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 [Sept.] Cours n° 1 à l'usage des 5, 6 et 7ème années.

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Falsifi Avilter
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MessageSujet: [Sept.] Cours n° 1 à l'usage des 5, 6 et 7ème années.   Ven 20 Juin - 12:23

Marc avait écrit ! Un parchemin de moins d’un mètre, fraîchement arrivé ce matin. Dès les premières traces d’encre, Falsifi avait senti une immense vague de calme l’envahir. Le rassurer. Car, aussi improbable que cela puisse paraître, Poudlard le coupait du monde. Des grands espaces à parcourir, à découvrir. De toutes ses merveilles à s’approprier. Ici, la seule chose devant laquelle s’émerveiller était, à la rigueur, une brique mal taillée.

Les nouvelles étaient relativement bonnes. Les messagers envoyés par Marc dénichaient peu à peu les cibles principales. Sous la formule finale de politesse, Alexia avait griffonné un mot d’encouragement. Il en eut le cœur gonflé de gratitude. L’envie le prit dans l’immédiat de rédiger une réponse mais – à son grand dam – la cloche sonna. Première journée, seconde classe de l’après-midi. Un calvaire. Décidément, rien ne le rattachait à la vocation d’enseignant. Il détestait ça, à vrai dire. Des adolescents totalement ignares, irrespectueux, incapables de cracher une réponse efficace. La seule chose qu’ils daignaient lui accorder était un regard vide et paresseux.

Les mains dans le dos, l’œil soucieux, Falsifi remonta les marches quatre à quatre, traversa la poussière des couloirs, ouvrit la porte de la salle de cours d’un coup de pied. La fin de la journée peinait à se profiler. Chaque heure semblait s’accrocher à la précédente et tout retarder. Rageant. Il effaça le tableau à la hâte, rassembla ses notes, se tint droit et fier pour accueillir ses élèves. La plupart portaient l’orgueil sur le visage. Un sentiment qui s’abrègerait bientôt. On ne ressortait pas hautain de la classe de Falsifi. Plutôt dépité et éhonté. Plus que tout autre chose, le professeur de Sortilèges détestait l’attente. A croire que ce mauvais peuple ralentissait pour prendre place, sortir plume et parchemin, lever la tête. Un film mal déroulé.


- Bonjour à tous, dit-il d’une voix claire.

Il y avait glissé un intonation particulière, de façon à électriser les attentions.

- Ceci est votre premier cours en ma présence, et vous auriez grand intérêt à briller dès les premières secondes. J’abhorre l’échec. Encore plus la médiocrité. C’est pourquoi j’ai décidé de vous plonger dans l’épreuve le plus rapidement possible. En débutant par du solide. Du concret.

Il leva sa baguette et inscrivit au tableau : « Les colorations du feu et l’influence des sentiments sur celui-ci ». Il y beaucoup de sourcils levés et peu de lueur de compréhension. Evidemment.

- Alors ? Cette notion nouvelle est-elle familière à l’un d’entre vous ? Pourriez-vous – soyons utopique – me citer une coloration pertinente ?

Il était vain de se leurrer. Bien sûr qu’ils ne pourraient pas. Le cerveau traditionnel ne s’étendait jamais au-delà des manuels.


Dernière édition par Falsifi Avilter le Lun 23 Juin - 17:37, édité 1 fois
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Callista Lordryu
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MessageSujet: Re: [Sept.] Cours n° 1 à l'usage des 5, 6 et 7ème années.   Dim 22 Juin - 19:34

Les cours avaient malheureusement recommencés. C'est avec lassitude et surtout ennui que Callista retrouvait les mêmes discours de début d'année (cette fois le mot BUSE avait été remplacé par ASPIC mais sinon c'était grosso merdo la même bouse de dragon), les mêmes révisions déjà faites cents fois et les mêmes professeurs. Après un cours particulièrement ennuyeux sur l'influence de l'âge de l'écorce de boulot sur ses propriétés magiques, la jeune fille semblait prête à tout pour ne plus s'ennuyer. Elle en avait déjà assez de caricaturer Grahams et Dickenson, d'aider les premières années qui se perdaient dans les couloirs et de voir les couples poudlardien fêter leurs retrouvailles après les vacances. Cette école était peuplée d'imbéciles. Et le pire c'est que pour ce qu'elle en voyait, la prochaine génération risquait d'être encore pire.

Le prochain cour était celui de sortilèges, donné par un nouveau professeur nommé Avilister. Ryuko se souvenait tres bien de son discours de présentation et se dit qu'elle avait encore affaire avec un Mangemort en puissance. Pas content d'être là, n'aimant ni les enfants, ni enseigner, ni sa matière et n'ayant accepté ce job que pour se faire bien voir. Vivement que Majie se marie (on avait pas pu manquer sa bague de fiancaille), ainsi ils allaient arrêter d'avoir pour professeurs des dragueurs de première en quête d'avancement dans les ténèbres. Genre ce McAyr idiot.

Enfin, il fallait bien y aller, tenter de décrocher ce papier stupide, et commencer pour de vrai ses études de médicomage. Elle ne pouvait pas se laisser distraire par des incompétents, un garçon, des pouffes blondes ou brunes arborant l'insigne de préfet en chef. Ryuko traîna dans les couloirs et arriva devant la salle en même temps que les autres. Elle laissait le zèle aux lèches bottes et la provocation aux adolescents. En allant à Poudlard, elle s'engageait moralement a suivre les cours, ce qu'elle faisait avec exactitude. Elle tenait toujours parole. Par contre il ne fallait pas trop lui en demander.
La porte s'ouvrit et ils entrèrent dans la salle. Falsifi était là avec ses vieilles pattes et ses drôles de sourcils. Ruyko se choisit une place un peu à l'écart consciente qu'il était peu probable qu'on vienne se mettre à côté d'elle. En moins d'une semaine elle avait du vexer un maximum de gens. Avec un demi-sourire, elle se demanda s'il y avait des points en plus pour ça mais se dit avec amusement qu'ils étaient certainement trop cons pour ca. Et le cour commença.

Plume, encrier, parchemin, crayon à papier moldu. Pour le moment la gryffondor écoutait plus qu'elle n'écrivait. Les notes ne lui servaient pas à grand chose si ce n'était à lui servir d'aide mémoire. Mais pour une fois le cours semblait être intéressant.


Alors ? Cette notion nouvelle est-elle familière à l’un d’entre vous ? Pourriez-vous – soyons utopique – me citer une coloration pertinente ?

L'influence des sentiments sur la coloration du feu ? Il les prenait pour des imbéciles ou quoi ? C'était évident, le feu était l'élément le plus lié aux émotions. Le rouge pour la colère, l'indigo pour la force calme, le jaune pour la joie, le blanc vif pour le bonheur. Toutes les couleurs associées aux sentiments venaient du feu. Pour qui les prenait-il ce type ? Quoique vu les énergumènes qu'ils se payaient comme co-disciples, parler de sentimentalité n'était peut-être pas si con.

"Le vert est une coloration peu utilisée dans le feu car elle n'y est pas naturellement présente. Un feu coloré en vert représente non la sécurité comme le pensent les moldus mais l'espoir. Les différences de teintes dudit vert - pomme à menthe - donnent des indices sur ce qui motive cet espoir. Un espoir heureux pour les plus jaunes d'entre elles, ou un espoir calculé lorsque le vert bascule vers le bleu. L'espoir étant un sentiment volatile, il est rarement représenté dans les flammes, la plupart du temps recouvert par les rouges/jaunes/oranges habituels, et ne reste que très peu. On remarquera toutefois que bien qu'il n'y ai pas besoin de mettre des sentiments pour l'utiliser, les flammes produites par la poudre cheminettes sont vertes, probablement parce que le déplacement est une source d'espoir."

Ryuko avait parlé à voix haute, particulièrement audible pour toute la classe. Le dossier de sa chaise appuyé sur le bureau vide derrière elle, les mains dans les poches, son insigne de préfet posé négligement sur la table, elle regardait son professeur d'un air assuré. Il pouvait l'engueuler parce qu'elle avait répondu de travers, elle savait au moins que ce qu'elle disait était juste. Il pouvait lui reprocher sa tenue ou son manque de politesse mais il ferait bien de s'y habituer tout de suite. Avilister était peut-être en train de les sonder mais il ne devait pas oublier que le nouveau ici, c'était lui. Et que lui aussi passait en ce moment même une sorte d'exam.
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Ruyven Silver
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MessageSujet: Re: [Sept.] Cours n° 1 à l'usage des 5, 6 et 7ème années.   Lun 23 Juin - 22:33

Ruyven entra en cours en trainant les pieds, le visage maussade. La journée avait à peu près aussi mal commencée que l'année, et ce n'était pas peu dire. Certes il arrivait à donner le change à ses "amis" serpentards qui n'en rateraient pas une pour se moquer de lui mais il restait tres en colère. Comment par Merlin, sa mère avait osé se faire muter à Poudlard ?! L'école était à lui ! Il avait du se tenir tranquille tout l'été pour ne pas attirer l'attention de ses parents sur son manège avec sa soeur et il devait faire pareil à l'école ? Pas question ! Le seul intérêt de Poudlard, disait-il tout le temps à ses camarades, ce sont les filles. Il ne renoncerait pas à celle qu'il appréciait le plus. C'était SA soeur. A lui. Personne n'avait le droit de la lui prendre !

Ruminant des pensées d'évitement, l'adolescent avait à peine écouté le sujet de ses cours de la matiné, refusé de sortir à midi faire un peu de Quidditch et était monté dans son dortoir sans manger. A tous les coups, maman allait mettre le nez dans son régime en le forçant à manger plus. Il n'y était pour rien s'il était mince, il tenait ça de son pere et... MERLIN ! C'était frustrant, il n'y avait pas d'autres mots. Le premier cours de l'après midi fut également maussade et c'est donc sans enthousiasme que Ruyven attaqua le deuxieme. Aviliter était une nouvelle inconnue au tableau mais il restait un professeur, donc de mèche avec sa mère.

Le serpentard s'assit sans vraiment faire attention à sa place. Son uniforme était débraillé juste comme il le fallait pour être à la mode, ses cheveux juste assez décoiffés pour paraitre négligent, ses baskets blanche dépassaient de sa robe tandis qu'il allongeait ses jambes. Bref, l'adolescent "emo" dans toute sa splendeur. Avec des traits asiatiques et des yeux violets, pour ajouter un peu d'exotisme au tableau. Pas de parchemin sortit, pas de plume, pas d'encre. Il était en grève. Les adultes étaient tous responsables. Il acceptait de faire acte de présence et de ne pas déranger le cours, pas plus. D'ailleurs c'était quoi ce titre. "Les coloration du feu et l'influence des sentiments sur celle-ci." Bon si, c'était intéressant, surtout qu'en règle générale il appréciait les cours de sortilège. Il rattraperait peut-être plus tard. Aux côtés de sa Jilian.
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Evangeline Taylor
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MessageSujet: Re: [Sept.] Cours n° 1 à l'usage des 5, 6 et 7ème années.   Mar 24 Juin - 20:00

Evangeline avait grimacé en voyant l'emploi du temps de l'aprés midi. Sortilèges. La Serdaigle de septième année n'aimait pas spécialement ce cours. En fait, le professeur de l'année dernière était un tocard, alors quand on avait un tocard comme professeur, les cours n'étaient pas franchement mirobolents. Ce fut sans enthousiasme que la préfète en chef avait troqué ses affaires du matin contre celles de l'aprés midi, soigneusement posées sur son lit, dans le dortoir des filles, attendant que leur propriétaire ne vienne les chercher. Evangeline avait mangé en quatrième vitesse, elle qui ne mangeait pas grand chose, avait fait un câlin à Rebecca, à Fanny, avait embrassé vite fait Ulrich, puis elle est venue s'abîmer dans le couloir de la classe de sortilèges vide à cette heure ci du repas. Elle avait croisé Majandra dans un couloir, Majandra qui était en train de discuter avec sa cousine d'un sujet "top secret" à en croire leurs chuchotement agacés et les échanges de propos plutôt vifs. Une grossière affaire de famille qui ne la regardait pas, en somme. Avant que la jeune Serdaigle n'ait pu se faire réprimander par la directrice, accusée à tort d'espionner les conversations, elle s'était planquée derrière une statue et elle avait attendu bien sagement que le loup ne s'en aille.

Dès que l'irascible directrice se fut éloignée, Evangeline était sortie de sa cachette, et faisait semblant de lire ses notes, le dos calé contre le mur en pierre, le pied appuyé sur le mur contre lequel elle s'était adossée. Son sac était à ses pieds, bien calé contre ses chevilles. Elle attendait que ça se passe, mais intelligemment, et non en glandouillant comme la plupart des glandus qui penaient tout leur temps. Evangeline ne s'était pas rendue au cours de sortilèges trés en avance non par excès de zèle, mais purement pour faire un repérage des lieux, et essayer de cerner la personnalité du professeur. Grmph. Sa séance d'espionnage fut bien vite interrompue par Rebecca et Ulrich, qui étaient en train de se crier dessus, sous les yeux d'une Fanny plutôt blasée. Voir Rebecca et Ulrich se disputer ainsi était monnaie courante, et Evy ne s'en incommodait plus. En fait, elle s'en fichait, du moins en apparence. Dans le fond, elle aurait peut être préféré que ses amis ne s'entendent plus que ça. Evangeline arqua un sourcil interrogateur en direction de Fanny, pour lui demander quoi, mais cette dernière avait haussé les épaules, n'ayant visiblement pas suivi ce débat plutôt vif.

Bref, ils s'installèrent tous quatre dans la salle, Evangeline assise entre Rebecca et Fanny, et Ulrich qui boudait dans son coin, en colère. Elle lui jeta un bref coup d'oeil, et il l'ignora royalement. Sympa. Elle soupira, leva les yeux au ciel, puis déballa ses affaires, en prenant soin de bien dissimuler ses documents à la vue du professeur, car ses parchemins contenaient des informations qu'elle ne voulait pas divulguer à tout le monde. Ca n'aurait plus d'intérêt si jamais tout le monde était au courant de ce qu'elle trafiquait ces derniers temps. Car il s'agissait là de ne pas se faire sortir du cours, elle avait l'intention de les suivre jusqu'au bout pour décrocher ses ASPIC. Si Ulrich n'en avait rien à foutre, de les avoir ou pas, il n'en était pas de même pour elle. Evangeline se cala confortablement contre le dossier de sa chaise, les bras croisés, et elle attendit patiemment que le cours ne démarre.

Elle n'eut pas longtemps à attendre. Ulrich s'était déjà affalé sur ses coudes, n'écoutant que d'une oreille et Rebecca jetait des regards fréquents au jeune Allemand, comme si elle attendait un signal, ou quelque chose dans ce goût là. Bref, ne sachant pas ce que tramaient ses amis, elle abandonna et reporta son attention sur le cours. Fanny, à côté d'elle n'en savait pas plus. Bref. Passons. Qui sait, c'était peut être juste des regards meurtriers qu'ils se lançaient depuis tout à l'heure. Evy prit dans sa main gauche le crayon à papier, et le cahier d'écolier sur lesquels elle écrivait ses cours d'une écriture ronde et régulière. Un cahier de fille, quoi, rien à voir avec le bordel qu'étaient les notes (lacunaires) d'Ulrich ou autres.

Coloration du feu? Evy fronça légèrement les sourcils, un peu dépitée, et réfléchit un moment à la question, les yeux légèrement rêveurs. Non, vraiment, la réponse lui vint au bout d'un moment. Elle attendit que Lordryu finisse son topo, qu'elle n'écouta que d'une oreille, ne s'entendant plus avec elle depuis leur altercation dans les toilettes des filles l'autre jour, puis elle leva la main, légèrement tremblante.

Je me trompe peut être...Mais...Je dirais le bleu...Pourquoi? Parce que le bleu est une couleur qui suscite tout côté novateur, elle inspire motivation, la prise de responsabilités. C'est une couleur qui peut également favoriser la concentration, la foi en soi ou encore le bleu nous permet de savoir ce qu'on veut. C'est en clair une couleur qui favorise la pensée, l'esprit créateur, il apaise aussi, d'ailleurs, on préconise chez les élèves des accessoires bleus, car dit-on le bleu favoriserait la création et l'inspiration. Mais bien sûr, pour colorer un feu, il faut voir ce qu'on recherche et s'y connaître un minimum en symbolique des couleurs.

Estimant que sa réponse n'était pas trop nulle, Evangeline posa à nouveau son regard sur son cahier ouvert. La serdaigle apparemment avait été écoutée par peu de personnes, mais Ulrich semblait s'être réveillé et Rebecca avait cessé de s'agiter. Comme quoi, parler du bleu, ça s'était avéré être une bonne idée, quand même. La jeune préfète se redressa, et regarda le professeur bien en face, sans défi dans le regard, sans animosité particulière, juste avec l'air d'une jeune fille qui venait de répondre à une question, et qui était plutôt satisfaite de sa réponse.

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Scarlett Jones
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MessageSujet: Re: [Sept.] Cours n° 1 à l'usage des 5, 6 et 7ème années.   Mer 25 Juin - 19:31

Cette journée avait débutée comme bien des autres, à savoir dans le cas de la poursuiveuse par une séance longue et incontournable de maquillage soignée devant le miroir terni mais décorée avec abondance et d’un certain point de vue avec goût a côté du lit aux larges baldaquins verts. La demoiselle avait observé de ses yeux clairs le reflet que lui renvoyait l’image dépolie, esquissant parfois un sourire feint a la jolie blonde que lui montrait la surface miroitante de l’objet, appliquant avec cette dextérité d’habituée une dernière couche de fond de teint sur des pommettes saillantes et hautes, un trait fin et droit sur une paupière soutenant l’éclat de son regard, rééquilibrant les couleurs soutenant ses paupières qu’elle avait aujourd’hui choisit dans les bleus soutenus, remettant d’une main experte un gloss pâle et brillant sur la lèvres inférieur, l’appuyant un peu plus pour la supérieur, dégageant d’un geste alerte sa masse de cheveux blond tandis qu’elle saisissait des vêtements sur un lit refait rapidement et sans grande minutie, ajustant sa robe de sorcière noire, cravate verte tombant avec ce qu’il fallait de négligence pour paraître étudié. Parmi les grandes certitudes de la demoiselle qui formait son petit monde homogène, il y avait cette conviction profonde que les uniformes scolaires démodés et vieillottes du château ne lui allait pas et c’était souvent avec un léger soupire sur ses lèvres pâles qu’elle contemplait le résultat de la cape recouvrant ses épaules. Descendant donc dans la salle commune d’un pas lent, elle avait rejoint Dorian quelques couloirs plus loin et était descendu en sa compagnie dans la salle commune illuminé par un soleil inhabituel avec l’annonce d’un hiver imminent, gloussant abondamment a chacune des remarques ou des plaisanteries douteuses que le jeune homme annonçait d’une voix anormalement joyeuse, démarche mécaniquement étudiée tandis qu’il accordait un sourire charmeur a telle ou telle demoiselle qui le saluait d’un signe de la main. Piochant un gâteau dans un large plat mordoré, ses doigts aux ongles vernis inspectant minutieusement un gâteau sec avant qu’elle ne croque dans la friandise, dévorant des yeux le blond qui lui faisait face, la jeune femme énonça gaiement quelques paroles futiles, examinant du regard la table des bleus et bronze avant de reporter son attention sur Dorian. La salle grouillait de cette agitation matinale si caractéristique au château, les bruits de pas d’étudiants retardataires résonnant avec force dans les couloirs occupés, les conversations prenant leur refrain habituelle et animé au milieu de rires de circonstance et d’attitude sérieuse ou aguicheuse et joviale selon les emplois du temps de la matinée qui se révélaient pentus pour les élèves de sixième et sixième année. Depuis le début de l’année scolaire, les professeurs concernés avaient abondamment rappelé l’annonce imminente des aspics et de nombreux bleus et bronzes s’étaient ancrés dans des révisions studieuses malgré un début d’année. Depuis maintenant plusieurs jours, les directeurs des différentes maisons mettaient un point rhétorique a faire assimiler les bases de l’apprentissage et répétait copieusement l’importance des aspics dans une vie courante et adulte, lorgnant d’un regard convalescent ou sceptique, parfois purement désespéré a la nouvelle jeunesse bêlante qui ne leur inspirait qu’une once de mépris, notamment dans le cas de l’acariâtre directrice de la communauté salazarienne.

Piochant une nouvelle friandise et un exigeant de la part d’une première année a l’air apeurée la cruche en étain remplie du liquide colorée qu’elle identifia comme du jus de citrouille, la demoiselle avait longuement interrogée le préfet en chef sur la série de quidditch qui devait débuter dans quelques semaines et la jolie blonde avait mis un point d’honneur a s’accorder le titre de transmettre le message des futurs saisons a l’ensemble des coéquipiers, geste anodin de la main signifiant que cette responsabilité lui revenait de droit et qu’elle se dévouait aisément a la tâche quotidienne et aux messages a faire passer. Consultant l’emploie du temps, ses yeux céruléens se promenant sur la page au beau milieu de laquelle flottait devant ses yeux des noms de matières et de professeurs aux noms aussi complexes qu’imprononçables, la verte et argent appuya finalement le bout de son index sur un certain Falsifi, frappante ressemblance vis-à-vis d’un nom de légume, interrogeant du regard l’ensemble des camarades présents quand a savoir qui le caractère de ce nouvel arrivants, a l’écoute des défauts et des bizarreries monnaie courante qui circulaient a travers les murs bien trop fins et les véhiculeurs de rumeurs dans l’ensemble du château et de ses couloirs éclairés de torches vacillantes et de cachots sombres encastrés entre les tours hautes et bancales. Les seules réponses que la jeune femme obtint furent des haussements d’épaules naïfs et indiscrets, quelques sifflements incompris tandis que chacun retournait a l’assaut de l’imposant petit déjeuner confectionné par ces elfes qui révulsaient tant la demoiselle, cloîtrés dans la cuisine au milieu des amas de taies d’oreiller sales qui leur servait de vêtements, reniflements imperceptibles et agitation frénétique et saccadée. Les cours avaient commencés depuis la répartition des dernières semaines et la masse déjà imposantes des devoirs, morceaux larges de parchemins qui s’obstinaient a rester vierge sous le coup d’un manque général d’inspiration, rappelaient dangereusement aux élèves leur place dans l’établissement et l’année jugée comme l’une des plus importante passée a l’académie magique. Scarlett avait observé cette agitation d’u œil lointain, trop occupée aux sombres histoires et aux machinations idiotes destinées a distendre les fils étroits d’un amour réciproques entre sa rivale et son amant, jugeant, certainement a raison, bien plus intéressant cette activité non lucrative bien que peu glorifiante. Ces derniers temps, elle avait crut apercevoir une légère et fine dégradation dans les relations du couple et elle avait jugée le moment porteur de nouvelles enjoués qui avait remonté le moral de Dorian et permis de passer un peu plus de temps devant un camarade plus détendu et moins acariâtre qu’à l’ordinaire.

Car oui, la jolie blonde jugeait totalement idiot une dose d’anxiété a cette époque encore peu avancée de l’année et qui n’aurait eu comme avance le seul fait de creuser des cernes sous un regard bleu tirant sur le gris, témoignant une fois encore d’un sens très matériel et d’une vision aussi ferme de l’existence humaine qui se passait derrière les caprices fermés de son intransigeance de petite princesse. Quittant donc la salle commune, elle avait suivit sans entrain un cours commun en compagnie de gryffondors sur un thème particulièrement rébarbatif et n’avait pas pris la peine de déjeuner, ou ne serait ce que frugalement, avant de longer de nouveau les murs, sac en bandoulière sur l’épaule, dans une démarche des plus étudiée, se contentant d’une marche tranquille a une course inutile. Elle avait vaguement entendue parler deux adolescences, l’une aux lourdes boucles anglaises et l’autre aux tâches de rousseurs multiples et aux hanches généreuses, relataient une dispute récente en rapport avec la directrice bien connue et crainte de la plus célèbre académie de Grande Bretagne, laissant la canadienne perplexe face a cette dispute peu habituelle. La cérémonie lancinante de répartition lui avait plutôt donné l’impression que les deux cousines partageaient des points de vu semblables et s’entendaient, aussi bien qu’on puisse qualifier le terme, plutôt bien. Ces histoires de famille étaient bien trops complexes et lointaines pour que la poursuiveuse y prête réellement attention et elle avait elle-même sans doutes critiquer une ou deux fois l’attitude négligée de Majandra Collins au détour d’un couloir, rictus du bout des lèvres ou commentaire affligeant sur les cernes qui apparaissaient au coin d’un regard sévère. La porte était entrouverte et la demoiselle s’engouffra dans la salle, regard circonspect autours de l’ensemble des occupants négligemment installés sur cette salle,un sourire s’étirant sur ses lèvres pâles en apercevant l’inséparable groupe présent composés de bleus et bronzes au comportement des plus hétéroclites. Dans un coin de salle, Rebecca, au côté d’Evy, semblait d’humeur boudeuse sous l’air de légère réprimande d’une Fanny à l’air blasé. Ulrich, quand a lui, semblait d’humeur aussi massacrante que la meilleure amie de l’éternelle rivale de Scarlett, affalé de tout son long sur sa table, mains ballantes et visage penché préférait a l’évidence la somnolence a l’étude. Il semblaient tous froisser et l’esprit peste et insidieux de la jeune femme la conduisit aux élucubrations les moins appropriés, trop désireuse de connaître le sujet de la discorde et d’y appuyer fermement pour se contenir.

Se glissant, ombre déhanchée, quelques tables des quatre au bord d’une fenêtre aux vitres qui avaient perdu un peu de leur éclat et présentaient des traces d’un manque de ménage évident, la jolie blonde fouilla dans les méandres d’un sac dont elle tira un morceau de parchemin abîmé et une plume large personnalisée par les soins de ce qu’elle-même qualifiait du bon goût, inscrivant de cette écriture fluide qui était la sienne quelques lettres noires sur l’aspect vieillot de la feuille.


Bouh, evy de mon cœur,
Ton tendre tire une drôle de tête,
Est-ce pour une raison diverse ou est ce qu’il s’est enfin rendu compte de la lamentable copine que tu fais ?


Relevant un visage moqueur mais inévitablement serein, la jeune femme envoya le morceau de papier, coup de baguette approprié, dans la direction d’Evangeline, reportant un regard en direction du professeur, observant distraitement le sujet du cours. Les paroles pleine de bon sens prononcés par l’homme malgré une arcade sourcilière des plus étrange faisait de lui quelqu’un qui méritait un peu plus d’attention et la discrétion devait se jouer sur une participation aussi active que possible dans l’idée d’échapper au foudre d’un nouvel arrivant. Par ailleurs, la préfète des gryffondor avait pris la parole la première, répondant au sujet posé, la vert et argent diagnostiquant sa camarade comme la fameuse et populaire Lordryu dont la vie sociale inexistante par ses coups de tête incontrôlés lui étaient parvenue. En quelques semaines, on parlait de ses éclats dans les couloirs et dans les salles. Scarlett détourna son attention de la brune. Ce fut la préfète en chef qui prit ensuite la parole, de cette voix tremblante particulièrement insupportable et qui la répertoriait dans les « sainte nitouche » a l’air timide et réservé, léchant jusqu’au sol les bottes d’un professeur. Après tout, Taylor n’était plus une gamine et sa fausse modestie timide branlante et stupide aurait mis a feu les nerfs de n’importe qui. Evangeline et son air de gentille, que l’on comparait facilement a la bra ebête docile qui répond platement aux questions. Ecoeurante de niaiseries…

« Lorsque le feu est évoqué, les couleurs associés sont invariablement le rouge, les orangées et les jaunes, des couleurs cités comme chaudes ». L’art de partir d’une notion simple pour l’élevbr au compliqué." La demoiselle aurait dit n’importe quoi pour contredire la serdaigle mais en l’occurrence, ces quelques paroles lui semblaient relativement sensées et laisser cette petite niaise de Taylor grater des points seule était purement inconcevable. « Alors je reviendrais sur ces motifs, banaux mais présent puisque leurs simples noms sont associés a la notion de chaleur. En Egypte, le rouge symbolisait l’amour divin. C’est la couleur du sang frais et du feu qui, selon les anciennes croyances a créée le monde et le détruira. Il symbolise la vie, la chaleur et la génération, mais aussi la destruction. Au-delà de la notion religieuse, le rouge est la couleur de la vigueur, de l’agressivité aussi et c’est un caractère propre a la flamme que sa vigueur et son côté dangereux a double sens. Les tons orangés favorisent quand a eux l’optimiste et montre donc un ensemble qui impose un certain équilibre si l’on prend sa signification méliorative ». C’était peut être faux, dit sur une voix pompeuse qui n’avait pour seul but que celui de rabattre le caquet de la bleue et bronze.


Dernière édition par Scarlett Jones le Jeu 26 Juin - 19:19, édité 1 fois
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Rebecca Stuart
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MessageSujet: Re: [Sept.] Cours n° 1 à l'usage des 5, 6 et 7ème années.   Jeu 26 Juin - 17:26

C'était peut-être le genre de journée que Rebecca haïssait tout particulièrement. Les journées dénuées de sens, dans lesquels les gens ne faisaient que vaquer des occupations mornes et sans aucun intérêt. Une journée durant laquelle Becky avait envie de voir la tête de la vieille Crevette dans un mur. Seigneur, le jour où Rebecca pourrait abîmer le "beau" visage de Scarlett, mais ce jour-là, Seigneur, elle deviendrait certes une martyre pour la punition qu'elle recevrait, mais au moins, elle serait considérée comme une Sainte sur Terre. Qui sait ? Le Pape lui-même pourrait peut-être avoir dans l'idée de la béatifier. Et ainsi, elle rentrerait dans l'histoire comme "celle qui n'en pouvait plus des idiots sur Terre et qui, par un acte de bravoure, à souffert le martyre..." Bien sûr, il fallait encore savoir à quel martyre Becky pensait. Mais, il était certain que Majandra en avait plus d'un dans sa malle. Rebecca s'était donc levée d'une humeur massacrante avant de, finalement, se dire qu'aujourd'hui serait une occasion de faire exploser son nombre d'heure de colle. Elle était donc descendu d'une humeur joyeuse et avait presque doucement attrapé Ulrich par le col, juste après qu'il ait embrassé sa douce Evy. Puis, elle l'emmena dans un coin sombre pour lui faire de choses honteuse pour lui parler de son projet d'explosion de colle. Ce fut bien la seule fois où Ulrich et elle entamèrent une discussion sans se hurler dessus.

Enfin, sans se hurler dessus au début. Parce qu'après, c'était partie en live. Rebecca ne supportait pas le côté très "je me mets en avant" de Ulrich. C'était toujours lui qui devait tout faire. Tout diriger. Tout commander. Et ça, Rebecca ne le supportait que très peu... Voire pas du tout. Mais bon, chacun devait composer avec le caractère de l'autre, sinon, les choses ne pouvaient qu'avancer que difficilement. C'est donc sous une pluie de reproches et de regards noirs que la jeune Stuart s'était dirigé avec un enthousiasme alarmant au cours de ce cher Salsifi... Euh pardon... Falsifi... Excusez-moi, mais avec un nom pareil, on ne pouvait que confondre le fruit du légume et le nom du professeur très rapidement. Lorsque Rebecca arriva près d'Evangeline, elle évita soigneusement son regard, pour éviter d'avoir à répondre à des questions qui pouvaient être embarrassantes pour la suite des événements. Se grattant la tête, elle rentra dans la salle de classe et se dirigea presque machinalement au fond de la classe, suivie de près par Evangeline et Fanny. Les trois jeunes filles se mirent les unes à côtés des autres, telles les trois inséparables Drôles de Dames qu'elles étaient. Seulement voilà, Rebecca semblait quelque peu... Surexcitée à suivre ce cours avec passion... Enfin presque... Elle semblait plus regarder Ulrich que le prof en lui-même. Miss Lordryu, fille insupportable de son état, personne avec laquelle Rebecca aurait beaucoup de mal à parler. Pire encore qu'avec Ulrich... Commença alors à répondre à la question qu'avait posé le prof. Question que Rebecca n'avait pas écouté.

Pour elle, la réponse de la Gryffondor était une réponse banale. Elle n'énonçait que des propriétés physique. Consciente de son ignorance dans ce sujet, Becky ne se risqua pas à lever la main. Il ne fallait pas se faire remarquer comme une mauvaise élève par un prof que l'on ne pouvait pas sacquer. Mais, après tout, qui pouvait voir en peinture le nouveau corps enseignant, cette année ? Très peu de monde, sauf à part peut-être les masochistes et les malades mentaux qui, en soit, faisaient parties de la même catégorie sociale. Inspirant profondément, Becky ne faisait que jeter des coups d'oeil en direction d'Ulrich, toujours affalé sur sa table, l'air complètement absent. Puis, après, ce fut au tour d'Evangeline de répondre. Pour Becky, c'était la réponse la plus acceptable... Non pas parce que c'était sa meilleure amie, mais parce qu'Evangeline avait un sacré bagage intellectuel et que la jeune Stuart était persuadée que sa réponse était la meilleure. Après, Becky vit un petit mot voler sur la table de son amie. Les paroles d'Evangeline semblaient l'avoir calmée. Et pour cause...

Enfin bref, toujours est-il que ce fameux mot tomba sur la table d'Evy-jolie... Et que, sachant pertinemment d'où il venait, Becky se précipita dessus. Pour faire quoi ? Pour le lire, bien entendu ! Elle fit donc ce qu'elle avait l'intention de faire. Lentement son regard se posa sur la Crevette et elle se contenta de l'observer d'un air complètement... neutre de toute émotion. Penchant légèrement la tête sur le côté, Rebecca avait de plus en plus l'envie d'éclater la tête de la Crevette contre un mur afin de voir si ce qui coulait de sa boite crânienne était autre chose qu'un liquide gluant ressemblant à de l'eau de mer ou alors peut-être un peu de matière grise. Mais, Rebecca avait beaucoup d'espoir en ce qui concernait les capacités intellectuelles de cette stupide Serpentard qui commençait limite à lui sortir par les trous de nez, comme aiment à dire les Moldus. Par la barbe de Merlin ! Scarlett n'avait donc pas autre chose à foutre ? Au lieu de s'occuper de la vie des autres, elle ferait mieux de regarder chez elle ce qui clochait. Parce que si Dorian refusait catégoriquement de sortir avec elle, c'était parce qu'il y avait peut-être une bonne raison. Se penchant vers Fanny, elle souffla :


"Elle commence à me courir sur le haricot, la Crevette !"

Et si Rebecca le disait à voix haute, c'était que la cocotte minute n'était pas loin d'exploser, tant la pression accumulée au cours de ces sept dernières années devenaient plus qu'importante : elle en était insupportable. Enfin bref, Becky se pencha vers Evy et lui donna le petit mot, en prenant soin de lui dire qu'à la prochaine sortie à Pré-Au-Lard, Scarlette ne serait plus blonde. Non, elle aurait les joies de se sentir un peu plus crevette avec une magnifique couleur rose... Bien flashy...Bien hideuse... A son image, en fait.

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Mona Callaghan
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MessageSujet: Re: [Sept.] Cours n° 1 à l'usage des 5, 6 et 7ème années.   Ven 27 Juin - 10:33

La jeune Mona Callaghan, préfète de Poufsouffle, ne se serait jamais permis d’être en retard à un cours. Surtout un cours où elle avait obtenu Optimal aux B.U.S.Es. Elle ne devait pas relâcher ses efforts, parce qu’elle voulait continuer sur sa lancée. Elle fut d’ailleurs surprise, alors qu’elle goûtait à tous les desserts présents sur la table des jaunes, au déjeuner, lorsque les plats disparurent. Déjà ?! L’adolescente regarda autour d’elle et se rendit compte que la plupart de ses camarades avaient déjà filés pour le prochain cours. La plupart des filles devaient s’être ruées vers les salles de bains pour se refaire une beauté avant le prochain cours, mais Mona n’était pas de celles-là : elle était plus ingénieuse. La jeune fille étendit ses jambes sur le banc vide à sa droite et sortit de son sac un gloss rose et un miroir de poche. Elle retoucha ses lèvres naturellement rosées, puis se recoiffa vaguement et envoya un baiser soufflé à son reflet. Le miroir qu’elle s’était amusée à enchanter lui fit les yeux doux et lui envoya un signe de la main en retour. Elle rangea ensuite le tout dans son sac, passa la courroie sur son épaule et quitta la table de Poufsouffle en direction du cours de Sortilèges et Enchantements.

Le nouveau professeur promettait d’être intéressant. En tout cas, il avait fait bonne impression sur la jolie préfète le jour de la rentrée. Et le professeur de Métamorphose aussi. Même si ce qu’avait dit l’infirmière était étrange. Pourquoi avait-elle dit qu’elle donnerait une corde à celles qui se feraient engrosser par ledit professeur ? Déjà, il y avait peu de chance qu’une telle chose arrive, non ? Et en plus, ce serait de support qu’aurait besoin une fille enceinte. Et de steak saignant accompagné de confitures de fraises. L’adolescente avala une dragée de couleur rouge en entrant dans la classe. Mais ce qu’elle avait pris pour de la fraise était en fait du piment mexicain et c’est donc les yeux larmoyants que la demoiselle rejoignit sa place. Elle n’était pas l’une des premières, mais elle n’était pas en retard. Le cours commença quelques minutes plus tard et comme le professeur précisait qu’il abhorrait l’échec, Mona sortit son cahier de notes pour ne pas oublier certains détails qui pourraient lui être utiles plus tard.

Elle écoutait avec attention les paroles de l’enseignant, autant que celles de ses camarades. Parce qu’aucune réponse n’était stupide. Pour sa part, Mona préférait ne rien dire; au niveau du feu, elle n’y connaissait pas grand-chose. Par contre, elle arrivait à se défendre en duel…sans violence ! De la diversion et beaucoup de fioritures suffisaient parfois pour quitter un combat sans la moindre égratignure. Et même parfois pour le gagner. Car en vérité, elle n’avait qu’à empêcher son adversaire de la vaincre, et non pas mettre son opposant KO. Trêve de réflexions éparpillées, mieux valait se concentrer sur le cours. Les colorations du feu et l’influence du feu sur celui-ci, hm ? La préfète des jaunes nota le titre sur une nouvelle page. Voilà, elle était parée à prendre des notes.
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Fanny Warren
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MessageSujet: Re: [Sept.] Cours n° 1 à l'usage des 5, 6 et 7ème années.   Ven 27 Juin - 12:10

Fanny s'était donc réveillée, comme tous les matins, avec ce même visage doux. Pour elle, les cours n'étaient rien d'autres qu'une succession de paroles insignifiantes. Mais, c'était une chose qu'elle ne montrait pas. Elle était toujours consciencieusement en train de prendre des notes, pendant que sa douce Becky ne faisait ses coups en douce. Bon, il fallait bien sûr avouer que c'était nettement plus marrant de voir les bêtises de sa meilleure amie que de voir les profs cracher leur cours avec cette même voix monotone. Le seul qui plaisait à Fanny, c'était McAyr et le prof de DFCM. Comment s'appelait-il déjà ? Fanny ne se rappelait, c'était donc qu'il avait un nom à coucher dehors. Inspirant profondément donc, nous disions qu'elle s'était réveillée. Lavée, pomponné (mais pas maquillée, juste coiffée), habillée de ce superbe uniforme d'école, la jeune Warren était descendue - non sans une certaine prière matinale, qui aurait arraché des boutons à notre Evy nationale - Rappelons donc que Fanny était juive. Mais ça, dans ce sujet ci, ce n'est pas le plus important.

Descendant tranquillement les marches d'escaliers, elle avait donc été manger, en compagnie d'Evangeline, notant cependant l'absence de Rebecca, qui n'allait pas tarder à venir. De toute façon, Rebecca n'était jamais à l'heure pour les repas. Fanny était en train de manger quand Ulrich arriva, déposant un baiser matinal machinal sur les lèvres d'Evy, avant de se faire embarquer par Becky, qui venait de surgir de nul part. Enfin, nul part était un bien grand mot. Fanny regarda Evangeline, avec ce même regard d'incompréhension. Evy se leva, s'en allant et laissant Fanny finir son repas - qui était lente -. C'est ainsi que la pauvre Warren se retrouva dans une situation qu'elle n'aimait pas trop.

D'un naturel silencieux et introvertie, les disputes n'étaient pas son fort. Mais, celle qui animait aujourd'hui Rebecca et Ulrich était quelque peu étrange. Déjà parce que, au début, ils avaient eu un air fort complice et parce qu'ensuite, Fanny ne comprenait absolument rien à ce qu'ils se disaient. C'est d'ailleurs la question tacite du regard qu'Evy lui adressa et à laquelle elle se contenta de répondre par un haussement d'épaules. Inspirant profondément, elle rentra, en compagnie de ses meilleures amies dans la salle de cours... Qui allait s'annoncer, une fois de plus, comme un long fleuve immuable, avec des paroles sèches et creuse. La joie...

La Warren était installée au fond de la salle, avec ses amies. Ulrich était dans son coin et avait un air boudeur. Pour s'affaler à peine cinq minutes plus tard sur sa table. Fanny attrapa de la main un crayon de papier et se mit à écrire deux trois notes. Le professeur posa une question, à laquelle la Warren n'avait aucune envie de répondre. Elle laissa donc "Miss je suis meilleure que tout le monde" Lordryu répondre, puis ce fut au tour d'Evangeline... Sa réponse semblait avoir réveillé Ulrich et attiré une attention toute particulière de Rebecca.

L'affaire du petit papier sur la table de la Préfète En Chef semblait avoir de profondes répercussions sur le mental de Rebecca. Il fallait dire que tout ce qui concernait "Scarlett La Crevette" et "Dorian... l'âne" mettait la Préfète de Serdaigle en pétard. Il en fallait quand même beaucoup pour énerver cette chère Stuart, mais une fois qu'elle était en colère, elle n'avait de cesse que de désirer le décès foudroyant de ses ennemis. Sympa, non ? Toujours est-il que quand Rebecca se pencha vers elle pour lui parler de ses envies de meurtres, Fanny, dans son habitude de mutisme, resta silencieuse et se contenta de hocher la tête. C'était bizarre, mais la réponse de Scarlett eut pour effet de lui donner des démangeaisons d'urticaires au niveau de la nuque...
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Ulrich Von Einhauer
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MessageSujet: Re: [Sept.] Cours n° 1 à l'usage des 5, 6 et 7ème années.   Ven 27 Juin - 15:23

Ce matin, le jeune Allemand s'était réveillé d'une humeur assez...bizarre. Il ne se souvenait pourtant pas d'avoir trop mal dormi, ni d'avoir fait des rêves glauques qui auraient pu l'empêcher de fermer l'oeil pour les heures à venir. En fait, il était encore dans son état semi-comateux habituel, état qui l'habitait durant un court laps de temps, c'est à dire de son réveil jusqu'à...Onze heures du matin? Oui, c'était tard pour se réveiller, surtout quand on avait cours à huit heures, neuf heures et dix heures. Soit...(il calcula rapidement) trois heures de cours passées à dormir debout (quoique c'était la faute des profs si ils étaient aussi talentueux dans l'art d'hypnotiser les gens), et par extension, trois heures de perdues. Trois heures d'un temps qu'il aurait trés bien pu utiliser à autre chose. Cherchez l'erreur...Non, il n'y avait pas d'erreur. Juste de la logique. Trois heures passées à faire quelque chose d'inutile étaient trois heures de perdues. Le temps se perdait, mais ne se rattrapait guère. Ca avait le sacré don de frustrer les gens, non? En tout cas, perdre ainsi son temps frustrait Ulrich au plus haut point...Lui qui détestait le perdre. C'est tout en baîllant et tout en récriminant que le jeune Allemand s'était rendu à la table des Serdaigles pour prendre son petit-déjeuner. Etant à moitié dans le coltard, il avait mangé un truc un peu farfelu, croyant qu'il mangeait toute autre chose...Erreur dont il s'aperçut bien vite, et qu'il rectifia quand même. Il avait été le premier à être descendu, bientôt rejoint par Evangeline, Fanny puis plus tard, Rebecca. Cette dernière l'avait entraîné dans un coin sombre pour lui exposer son nouveau plan, sa nouvelle bêtise, afin de concrétiser son envie insatiable d'exploser son nombre de retenues. Connerie qui devait se dérouler pendant le cours de Sortilèges, mené par un prof qui, paraissait-il, serrait pas mal la vis question autorité. Faire une action de ce genre paraissait donc un peu irréfléchi, limite suicidaire. Mais le danger ne faisait pas peur à Ulrich, qui était décidé lui aussi à battre des records, et il avait suivi Rebecca sans broncher...Du moins jusqu'à ce qu'elle expose son plan, qui n'était pas tout à fait à son goût. Parce qu'Ulrich, figurez vous, n'est pas du genreà attendre bien sagement que cela ne se passe. Il voulait diriger les opérations, donner ses ordres, son tempérament de leader arrogant et prétentieux ne s'accomodait sûrement pas d'être un simple exécutant. Il était donc, dès le départ, parti avec Rebecca avec ses stupides préjugés, avec une mauvaise opinion de la chose.

Certes, faire exploser de la colle était une idée assurément séduisante, qui, bien vite, avait tourné au pugilat surtout quand il s'est agi de savoir non pas comment mais qui allait diriger les opérations. Si ça avait été une autre fille que Rebecca, il l'aurait sûrement laissée diriger les choses, vu que c'était SON idée au départ, mais voilà, il s'agissait de Rebecca Stuart, une fille avec laquelle il était en constante rivalité depuis le départ, pour obtenir la place de leader du groupe. Place qu'il s'était auto-octroyée dès qu'il est rentré dans le petit groupe, au grand dam de Miss Stuart qui aurait sans doute préféré que son amie ait eu un petit-ami moitié moins arrogant et moitié moins imbu de lui même qu'Ulrich. Cet aspect là de son caractère s'accomodait trés mal du tempérament de Rebecca, qui aspiraient aux mêmes ambitions que lui. Dans un groupe, il ne pouvait y avoir deux leaders. Il y en a un seul, et manque de bol, la place était convoitée par deux personnes. Ce serait donc le meilleur qui y accéderait. Quand Rebecca lui avait parlé de son plan (qui dans le fond n'était pas mauvais mais qui par contre comportait beaucoup de lacunes, notamment au niveau stratégique), Ulrich s'était vite braqué. Pourquoi c'est pas lui qui devrait diriger les opérations, hein? Pourquoi? Parce que c'était SON idée à ELLE. Vlan! Voilà un de ces arguments indiscutables. Bref, cette altercation lui avait mis les nerfs en boule, si bien que Stuart comme Von Einhauer, avaient commencé à se hurler dessus, sous le regard blasé de cette pauvre Fanny qui ne comprenait pas grand chose à la situation. Grand bien lui fasse, elle aurait sans doute été désespérée. Bref, c'est dans une humeur massacrante que le jeune Allemand était rentré dans la classe, les yeux lançant des éclairs et les lèvres pincées par une désapprobation ostentatoire. L'Allemand, d'un geste rageur, avait posé son sac sur la table, et il avait sorti plumes, parchemins et encre, avant de poser le tout sur son pupitre et de s'affaler sur sa chaise, tentant de reprendre son calme, ce qui ne s'avérait pas facile.

Son regard croisa celui de Scarlett. Un sourire sournois apparut sur son visage pâle, sourire provoqué par le souvenir fugace d'une certaine entrevue dans les cuisines. Provocation pour provocation. Ulrich estimait ne pas s'en être trop mal tiré. Mais sitôt qu'il l'eut aperçue, il retomba dans son état de somnolence, n'écoutant que d'une oreille les propos du professeur, propos qui rentraient par une oreille et sortaient de l'autre. Parce qu'Ulrich montrait une indifférence évidente pour le cours, et il n'avait que faire de cette litanie racontant en long, en large et en travers l'horreur de l'échec que tout bon prof qui se respecte entretenait. L'Allemand sursauta légèrement quand il entendit le professeur soulever la médiocrité de l'ensemble des étudiants présent, mais il se rendormit presque aussitôt en entendant le cours de la leçon qui allait s'avérer fort passionnante. La coloration du feu (...) et l'influence sur les sentiments de celle ci, ou un truc du genre. Un nouveau cours débile, quoi. Comme si un feu bleu changeait quelque chose par rapport à un feu normal...C'est vrai quoi. C'est une tête emplie de préjugés que Von Einhauer appuya sur la main gauche, main dont il se servait occasionnellement pour écrire, étant ambidextre mais absolument pas prédisposé à utiliser cette petite "faculté". Non, là, maintenant, tout de suite, sur le champ, il voulait rattraper les quelques heures de sommeil manquées à veiller trop tard la journée d'avant.

Callista Lordryu, préfète de Gryffondor, énonça une réponse, un peu tirée par les cheveux aux yeux de l'Allemand, qui par la forces des choses admettait ne pas connaître grand chose sur le sujet, sujet dont il se fichait éperduement, comme de l'an 40. L'adolescent retomba presque aussitôt dans sa torpeur, en entendant la réponse bancale de Lordryu, réponse qu'il aurait voulu commenter par un sarcasme, mais dont il ne fit rien, pour ne pas faire capoter le plan. Car oui, il avait un plan. Et Evangeline, en prenant la parole, leur avait donné une occasion en or. Il avait surpris les regards fréquents de Rebecca, qui guettaient son signal. Mais Ulrich n'était pas disposé à le donner maintenant, il fallait que les choses avancent, le début du cours n'était que trop proche, il fallait attendre le milieu de l'heure pour que ce soit spectaculaire. Question de stratégie, vous comprenez? Non? Tant pis, vous verrez bien. Evy avait dit quelque chose de pas trop tordu, en restant objectif, quand même. Ulrich ne connaissait pas grand chose à la symbolique des couleurs, il aurait répondu "violet" mais il n'avait pas le courage...Il préférait vouer son énergie à toute autre chose. Pas pour un débat sans fond traitant de la couleur d'un feu et d'une influence X ou Y sur les sentiments de celui qui le regarde, ou tout autre truc occulte du genre. Bref, Ulrich préférait s'attarder sur autre chose. Il décida d'ignorer Rebecca, pour le moment. D'ailleurs, cette dernière semblait l'avoir oublié, du moins momentanément, pour dire quelque chose à Fanny, et en regardant Scarlett. Cette haine des Serpentards, en particulier de ce duo formé par Scarlett et Dorian était donc intrinsèque à leur personne? Oui, peut être. Ulrich réprima un baillement ennuyé, s'étira légèrement, n'ayant pas l'intention de s'engourdir, puis il repartit dans son sommeil...en laissant les évènements suivre calmement leur cours, juste...pour pouvoir mieux les perturber ensuite.
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Falsifi Avilter
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MessageSujet: Re: [Sept.] Cours n° 1 à l'usage des 5, 6 et 7ème années.   Mer 9 Juil - 11:32

Bon, tout du moins, avaient-ils eu le cran d’oser des réponses. A envisager le déroulement de la séance, Falsifi n’avait entrevu qu’un mutisme retardé, sans âme, sans but et donc à bannir. C’était amusant, dans un sens. Ce peu d’espoir qu’il égouttait en chaque être vivant. Ce manque de respect, mal déguisé, qui parvenait toujours à suinter derrière le moindre propos. L’autonomie volontaire de ses sujets aurait pu l’étonner. Aurait sans doute soulevé le sourcil d’un sorcier normal. Mais Falsifi s’estimait suffisamment en marge pour ne pas s’y laisser aller. Peu d’émotions, encore moins de racines de ressenti. Juste la neutralité, le dégoût et l’orgueil. Hochant la tête pour lui-même, il laissa les inepties salir ses oreilles, tenter de convaincre son cerveau. Il fut patient. Vraiment. Attendit que les dernières lèvres eurent formulé les dernières mauvaises syllabes. Puis il rendit son verdict :

- N’importe quoi.

Un regard de métal vint appuyer l’état de fait.


- Si vous êtes incapables de faire preuve d’un minimum de raisonnement, dans ce cas vous pouvez partir de ce pas. Je vous dispense de cours pour le reste de l’année.


Dans le silence lourd et pesant qui venait de s’installer, personne de bougea. Bien. Apparemment, ils tenaient à décrocher leur diplôme, quelque part en fin d’année. Au moins une ambition positive. D’un coup de baguette, Falsifi incanta une large torchère, plantée dans le sol, sans oscillation, sans hésitation dans sa stature verticale. Une seconde saccade fit crépiter des flammes. Jaunes. Habituelles. Rien de nouveau jusque là. La première – et donc la plus logique – des choses à faire était de rectifier le tir.

- Pour votre gouverne, Miss Lordryu, les teintes verdâtres ne se rapproche d’aucune façon à la notion de l’espoir. Principalement parce que l’espoir est une illusion créée par l’humain, la plupart du temps mensongère, et donc non prise en compte par les propriétés du feu. En revanche, Miss…


Il tapota le bureau d’une brune sans charme, malmenant sa mémoire à la recherche d’un nom. Un nom très commun, d’ailleurs, qui sonnait faux dans les neurones.


- … Taylor, vos suppositions possèdent quelques recoins intéressants. Recherche et esprit novateur peuvent influer sur la coloration des flammes. Et si votre raisonnement était mal formulé, le fond flirte avec la théorie. Quant à l’hypothèse de Miss Jones sur le… hum… cette sottise que constitue l’amour et la vivacité du rouge, je tâcherai d’y revenir ultérieurement. Bien…

D’un pas vif, pressé d’en finir, Falsifi gagna l’estrade dominant l’ensemble de la classe, adopta un air suffisant, et récita :


- Sachez, avant toute chose, que les premières définitions d’influences pyro-télékinésiques sont nées en 1456 par le biais des essais de Martin Audresset, un sorcier français spécialisé dans les sortilèges incandescents. Son principal ouvrage « Investigations incandescentes sur les phénomènes d’irradiation des sentiments » s’est vu marqué par la censure car considéré comme vide de tout sens et incitatif à un esprit incendiaire. Le reste de sa vie ne nous intéresse pas, vous vous pencherez sur ces faits soporifiques eh histoire de la Magie.

Tandis qu’il articulait la matière, une craie ensorcelée rédigeait, autonome et docile, les moindres de ses propos sur la surface du tableau. D’un geste blasé, Falsifi jeta une poudre aux reflets de saphir dans la torchère. Immédiatement, le feu prit une teinte bleutée et froide. C’était là quelque chose de dansant, de beau et d’effrayant. Une aura de mystère engloba la salle de cours.

- Bleu. Soit la curiosité, l’envie OU le vice. Vous ne retrouverez jamais les trois pulsions mélangées. Un triptyque qui semble paradoxal mais est, en fait, intimement lié. Voici trois indices à votre disposition. A vous de développer. Songez donc à la Coupe Feu, bien connue lors du dernier Tournoi des Trois Sorciers, en 1994.

Après cela, si aucune chose crédible et sensée ne s’élevait jusqu’au plafond, alors il leur infligeait le sortilège Doloris.

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MessageSujet: Re: [Sept.] Cours n° 1 à l'usage des 5, 6 et 7ème années.   Ven 11 Juil - 1:47

Callista sourit à l'énoncé de la sentence. Trois mots dits d'un ton méprisant qui prouvaient plus que tout la suffisance et l'auto-satisfaction de leur professeur. Elle avait peut-être échoué à son examen mais lui venait de se prendre un magnifique Troll au sien. Plus jamais elle ne répondrait d'elle même en classe. Oh, ce n'était pas vraiment une grosse perte et s'il était au courant de sa résolution, nul doute que Monsieur Avilter prendrait un malin plaisir à lui dire que c'était même mieux pour la communauté mais pour Callie cela voulait également dire que le professeur n'aurait aucune considération de sa part. Jamais. Au contraire même.

Tout ca pour dire que la couleur était donnée et pas seulement parce qu'il avait choisit de colorer le feu en bleu saphir. Ils avaient affaire à un cas banal de favoritisme et de crétinisme professoral. Il s'en mordrait les doigts lorsqu'il serait obligé de supporter une Evy Jolie en pleine crise de superficialité. Evy qui, soulignons le tout de même, avait été la seule a utiliser la couleur de sa maison comme exemple. Enfin, comme on le disait plus haut, tout cela ne perturbait pas vraiment la préfète des gryffondor. Au contraire, elle trouvait tout cela fort instructif et très amusant.

Une minute, elle joua avec l'idée de partir de la salle de classe et de montrer par là tout son mépris face a cette méthode d'enseignement qui consistait à faire croire à l'élève qu'il n'était qu'un crétin fini. Et pour être franc, elle n'aurait pas répondu qu'elle l'aurait fait. Mais là ses ennemis risquaient trop de prendre ca pour l'aveu d'une défaite et elle ne voulait pas leur causer de faux espoirs. Elle avait raison et elle le savait.

Certes, l'espoir était une notion vide de sens, inventée par les humains mais n'était-ce pas le cas de toutes les émotions ? On pouvait aisément se passer des trois quart d'entres elles. Quand aux colorations du feu, elles étaient toutes aussi artificielles. La preuve, leur super professeur n'avait-il pas eu à jeter une poudre quelconque pour obtenir sa coloration ? Pensait-il vraiment trouver de la recherche chez les Serdaigles ? Le pauvre, trop aveugle pour voir que l'époque des fondateurs était depuis longtemps révolue. Tiens, pour avoir un esprit aussi obtut, elle pariait qu'il avait fait des études a Serdaigle lui aussi. Quelques recherches pour appuyer ou infirmer cette théorie sur le favoritisme serait à faire mais le résultat promettait d'être amusant. Bref.

D'un geste nonchalent, presque insultant par son ennui sous entendu, Callie nota rapidement les références bibliographiques. Elle irait lire le livre rapidement juste pour voir. Parce que si la forme était idiote, le contenu n'était pas si con que ca et serait surement très utile dans le futur... jusqu'à ce que leur professeur révèle que son ouvrage de référence avait été censuré et catralogué comme idiot. D'accord. Elle barra donc ce qu'elle venait d'écrire, sortant sa baguette pour effacer les ratures (oui apres coup, ca faisait passer le temps que voulez vous) et posa son outil de magie a coté d'elle. Au cas ou le feu échaufferais trop les esprits.

Tiens tiens. Donc l'envie, la curiosité ou le vice n'étaient pas des émotions artificielles ? Vous vous dévoilez monsieur je sais tout. Mais inutile de compter sur l'amusement de Ryuko pour la faire reprendre la parole. Il était déjà assez rare qu'elle s'y essaye (sauf pour poser des questions a la con quand elle était d'humeur joueuse) et il ne l'avait pas du tout convaincue a faire des efforts. Qu'il essaie donc de rappeler la jolie coupe de feu de 1994 et le piège qui y était dissimulé. On verrait bien s'il y en avait un d'assez con pour prononcer le nom interdit.
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Ruyven Silver
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MessageSujet: Re: [Sept.] Cours n° 1 à l'usage des 5, 6 et 7ème années.   Ven 11 Juil - 15:20

Il y avait une mouche dans la salle. Une sorte de gros insecte noir et bourdonnant, beaucoup trop bien nourri pour être honnête. Alors que la plupart des yeux étaient fixés sur les acteurs de cette comédie burlesque qu'était la cours de sortilège, Ruyven avait porté son attention sur l'insecte. Lorsqu'il était petit il leur enlevait les ailes et s'en servait comme ingrédient pour les granules améliorées de Fruit's. Mais aujourd'hui, il avait juste envie d'être cruel. Attraper la bestiole et la faire souffrir, pour connaitre sa resistance, voir sa limite. Les petits trucs sont beaucoup plus résistants que l'on croit. C'est tellement... hypnotisant d'être le dieu d'un autre être vivant. Frapper au hasard, aller toujours plus loin et chercher à tâton une limite qui n'existe pas... oui il ressemblait a sa mere mais n'allez pas lui dire si vous voulez finir en un seul morceau.

La mouche se pose sur le tableau noir, se fondant sur le vert foncé. Ruyven la quitta un moment des yeux pour s'appercevoir qu'il y avait quelque chose d'écrit. Etonnant à première vue lorsqu'on se dit que le Professeur ne s'était pas approché de l'instrument, moins original toutefois dans le monde de la magie. Il avait une "craie a papotte" c'est tout. Pas de quoi en faire un plat. Ce n'était pas ça qui allait le faire sortir de sa grève. Surtout que bon, les couleurs on s'en fichait pas mal. Ce n'étaient que des longueurs d'onde qui eveillaient plus ou moins le cerveau. Le monde pouvait facilement être en noir et blanc. Ceux qui ne le croyaient pas n'avaient cas faire un tour dans la maison des Silver. Certes, ici, le petit caméléon se fondait en technicolore mais au fond de lui, il n'était pas du tout persuadé du bien fondé de la coloration.

Ce cours n'en finirait donc jamais ? Curiosité, envie ou vice. Quelle importance ? Les sentiments n'étaient rien d'autre que des outils de dissection de l'esprit. Qui contrôlait ses émotions devenait insaisissable. Qui contrôlait celle des autres devenait intouchable. C'était la grande leçon de son enfance et il n'avait pas été assez idiot pour l'oublier. La mouche s'envola de nouveau et eu l'imprudence de passer a coté du serpentard. Avec une rapidité insoupsonnée chez quelqu'un d'aussi visiblement affalé que lui, il attrapa la bestiole et la posa sur la table, sous un encrier vide. A présent il allait pouvoir s'amuser.
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Evangeline Taylor
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MessageSujet: Re: [Sept.] Cours n° 1 à l'usage des 5, 6 et 7ème années.   Dim 13 Juil - 17:08

Non contente d'avoir dit sa réponse, qu'elle jugeait trés pertinente -sigh!- Evangeline souhaita ne pas en rester là. La préfète en Chef n'était pas disposée à s'arrêter en si bon chemin, surtout depuis que ce cher Avilter avait sous entendu qu'elle avait frôlé du doigt le concept, bien que son raisonnement était trés limite. Voire carrément nul. Mais qu'importe. Evy tenait une piste, et elle n'allait pas en démordre. Elle repartit dans sa torpeur, écoutant le cours, jetant un coup d'oeil réprobateur à Ulrich qui était presque endormi sur sa table, l'air complètement inintéressé par le cours. Par chance, Evangeline ne se trouvait pas à côté de lui en ce moment, mais si tel avait été le cas, elle ne se serait sûrement pas gênée pour lui mettre un coup de pied dans le tibia sous la table, pour le réveiller, ou encore lui flanquer un bon coup de coude dans les côtes. Il aurait riposté, à coup sûr, et ils auraient fini par se chamailler, tout en ne se faisant pas remarquer par les profs, lui essayant de lui chatouiller les côtes alors qu'elle avait horreur de cela, et elle faisant tout pour l'en empêcher et pour rester concentrée sur le cours. Evy arqua un sourcil quand Rebecca se mit à nouveau à remuer sur sa chaise, la tirant un peu de sa rêverie. Rebecca était occupée à déplier un morceau de parchemin qui venait d'atterrir sur leur table par la forces des choses...Ou pas. D'ailleurs, Evy surprit ce qu'elle dit à Fanny. Scarlett. Encore. Evy arqua à nouveau un sourcil, puis elle s'empara du mot qui, à l'origine, lui était destiné. Elle tira une légère grimace en voyant le contenu du mot, puis elle déchira un morceau de parchemin sur celui de Rebecca, qui en avait sorti pour la forme, et elle se mit à écrire avec fébrilité.

Détrompes toi, Darling, il tire juste une drôle de tête parce qu'il y a une source d'ondes négatives dans les parages. Ne cherches pas trop, ma belle, tu comprendras trés vite ce à quoi je fais allusion.

Et hop! Retour à l'envoyeur. D'un coup de baguette magique impatient, Evy voulut renvoyer le papier à Scarlett, mais pas douée comme elle était, le papier retomba droit sur la table d'Ulrich, qui, à son grand dam, entreprit de le déplier avec une délicatesse chirurgicale. Il le parcourut rapidement du regard, puis il se tourna vers Scarlett, à qui il adressa un sourire moqueur, et il se tourna vers Evy, qui devint rouge comme une pivoine. Il haussa les épaules d'un air blasé, puis il l'envoya à sa véritable destinataire, non sans assortir son geste d'un sourire narquois. Si cet incident n'était absolument pas prémédité, et complètement fortuit, au moins, ça avait eu le mérite de l'avoir réveillé...peine perdue, il retomba dans son mutisme, les yeux perdus dans le vague, rêvant à elle ne savait trop quoi et elle ne voulait pas savoir. Evangeline sursauta quand le professeur persifla "n'importe quoi", le tout assaisonné de sarcasmes et accompagné d'une sauce piquante d'insultes classiques, comme quoi les élèves étaient des crétins et rien d'autre. Evy ressentit un plaisir mesquin en voyant Callista se faire rembarrer pour sa réponse, et fut d'autant plus satisfaite que son intervention possédait quelques points intéressants, surtout qu'après, ce fut au tour de Scarlett de se faire envoyer bouler. Et vlan. Sans le savoir, le prof venait de venger Evangeline du mot de Scarlett.

Quand il commença à débiter son petit discours, on put entendre un bruissement de parchemins et d'encriers qu'on débouchait. Puis, en toute bonne élève qu'elle était, Evangeline se mit à noter ce que disait le professeur. Hum.Martin Audresset. 1456, soit...36 ans avant la date de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb. Soit...Deux fois leur âge avant la découverte de l'Amérique. Un moyen mnénotechnique pour retenir cette fichue date. Mais il avait parlé d'influences pyro-quoi? Télékinésiques? Elle nota dans un coin de parchemin la référence littéraire qu'il venait d'indiquer,"investigations incandescentes sur les phénomènes d'irradiation des sentiments" en se promettant qu'elle le lirait tantôt, en tout cas, le bouquin irait valdinguer dans sa prochaine liste de lectures. Et même si il était censuré. Il y aurait bien des traces de ce fichu manuel quelque part, non? Bref. Une chose est-il, c'est que la flamme devint d'un beau bleu, un bleu royal et trés...Serdaigle. Evy esquissa un sourire. Avant d'écouter la suite du cours. Evy leva à nouveau la main.

L'envie, le vice ou la curiosité peuvent être pararoxaux à bien des égards. L'envie peut revêtir plusieurs aspects, par exemple, l'envie était considérée comme un péché capital par la religion chrétienne. L'envie suscite la convoitise, c'est un sentiment qui suscite la haine d'un autre par sa condition de vie ou ses possessions. C'est aussi une sorte de désir, de souhait. Bien sûr, le sens qui nous intéresse ici est le sens retenu comme étant un péché par l'église catholique. La curiosité quant à elle dénote une envie de connaître, de découvrir, d'apprendre, parfois au dépends d'autrui. La curiosité peut donc ,dans ce sens là, être un vice, tant qu'elle n'est pas intellectuelle. Enfin, le vice est une propension à faire le mal, une déviation par rapport à la morale ou à ce qui est autorisé. Le paradoxe, ici, consiste à croire que ces trois pulsions, ces trois propensions sont opposées et incompatibles, mais pourtant, dans l'envie ou la curiosité il y a une part de vice. La Coupe de Feu, par exemple, était un bon moyen de faire la différence entre les justes et ceux qui étaient obnubilés par la gloire. La Coupe, dont émanait une flamme bleue, couleur du savoir et de la sagesse, permettait de déterminer qui serait réellement apte à participer au tournoi sans qu'il soit bouffé par l'envie d'être dans l'histoire, ou d'accéder à la postérité. Elle qualifie donc ceux qui sont réellement vertueux et qui étaient dignes de représenter leur école.

Et vlan. Si il n'était pas content avec ça, eh bien, elle ne savait pas ce qu'il faudrait pour le contenter.

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MessageSujet: Re: [Sept.] Cours n° 1 à l'usage des 5, 6 et 7ème années.   Sam 26 Juil - 11:14

Les longs doigts cruels pianotèrent sur le bureau. Une mélodie saccadée et sans émotion qui répercutait la surface. En accompagnement : le crépitement de la flamme bleue et vivace. Le bruissement de la prise de note pour achever le tout. Et Falsifi qui dévisage chaque tête ingrate. Il en avait déjà repéré deux. Des sources de puérilité qui s’amusaient à s’échanger des papiers sans psychologie. Bien sûr, il aurait pu intervenir, mais ce genre de méfait était courant dans une classe. Intervenir à la moindre incartade risquait fortement de troubler le rythme du cours. Et à ça, il ne tenait absolument pas. Pour la première fois, quelques lueurs d’intérêt général avaient ricanés dans les pupilles lui faisant face. Chose incertaine et inattendue – autant ne pas la contrecarrer. Quelques rêveurs inconscients s’hypnotisaient devant la danse de la flamme. Oui, c’était un beau spectacle. Et après ? Encore là une dérive typiquement humaine – chose que le professeur Avilter mettait un point d’honneur à éviter. On regarde, on s’émerveille, on reste prostré des heures sans chercher une explication. Cette fois encore, il pouvait trancher l’humanité en deux camps : ceux qui contemplent et ceux qui s’intéressent. Un premier pôle à exterminer, un second à entretenir. Et une main, au-dessus des chevelures éparses, pour demander la parole. L’espace d’un instant, un sourire, léger et raide, creusa les fossettes de Falsifi. La propriétaire de ce membre l’amusait dans son acharnement.

- Un second essai, Miss Taylor ?

Apparemment oui. Elle vida ses poumons d’une traite, entamant un plaidoyer pompeux aux dehors engagés. Le professeur, lui, demeura debout. Droit et taiseux, ses yeux gris ne traduisant aucune émotion. Juste de la concentration. Et la teinte du feu animant son tissu blanc. Il était le juge expert d’une cours d’assise. Quand Evangeline eût achevé, un silence empreint de méditation flotta. Puis, Falsifi leva sa baguette. Une sorte de frisson inquiet passa sur toutes les peaux. La tentative de la Serdaigle avait-elle été mauvaise au point de mériter châtiment ? Mais contre toute attente, c’est le tableau noir qui fut ensorcelé. Et le tracé de la craie recopia les mots-clés venant d’être énoncés.

- L’église catholique… répéta doucement Falsifi. Je vois que vous fréquentez l’Etude des Moldus, Miss Taylor. Une réponse correcte, qui rattrape vos premiers balbutiements. J’y ajouterai ceci : ces pulsions – ces sentiments – possèdent bien des similitudes, comme vous venez habilement de le souligner. La raison de leur opposition est très simple : chaque pulsion n’est que l’évolution de la précédente, parfois sous des aspects différents. En ce sens, elles génèrent un même fondement, ici, le bleu, mais expriment des choix différents. Et l’avantage de la Coupe de Feu était de ne prendre en compte qu’une seule des trois voies possibles : la curiosité. L’acte de vérifier ses limites, les frontières de sa personnalité que l’on serait apte ou non à dépasser. Il arrive que ce phénomène s’exprime également dans les milieux moldus. Je pense notamment aux scientifiques, ces chercheurs abusifs. Quand leur désir de découverte est si violent qu’il en émane de leurs pores, les flammes de leur bec busen – des appareils permettant de chauffer leurs mélanges – tournent au bleu. Dans un élan de naïveté, ils estiment qu’il ne s’agit là que d’une variation de teinte due à un changement de température, mais…

Il haussa les épaules, traduisant parfaitement son point de vue sur la réflexion moldue.

- C’était donc une formulation pertinente, Miss Taylor. Vingt points pour Serdaigle.


La tentative, marquée de réussite, se devait d’être récompensée. Un credo tout à fait légitime. Pour la énième fois de la journée, Falsifi articula une incantation. La gerbe de flammes bleutées se tordit, gonfla, changea de couleur. Une lueur rouge et vive baignait à présent la classe, se glissant dans les traits émaciés du professeur et lui conférant des airs de vampire.

- Le rouge, annonça-t-il. Dernière teinte que nous verrons aujourd’hui. Le reste sera sujet à un long et fastidieux devoir. Encore une fois, l’exemple de la Coupe devrait vous influencer. Et j’aimerais une intervention autre que celle de Miss Taylor.

Si les mêmes privilégiés se proposaient sans arrêt, alors le savoir se limiterait à leur lauriers.

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MessageSujet: Re: [Sept.] Cours n° 1 à l'usage des 5, 6 et 7ème années.   Ven 15 Aoû - 16:44

Ulrich détestait vraiment le prof. Il n'aurait pas su dire ce qui était le plus dérangeant chez lui. Peut être son air supérieur, qui indiquait clairement qu'il les prenait tous pour des crétins, sans exceptions. Son air d'auto-suffisance quand il pensait poser une question à laquelle personne ne pourrait répondre. Il se crispa davantage quand il entendit un "N'importe quoi", tomber sur les élèves comme un couperet. Il s'esclaffait presque, en disant cela. C'était plutôt lui, n'importe quoi. Sa manière d'être, par exemple. Ulrich soupira avec mépris, ne préférant pas s'attarder davantage sur le cas du professeur trop sûr de lui. Il n'était pas le meilleur question modestie, mais il devait reconnaître que le professeur en était totalement dépourvu. C'est à se demander si vraiment...ce type était taillé pour être prof. De toute évidence...non. Falsifi Avilter n'avait aucune espèce de pédagogie. Il se fichait clairement que les élèves massés dans cette petite salle de classe décrochent leur papier en fin d'année, lui, il se sera contenté de débiter ses cours sans se préoccuper de la réussite de ses élèves. L'école, normalement, ce n'était pas fait pour apprendre? Alors pourquoi il se sentait autant obligé de faire comme si ils avaient la science infuse? Ulrich leva les yeux en l'air, et souffla d'un air profondément blasé. Il cala à nouveau sa tête contre une main, alors qu'il avait posé ses deux pieds sur la chaise voisine, écoutant d'une oreille un cours dont il n'avait absolument rien à foutre.

D'ailleurs, il trouvait la totalité des cours intintéressants, et à chaque fois qu'il mettait le pied dans l'un d'eux, il avait la fâcheuse impression que tous s'étaient concertés pour faire comme si ils étaient des gamins de cinq ans. Enfin. Quand on disait ça, c'était relatif. Parce qu'il fallait voir les notes trés moyennes du Serdaigle, qui ne s'investissait pas assez dans ses études au regard de ses professeurs. D'ailleurs, une fois, l'un d'eux, à l'humour assez douteux, avait cru bon d'insérer dans son bulletin scolaire "doit penser à investir dans un réveil". Etonnant, la pédagogie, pas vrai? Bref, une chose est-il, c'est qu'il se demandait clairement ce qu'il faisait là, alors qu'il aurait pu utiliser son temps de façon plus intelligente. Ulrich se fit violence quand il émit l'idée d'ôter ses chaussures. Bah quoi. Quitte à se mettre à l'aise, autant le faire jusqu'au bout, non? Alors il se décida de passer au plan B. Il posa à nouveau ses pieds au sol, avant de les poser sur la table, les bras croisés derrière la tête. L'air parfaitement détendu. Parlez, professeur, il était prêt à écouter des futilités sur l'influence de la pensée sur la coloration du feu. Il pouvait se faire réprimander. C'était le but recherché. Il voulait attirer l'attention du professeur sur sa personne afin de laisser le champ libre à Rebecca.

Il écouta Evangeline tenter une autre réponse, toujours les pieds sur la table, les bras derrière la tête. Evidemment. Les longs discours étaient une spécialité de la Serdaigle. A sa grande surprise, Avilter accorda 20 points à sa maison. Allons. Ulrich fixa son regard sur le tableau, qui commença à se couvrir des mots prononcés un peu plus tôt par Evy. Mais il ne prit aucune note, bien décidé à se faire remarquer. Pour que le plan réussisse, il fallait parfois faire quelques sacrifices. Même si les conséquences seraient beaucoup moins plaisantes. Le feu bleuté devint rouge. Le professeur réclama une participation autre que celle d'Evangeline. Parfait. Voilà qui l'arrangeait. Toujours dans sa position qui aurait déplu rien que par sa nonchalance, Ulrich leva la main, pour répondre. Il commença à se lancer dans un discours plein d'arrogance et d'auto-satisfaction.

Les aspects les plus connus du rouge sont l'incitation à l'agressivité et dénotent une certaine puissance. Le rouge est la couleur du sang, qui palpite dans nos veines, c'est la couleur même du vivant. Mais par ailleurs, le rouge peut être la couleur de la Mort, car c'est souvent dans la douleur que le sang coule pour priver le sujet de toute vie. Dans l'armée, notamment en Antiquité, le rouge était omniprésent, que ce soit dans la tenue des empereurs, et des généraux-vêtus de toges rouges, synonyme de puissance-. Nous avons tous en esprit ces fameux étendards rouges, sur lesquels étaient marqués SPQR en lettres d'or, sigle qui signifie "Senatus Populus que Romanus" qui signifie clairement "le pouvoir à la République". D'où, encore, cette idée de puissance, de pouvoir. On retrouve d'ailleurs ces deux caractéristiques dans le blason des Gryffondor, lequel arbore les couleurs rouge et or. Pour les chrétiens, le rouge est la couleur de l'esprit. En ce qui concerne la coupe, eh bien, c'est simple. La couleur rouge de la flamme devait différencier non seulement les justes des autres, triés par le bleu, rappelons le, mais aussi ceux qui étaient aptes à participer en faisant preuve de bravoure et de ténacité. Qualités qui sont requises pour le recrutement des militaires, ceci dit, en passant.

Ulrich afficha un sourire en coin, satisfait de sa réponse. C'était maintenant que tout devait se jouer. Il avait fait exprès d'accentuer certaines lettres plus que d'autres. Certains pourraient mettre ça sur le compte de son accent germanique. Mais il espérait juste que, de son côté, elle comprenne le message. Alors, discrètement, il croisa les doigts sous son pupitre. Sinon, il s'arrangerait d'une autre manière pour transmettre le signal tant attendu.
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MessageSujet: Re: [Sept.] Cours n° 1 à l'usage des 5, 6 et 7ème années.   Dim 17 Aoû - 1:04

Le temps ne passait pas et le pire c'était que, quand on perdait du temps, on ne pouvait que très difficilement le rattraper. Et là, Rebecca avait réellement l'impression de perdre son temps. Tant et si bien qu'elle s'en énerverait presque De plus, la présence non loin d'elle de cette vipère de Scarlett n'arrangeait en rien son humeur. Une aura massacrante l'enveloppait et elle fixait le tableau de ses yeux azuré, qui commençait à s'assombrir. La jeune fille soupira et prit son sac sur ses genoux, les sourcils légèrement froncés. Elle avait les nerfs à fleur de peau, l'estomac contractés. Elle écouta alors la réponse d'Evangeline qui, franchement, paraissait excellente aux oreilles de Rebecca. Elle tourna le visage vers elle et un léger sourire naquit sur ses lèvres. Puis, elle reporta son regard sur Falsifi et le vit lever sa baguette. Elle faillit reculer sa chaise pour protéger Evy. Ben quoi ? On avait clairement l'impression qu'il allait la torturer pour les mots qu'elle avait prononcés. Mais, les paroles d'Evangeline, quelque peu modifiée, apparurent sur le tableau. Elle inspira profondément et attendit alors que la suite du cours se passe.

Le pire était qu'elle ne regardait même plus Ulrich. Elle n'en avait plus rien à faire de toute façon, il trouverait bien un moyen d'attirer son attention. Elle s'affala sur sa table, à deux doigts de faire semble de s'endormir. Mais, réellement, elle n'en pouvait plus. Pour elle, tout cela était plus que stupide – parlons du cours – et elle n'avait qu'une hâte ! Que l'action commence. C'est alors qu'un miracle se produisit. Si si, c'est possible un miracle et Dieu semblait avoir doté Ulrich d'un peu plus de dynamisme que d'habitude. Rebecca tourna les yeux vers lui et, soudain, fut honteuse. Il avait les pieds sur la table, l'air nonchalant et répondait à la question du professeur comme si sa position était tout à fait normal. Bravo Ulrich ! Si tu voulais attirer l'attention sur toi, tu as réussis ! Elle soupira et l'écouta parler. Il accentuait les syllabes, elle n'était pas stupide. Elle attendit simplement que le prof ne la regarde pas directement elle. Elle arqua un sourcil et sortit alors ce qu'Ulrich et elle avait prévu. Des bombes d'encre ? Mouais... Sympathique pour donner une couleur encore plus sombre à une salle de classe déjà sombre.

S'emparant de sa baguette, elle alluma la mèche du petit pétard qui s'envola, suivit de quelques autres, prêt à exploser... Chose qui ne tarda pas. Rebecca, un léger sourire aux lèvres, regarda furtivement le professeur. Elle ne pouvait pas le voir alors qu'il ne lui avait rien fait. Elle s'était juré de lui en faire voir de toutes les couleurs. Aujourd'hui, donc, nous commençons par le noir. Qu'est-ce qui est rattaché au noir ? La haine ? La colère ? La tristesse ? Attention aux inepties mes chers amis... Ce sont des concepts parfaitement moldus et donc, passible d'être irrecevable dans le cours d'une personne qui se prétendait professeur et qui en fait, ne l'était pas. Elle se demandait encore réellement comment Majandra avait pu faire pour l'engager. S'il y avait de la pédagogie dans ce qu'il faisait, elle se demandait sincèrement où est-ce qu'il pouvait bien la cacher.

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