diverses manières, comme « le monstre sous le lit » ou « le Père Fouettard », mais cette dernière formule est surtout utilisée par les parents pour effrayer les enfants.

La jeune fille referma son encrier, rangea sa plume, puis cacheta son parchemin et tenta de se relever. Ses jambes se mirent alors à trembler et, discrètement, elle attrapa un crapaud à la menthe dans son sac qu’elle mangea aussitôt en déposant son travail sur le bureau de l’enseignant. Bientôt, tout irait mieux. Dès qu'elle serait sortie de cette classe surtout !
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Fanny Warren
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MessageSujet: Re: [Toutes les années] Premier cours, un jeu d'enfant.   Mer 16 Juil - 19:06

La journée avait commencé tranquillement pour Fanny. La Serdaigle avait passé la soirée à lire, et ce matin elle s'était réveillée, le livre posé à côté de l'oreiller, là où elle l'avait laissé la veille, avant de s'endormir. Il fallait dire que la nuit, Fanny ne remuait pas trop, comparé à certains qui avaient la nuit agitée. Et, en plus de ça, elle sombrait souvent dans un sommeil sans rêves. Le matin, elle s'était réveillée, fixant d'un regard encore fatigué le haut de son lit à bladaquin, qui faisait comme un deuxième plafond. Elle s'était étirée, puis elle s'était levée, pour aller réveiller Rebecca et Evangeline. Elle eut un faible sourire en voyant les têtes hirsutes de ses amies, qui se réveillaient à peine, puis, avant qu'elles n'aillent se battre pour savoir qui squatterait la salle de bains, Fanny s'y est précipitée, en attendant que les deux autres marmottes ne se réveillent. Tout en se préparant, Fanny remarqua qu'elle avait la marque du livre imprimée sur la joue. Tout fut arrangé plus tard, Fanny était habillée, coiffée, et elle remarqua qu'Evy était assise en tailleurs, sur le lit, en train de discuter avec Rebecca qui était -encore- planquée sous les couvertures, l'air râleur et grognon, comme celui qu'elle adoptait généralement au réveil. Fanny s'assit à côté d'Evangeline, et posa ses pieds sur le lit de Rebecca, qui n'était pas loin, prenant part à la discussion. Puis, un quart d'heure plus tard, Evangeline décréta qu'il était temps qu'elle aille se préparer elle aussi, puis qu'elle avait quelqu'un à voir avant les cours. Fanny esquissa un léger sourire. Elle ne savait que trop bien qu'il ne pouvait s'agir que d'Ulrich, tout en se disant avec une légère amertume qu'elle avait bon goût en ce qui concernait les garçons. Fanny prit son oreiller, puis elle le balança à Rebecca en disant "DEBOUT"! Cette action lui rappela un souvenir furtif qui n'était pas si lointain que ça, le sourire furtif d'une certaine bataille d'oreillers survenue il y a quelques jours de cela.

Rebecca et Fanny descendirent à la Grande Salle, où les autres élèves prenaient leur petit déjeuner, tout en papotant et en riant joyeusement. Toute cette ambiance bonne enfant mettait la Serdaigle mal à l'aise, elle qui préférait volontiers les endroits calmes et la compagnie de ses amies, et d'elles seules, d'ailleurs. Son naturel réservé lui compliquait singulièrement ses relations avec autrui, relations,d'ailleurs, qui avaient du mal à se nouer. Fanny était trop réservée, des fois, elle se surprenait à penser qu'elle était complètement inintéressante. Elle ne se liait pas trop avec autrui, préférant garder ses relations superficielles, mais Rebecca, Evangeline, et plus tard, Ulrich avaient été l'exception. Désormais, elle avait ses trois amis et elle ne voyait pas trop pourquoi elle essaierait d'en avoir d'autre. En tout cas, elle referma le chapitre de "Fanny-la-pas-sociable" pour s'installer à la table des Bleus et Bronze, aux côtés d'Evangeline qui déjeunait seule. Fanny arqua un sourcil, puis elle interrogea Evangeline du regard pour savoir où était Ulrich.


Il est parti envoyer une lettre à sa mère. Il nous retrouvera au cours de DCFM.

Fanny avait opiné en silence, puis elle avait entrepris de beurrer une tartine, qu'elle commença à manger sans grande conviction. Elle jeta un regard envieux à la confiture d'abricots qui était à proximité d'elle, mais elle se fit violence pour ne pas céder à la tentation, car elle faisait attention à sa ligne. Elle avala ensuite son Porridge, dans lequel elle avait mis du miel, puis elle en eut bientôt assez, et elle repoussa tout, ne mangeant jamais beaucoup au petit déjeuner, et même, en règle générale. Fanny attendit patiemment que ses amies aient terminé de manger, puis elles se levèrent et retournèrent dans la salle commune chercher leurs affaires. Elle avait vu le regard meurtrier de Rebecca quand Evangeline avait évoqué son petit-ami, et Fanny avait su pourquoi. Le cours de sortilèges. Collés tous les deux. Et chacun avait rejeté la faute sur l'autre, comme d'habitude. Elle haussa les épaules, l'air morne, puis elles arrivèrent toutes les trois à la salle. Le Professeur Sullivan, accessoirement directeur des Gryffondor, lui plaisait bien, et elle n'avait pas le coeur de mettre le bazar dans ses cours, quoiqu'elle n'aurait eu aucun scrupule à le faire dans celui de ce McAyr, dont son père lui avait parlé, ou encore du prof de sortilèges ou dans celui de la cousine de Majandra dont elle avait oublié le prénom.

Fanny réfléchissait, alors que le professeur Sullivan s'était exilé à l'arrière de la salle, pour en ramener une boîte qui paraissait être vivante. Fanny regarda vaguement fascinée l'armoire qui s'agitait dans tous les sens, se doutant un peu de ce qu'elle devait bien pouvoir contenir. Un épouvantard. La Serdaigle frémit. Elle se souvenait bien de ce que le sien représentait, quand pour la première fois, elle y avait été confrontée. L'épouvantard avait pris le visage de cette chère Majandra, cette chère directrice, et quand elle avait prononcé la formule magique, elle avait transformé la directrice en une citrouille rebondissante et édentée. Le stéréotype des décors d'Halloween, la dame vampire était devenue citrouille au lieu de chauve-souris. Fanny grimaça en repensant à ce jour. Il était hors de question à ce que l'épouvantard reprenne la forme de leur bien aimée directrice, surtout pas à son âge. Ca serait débile d'avoir peur d'elle maintenant, alors qu'elle la subissait quand même depuis sept ans. Elle se demanda comment elle allait faire, quand Alenn libéra l'épouvantard. Evangeline dut affronter sa claustrophobie, concrétisée par un Filet du Diable. Fanny, inquiète, avait regardé le combat, tout en se félicitant de ne pas avoir eu à l'affronter, car elle n'aimait pas spécialement cette bestiole là. Elle jeta un regard noir à Callista qui s'efforçait de faire disparaître toute trace de lumière, piégant Evy dans son cauchemar sans fin. Elle pensa avec amertume que c'était pile poil ce qui était en train de se passer en ce moment, dans le monde magique. La lumière disparaissait, et les ténèbres gagnaient du terrain, renforcées par les gens mauvais. Cependant, Callista ne semblait pas foncièrement mauvaise, même si cette fille était l'une des plus détestables qu'elle connaisse. Fanny ne détestait pas grand monde-le privilège étant réservé à Scarlett et à Dorian-, mais elle ne portait pas non plus Callista dans son coeur. Bref. L'épouvantard choisit d'affronter Ulrich, qui se retrouva face à lui même, puis à cette peste de Callista. Fanny se désintéressa rapidement du sort qui était réservé aux autres, pour se concentrer au cas où viendrait son tour.

Bien évidemment, son tour arriva trés vite. L'Epouvantard sembla s'affabuler d'une tignasse d'un noir d'ébène, avant de se muer en quelque chose de gris, squelettique, et vêtu d'une bure, le même habit que portaient les moines dans le moyen âge. Raspoutine, l'affreux personnage d'Anastasia, prenait vie devant elle, et il avançait vers elle, menaçant. Sauf que le Raspoutine de Fanny n'était pas toutà fait le même que celui qui tentait d'assassiner Ania, l'héroïne du dessin-animé, le sien était mitigé à un détraqueur, et si Fanny ne faisait rien, elle recevrait son fameux baiser. Avec un sourire cruel, Raspoutine ôta sa bure, révélant un corps décomposé, où le squelette, dégageant une odeur nauséabonde, semblait grouiller d'un miasme de mouches et de larves, qui donnèrent à Fanny un haut le coeur. Le personnage de dessin animé avait traumatisé Fanny dès qu'elle l'avait vu, surtout depuis que la tête de l'ancien sorcier avait disparu dans sa cage thoracique suite à un accès de folie, parce que justement, il n'avait pas réussi à tuer Ania. Bref, la Serdaigle, pétrifiée, cramoisie -elle était la seule à avoir peur d'un personnage de dessin-animé- brandit sa baguette magique, avant de prononcer la formule salvatrice.


Riddikulus!

Et sitôt, Raspoutine se prit pour John Travolta, et se mit à danser avec énergie, en se dandinant sur "Alexandrie, Alexandra" chanté par un Moldu dont le nom échappé à la jeune fille. Au moment où il se mit à dire "Barracuda", Fanny se mit à rire, ce qui eut pour effet de geler l'effet terrifiant de l'épouvantard, qui alla s'attaquer à un autre élève. Soulagée d'avoir renvoyé l'affreux Raspoutine dans les tréfonds de l'esprit torturé de la jeune fille *sigh*, Fanny passa à l'étape suivante. Le sort informulé. Elle pensa trés fort à un aguamenti, puis de l'eau jaillit de sa baguette, formant un magnifique jet d'eau pouvant faire pâlir de jalousie ceux du jardin de Versailles. Puis, la septième année pensa à un sort qui pouvait geler l'eau, transformant le geyser en une jolie statue de glace, qui brillait de mille feux sous la lumière du jour, qui filtrait par la fenêtre. Elle regarda son oeuvre, satisfaire, puis elle se dépêcha d'aller rejoindre ses amis qui avaient déja affronté l'affreuse bestiole. Elle chopa un parchemin sur la table de Rebecca, n'ayant pas le courage de sortir ses affaires. Elle prit la plume à Evangeline, qui avait fini d'écrire, puis elle commença à rédiger son essai, consciencieusement, comme elle le faisait toujours.


Citation :
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Les Epouvantards


Les épouvantards sont des créatures pouvant se transformer en tout et n'importe quoi, du moment que ce tout et n'importe quoi soit suffisamment effrayant aux yeux de celui qui regarde l'épouvantard. Cette créature préfère vivre dans les endroits confinés et sombres. Elles se nourrissent de la peur des gens, ce qui les rend d'autant plus fortes. Ces créatures sont domestiques, elles vivent dans les maisons, et il est difficile de s'en débarrasser, à moins de partir carrément de l'habitation. Cette créature fait peur, et pour cause. Elle prend la forme de nos pires peurs. Par contre, les peurs représentées par l'épouvantard ne peuvent être que matérielles. La peur du vide, par exemple. Pour les gens claustrophobes, par exemple, la créature s'arrangera pour prendre la forme de quelque chose qui est susceptible de provoquer la claustrophobie. Les épouvantards peuvent prendre aussi la forme de plusieurs concepts, ayant été représentés par l'imaginaire collectif, comme par exemple la peur de la mort. Pour se débarrasser d'un épouvantard, il ne suffit pas de lancer un Riddikulus. La formule seule ne sert à rien, pour en renforcer son effet, il faut accomagner la fomule d'une idée qui puisse nous faire rire, car le rire l'emporte sur le mal. Chez les Moldus, l'Epouvantard est souvent appelé Croque-mitaine ou Père Fouettard, mais le nom de ce dernier a juste un effet dissuasif sur les enfants qui font des bêtises.

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Fridjtof Meyerovitch
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MessageSujet: Re: [Toutes les années] Premier cours, un jeu d'enfant.   Jeu 17 Juil - 20:22

Fridjtof n’avait pas autant rit depuis que Matias avait raté sa potion de coloration et était devenu violet pendant toute une semaine, trois ans plus tôt. Il avait presque l’impression qu’un troisième année lui avait lancé un Rictusempra informulé tellement il en avait mal aux côtes. Tous les muscles de son visage étaient tendus à force de rire et de grosses traces blanches apparaissaient sur ses lunettes.

Si on avait dit au jeune Poufsouffle que Poudlard pouvait devenir un tel terrain de jeu, il vous aurait cru, mais si vous aviez ajouté qu’un professeur en serait la cause, il vous aurait rit au nez. Et pourtant, le clown à l’étoile lui avait préparé le plus beau cadeau de rentré qui soit. Des indications pour semer la zizanie dans l’école toute l’année durant. Imaginez un peu, la pire peur de chaque élève dévoilé devant ses yeux puis tournée en ridicule. Depuis le Filet du Diable Rose jusqu’au détraqueur qui dansait le Saturday Night Fever, en passant par des ivrognes, un trou noir, une grenouille, des vampires, des doubles, un certain nombre de Majandra’s diverses et variées. On pouvait presque croire que le Professeur Sullivan avait fait exprès pour pouvoir lui aussi rire de la Directrice. Après tout, elle était bien moins impressionnante en costume de Bunny-Girl !

Dans le désordre ambiant, on pouvait également rajouter les dernières années et leurs sorts informulés. Il y avait celui de la bleue, la statue de glace qui s’opposait au feu follet d’une Gryffondor. Sans parler de la préfète en chef qui s’en prenait à une frêle jeune fille de première année. Tout cela était noté très studieusement pour pouvoir être étudié par la suite. Sullivan venait de donner au cadet Meyerovitch des idées de farces pour toute l’année, voir plus. Jamais Fridjtof ne pourrait assez le remercier pour cette manne inopinée. En tout cas pas en se plaçant lui-même devant la créature.

Car s’il riait de bon cœur, le jeune adolescent n’avait pas du tout envie de se retrouver devant sa plus grande peur. Quoiqu’elle soit. Fridjtof ne se connaissait pas de peur spéciale. Il était d’un naturel confiant, sur de lui et très rieur. En fait, sa plus grande peur était probablement l’épouvantard lui-même. Or un épouvantard n’avait pas de forme, il était donc compliqué de savoir comment le ridiculiser. Et puis il n’était qu’en deuxième année et ce sort lui paraissait bien compliqué pour son niveau. Il n’était pas sur du mouvement de baguettes. Il irait après Matias. Comme ça il ne prenait pas de risques.

Malheureusement, la bête dut sentir qu’il avait arrêté de rire et se sentait angoissé car elle vint se placer d’elle-même devant le garnement qui se vit, tout nu, devant toute la classe. Finalement il n’avait pas vraiment peur de la peur. Il craignait la honte et le regard des autres tout autant que son frère. La classe partit d’un grand éclat de rire devant son corps encore enfantin pour sa plus grande partie et Frid se sentit rougir jusqu’aux oreilles. Finalement, il ne trouvait pas ça drôle du tout. Ses doigts se serrèrent sur sa baguette jusqu’à ce que les jointures blanchissent. Il ne pensait pas du tout à son sort. Il ne pensait plus à rien. Le rire des autres sonnait dans son crâne comme autant de coups de poignards. Il était l’arroseur arrosé et se sentait totalement perdu.

L’humiliation dura quelques battements de cœur. Une éternité. Jusqu’à ce qu’une main silencieuse se pose sur son épaule. Matias avait finalement eut assez pitié de son frère pour sortir du coin sombre où il s’était dissimulé. La vue de la tapette redonna courage au garçon qui se concentra soudain sur une image de lui en tapette à mouche géante. Il agita la baguette comme indiquée et lança le sort.


« Riddikulus »

rien ne se passa et les rires redoublèrent. L’épouvantard bien que se nourrissant de la peur de sa victime semblait assez décontenancé par les rires de l’assistance. Difficile pour la bestiole de penser que le rire pouvait faire peur à d’autres que lui. Voyant qu’il n’était pas obligé de faire ce truc pour gagner la partie, Fridjtof décida de tomber dans l’excès inverse et de se servir du rire des autres pour gagner. Il suffisait d’être intelligent et de se dire que la personne à poil n’était pas lui.

Il sortit donc une de ses mini bombes à eau et la lança sur son image. Puis il en sortit une autre, de peinture cette fois et se colora lui-même de mille couleurs. Son portrait protestait, ridicule, en se frottant tout le corps ce qui ne faisait qu’étaler la mixture. Les rires étaient de plus en plus forts et grandirent jusqu’à ce que l’animal batte en retraite. Frid salua alors son public et retourna à sa place, sans oublier de voler l’écharpe de son frère pour l’obliger à se montrer un peu.


Citation :
Les épouvantards sont des bêtes qui aiment faire peur mais sont elle-même victimes de ce fléau. Je me demande d’ailleurs si elles peuvent se nourrir de leur propre peur. Vous en pensez quoi ?
Ce sont des trucs qui prennent l’apparence de ce qui vous effraie le plus pour vous rendre de mauvais poil. Le souci c’est qu’elles sont sensibles au rire. C’est donc le rire et pas le sort qui marche.

Quand aux deux autres questions, le professeur ne l’avait pas dit et il n’avait pas science infuse. Il ignorait comment y répondre et préférait ne rien mettre plutôt que de se lancer dans des extrapolations hasardeuses. Il avait été assez ridiculisé pour la journée…voire le semestre.
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Rebecca Stuart
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MessageSujet: Re: [Toutes les années] Premier cours, un jeu d'enfant.   Ven 18 Juil - 11:47

Les rôles avaient été inversés aujourd'hui. Ce n'était pas Evangeline qui n'avait pas envie de se lever, mais bel et bien Rebecca. A croire que son péché Capital principal était la paresse... Ah moins que ce ne soit la colère. Dans tous les cas, la prochaine fois qu'elle retournerait à la maison, elle avait intérêt à aller se faire confesser, parce que là, vraiment, la terre ne tournait plus rond. Enfin bref... Toujours est-il que notre chère Serdaigle, saisie d'un tendre élan de paresse profonde, paressait justement sous ses couvertures encore chaudes, dans son matelas encore moelleux. Parce qu'elle savait très bien que si elle quittait son lit... Les draps seraient changés. Ils seraient froids et perdraient cette excellente chaleur humaine. Et, Rebecca devrait tout recommencer. Evangeline lui parlait tout comme Fanny. Elle était presque totalement enfouie sous sa couverture et seule sa tête dépassait... Et encore, le nez disparaissait de temps à autre sous la couverture molletonnée. Elle faisait la tête et râlait, pestant contre les cours super intéressant qu'il y aurait aujourd'hui... Notez bien sûr qu'il ne s'agit là que d'ironie. Elle allait repartir sous ses couvertures quand il fut décrété qu'elle devait se lever. Alors qu'elle commençait à râler, comme à son habitude, elle se prit un oreiller sur la tête, de la part de Fanny, qui déguerpit bien rapidement, laissant ainsi le loisir à Rebecca de se préparer. Cela lui rappela d'ailleurs ce magnifique réveil d'il y a quelques jours, qui avait réduis les oreillers en miette... Ou plutôt en plume. Ces pauvres elfes de maisons avaient sûrement eu fort à faire avec leur chambre, qui ressemblait plus à Hiroshima qu'à une chambre d'ailleurs. Mais, de toute façon, il fallait bien s'amuser un peu, parce que sinon, la vie serait mortellement ennuyeuse... Surtout quand on était à Poudlard, avec des supers professeurs et un ange en directrice... Toujours de l'ironie, bien sûr. Maugréant, râlant, Rebecca se leva et s'étira, puis elle se dirigea dans la salle de bain, afin de se préparer.

La douche qu'elle prenait tous les matins était une douce d'eau froide. Ça la réveillait, mais en plus, ça la calmait... Avant bien sûr que quelqu'un ne revienne mettre les pieds sur ses plates-bandes et ne l'énerve de nouveau. La belle Serdaigle descendit d'un pas presque guilleret dans la salle commune pour y rejoindre ses amies. Les deux autres Serdaigles l'attendaient, tout en discutant entre elles. Rebecca prit la conversation sur le tas et, c'est dans une conversation un peu animée que les trois jeunes filles descendirent dans la Grande Salle. Une fois arrivée dans cette salle, où régnait une atmosphère de pure joie et un peu désordonnée, Rebecca vit que Fanny se raidissait. Mais, elle ne fit aucune remarque. Elle se contenta de prendre son amie par le bras pour l'emmener manger. Elle savait très bien que la Warren se contentait de ses trois amies actuelles. Elle avait même eu du mal à parler avec Ulrich... Comme dit, c'était l'exception qui confirmait la règle. A plus d'une reprise, Rebecca voire même Evangeline, avait tenté de faire en sorte que Fanny se socialise avec d'autres filles, mais, à chaque fois, les deux jeunes femmes s'étaient heurtées à un mur de refus et de dénégation. Tant pis, avait alors rétorqué un jour Rebecca, je pense qu'elle se suffit avec nous. Nous n'avons pas à la forcer. Depuis ce jour, ni la Taylor ni la Stuart n'avait cherché à la forcer à faire quoi que ce soit qui soit contre son gré. Rebecca s'asseye et se mit à manger, quand elle nota - enfin - qu'Evangeline mangeait seul. Elle n'ouvrit pas la bouche car elle savait très que Fanny avait d'ores et déjà interrogée son amie du regard... Qui d'ailleurs ne tarda pas à lui répondre. Rebecca continua à manger, comme si l'absence d'Ulrich lui faisait autant d'effet qu'une piqûre de moustique. Ca dérange sur le coup et après, on s'en foutait. Pourquoi cette réaction face au jeune homme ? Après tout, c'était de sa faute s'ils étaient collés par Salsifi A Eviter.

Maintenant, elle réfléchirait à deux fois avant de faire le bordel dans le cours de Falsifi. Mais, cela ne la dérangerait pas pour le refaire. Car, Rebecca était une provocatrice née et en plus, elle avait été profondément humiliée pendant le cours et en plus, cela risquait de continuer avec la colle. Alors oui, elle lui en voulait. Et d'ailleurs, elle ne lui adressait plus ni la parole ni même un regard. Mais, par respect pour Evangeline, quand il était là, elle se contentait de regarder ailleurs, envoyant ses mauvaises ondes sur le premier individu qui passait. Et en plus, jamais elle n'avait autant fait son travail de préfète que ces derniers jours. Elle avait noté à quel point les élèves pouvaient être malpoli et rebelle... Cela lui allait bien de donner des leçons alors que, par moment, elle ne valait pas mieux. Mais, franchement, c'était sa dernière année à Poudlard, et elle se contrefichait de savoir si, oui ou non, elle allait laisser une bonne image d'elle. De toute façon, c'était décidé. Quand elle serait plus grande, elle déménagerait en Australie. L'école de Magie était bonne... Pas aussi excellente que Poudlard mais au moins, elle était bien cotée. Et en plus, là-bas, il n'y aurait pas de Directrice sadique pour martyriser ses enfants. C'est donc avec cette idée en tête que Rebecca se rendit au Cours de Défense Contre les Forces du Mal. Elle aimait bien le professeur, et il s'agissait sûrement du seul prof qu'elle n'emmerderait pas en cours... MacAyr faisait partie de sa ligne de mire, mais d'abord, elle voulait tester l'homme pour savoir s'il était aussi horrible que Falsifi. Mais, à première vue, ce n'était guère le cas.

Après être rentrée en cours, la jeune fille posa ses affaires près de sa table et écouta avec attention le prof. Quand elle entendit le sujet du cours, elle pâlit dangereusement. Un Epouvantard. Oh que oui... Rebecca était parfaitement consciente de sa plus grande peur et franchement, elle redoutait le moment où elle passerait devant l'Epouvantard. Elle observa avec attention le Filet du Diable rose, un Ulrich sadique, un Raspoutine transformé en Travolta - oui oui, Rebecca étant née sang-mêlée, elle savait très bien qui était ce petit personnage [enfin, petit, c'était une façon de parler] -. De toute façon, tous les sorciers présents dans la salle, qui n'avait jamais eu un contact avec le monde moldu, croyait qu'il s'agissait d'un détraqueur. Il y avait un peu de ça, mais, pour Rebecca, c'était bien l'horrible Raspoutine du Dessin Animé Anastasia. Combien de fois l'avait-elle regardé ? Elle ne les comptait plus... Elle arrêta de regarder les Epouvantards et se concentra sur ce qui allait tomber à coup sûr sur elle. C'est alors que cette horrible bestiole se tourna vers elle. Tournoyant sur elle-même, elle s'immobilisa alors sur... Une réplique de Rebecca. Non, ce n'était pas comme Ulrich... C'était, pour Rebecca, bien pire... Car dès lors, du sang se mit à couler le long du corps de son "double"... Du sang qui sortait de partout... Oreilles, nez, yeux... De la tête, les mains... Rien n'était épargné. Le sang ne faisait rien d'autre que son horrible trajet sur la peau de nacre de la jeune fille, teintant le sol en rouge. Rebecca pâlit dangereusement et se retrouva tétaniser. Oui... Rebecca Stuart avait peur du Sang et ce depuis qu'elle avait assisté à un accident mortel. Elle savait en fait que ce qu'elle avait en face d'elle n'était rien d'autre que la répétition de cette accident. Elle ne se souvenait plus du visage de la femme qui était morte... Mais, elle se souvenait toujours de ce sang... Des litres qui, en cet instant, s'écoulaient encore et encore, sans savoir ne jamais s'arrêter. D'une main tremblante, Rebecca sortit sa baguette... Comment vaincre sa plus grand phobie qui était celle du sang ?

Après quelques instants de réflexion, elle inspira profondément et leva sa baguette en disant, d'une voix peu assurée :


"Riddikulus !"

Il ne se passa rien, pendant un moment, et Rebecca crut que le sortilège n'avait pas marché... Bien au contraire... Des bandes sortirent de nul part et enroulèrent le corps ensanglantés comme une momie... Mais de telles manière que même les jambes furent collées l'une contre l'autre. Le corps vacilla un moment et tomba à la renverse. La classe rigola... Peut-être pour se moquer de Rebecca... L'épouvantard se remit à tournoyer, cherchant sa nouvelle victime, pendant que Rebecca tourna les talons. Franchement, elle n'avait pas trouvé ça marrant du tout. Il en fallait peu pour que ces imbéciles rigolent. Elle réfléchit à un sortilège informulé et se contenta d'un simple "Avis". De magnifiques rossignols sortirent de sa baguette, voletant un peu partout dans la salle de classe, avant de partir par la fenêtre laissée ouverte. Elle se mit sur sa table et commença à rédiger.

Citation :
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Un Epouvantard est une créature de l'ombre qui aime se métamorphoser. De par le nom, on comprend alors que sa spécialité est l'épouvante. Par déduction, il est facile de comprendre qu'en fait, l'Epouvantard prend la forme de la plus grande peur d'une personne. Il est parfois très difficile de trouver une parade à un Epouvantard. Il existe néanmoin sune formule - le Riddikulus - qui, accompagné d'une pensée qui donnera une forme stupide à cette créature et d'un bon fou rire bien franc, affaiblira et repoussera cette créature.

L'Epouvantard aime les endroits sombres, tels que les caves ou les placards... Il a souvent donné, dans le monde des moldus, naissance aux célèbres légendes des monstres du placard, du dessous de lit ou encore de ce fameux croque-mitaine, qui élirait résidence dans les cave.

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Anwen Deryn Stark
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MessageSujet: Re: [Toutes les années] Premier cours, un jeu d'enfant.   Sam 19 Juil - 11:17

Anwen s’était longuement préparée, mentalement du moins, au cours de Défense contre les Forces du Mal. Elle avait même affronté un truc qui ressemblait à une araignée croisée avec un scarabée dans la cour. C’était un truc horrible plein de pattes, et elle s’était entraînée à ne pas crier et à affronter courageusement la bestiole. Finalement, rien de bien concluant étant donné que la ‘chose’ s’était enfuie avant même que la petite tente quoi que ce soit contre elle. Elle était prête à affronter n’importe quelle créature maintenant. Alors qu’elle se dirigeait vers la classe, son sac en bandoulière, son uniforme mal ajusté, ses petits poings serrés, elle repassa en revue ce qu’elle savait de toutes les créatures dont sa mère lui avait parlé. Acromantula, Occamy, Erkling, Loup-garou, Runespoor…À coup sûr, ils auraient à faire à une horrible bestiole grimaçant, toutes griffes dehors. Une chose qui l’effraierait sans pitié.

Cependant, lorsqu’elle entra en tremblant avec le reste des élèves, elle fut impressionnée par le nombre de personnes qui s’entassaient dans cette classe. Heureusement, elle n’était pas la seule petite chose parmi les grands et elle se réfugia entre quelques-uns de ses camarades Gryffondor en cherchant inconsciemment du regard la grande Callista, qu’elle avait déjà rencontré deux fois et qu’elle commençait à apprécier. C’était une septième année, elle, et elle pourrait peut-être l’aider si jamais la créature voulait la tuer. D’ailleurs, que verraient-ils aujourd’hui ? Anwen leva la main et ouvrit la bouche dans l’intention de poser sa question, mais remarqua alors…que l’enseignant dormait. Il se tenait là, profondément endormi, et la petite Stark afficha un magnifique sourire à cette vue. Ce professeur-là était son favori, c’était décidé. Elle se rappelait l’avoir vu dans leur wagon, avec son drôle de chat, et ça avait été le moment le plus amusant de son voyage. Même s’il n’était resté que quelques instants. Maintenant, elle aurait l’occasion de le côtoyer toute l’année dans ce cours !

Dix minutes plus tard, l’enseignant ouvrit enfin les yeux et jeta un coup d’œil à sa montre avant de lancer : « Personne n'a apparemment pensé à me réveiller ? Ce n'est pas Archimède qui vous aidera à survivre, vous savez ? » Le sourire que la fillette s’élargit alors qu’elle suivait le chapeau des yeux. C’était un chapeau comme celui-là qu’elle porterait plus tard ! Un grand chapeau ! Parce que si elle portait un grand chapeau tout de suite…elle risquait de s’y perdre, avec sa petite tête rousse. Juste le Choixpeau l’avait plongé dans un abîme noir dont elle avait cru ne jamais sortir : les grands chapeaux, pas avant d’avoir la grande taille pour aller avec ! La petite observa d’un œil mauvais l’armoire qui s’agitait. C’était un Loup-garou, pour sûr. Elle en toucha d’ailleurs un mot à sa voisine :


« Y’a sûrement un lycanthrope caché là-dedans, ma mère m’a dit que c’était féroce, un loup-garou. »

Mais quelle ne fut pas sa surprise lorsque l’enseignant leur présenta…un Épouvantard. Sa mère lui avait déjà parlé de cette chose. En fait, cette discussion avait eu lieu lorsque la fillette était tombée face à face à une goule dans une chambre vide à l’étage. La créature s’était agitée en balançant vers elle un petit morceau de bois et une vieille page de livre tachée. Plus effrayée par son aspect que son attaque, Anwen s’était mise à hurler et Klarissa, paniquée, était entrée. Aussitôt, un sourire avait éclairé son visage et elle avait lentement levé sa baguette pour chasser la goule. La femme s’était ensuite assise avec sa fille pour lui parler des créatures magiques qui se trouvaient parfois dans les maisons, surtout dans les endroits sombres. Néanmoins, l’Épouvantard restait une bestiole effrayante. D’ailleurs, alors qu’il s’attaquait aux autres, la jeune Stark se mit à trembler. Son petit cœur se mit à battre plus fort et elle observa avec attention ce que faisaient les autres, pour être certaine de bien s’en sortir lorsque son tour viendrait. Et il vînt plus vite qu’elle ne le crut. Elle se posta devant la créature qui avait terminé d’effrayer une partie de ses aînés et crispa ses doigts sur le manche de sa baguette.

« Allez, bestiole, j’ai 23,5 centimètres de bois de prunellier entre les mains et je n’hésiterai pas à m’en servir. », déclara la petite avec un air déterminé, comme une super-héroïne sur le point d’entamer un combat avec le vraiment très vilain de l’histoire. Elle adressa un bref regard au Professeur Sullivan, espérant peut-être y trouver encore plus de courage, alors que l’Épouvantard adoptait sa forme définitive pour l’affrontement. Anwen reconnut aussitôt cette chevelure, ces grands yeux larmoyants, cette robe qu’elle adorait et ces sanglots…ces sanglots qui résonnaient dans son crâne sans arrêt. Sa mère, Klarissa, était agenouillée au sol, en larmes, gémissant comme si la fin du monde était sur le point d’arrivée. La petite fille tendit sa main libre vers la silhouette, derrière qui s’éleva une ombre indistincte qui posa sa baguette sur la gorge de sa mère.

« Ma…maman… », bégaya tout bas Deryn, retenant ses larmes. Un sentiment effroyable l’envahit alors qu’elle tremblait de tout son corps. Elle s’était attendue à avoir peur bien entendu. Mais elle n’avait certainement pas prévu que sa mère serait tuée sous ses yeux. La femme ne bougeait pas et continuait de pleurer, la baguette de l’inconnu posée contre sa peau pâle. Il n’y avait rien qui pouvait faire rire la petite Gryffondor à ce moment, c’était trop terrifiant; elle resta donc figée, sa baguette à demi pointée sur l’Épouvantard. Elle n’arrivait pas à se mettre en tête que cette mise en scène n’était que le fruit de son imagination. Ses lèvres s’entrouvrirent pour prononcer la formule, mais elle ne se rappelait déjà plus du mot. Son bras tendu vers sa mère retomba mollement et elle se mordit la lèvre inférieure, ce qui causa l’effet contraire : au lieu de retenir ses larmes, elles se mirent à couler.

« Assez… », chuchota la petite Stark en ramenant contre elle ses bras, sans lâcher sa baguette. Elle sanglota quelques instants avant qu’une main se pose sur son épaule. Elle ignorait à qui elle appartenait, mais ce geste réussit à lui donner l’énergie qu’il fallait pour finir l’exercice. L’heure du thé. Elle pointa sa baguette d’une main tremblante.

« Riddu…Ridduki…Riddiki…Ri- » Elle prit une grande inspiration. « Riddikulus ! »

Sa mère se releva, vêtue soudainement d’une robe de poupée, et l’ombre sans visage se retrouva affublé comme le Chapelier Fou. Les deux individus sortirent de nulle part deux tasses qu’ils remplirent avec une théière venue du néant elle aussi. Mais alors que l’ombre s’apprêtait à boire, la fameuse souris endormie d’Alice au Pays des merveilles sortit de sous son chapeau et tomba droit dans sa tasse en chantant. Sa comptine se termina en concert de bulles dans le thé. La fillette, les joues barbouillées de larmes, laissa échapper un petit rire timide, mais ses yeux scintillaient d’une lueur amusée qui sembla persuader l’Épouvantard qu’il n’y avait plus rien à faire. Au revoir, Monsieur le Monstre. Sans hésiter, la petite retourna avec les autres pour écrire sa dissertation.

Citation :
Anwen Deryn Stark
Première année, GRYFFONDOR

L’Épouvantard

Les Épouvantards sont des créatures épouvantables, sans le moindre jeu de mots hein. Je pourrais dire qu’en matière de peur, ce sont les pires. Parce que même si les Loups-garous sont féroces, même si les Goules sont laides, même si les Acromantula mangent des humains, les Épouvantards, eux, peuvent adopter la forme de notre plus grande peur, quelle qu’elle soit. Et c’est parce qu’ils ont cette capacité qu’ils sont vraiment effrayants. A priori, ils ne peuvent pas être dangereux, mis à part que j’ai bien cru que j’allais mourir d’une crise de ta taki taky tachi tachy …le truc qui fait que mon cœur s’est mis à danser une samba endiablée.

Le problème avec l’Épouvantard, c’est que pour s’en débarrasser il faut rire, mais quand on a peur, ce n’est pas facile de rigoler. Même que souvent, la peur n’est pas juste effrayante, elle me fait aussi pleurer parce que je déteste avoir peur. Alors devant un Épouvantard, je sens qu’il va me falloir beaucoup de pratique avant d’arriver à me défendre pour vrai. La formule « Riddu Riddiki Riddikulus » est plutôt simple, une fois qu’on la connaît, parce qu’il m’a semblé que j’étais soudainement capable de penser à quelque chose d’amusant une fois la formule lancée. Par contre, je n’ai aucune idée du nom utilisé chez les moldus…

Alors qu’elle finissait d’écrire, une lumière vive vînt éclairer son travail et Anwen sursauta légèrement lorsqu’un petit lutin de feu se posa sur son épaule. À la fois perplexe et émerveillée, la fillette adressa un sourire timide à la délicate créature puis chercha des yeux qui était à l’origine de cette petite chose si mignonne. Quelqu’un la voyait-elle ou était-elle la seule à pouvoir apercevoir ce petit feu follet ? Qui sait…Peut-être était-ce une étrange réincarnation de quelqu’un qui comptait beaucoup pour elle…Son père par exemple ?

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Saoirse Callaghan
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MessageSujet: Re: [Toutes les années] Premier cours, un jeu d'enfant.   Mer 23 Juil - 18:00

Poudlard était un lieu plein de mystères, de force et d'agitation. D'un coté la petite Saoirse trouvait ca merveilleux. Elle était dans la maison des plus calmes et tout le monde s'occupait un peu de tout le monde, chacun à son niveau. C'était également assez effrayant mais on faisait avec. Bien que sa famille lui manque beaucoup, (surtout Gawain), Saoirse avait fait attention à ne pas trop être dans les pattes de Mona pour ne pas l'ennuyer. Elle prenait bien soin de sourire toujours, rejetant ses fins cheveux bruns en arrière. Elle était toujours aussi poupée mais elle se promettait bien de ne pas être en porcelaine. Et pour le moment, cela fonctionnait pas mal.

Aussi, bien que l'annonce d'un cours commun à TOUTES les années ait fait sourire la gamine jusqu'aux oreilles, Saoirse ne chercha pas à se rendre en cours avec sa soeur et suivit sa propre maison jusqu'à l'entrée de la salle. Elle se souvenait du professeur de Defense Contres les Forces du Mal et de sa boite qui mordait. Il était étrange mais plutôt sympathique. Et comme tout ce qui l'entourait depuis quelques semaines était étrange à sa manière, elle se concentrait sur le sympathique. Apres tout, Mona disait bien qu'il fallait toujours attendre avant de juger les gens en négatif mais retenir le plus de points positifs possible. Parce que personne n'était parfait.
Les maisons comme les années se mélangeaient alors qu'ils approchaient de la salle de cours. Les grands bavardaient entre eux, les plus jeunes par contre n'avaient pas encore eu le temps de faire connaissance et se regroupaient, un peu au hasard, le visage pâle. C'est ainsi que Saoirse se retrouva a coté d'une rousse de gryffondor qui avait l'air concentrée et les points serrées. Elle ne se rappelait plus de son nom mais se souvenait de la cérémonie de répartition lorsquelle avait répondu à Majandra. Elle se dit alors que si une premiere année pouvait la protéger, et bien c'était celle là. Et puisque Mona n'était pas encore visible (surement avec Logan, fallait pas les déranger), elle la suivit. Comme sa camarade, elle cherchait une grande des yeux. Une qui était préfète aussi mais des jaunes et elle avait les cheveux blonds. Mais dans la foule, Mona était introuvable. Patiemment et sans bruits, Saoirse attendit le début du cours. Elle était presque sure que le professeur ne dormait pas. Non, il faisait surement semblant. Pour les tester. D'ailleurs, la phrase qu'il dit en se "réveillant" le confirma. Ah. Pas parce qu'elle était petite qu'elle était idiote, non mais.

Le cours commença alors pour de bon et le Professeur Sullivan montra une armoire qui bougeait, arrachant un petit cri aigu de la bouche de Saoirse. Le premier d'une longue série. Son coeur se mit à battre la chamade jusqu'à ce que la petite rousse se penche vers elle pour confier qu'elle pensait que c'était un loup garou. Cela calma la sang-mêlé qui se rappelait bien des histoires de Mona.


« Ben non, fait jour et la pleine lune c'est dans trois jours. Tu crois qu'on peut forcer un loup garou a rester loup le jour ? »

Saoirse jeta un coup d'oeil inquiet vers l'armoire. Et si Anwen avait raison finalement ? Mais l'angoisse ne dura guere. Le professeur annonça un Epouvantard. Rien que le nom de la bestiole fit frémir la gamine mais curieusement, ce ne fut pas l'ennemi qui causa le plus de problèmes à Saoirse. L'épouvantard fut donc laché sans autre forme de proces et commença ses transformations. Malheureusement, ce 'nétait pas le seul exercice. Et avant qu'elle puisse comprendre ce qui lui arrivait, un sort frappa Saoirse en plein sur la hanche. Elle se retrouva alors soulevée dans les airs sans aucune raison, incapable de bouger correctement. Le cri suraigu qu'elle poussa ne changea rien, pas plus que les larmes de panique et ... et puis rien, elle retomba, un peu durement sur le sol, sans qu'elle puisse deviner ce qui s'était passé. La serdaigle venait d'avoir la pire peur de sa vie et l'épouvantard n'y était pour rien. Fragilisée par l'épreuve, la petite fille se mit dans un coin pour tenter de reprendre ses esprits. Elle avait terriblement envie de voir Mona mais se retint. Pas ennuyer sa soeur. Elle avait été leur mère à tous. Elle avait bien le droit d'être une adolescente. Et puis d'abord elle n'était pas fragile elle. Pas une poupée. Il allait voir le monstre.

Saoirse était dans les dernieres mais elle s'avança bravement devant l'épouvantard qui prit la forme de Mona qui lui révélait qu'en fait, elle n'était pas de la famille, que ce qu'avaient dit les gens au mariage était vrai et que maintenant elle était assez grande pour la comprendre. C'est pourquoi elle devait la laisser tranquille parce qu'elle en avait assez de s'occuper d'une...


"NON ! C'EST PAS VRAI !"

Saoirse avait crié à nouveau, de peur, d'angoisse, de dénit surtout. Elle avait toujours sa baguette à la main mais son bras ne lui obeissait plus. Un étrange bourdonnement envahissait ses oreilles et les paroles de cette parodie de sa soeur tournaient dans tous les sens. Elle n'avait pourtant pas l'air menaçante. Pleine de pitié mais de fermeté aussi. Mona quoi.

"C'EST PAS VRAI, PAS VRAi, PAS vrai, pas vrai..."

Puis plus rien. Les nerfs de la gamine, déjà bien mis à mal par la plaisanterie d'Evangeline lachèrent et ce fut le trou noir. Elle s'était évanouie.
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Wilfried I. E. Wellington
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MessageSujet: Re: [Toutes les années] Premier cours, un jeu d'enfant.   Mer 13 Aoû - 19:28

Laissez moi rire. Wilfried Ilian Eliott Wellington en cours de potions? aha, la bonne blague. Tout aussi incroyable que cela était, cela se révéla vrai, tristement vrai. Wilfried avait encore une fois fait des siennes. Il en est toujours ainsi quand on est un maladroit né dans un cours où la précision était un élément fondamental de la réussite. Pourtant, de la précision, Will n'en manquait pas, mais c'était juste...qu'il était incroyablement malchanceux dans son genre, on pourrait même dire qu'il avait la poisse. Etonnant, non? *sigh* Bref, Will était sorti de la classe avec le sentiment d'un échec cuisant et, avec, en prime, la certitude d'avoir un magnifique T. T comme TP, T comme T'as tout foiré. M'enfin. C'était comme ça, so why do you worry? Parce que, diable, il y avait les ASPIC en fin d'année, et il en avait besoin si il espérait, un de ces quatre, figurer parmi les Aurors. Ainsi, il n'avait pas intérêt à déconner, sinon tout son beau rêve sera réduit à néant. Il songeait sérieusement à s'inscrire en spécialité potions, si il y avait encore de la place. Mais ce n'était pas une si bonne idée que ça, finalement. Peut être que la prof s'arrangerait pour faire des trucs méga-compliqués et méga casse-gueule. Ah. Ce ne sont pas les potions dont il s'agit? Oh, c'est vrai. Les potions étaient révolues pour aujourd'hui, maintenant, c'était Défense Contre Les Forces du Mal. Une matière que Wilfried adorait, non seulement parce que c'est la matière fondamentale pour son avenir, mais en plus parce qu'il trouvait les cours de DCFM tueurs d'ennui. Or, il détestait s'ennuyer, comme tout le monde en fait. Et s'activer un peu ne lui fera pas trop de mal.

Ce fut avec le feu aux jours -due à la honte qu'il venait de s'essuyer en cours de potions, et à la rage qu'il nourrissait à l'idée de s'être monumentalement vautré- qu'il s'assit dans les rangs du fond, parmi les branleurs et ceux qui dormaient en cours. Non qu'il fasse partie de ceux là, mais il était isolé pour mettre en place son plan B, lequel comportait une série de plans de meurtres parfaits, pouvant s'impliquer à n'importe quel professeur acariâtre de l'académie de magie. La prof de potions en tête de liste. Quoique...Toute son énergie belliqueuse disparut quand il vit les élèves, s'entasser dans la classe. Oh, bien sûr, la répartition des élèves dans la classe dénotait la même répartition des élèves dans les couloirs, il y avait là les mêmes clans, les mêmes réunions. Les mêmes personnes isolées. Will vit Melody dans un coin de la salle, avec ses amis de Serpentard. La Wellington semblait perdue dans ses pensées. Mais elle finit par détourner le regard vers lui. Sûrement parce qu'elle avait eu la sensation qu'on avait lorsqu'on se sentait observé. Elle avait soutenu son regard un moment. Will esquissa un sourire moqueur. Melody roula des yeux, puis elle partit dans une grande conversation avec une de ses amies; une blonde à l'air stupide. Le professeur Sullivan entra. Lança une blague à propos d'un certain Archimède -sûrement le Fléreur dont le prof était toujours flanqué-. Will esquissa un léger air blasé. Déjà, il regardait avec avidité autour de la classe, pour savoir ce qu'ils allaient devoir affronter comme créature maligne. Il regarda le professeur qui disparut derrière, et ramena...Une armoire. Will afficha un air perplexe. Il déchanta bien vite quand il vit que la boîte se tortillait, en proie à de trop nombreuses convulsions. Il vit un air effaré se peindre sur le visage de quelques élèves. Partageaient-ils son intuition?

Ses doutes se confirmèrent quand Will entendit le professeur les sommer de dire bonjour à...Un épouvantard. Par Merlin! Will, angoissé, se demanda quelle forme il prendrait cette fois. En troisième année, l'épouvantard avait pris la forme d'Orianne. Qui le fixait, l'air menaçant, avec cet air qu'il détestait tant, et qui avait le pouvoir de le ratatiner sur place. En quatrième année, la salle avait été plongée dans un noir total, l'Epouvantard avait pris la forme d'un Détraqueur et avait absorbé toutes les lueurs possibles. En cinquième année, lors de l'épreuve pratique aux BUSE, en DCFM, Will avait eu affaire à un essaim d'abeilles. Curieuse peur que celle de se retrouver confronté à ces insectes, mais chez Will, la moindre piqûre pouvait causer de nombreux dégâts, plus ou moins mortels. Il vit tour à tour un filet du diable, un Von Einhauer face à lui même -c'est vrai qu'un type comme ça ça fout la trouille *sigh*- le Néant, une femme en robe de mariée, un psychopathe, la Mort, un personnage de dessin animé, l'humiliation, le sang -Will avait évité de regarder le carnage-, une mère, et d'autres choses. Vint au tour de Melody. Sa soeur eut à affronter...lui. Will.Qui répliquait habilement à chacun de ses sortilèges. Il allait prononcer "Avada Kedavra" quand il se retrouva transformé en cire, fondant au soleil. Un première année, se précipitant pour secourir son double -alors que le vrai était dans le fond de la classe, sonné par ce qu'il avait vu-, s'était étalé dans la cire fondue. Grand éclat de rire de Melody, l'épouvantard s'éloigna. Ainsi, Melody avait peur de ce qu'il pourrait devenir si il était Auror. Il craignait qu'il ne la tue...Bon dieu, Melo, qu'est ce qui te prend d'avoir des pensées pareilles? Will ne serait jamais capable de...tuer. surtout pas sa soeur. Il n'eut pas le temps de gamberger davantage, l'Epouvantard se rapprocha bientôt de lui, changeant de morphologie.

Will ne cilla pas. Il savait qu'il serait confronté à des abeilles, ou un truc du genre. Mais la surprise le cloua sur place. L'épouvantard avait pris la forme d'une horloge géante, avec des aiguilles qui tournaient à toute allure, le rapprochant inexorablement de l'Echéance. Voilà de qui avait peur Will. Du temps. Celui qui passait, et qui risquait de lui filer entre les doigts sans qu'il puisse le retenir. L'épouvantard avait matérialisé sa pire crainte. De ne pas avoir le temps. Will resta interdit devant cette pendule débridée. Il songea à un moyen de l'arrêter. Il leva sa baguette, étrangement lucide, puis il murmura d'une voix légèrement rauque:


RIDDIKULUS!

La pendule accusa le coup. Ses aiguilles se détachèrent, alors qu'un concert assourdissant de "ding-dong" retentissait dans la pièce close. Sitôt, l'horloge du Temps devint incandescente, et une myriade d'étincelles se mirent à voleter dans la salle, dans autant de sifflements, comme une centaine de fusées, qui éclatèrent en une série d'étincelles multicolores. Certaines d'entre elles rebondissaient sur les murs, sur les carreaux, sur les tables. Il parvint à enflammer un tas de parchemin. super...Il n'y avait que lui pour provoquer un incendie en affrontant un épouvantard. Mais.Ca lui donna une idée. Il leva sa baguette magique, puis il pensa à un simple "Aguamenti" pour éteindre le feu. Les feuilles de parchemin suintèrent, alors qu'un nuage de fumée s'éleva. il n'était pas forcé de faire dans le spectaculaire. La sobriété lui convenait tout autant. En lâchant un profond soupir, il regagna sa place. Il attrapa une feuille de parchemin vierge, et il se mit à écrire, de son écriture désordonnée, de son écriture de gaucher.

Citation :

Wilfried Ilian Eliott Wellington
Septième Année
Serdaigle

Les Epouvantards sont des créatures relativement inoffensives, si on fait abstraction du fait qu'elles sont capables de prendre l'aspect de nos pires cauchemars. En lui même, l'épouvantard n'est pas dangereux, ce n'est, après tout, qu'une forme indistincte, une espèce de fumerole noire, qui se cache en permanence. Nul ne sait à quoi ressemble exactement un épouvantard quand il n'est pas dans une forme effrayante. C'est pourquoi on peut juste déduire la présence d'un épouvantard dans un lieu, sans pour autant l'identifier en tant que tel, sauf bien sûr, si on se retrouve confrontés à lui. Ce qui fait de l'épouvantard une créature maléfique, c'est qu'elle peut prendre l'aspect de n'importe quelle chose, du moment que ladite chose transisse d'effroi celui qui la regarde. Les épouvantards sont vicieux, ils se nourrissent de la peur des gens, des disputes dans les foyers. Ressentir la terreur ne fait que d'augmenter leur force.
Les qualités polymorphes des épouvantards sont épatantes, et je me demande comment cela est-ce possible, de revêtir l'aspect exact de quelque chose, de le reproduire à l'identique. Un artiste n'arrivera jamais à copier l'oeuvre d'un autre, même si les faux ont l'air plus vrais que nature. Mais les Epouvantards, eux, en sont capables. Ils sont capables de reproduire le froid du métal, l'oppression qui est souvent à l'origine de la claustrophobie, ou encore, le bourdonnement intempestif de ces saletés d'abeilles dès que l'épouvantard se transforme en essaim de ces horribles monstrioles. Mêmes leurs piqûres font les mêmes effets que celles des vraies -j'ai testé lors de l'épreuve pratique des BUSE-.
Cependant, ils ne peuvent pas prendre l'aspect d'une peur "irationnelle", comme le temps qui passe, ou la peur du vide. Dans ces cas là, la créature tentera au maximum de s'en rapprocher. Par exemple, pour illustrer ma peur du temps qui passe, l'épouvantard s'est transformé en une gigantesque pendule, dont les aiguilles se sont mises à tourner à une vitesse folle. Pour les claustrophobes, l'épouvantard tentera autant que possible de reproduire les sensations procurées par l'impression d'étouffement. Dès lors, en présence de son épouvantard, le sujet prendra peur, à différents degrés. Cela peut aller du tremblement complusif à l'évanouissement, en passant par la tétanie. Malgré ces aspects négatifs, un épouvantard est capable de nous faire prendre conscience de certaines choses, bien que c'est un peu déloyal de montrer ça devant une classe, car les autres le savent, forcément. Mais qu'importe.
Pour combattre un épouvantard, il suffit de prononcer un Riddikulus. Mais la formule magique en elle même n'est pas l'arme absolue, elle ne fait que de servir d'amuse-gueule pour précéder la "vraie" arme. Le Riddikulus n'est qu'une aide, un appui. Il transformera notre pire cauchemar en quelque chose de drôle ou de nettement moins effrayant. C'est alors à nous d'en rire, car c'est le rire qui éloigne le mal. Si on rit devant un épouvantard, ce dernier se lassera vite et ira voir ailleurs. Si jamais la créature prend l'aspect d'un détraqueur ou d'autres créatures, il suffira de prendre les mesures nécessaires pour pouvoir les affronter.
Les enfants Moldus ont souvent croisé des épouvantards, même si ils ne les connaissent pas en tant que tels. Chez eux, il s'agit plus d'un croque-mitaine ou du monstre sous le lit. Mais il s'agit aussi d'une histoire inventée par les parents pour faire peur aux enfants. En ce qui concerne le monstre sous le lit, il ne s'agit pas forcément d'un épouvantard, beaucoup d'enfants nourrissent cette peur, mais c'est néanmoins une bonne excuse pour ne pas aller dormir.

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MessageSujet: Re: [Toutes les années] Premier cours, un jeu d'enfant.   Dim 17 Aoû - 16:16

Le cours est clos.
Les trois absents auront à se justifier.

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