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 Eirwen Taliesin

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Eirwen Taliesin
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MessageSujet: Eirwen Taliesin   Mar 17 Juin - 4:04

1-Généralités

    Nom: Taliesin
    Prénom: Eirwen
    Age & Date de Naissance: 18 ans (19/04/1989)
    Lieu de Naissance: Waterford
    Nationalité: Irlandaise
    Ascendance:(Né de Moldus, Sang Mêlé ou Sang Pur) Sang Pur
    Ancienne Maison : /
    Poste souhaité(Pour les adultes seulement /
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Eirwen Taliesin
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MessageSujet: Re: Eirwen Taliesin   Mar 17 Juin - 4:04

2-Histoire Personnelle

    Henwg Taliesin représente l’une des plus anciennes familles irlandaises de sang pur qu’il existe encore de nos jours. Bien entendu, nous parlons bien de l’Irlande, la vraie. Pas celle qui s’est lâchement soumise à l’oppression des Anglais au XIXème siècle. Non, il est question ici de celle qui a lutté jusqu’à obtenir son indépendance, celle qui n’a pas laissé ses terres, ses hommes, et sa dignité, aux mains de ces sanguinaires, ces catholiques qui se croient tout permis sous prétexte que leur Dieu est le vrai. C’est la vision que les Taliesin se transmettent de pères en fils et de mères en filles, depuis des générations. Les Anglais ont toujours été perçus comme des ennemis, au même rang que les moldus ou les nés moldus. En effet, comme toute famille de Sang Pur qui se respecte, les Taliesin vouaient une haine sans égale envers les moldus, qu’ils jugeaient inférieurs et indignes de vivre.
    Contrairement à de nombreuses familles Irlandaises, ils ne furent pas touchés par la grande famine des années 1845, la famille possédait de nombreuses terres, qu’elle possède d’ailleurs toujours aujourd’hui, mais leur argent ne venait pas uniquement de leurs cultures, bien au contraire. A l’époque, c’était Tiernan qui dirigeait le domaine, sans doutes lui qui honora le plus son nom durant toutes ces générations. Un homme remarquable qui travaillait au service de son pays, et de lui-même par la même occasion. Car il arrivait même des moments où le Pays et lui-même se confondait ; Tiernan Taliesin se dédiait corps et âme à son Pays, un politicien qui marqua l’Histoire de l’Irlande… Magique. Car bien entendu, aucun moldu n’entendit jamais parlé de lui. Mais, contrairement à ce que certaines théories prétendent, la politique n’est pas un gène que l’on se transmet de père en fils. Car il devînt apparent que ses héritiers s’intéressèrent beaucoup moins à la Politique que lui. Une chose est sûre, si leur engouement pour la politique tendait à faiblir, il n’en demeurait pas moins que leur haine pour l’Angleterre, elle, ne faiblissait pas. Si bien qu’actuellement, l’Union Européenne est un sujet qu’il vaut mieux ne pas lancer dans une conversation en présence d’Henwg.
    Des conversations qui n’échappaient d’ailleurs jamais au contrôle de ce dernier. Car si la politique n’était présente dans aucun gène, ce n’était, de toute évidence, pas le cas du charisme, ou de l’autorité. Henwg, son frère et sa soeur avaient été éduqués de la façon la plus stricte, comme il se devait pour un enfant issu d’une famille de sang pure. Une éducation qu’il tînt à transmettre à ses enfants à son tour. Ainsi, les dîners étaient silencieux, on aurait entendu une mouche voler si toutefois il y en avait eut. Mais il n’y avait pas de mouche. Les seuls bruits que l’on entendait étaient ceux des pas de leur mère qui débarrassait la table, ou apportait de nouveaux plats. C’était toujours elle qui faisait la cuisine, et il en avait toujours été ainsi, une question d’honneur et de logique d’après elle, "une femme se devait de savoir cuisiner, et si ce n’était pour cuisiner, alors pourquoi fallait-il savoir cuisiner ? " En soi, c’était assez logique, puis, on ne pouvait pas dire que durant ses allers-retours vers la cuisine, elle manquait une grande partie de la conversation. La génération d’Hengw fut la dernière à passer sa scolarité à Poudlard. Ce dernier fut reçu à Serpentard, comme son frère et sa sœur d’ailleurs.

    En 1977, il épousa Aenora, une charmante jeune femme de sang pur, irlandaise ; elle n’avait que quelques années de moins que lui, et pourtant, on lui en aurait facilement donné dix de moins tant elle semblait fragile. Bien que ce fût un mariage arrangé, jamais il n’eut à critiquer la décision de ses parents. Bien que, d’une part, il lui était impossible, mais, d’autre part, jamais il n’avait rencontré pareil ange. Une chevelure douce, descendant le long de son visage opalescent, des émeraudes en guise des yeux. Mais ce qu’il préférait par-dessus tout, c’était ses mains, elle avait des doigts si fins, si délicats, il adorait la regarder jouer du piano. Il était passionné par elle. Mais comme toute passion, celle-ci s’estompa, le quotidien n’y était certainement pas anodin, mais c’était surtout son travail qui était devenue de plus en plus prenant, du moins c’est ce qu’il prétendait pour justifier ses absences de plus en plus fréquentes. Hengw travaillait au Ministère de la Magie irlandais, il avait un poste très bien placé, des horaires plus que convenables, et un salaire qui pouvait lui assurer des jours heureux pour lui, et la génération future. Quelques années plus tard, Aenora tomba enceinte, Ils l’appelèrent Echtach, c’était un garçon. Il naquit en 1982 à Waterford. Hengw avait attendu longtemps ce jour, d’avoir un héritier, et pourtant, ce n’est pas pour autant qu’il se mit à rentrer chez lui de meilleure heure. Il avait prit la fâcheuse habitude de rentrer tard le soir, se retrouvant avec quelques collègues du même rang que lui dans quelques tavernes de temps à autres, ou, d’autres soirs, fréquentant d’autres lieux pas plus recommandés, auxquels il finit par se lier d’affection, jusqu’à ne plus pouvoir s’en séparer plus d’une semaine. Aenora se lassait de ces absences, de ce manque d’attention, de ce manque de tendresse, elle essayait tant bien que mal de combler ce manque en offrant toute l’affection qu’elle aurait apprécié recevoir de son époux à son fils. Ce dernier grandit en ne connaissant que le dos de son père quasiment. Quelques années plus tard, en 1989, Aenora mit au monde un deuxième enfant, une fille, mais avec plus de difficulté cette fois-ci. Les guérisseurs durent d’ailleurs avouer qu’elle avait eut beaucoup de chance de s’en être sorti. L’enfant semblait, en revanche, aussi fragile que sa mère. Ils l’appelèrent Eirwen, ce qui signifie Blanche Neige. C’était Aenora qui avait décidé de ce prénom, elle l’aimait bien, elle avait prié pour que ce prénom la protège du monde, pour que ce petit ange qu’elle tenait dans ses bras reste à tout jamais aussi blanc que la neige, qu’elle ne connaisse ni la peur, ni la tristesse, ni la haine. Mais ses prières furent vaines. L’état d’Aenora s’aggrava, les guérisseurs purent déceler une maladie aux poumons, incurable, avaient-ils dit. Il lui fallut attendre cinq longues années pour que la mort la délivre enfin de cette souffrance. Avant de mourir, elle avait écrit un journal, un journal secret, qui l’aidait à supporter sa maladie, mais aussi sa vie, car à la fin, elle ne savait plus qui de la maladie ou de sa vie la faisait le plus souffrir. Elle écrivait ses maux, si bien qu’elle aurait pu les écrire avec son sang, ça aurait sûrement eut le même effet pour celui qui les lirait. Celui qui ne s’intéresse aux souffrants qu’une fois qu’ils ne sont plus là pour le voir. Il y a des images qui marquent une personne toute sa vie, que cette personne soit adulte, adolescent, ou qu’elle n’ait que cinq ans. Ce fut le cas de cette image pour Eirwen :

    C’était un soir froid, comme les autres, comme tous les soirs depuis la mort d’Aenora. Le manoir dans lequel vivaient les Taliesin semblait vide, perdu. Depuis la naissance d’Eirwen, Hengw avait engagé une nourrice, afin que son épouse se rétablisse, mais il s’était très vite aperçut que le repos ne suffisait plus à son rétablissement, que plus rien ne suffisait, alors ils s’étaient tous résignés à attendre, suivant les bons conseils des guérisseurs. Cela avait eut le mérite de lui laisser le temps de réfléchir. Il savait ce qu’il attendait, Echtach aussi, il était assez grand pour comprendre la situation, mais ce n’était pas le cas d’Eirwen. Elle voyait sa mère souffrir un peu plus chaque jour, elle voyait son père qui restait à son chevet sans rien faire, et ne comprenait pas pourquoi sa mère était comme ça. Le jour qu’ils attendaient tous était venu, la chambre dans laquelle était morte Aenora était à présent vide, une employée de maison avait tout rangé, tout nettoyé, faisant disparaître toute trace, et toute odeur de mort, et de vie par la même occasion. Il n’y avait plus rien, la chambre du néant. Eirwen n’aimait pas cette chambre, elle lui faisait peur. Ce soir-là, elle entendit quelque chose, un sifflement qui venait de la chambre. Quelqu’un l’appelait. Elle reconnut sans grande difficulté la voix mélodieuse de sa mère. Celle qu’elle avait écouté chaque soir de ces cinq dernières années, lorsqu’elle venait la bercée pour l’endormir, avant de déposer un doux baiser sur son front.
    Il était déjà vingt et une heure, et si Hengw savait qu’Eirwen se promenait dans les couloirs du manoir à cette heure-ci, elle aurait sûrement eut le droit à une bonne fessée. Mais la fillette n’arrivait pas à s’endormir. Chaque soirs, elle attendait pendant au moins une heure, qu’Aenora vienne lui chanter une berceuse, elle attendait jusqu’à s’endormir d’épuisement. Ce soir-là, elle était persuadée qu’elle aurait sa berceuse, elle entendait sa mère lui chanter, elle était là, dans cette pièce. Le cœur serré, la petite fille poussa la lourde porte d’un geste craintif, la porte grinça, et s’ouvrit sur cette chambre vide, cette chambre dont la perfection renvoyait l’image qu’avait toujours donné Aenora. Une image de perfection, de beauté, d’élégance et de tendresse. Eirwen entra dans la pièce, sentant son cœur se serrer de plus en plus fort, il lui semblait même avoir l’estomac au bord des lèvres, mais ce n’était qu’une sensation. Il faisait froid, encore plus froid que dans les couloirs.

    - Mère ? Est-ce vous ? Murmura-t-elle.
    Mais il n’y avait personne. La voix n’était qu’une invention de son esprit, et le sifflement du vent qui passait au travers de la fenêtre entre-ouverte. Elle ne se posa pas la question, ne serait-ce qu’une seconde "pourquoi la fenêtre est-elle ouverte ?", non, car ce genre de problèmes n’intriguaient que les grandes personnes, ce qui intriguait Eirwen, était de savoir où se trouvait sa mère, pourquoi elle ne venait plus lui chanter quelques berceuses le soir.
    Elle s’approcha du lit où elle trouva un petit livre, elle reconnu tout de suite l’écriture de sa mère, des lettres fines, gracieuses, que l’on pensait voir danser. Admirer des photos de ballets aurait sûrement fait le même effet pour n’importe qui, mais pour Eirwen, voir ses lettres danser était plus beau que n’importe quel ballet. Pour cet enfant, il n’y avait pas besoin de comprendre les mots qui étaient dessus pour apprécier ce journal, toutefois, cet instant dont elle aurait voulu qu’il dure indéfiniment, fut interrompu plus rapidement que prévu. Il ne fallut attendre qu’une dizaine de minutes pour que la porte entre-ouverte de la pièce interpelle Hengw et qu’il y découvre Eirwen, assise sur le lit, admirant ces jolies lettres. Il semblait étrange, il ne gronda pas Eirwen, il inspecta la pièce du regard, comme si c’était la première fois qu’il la voyait. Lui non plus n’avait pas l’habitude d’y mettre les pieds. Puis la fenêtre entre-ouverte attira son attention, une nouvelle lueur brilla dans son regard, mais Eirwen n’aurait pas su déterminer de quoi il s’agissait, c’était nouveau, un sentiment que jamais elle n’avait lu sur le visage de son père. Il prit le livre et en feuilleta les premières pages, sans dire un mot, avant de descendre dans le salon, d’une marche rapide qu’Eirwen peinait à suivre. Tout se passait tellement vite, Eirwen ne comprenait pas l’attitude de son père. D’un geste sec, le regard glacé, un rictus méprisant dessiné sur ses lèvres, il lança le livre dans la cheminée. La petite fille regarda avec horreur la dernière berceuse que lui avait offerte sa mère se consumer dans les flammes ténébreuses de la cheminée. Elle se tut, il n’y avait rien à dire, on ne contestait jamais les décisions d’Hengw.
    Ce soir là, Eirwen ne réussit pas à s’endormir, elle tremblait, recroquevillée sur elle-même, son doudou qu’elle serrait fort contre son cœur, sanglotant. Elle avait froid, elle était triste, elle avait mal. Pourquoi avait-il fait ça ? Elle ne le comprenait pas, elle ne pouvait pas savoir que son père avait peur. La souffrance a souvent cet effet là sur les grandes personnes, elles baissent la tête et préfère passer leur chemin lorsqu’elles la rencontrent.

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MessageSujet: Re: Eirwen Taliesin   Mar 17 Juin - 4:05


    Puis la vie continua, insolente et cruelle, comme à son ordinaire.
    Eirwen n’avait jamais vraiment aimé la nourrice. Elle ne la détestait pas, mais elle préférait sa mère. C’était une jeune femme qui n’avait même pas vingt ans, et qui manquait cruellement d’expérience.
    Echtach passa ses deux premières années à Poudlard, juste assez pour que celui-ci commence à côtoyer, au plus grand désarroi de son père, des Anglais. Hengw trouvait, à juste titre, que l’Angleterre, qui était d’ailleurs à la base trop présente dans Poudlard pour lui, s’immisçait un peu trop dans les affaires de Poudlard, beaucoup trop. Mais ce bref séjour à Poudlard, et les quelques connaissances que s’était faites Echtach, avaient suffit pour déceler en lui une nouvelle passion, une nouvelle "idole". Jamais la magie noire n’avait été plus présente dans le manoir que depuis le retour d’Echtach. Même Hengw, qui n’avait jamais émis d’objection à ce que son fils étudie cette magie, pour l’avoir lui-même étudié plus tôt, et l’utiliser de temps à autres aujourd’hui, trouvait que cette attirance virait à l’obsession. Il tenta de le remettre sur le "bon chemin", qui consistait en l’occurrence à soumettre les autres à son vouloir, sans jamais avoir à se soumettre soi-même. Cette règle s’appliquait sur tout, aussi bien les sorciers, tels qu’ils étaient, que la Magie, telle qu’elle était. Une règle que les Taliesin avaient toujours respectée. Mais le jeune garçon semblaient se désintéresser totalement de son héritage, il détestait son père, plus que quiconque. Lui qui n’avait jamais été présent, depuis la mort d’Aenora, il avait toujours rejeté la faute sur son père. Lors de ses dix-sept ans, Echtach quitta le domicile familial, il partit… Pour l’Angleterre. Hengw était si furieux qu’il ne voulu plus jamais entendre parler de ce fils indigne, ce traitre.

    Dès le jour où il avait entendu parler du Seigneur des Ténèbres, Echtach savait qu’il était prédestiné à le servir. Il se fichait de l’Irlande, de l’Angleterre, ou de toutes ces histoires qui n’avaient pas d’importances. Ce qui comptait, c’était lui, c’étaient eux, les sorciers, les sangs purs, il n’y avait que ça qui comptait, le sang. Une fois les objectifs du Seigneur des Ténèbres accomplis, le monde serait meilleur, ce serait un monde purifié, où l’air serait frais, où les terres ne seraient plus sales, où il fera bon de vivre. A ce jour, peut-être était-il encore en vie, peut-être était-il mort, personne n’en savait rien, du moins, personne n’en disait rien en la présence d’Hengw.

    Eirwen avait grandit, elle ressemblait de plus en plus à sa mère. Son visage était pâle, on pouvait même penser qu’elle venait de voir un fantôme si on n’avait pas l’habitude de croiser cette ravissante jeune fille. Les traits fins qui dessinaient son visage de porcelaine, tel celui d’une poupée, ne semblaient aucunement affectés par les tragiques évènements qui avaient hantés son enfance. Et pourtant, elle semblait si fragile. Elle était charmante, elle faisait remarquablement bien la cuisine, du moins les pâtisseries, un don qu’elle avait hérité très certainement de sa mère. La couleur de ses yeux rappelaient les profondeurs de l’océan, on n’y percevait jamais que les fantômes qui continuaient de hanter ces nuits, mais jamais on ne pouvait y sonder ce qu’elle pensait sur le moment, ou les émotions qu’elle ressentait. C’était comme si elle ne pensait pas, qu’elle ne ressentait plus, qu’elle était morte en même temps que sa mère, si toutefois elle avait vécu. Jamais personne n’avait fait attention à elle, son père avait toujours été absent, son frère était bien trop occupé à haïr son père pour lui offrir un quelconque sentiment d’affection, et la nourrice, certes essayait d’exceller en son devoir, mais n’y arrivait guère. Eirwen avait grandit seule, dans l’ombre de tous, elle en était Presque devenue invisible. En étant née une génération plus tôt, cette jeune fille aurait sûrement été convoitée par beaucoup de familles très bien placées. Mais les récents évènements, la mort d’Aenora et la fuite d’Echtach, avaient fait que ces familles ne s’intéressaient que très peu à cette ravissante fillette.

    Il n’attendit pas plus longtemps que ses dix ans, soit l’année où Echtach avait déserté le manoir, pour engager un professeur particulier à Eirwen, il était hors de question qu’elle aussi aille à Poudlard. Cette maudite école de magie avait déjà détruit son fils, il n’allait pas détruire Eirwen. Quelques professeurs postulèrent, et Hengw en choisit un, pas au hasard mais c’était tout juste. Après avoir placé tous ses espoirs de descendance sur son fils pendant dix ans, et plus encore, pour ensuite le voir partir, Hengw était complètement brisé, il semblait qu’il n’y avait plus rien qui ne le retenait sur terre. Bien sûr, il y avait Eirwen, mais c’était une fille, et c’était différent. Jamais il n’avait remarque quoique ce soit d’extraordinaire en la jeune fille. Il fallait dire aussi que jamais il ne lui avait prêté grande attention. Elle faisait comme parti du décor, elle était là comme une ravissante sculpture qui valait une petite fortune. Le genre d’objets qui finit toujours par nous appartenir au début, quand on s’attache trop à lui, mais qui, tôt ou tard, finit toujours par devenir obsolète.

    Le professeur qu’il avait engagé était irlandais, de sang pur, quoiqu’Eirwen eu des doutes sur cette affirmation dès son premier cours. En effet ce sorcier ne lui cachait pas ses attirances pour le monde moldu qu’il trouvait fascinant. Enfin, bien sûr, il ne faisait pas parti de ces hérétiques qui trouvaient les moldus incroyables, leurs coutumes formidables, et leur monde parfait. Non, il semblait savoir mieux que quiconque que le monde était imparfait. Il y avait toujours cette lueur qui brillait dans ses yeux, une similitude avec le regard de la jeune fille qui les avait certainement aidée à se lier d’amitié. Il n’était pas si âgé que ça, vingt-cinq ans tout au plus. Il disait qu’il rêvait de devenir acteur, et regrettait que le cinéma n’existe que dans le monde moldu, c’était, selon lui, la plus grande invention qui n’ait jamais eut lieu. "Mon premier rôle aura été celui que je joue depuis ma naissance, mon second, celui qu’on m’offrira quand j’entrerai dans cet infâme monde moldu", n’arrêtait-il pas de répéter. Parfois, Eirwen se demandait s’il était vraiment sérieux en parlant d’intégrer le monde moldu. A un cours, il arrivait à faire toutes les éloges possibles, et impossibles, du monde moldu, alors qu’au cours suivant, il lui arrivait d’en dire toutes les horreurs possibles, et impossibles. Il jouait bien, c’était sûrement ce qui lui avait permis d’être engagé ici, en temps que professeur particulier. Et si Eirwen n’aimait pas les moldus, et tout ce qui en avait attrait, elle devait bien reconnaître que cet étrange individu était tout ce qu’il y avait de plus fascinant. C’était son seul ami, celui qui réussissait à la faire rire, pleurer, aimer, détester,… Il était l’Emotion même, s’il n’avait pas réussit à faire d’Eirwen une adepte de l’Occlumancie, il avait réussit à la faire vivre, cinq heures par jour, cinq jours par semaine. Ce n’était pas beaucoup, mais c’était mieux que rien. Elle était heureuse environ 1200 heures par ans, jusqu’à ce que son père décide d’arrêter les cours. Elle passa un test d’évaluation, qui permirent à Hengw de s’apercevoir que sa fille avait du potentiel, mais malgré toutes les capacités dont elle pouvait disposer, elle ne restait rien de plus qu’une fille à ses yeux. Une fille qui ne pourrait jamais transmettre son nom à sa descendance.

    N’ayant personne avec qui partager les 6864 heures qui lui restait par ans, la jeune fille avait prit l’habitude de passer ses journées dans la bibliothèque du manoir. Elle lisait toutes sortes de livres écrits par des sorciers bien entendu. Ses livres préférés étaient des romans d’amour. Elle savait que son mariage serait arrangé, et pourtant, elle ne pouvait s’empêcher de croire en l’amour. Son livre préféré était un de ces romans que lui avait offert son professeur pour son anniversaire. Le plus beau cadeau qu’on ne lui avait jamais offert, et pourtant de loin le moins couteux. Eirwen s’imaginait mariée à un homme, certes issu d’une noble famille, mais surtout attentionné, qui serait épris d’elle, comme elle, elle le serait de lui. Ils seraient heureux, certains soirs, il rentrerait tard, car rien n’est jamais parfait, mais dès qu’il serait rentré il s’empresserait de prendre de ses nouvelles, déposant dans son cou quelques baisers. Un jour, Hengw vînt lui présenter son prétendant. Il s’appelait Cennyd McAyr. Il avait déjà environ trente ans, soit une dizaine de plus qu’elle. Il était prétentieux, il manquait de décence, et ses avances un peu trop directes au goût d’Eirwen n’avaient rien de celles qu’elle s’était imaginées en lisant ses romans. Elle ne l’aimait pas. Toutefois, il semblait être tout ce qu’elle n’avait jamais été, il était sûr de lui, comme s’il n’avait jamais connu le doute, puis il avait de la conversation,… Alors elle ne pouvait s’empêcher de l’admirer un peu, tout en ne l’aimant pas. Mais de toutes façons, elle n’avait pas son mot à dire, si son père voulait qu’il en soit ainsi, il en serait ainsi, c’était comme ça.
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MessageSujet: Re: Eirwen Taliesin   Mar 17 Juin - 4:06

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    Comment avez vous connu le forum? HP-Interim
    Quel âge avez vous? 18 ans
    Un commentaire à ajouter sur le forum? j’adore le vert mais celui-ci est peut être un peu trop clair. Sinon le reste a l’air super ^^’
    Célébrité sur votre avatar: Nathalie Portman
    Présence sur le forum [ de 0 à 10] Mettons 8
    Multicomptes? Non
    Depuis quand faites vous du RP? Je ne sais pas trop, mettons 4 ans.
    Code du règlement: Code validé
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MessageSujet: Re: Eirwen Taliesin   Mar 17 Juin - 22:19

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MessageSujet: Re: Eirwen Taliesin   Mar 17 Juin - 22:59

merci Razz
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MessageSujet: Re: Eirwen Taliesin   Mer 18 Juin - 17:05

Quelqu'un qui aime Cennyd ? *s'étouffe avec son thé*

Bienvenu.

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MessageSujet: Re: Eirwen Taliesin   Mer 18 Juin - 17:18

Soit poli avec ma fiancée ou par Merlin je te vole la tienne.

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MessageSujet: Re: Eirwen Taliesin   Mer 18 Juin - 18:15

Eh ! Ce n'est pas parce que je suis sa fiancée que je l'aime !!!! ^^'
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