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 [Sept] La gourmandise est un vilain défaut [LIBRE]

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Scarlett Jones
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MessageSujet: [Sept] La gourmandise est un vilain défaut [LIBRE]   Dim 18 Mai - 16:08

ambiance musicale
~ La gourmandise est un vilain défaut ~



« Mais c’est la crevette qui’ se promène dans les couloirs ! Mais où est donc passé le copain de la crevette ?! » Piailla la silhouette fantomatique de l’esprit frappeur, sa voix aigrelette et haut perchée raisonnant le long du couloir désert tandis qu’il s’élevait sans grâce de quelques centimètres a hauteur du visage de la jeune femme, dévoilant une série de dents sûrement d’une blancheur éclatante autrefois, l’aspect laiteux qu’avait accompagné docilement la mort le rendant plus malingre et pervers qu’il ne devait l’être a l’origine. Malgré l’arrivée d’une directrice rigide et a cheval sur les grands décrets et principes d’éducation sommaire, Silly était resté le même et les sortilèges les plus coriaces ne l’avaient éloignés que quelques temps avant que la créature pâle et translucide ne reviennent avec les ignominies et plaisanteries les plus douteuses a mettre a exécution. Cette matinée de septembre, apportant les dernières brises d’un vent frais et matinal n’avait pas fait exception et comme a son habitude, de larges ballons gonflés d’encre maintenu sous son bras maigre, l’esprit bombardait copieusement les premières années insouciants qui, par audace, innocence, naïveté ou fausse marque de courage pompeuse et révérencieuse s’aventurait dans le couloir faiblement éclairé. Les cheveux en bataille, la mine hagarde et le regard noir et apeuré, la large majorité d’entre eux ressortait faiblement, cachant les taches et éclaboussures d’encre indélébile imprégnant leurs vêtements, maudissant avec aigreur la chose qui leurs menaient une vie dure et pleines de rebondissements des plus désagréables. La crevette… La blonde serra doucement les dents.

Elle détestait ce sobriquet ridicule et insultant, trouvé par cette pimbêche de Rebecca, cette fausse emo à l’allure dégingandée qui ne jurait que par le noir et semblait choisir ses vêtements et son maquillage dans un quelconque bazar moldu de bas étage. En plus de ces torchons infâmes que la brune présentait a l’établissement, sa prétention décalée et ses allures superficielle de leader et de commandante avait tout pour porter les nerfs de Scarlett a vif, cette dernière se montrant d’autant plus critique du fait que la serdaigle traînait avec une ennemie lointaine et héréditaire qui s’était attiré les grâce du beau et séduisant préfet en chef, adulé de tous et que chacune des vertes et argents couvaient avec envie. La préfète chassa ces idées d’un geste de la main, une moue dédaigneuse et un mouvement de lèvres pincées appropriées devant Peeves. Leurs rapports avaient toujours été difficile a cerner : non pas que les deux êtres, sorcière et fantôme offensant et grossier s’entendent bien mais plus d’une fois, la préfète avait habilement manœuvré pour obtenir l’aide de l’esprit dans ses tentatives de cesser le couple célèbre et réputé de Poudlard. Bien que Silly conserve ces habituelles remarques moqueuses, il ne s’était jamais pris à part entière à la poursuiveuse dans son attente empressée d’une dernière méchanceté à fournir.
« J’aurais besoin de ton aide prochainement… » Minauda la verte et argent en clignant savamment des yeux, battement de cils entendus, offrant un sourire courtois, presque complice, a son interlocuteur, sa baguette de saule glissant paisiblement entre ses doigts.

Silly hocha joyeusement la tête, se mouvant en piaffant aux côtés de la demoiselle, adressant au passage quelques gestes disgracieux et obscènes aux trois religieuses d’un tableau suspendu par magie qui, offensées, détournèrent les yeux avec dédain, leur expression outragée clairement visible sur leurs visages pâles et anguleux. L’esprit frappeur éclata d’un rire mauvais en toute réponse et connaissance de cause, reportant son attention sur la blonde, ses lèvres fines offrant son sourire le plus poli, déformant de façon inhabituelle son visage taquin.
« Quand ça ?! Vous avez déjà un plan toi et Mr je-me-la-raconte ? » Interrogea la créature en éclatant de rire silencieusement devant sa récente trouvaille face au surnom qu’il apposait de force a Dorian. Le qualificatif déplacé arracha a la jeune femme un rictus amère et un « ne parle pas de lui comme ça » amère. Que ce soit Silly ou un élève d’une quelconque maison, personne n’avait le droit de parler ainsi de l’élu de son cœur. Néanmoins, l’esprit frappeur faisait un allié puissant et efficace dans sa lutte gamine et il aurait été purement et simplement idiot de sous estimer son poids dans cette guerre – partiellement idiote- amoureuse. La cérémonie de la répartition de la veille s’était déroulée sans encombre mais, contre toute attente, les premières années envoyés a serpentard avaient été plus rares que les fois précédentes, vieillissant la population salazarienne aux yeux de l’adolescente. Il était regrettable de constater que les rouges et ors avaient exhiber tout au long des paroles du choixpeau un sourire béas et des applaudissements de circonstances aux récents arrivants. Elle dissimula son agacement. Elle était heureuse de retrouver les murs du château mais a son grand regret et désespoir, le temps passé avec Dorian avait été limité : ce dernier prétextait régulièrement une affaire a régler en temps que préfet en chef ou, accessoirement, une tâche en tant que capitaine de l’équipe de quidditch et les instants de complicités s’en trouvait limités.

Elle espérait donc pouvoir le retrouver au parc, profitant de cette matinée ensoleillée et s’imaginant nerveusement qu’elle tomberait dessus sous un faux semblant de hasard. Pour l’occasion, un soin des plus particuliers avaient été accorder a son habituelle tenue, le côté superficiel intransigeant de la petite peste reprenant nettement le dessus sous tout autres semblants d’illusions : maquillage savant, appliqué avec une dextérité coutumière, rouge a lèvre rose affriolant, crayon noir fin mais posé avec justesse, fond de teint a bon escient, ses cheveux blond tombant sur ses épaules en un élégant dégradé, ajustant le tout d’une chemise moulante et d’une jupe noire dégotée importée d’un quelconque magasin étranger en vogue, complétant l’assemblage d’une écharpe grise et duveteuse, épaisse. Les cours n’avaient pas encore débutées et elle repoussait au plus tard ces futures heures passées à contempler l’heure pour profiter de ces derniers instants de liberté a passer avec Dorian.


« Silly ? Lâches moi maintenant, je te dirais dès que j’aurais du nouveau pour toi… Tiens, regardes ces premières années de gryffondors, ils ont une tête a recevoir de l’encre… »

« Yeah la crevette ! »
pouffa Silly en se dirigeant joyeusement vers les rouges et ors, empressé. Les suggestions abusives de la préfète faisaient généralement leur effet sur l’esprit étroit et étriqué de l’esprit frappeur qui s’éleva, joyeux, dans les airs, bombardant copieusement l’assemblée tandis que Scarlette s’éloignait. La réunion des préfets en chef se terminerait d’ici peu et, en attendant, l’adolescente songea a un détours aux cuisines qui lui permettrait d’apporter de quoi manger a Dorian et a nourrir par la même occasion son estomac qui avait souffert du manque d’appétit de la matinée. Détournant les yeux, elle prononca la formule brève destinée a ouvrir le passage accédant a la cuisine et s’engouffra a travers l’ouverture.

La fortune avait voulue qu’elle ne soit pas la première a avoir songer a ce détours aux cuisines…
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Ulrich Von Einhauer
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MessageSujet: Re: [Sept] La gourmandise est un vilain défaut [LIBRE]   Dim 18 Mai - 19:26

Préfet. Préfet. Préfet et re-préfet. Ces mots continuèrent à lui marteler le crâne, comme si sa conscience voulait s'amuser à lui rappeler son devoir. Ulrich est préfet. Il est censé respecter le couvre-feu et respecter l'ordre. Sauf qu'Ulrich ne voulait pas lécher les bottes de la directrice, et qu'il continuerait à se promener le soir dans les couloirs. N'en déplaise au Cadavre (aka Majandra Collins). Les mains dans les poches, le regard parfaitement blasé, typique de celui qui n'en avait rien à foutre de ce règlement stupide; Ulrich déambulait dans les couloirs, regardant si il n'y avait pas d'autres délinquants de son genre, pour faire style qu'il faisait une ronde, au cas où Le Cadavre passerait par là. Le Cadavre. Ulrich esquissa un sourire méprisant en pensant à la directrice. Ce pseudonyme avait été gentiment trouvé par ses soins. Oh, Majandra Collins était une sacrée source d'inspiration pour les surnoms en tout genre, les plus grotesques et les plus moqueurs qu'ils soient. Sur ce coup là, le jeune Serdaigle ne manquait absolument pas d’inspiration. D’ailleurs, Le Cadavre frôlerait l’infarctus si elle le voyait déambuler ainsi. Il fallait dire qu’Ulrich n’était pas superbement bien habillé. Sa chemise d’uniforme était légèrement entrouverte, sur deux ou trois boutons, laissant voir sa peau d’un blanc laiteux. La cravate bleu et bronze était négligemment desserrée, comme si cela avait servi à quelque chose d’en mettre une. En fait, il aurait très bien pu ne pas en mettre, mais se promener ainsi débraillé était un vrai pied de nez au fichu règlement de la fichue directrice. Ses cheveux bruns étaient plus en bataille que jamais, comme si ils avaient été ébouriffés exprès. On pouvait lui dire quoi que ce soit qu’il s’en ficherait pareil. Ulrich remarqua l’esprit frappeur qui tentait de dévisser un lustre dans l’espoir qu’il ne tombe par inadvertance sur un élève de première année. Majandra passa dans le couloir à ce moment là. Il était à présent de dos, et elle ne put remarquer qu’il était débraillé, mais il eut bien fait de prendre sa grosse voix et de réprimander l’esprit frappeur…Pour dire l’instant d’après qu’il devait s’y prendre d’une telle manière pour dévisser le lustre. L’esprit frappeur avait fait ce qu’Ulrich lui avait indiqué, et le jeune homme avait levé le pouce pour lui faire signifier que c’était bien.

Ulrich passa bientôt son chemin, en sifflant un air de son invention. Il prêtait beaucoup d’attention à ce genre de choses qui pouvaient paraître superficielles. Mais Ulrich s’appliquait dans son concerto improvisé, et il sifflait avec application, veillant à ne louper aucune note. Puis soudain, ce fut non pas le drame mais le black-out. Quelle note venait après? Mystère et boule de gomme. Découragé, et ayant la flemme de continuer, Ulrich s’arrêta, et continua son chemin, les mains toujours dans les poches de son pantalon qui flottaient sur ses hanches maigres. Où allait t’il aller? Bibliothèque? Non, l’année venait tout juste de commencer, et se pointer là maintenant à la bibliothèque était criminel, sachant qu’ils n’avaient rien à faire pour le lendemain, les cours n’ayant pas encore commencé. Il aurait bien voulu aller voir de plus près cette fameuse Elysha Zalinsky, la nouvelle bibliothécaire qui était fort bien jolie, mais non. Il avait remarqué comment le prof de Métamorphose, Cennyd machin chose la regardait, et pour sûr il avait déjà mis le grappin dessus. Bref. Ulrich, bien sûr, n’avait pas l’intention de la draguer; mais bien de lui montrer ses talents de baratineur. Evangeline râlerait sûrement, mais au moins il s’amuserait. Evy. Ca faisait combien de temps avec elle, déjà? Deux ans? Trois ans? Plus? Il ne savait plus trop bien, mais il se doutait qu’ils étaient ensemble depuis au moins deux ans. Bref. Ulrich suivit l’esprit frappeur qui s’aventura dans plusieurs couloirs avant de disparaître. Flûte. Tant pis. Aider l’esprit frappeur à semer la pagaille sera remis à un autre jour.

Ulrich traversa d’autres couloirs, tout seul cette fois, regardant d’un œil vide les personnages des tableaux qui le regardaient passer. Il passa devant un tableau de jeune femme blonde qui le regarda en clignant des yeux et en faisant la belle. Il la salua galamment, et monta une volée d’escaliers quatre à quatre. Il croisa Dorian dans un coin, et il le salua avec un sourire narquois. Dorian, seul, n’osa rien répliquer, mais il se contenta juste de lui jeter un regard mesquin, genre « moi je sais quelque chose que tu sais pas ». Bref, l’attitude type du petit con arrogant qui en savait plus que quiconque. Et qui ne s’en cachait pas, c’était ça le pire. Evangeline et lui, la veille, s’étaient racontés leurs vacances, blottis l’un contre l’autre au coin du feu. Elle lui avait manqué. Rebecca et Fanny aussi (surtout Fanny) mais moins qu’elle, ce qui était normal. Bref, les quatre étaient réunis comme avant, et ils étaient prêts à affronter cette nouvelle année. La veille, dans le train, Rebecca avait laissé entendre qu’elle voulait exploser son nombre de retenues, et emmerder comme il se doit le professeur de métamorphose. C’était pas une si mauvaise idée de faire ça. Simplement, il avait une raison de vouloir enquiquiner Mc Ayr. Cette raison, c’était Elysha. La jolie bibliothécaire qui avait tapé dans l’œil du prof. Ironie du sort…Ulrich riait déjà quand il pensait à la compétition stupide qui allait se dérouler entre les deux hommes. Bien sûr, le jeune allemand savait très bien qu’il ne se passerait rien avec Elysha. D’une, parce qu’il était encore mineur (bon, il avait 18 ans ce mois ci, mais ça ne comptait pas) et de deux, parce qu’il était amoureux d’Evangeline. Il ne toucherait pas à la bibliothécaire, ou juste la frôler, le bas du dos, presser sa main, approcher ses doigts de sa nuque. C‘était tout ce qu‘il pouvait se peremettre. Il se contenterait juste des yeux doux et des paroles prononcées d’une voix suave. Rien d’autre. Il était pas assez fou pour tenter un baiser ou plus…C’était hors de ses possibilités, il était déjà casé. Même si il avait cet inconvénient que le professeur n’avait pas, il était au moins meilleur baratineur et en plus il était gentleman et respectueux. Il posait ses yeux où il fallait, disait ce qu’il fallait. Il n’était pas assez kamikaze pour déshabiller les filles du regard, ou encore de tenir des propos mal placés et à double sens. Non, lui, ce qui le caractérisait, c’était la subtilité et le respect. Il n’était pas rentre dedans. Il se marra tout seul en pensant à son plan. Mais avant il devra prévenir Evangeline que c’était juste pour s’éclater et pour emmerder le prof. Qu’il n’y aurait rien entre eux, parce que c’était elle qu’il aimait. Voilà. C’était ça qu’il devait dire. Mais avec le caractère irascible de la jeune femme, c’était plus hasardeux. Mais tant pis. Elle devait savoir qu’il lui serait fidèle jusqu’au bout.

L’esprit frappeur s’était définitivement évaporé. Tant pis. Ulrich continua son chemin, et arriva devant un grand tableau, représentant une coupe de fruit contenant notamment une poire, qui selon la légende, devait être chatouillée pour ouvrir le passage menant aux cuisines. Chatouiller une poire? Tu parles d’une stupidité! Ulrich afficha un sourire moqueur. Un sourire typiquement Serpentard. Mais il fallait dire qu’Ulrich avait des caractéristiques très Serpentard. Il avait même failli y être envoyé. Le choixpeau avait longuement hésité avant d’opter pour Serdaigle. Ulrich savait pertinemment que c’était son côté obscur, torturé et sa ruse qui avait failli l’envoyer là bas. Ce stupide bout de tissu avait choisi son côté sage et perspicace pour l’envoyer à Serdaigle. Il afficha un nouveau sourire narquois, puis il franchit la porte.

Et ô; surprise. Derrière la porte se tenait une silhouette qui lui était bien familière…Une jolie fille blonde, préfète, de Serpentard cette fois. Une fille qui aurait pu être sa condisciple et amie. Mais pas cette fois. Ulrich afficha un sourire encore plus large. Par la même occasion, des fossettes se creusèrent dans ses joues pâles. Scarlett Jones. Il l’avait p’têtre draguée une ou deux fois juste pour le fun, mais la demoiselle avait été insensible à ses fausses avances. Voilà qui était intéressant. Ils étaient ennemis. Et seuls. Pratique quand on voulait livrer un duel à couteaux tirés. Mais ne parlons pas de baguette magique. Ulrich n’était pas très doué en terme de duel. Leur duel ne serait que joute verbale et fausses techniques de drague de bas étage. Finalement, ce moment ne serait pas totalement barbant. Il en riait déjà à l’avance. Il arriva par derrière, discrètement, et il glissa ses mains sur la taille fine de la jeune femme, avant de lui glisser à l’oreille.


Miss Jones. Quelle bonne surprise!

Si Evangeline avait été là, elle l’aurait sans doute tué. Mais là, ça crevait les yeux que c’était juste pour déconner. Lui, éprouver des sentiments pour Scarlett Jones? Ca ne va pas la tête? Il draguait Scarlett juste parce que ça faisait enrager Dorian. Rien d’autre.
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Scarlett Jones
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MessageSujet: Re: [Sept] La gourmandise est un vilain défaut [LIBRE]   Lun 19 Mai - 21:19

Six longues années à l’académie célèbre de grande Bretagne avaient appris beaucoup à la jeune femme du haut de ses dix sept printemps. Pendant ces heures permanentes, porteuses d’évènements aussi divers et variés dans leurs origines, leurs provenances et leurs effets, Scarlett Jones avait retenue les différentes leçons de l’académie et estimait raisonnablement avoir réussit sa carrière d’étudiante globalement populaire, avec ses hauts et ses bas, ces mauvaises passes, ses instants de ridicule, de bonheur, de sensations infimes et plaisantes de pouvoir lorsqu’elle arborait l’insigne. Contrairement a la croyance populaire, être bien placée dans la hiérarchie houleuse des élèves de renommé et autours desquels tournaient accessoirement certaines rumeurs n’était pas une question de pures affinités, d’amitiés réciproques et construites, d’alliés puissants, être appréciée de chacun et de toute pour une gentillesse certaine ou une inévitable politesse ou courtoisie sans failles. Quelques connaissances bien placées, un esprit suffisamment acerbe et un sens de la répartie satisfaisant apportait beaucoup plus malgré des ennemis en nombre nettement considérable chez certaines maisons : des points d’ancrage fermement apposés avec justesse, représentatif d’une petite communauté en cas d’attaque, montrer ses avantages vis-à-vis des autres et s’imposer de manière plus subtile et bien plus efficace que les compliments. La verte et argent ne comptait plus les différentes personnes qui préféraient clairement et avec une distinction mise en évidence la voir de loin, et s’en accommodait du mieux, reposant tout son réseau de quelques élus jugés « appréciable dans l’ensemble » parmi les serpentards. Dans cette lente ascension aux sphères plaisantes de postes administratifs reconnus, la poursuiveuse savait que Dorian lui avait offert les prétextes et l’appui le plus fiable et le plus utile de sa longue et cuisante scolarité : être amie avec le préfet en chef, petit maître régnant, implacable, séduisant, rusé et intelligent sur l’ensemble du château lui avait conférer de surprenants avantages tels que la reconnaissances et les yeux brillants d’espoir de petites représentantes de Salazar hagardes et idiotes, les yeux brillants et un sourire béas. Du point de vue de Scarlett, elle valait nettement mieux que cet ensemble bêlant et moutonneux, malgré une attitude proche de la caricature lorsqu’elle se retrouvait seule, complice et taquine, avec l’élu de ses sentiments adolescents. Cette attitude provocante, elle l’aurait critiqué acerbe et pleine de venin venant d’une autre fille, comme elle critiquait une partie des gens qu’elle avait rencontré. A l’exception du capitaine de l’équipe de quidditch de sa maison, ses amitiés étaient généralement bancales, branlantes et a court terme. Son égocentrisme surdimensionné, son attitude superficielle et ses mauvais coups pendables en faisait quelqu’un de difficile a vivre mais les rares qui constituaient les privilégiés de l’élite salazarienne avaient le privilège de faire partie des premiers au courant des dernières rumeurs, chose a prendre en compte dans une académie telle que celle de Poudlard.

Plusieurs fois, elle avait vaguement tissé des liens qu’elle détruisait au faux pas imperceptible ou évident, trop sélective et moqueuse pour se permettre un léger écart jugeable comme un acte partiellement idiot : les avis étaient donc contradictoires et partagés, certains la voyant comme une jeune femme difficile a vivre, intransigeante et moqueuse, pleine de dédain et encline aux forces de mauvais goût, stéréotype de mauvaise caricature de la peste tandis que d’autres cherchaient a s’attirer ses grâces dans l’espoir d’être intégré au petit groupe qui régissait paisiblement les règles de vie serpentarde. Bien sûr, les choses étaient plus complexes mais le schéma, simple et basique, étaient suffisamment résumé en ces quelques phrases. Le choixpeau avait, de l’avis général, choisit la maison idéaliste pour la demoiselle qui déployait des trésors de ruse et d’intelligence pour casser a force de gamineries hautaine, inventives et sans aucun doutes permis teintées de méchancetés un couple détestable, que tout le monde trouvait sensiblement « mignon ». Mignon, c’était exactement le mot. La veille, a la table des serdaigles, il avait suffit de voir ces deux bleus et bronzes minaudant de paroles sucrées et elle imaginait sans mal la scène affreusement romantique, mauvais film a l’eau de rose, qui avait dû découler de la scène commune. « Oh, evy, je t’aime tellement, nous deux, c’est pour la vie… », Minaudant dans une pathétique parade amoureuse grossière et enfantine. Ce genre de pensées occupait l’esprit de la jeune femme avec une ferveur renouvelée par une année débutante, a l’affût d’un nouveau moyen quelconque, jeu a contre courant pour rompre une liaison vieille de… deux ans ? De temps a autre, la jolie blonde se demandait comment leur relation avait pût conserver un tournant stable et une même rigueur sur une aussi longue période : Ulrich n’était pas quelqu’un de bien, un glandeur prétentieux et imbue de lui-même, qui avait parfois de vagues allures de Dorian, en nettement moins classe. Scarlett et lui était doté d’un caractère naturellement incompatible, du moins selon l’avis net, tranché et catégorique de l’exigeante et gâtée demoiselle qui le voyait comme un insecte agaçant au bourdonnement vague et incessant. Mais parmi ce flot de défauts que la jeune femme lui donnait avec un divertissement certain, il lui avait offert de s’amuser pendant de longues soirées autours de la table de la salle commune.

Du moins dans l’immédiat : Ulrich semblait légèrement moins stupide, bête, et pathétique lorsqu’il ne traînait pas avec cette joyeuse bande de serdaigle… dont Rebecca… Rebecca… Fanny passe encore, elle savait au moins où était sa place et si ses écarts étaient nombreux, ses critiques n’étaient pas aussi acerbes que sa camarade et elle semblait avoir retenue quelques leçons sommaire calquées sur les années précédentes.


« Miss Jones. Quelle bonne surprise ! ».

Elle avait nettement sentit les mains sur ses hanches mais ne prit pas la peine de les écarter en reconnaissant la voix claire et familière, souffle distant et proche, cette voix pleine d’une pédanterie moqueuse a peine voilée. Cette voix sucrée que la jeune Scarlett maîtrisait avec une infaillible perfection répondit sans compter au jeune homme. Dans sa voix, elle sentait une ironie a laquelle il s’attendait clairement qu’elle réponde. Et il avait parfaitement raison, la demoiselle ne résistant pas a la tentation d’une remarque doucereuse et acide. Il voulait jouer ? Tant mieux, la demoiselle était joueuse, très joueuse mais également des plus compétitive : il s’engageait, il avait intérêt a faire preuve d’un peu d’originalité et d’audace car la verte et argent participait a cette bataille brouillonne pour gagner. A ce jeu là, elle était douée, et plaisante, elle se battrait sur son terrain et son envie soudaine de s’amuser devait en être risible. A ce stade, il était d’une facilité déconcertante d’anticiper ses réactions lorsqu’elle était en proie à la provocation évidente d’Ulrich. Son caractère de gamine gâtée habituée a tout recevoir en multipliant les caprices faisaient a présent profile bas face a son humeur naturellement taquine. Tu veux jouer avec moi ? La question planait dans l’air. La demoiselle, sans retirait les mains d’Ulrich se retourna élégamment et planta son regard, semblant de sourire sur ses lèvres fines en direction de son interlocuteur, glissant un doigt sur la bouche du serdaigle pour lui intimer le silence de façon tout a fait suggestive.

« Le plaisir est réciproque ».

Son ton s’était fait doux, tendre, mesuré, chargé d’ironie et d’une pointe de vil espiègle sur son visage maquillée avec soin. Evangeline… Avec sa pureté prétendue de nonne effarouchée, Scarlett se demandait comment elle avait pu jeter son dévolu sur le jeune homme a ses côtés. Quand il était en compagnie de sa petite amie de passage néanmoins, le jeune homme jappait comme un chien, inondant de bave et d’envie les alentours, n’en serait ce qu’a voir la scène gnangnan a laquelle elle avait partiellement assistée dans le Poudlard express. Il n’avait pas encore commis d’autres tromperies mensongères que de vagues faux plan drague a la con et la préfète se demandait combien de temps encore il tiendrait : étrange record, tout comme étrange tournant qu’avait pris les choses. De toute manière, elle participerait activement a tenter de casser ce semblant de couple, ne serait ce que pour minauder auprès des beaux yeux de Dorian avec un déhanchements approprié. Elle n’était pas une sorcière a l’extraordinaire talent, se contentant d’être moyennement douée, mais excellait dans de tout autre domaine. Coïncidence presque agréable que les deux jeunes gens se soient retrouvés seuls.

Ce serait lui qui la lâcherait la première. Elle, elle ne céderait pas : par caprice et du fait moins gênant qu’elle ne sortait avec personne pour que ces fausses avances grossières soient considérés comme un vague crime aux yeux de la morale. «Tu veux jouer Ulrich ? Tu sais pourtant que tu vas perdre trésor… » Oui. Il allait perdre. La demoiselle tourna négligemment la tête vers la masse ambulante des elfes qui se pressaient, regards feutrés vers deux récents visiteurs tandis qu’ils apportaient avec une frénésie amusante les différents plats sur tel ou tel table qu’ils amenaient a terme de leur cheminement vers la grande salle d’un claquement de doigts. Le ballet des torchons crasseux noués en pagne et des taies d’oreillers miteux en piètre état était devenu habituel et c’est pitoyable mascarade de serviteurs apeurés étaient compensé par le fait que chacun des êtres rachitiques ici présents s’empressaient de répondre a la moindre attente de leurs interlocuteurs. Leurs gestes conservaient un rythme saccadé et aucun d’entre eux n’osaient visiblement interrompre le conciliabule des deux préfets dans un manque évident de subtilité. On sentait la tension d’un repas de midi a l’approche par de grandes enjambées vigoureuses et l’atmosphère restait bruissante d’activité fébrile, omniprésente dans le souffle réguliers des elfes.
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Ulrich Von Einhauer
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MessageSujet: Re: [Sept] La gourmandise est un vilain défaut [LIBRE]   Lun 26 Mai - 19:48

"Je suis allemand. Et fier de l'être. Et si ça te plaît pas, ben je t'emmerde". Oh, ne croyez pas qu'Ulrich soit un fervent adepte de de genre de répliques, mais parfois c'était nécessaire, car les gens se montraient parfois bêtes. Il était bilingue? Et alors? Qu'est ce que ça pouvait leur foutre, qu'il parle allemand, hongrois ou autre? Bref, tout ça pour dire que il y avait sur Planète Terre ces foutus esprits étroits qui voulaient comprendre quedalle quand il s'agissait de vouloir comprendre quelque chose. C'était hallucinant. C'était comme...Pourquoi il n'y aurait pas de relations entre personnes de même sexe, hein? On est encore dans un pays libre. Ce matin, un élève avait été tabassé juste parce que il était homosexuel. Ce spectacle avait écoeuré le Serdaigle qui était intolérant envers les esprits étroits. Mais il s'agissait là d'un autre débat. Mais Ulrich se promit de militer pour certaines causes qui méritaient qu'on se batte pour. Dans ce foutu monde, il n'y avait plus de justice, et plus de liberté. C'était affligeant. Et ces sordides "m'as tu vu" qui se pavanaient dans les couloirs, regardant chacun des gens qui passaient de haut, d'un air doucement narquois, agaçant à souhait, têteàclaquesque. Le préfet était vite intervenu, avant que la situation ne s'envenime, dispersant peu après les élèves un peu trop curieux. Après, il avait suivi l'esprit frappeur, et voilà comment il était arrivé là, les mains dans les poches, l'air nonchalant d'un type qui n'en avait rien à foutre, comme si il ne s'était rien passé, comme si la vie poursuivait tranquillement son cours. En contemplant le visage pâle du jeune Serdaigle, on n'aurait jamais cru qu'une rixe aurait éclaté dans les étages inférieurs. Certains étaient excités à la vue d'une bazton, comme si les hormones ou un quelconque esprit vengeur se défoulait par procuration, mais Ulrich restait de marbre, professionnel et surtout neutre.

Il fallait dire qu'Ulrich n'était pas du genre à s'en faire. Il allait où bon lui semblait, où ses pas le guidaient, sans concessions, sans se préoccuper du lendemain. Il détestait tout planifier à l'avance, surtout ce qui concernait son avenir. Il vivait au jour le jour. C'était étrange, quand on connaissait son côté calculateur parfois machiavélique, mais il préférait se traîner, se laisser balloter par les aléas de la vie. Il ne s'en faisait pas. Il avait toute une vie, alors pourquoi ne pas en profiter maintenant? Elle était si courte...Avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête, on aurait tendance à se recroqueviller en disant "Mon dieu! Je vais mouriiiiiiiiiiir" et en s'arrachant à moitié les cheveux, décontenancé face à cette soudaine révélation d'un goût douteux, mais pas Ulrich. Sa devise, c'était "on a toute la vie pour s'amuser, et la mort pour se reposer". C'était ce qui irritait souvent les gens. Ulrich et sa nonchalance. Ulrich et son "jm'enfoutisme". Ulrich et...STOP! Merde! Il était comme il était, non? Et qu'importe ce qu'on puisse lui dire. Avec le temps, le sarcasme ne l'atteignait plus. Si au départ la moindre remarque qu'on faisait à l'encontre de sa personne le mettait hors de lui, maintenant, ça n'était plus le cas. il s'en foutait comme de l'an 40. D'ailleurs, Ulrich n'avait aucune idée de ce qui avait pu se passer en l'an quarante, et il n'a jamais su pourquoi on disait les choses ainsi quand on s'en foutait complètement, mais qu'importe. Il aimait bien cette expression, qu'il jugeait trés révélatrice. Ulrich, tout aussi ouvert d'esprit qu'il était (ou se disait être) était aussi tout aussi hypocrite que n'importe quel garçon de son âge, ne manifestant une hostilité ouverte qu'à ses pires ennemis, à savoir Scarlett Jones, ici présente, et Dorian Anderson, qui par un sacré coup de chance n'était pas avec son inséparable consoeur de Serpentard. Bien évidemment, la présente scène dégageait tellement d'hypocrisie et de faux semblants que ça en devenait presque écoeurant, imbouffable, indigeste. Le faux ton mielleux n'était là que pour adoucir le tranchant de la lame, affûté comme une lame de rasoir, tailladant sans pitié, et rentrant comme dans du beurre dans les petits coeurs un brin trop orgueilleux. Ulrich, au fil du temps, avait fini par voir son orgueil froissé quand il livrait ce qu'on appelait couramment un duel de couilles. Comme tous les autres garçons, il détestait qu'on remette en doute sa virilité et ce que tous appelaient leur "fierté masculine" parfois mal placée. Tout en voulant se démarquer, il n'avait fait que de se rapprocher de la masse bourdonnante et imparfaite, s'y noyant dedans comme une mouche pourrait se noyer dans un potage. Qu'il le veuille ou non, Von Einhauer était fait à partir du même moule que Mr Lambda, sauf qu'il ne portait pas la mention "Made In Great Britain" mais "Made in Germany". Ulrich était la preuve vivante que Brittish ou Allemand, tout le monde était pareil. Un homme c'était un homme. Tout comme une basket était une basket, et ce qu'importe sa marque, elle restait toujours une basket.

Ulrich détestait par dessus tout être comparé à Dorian, de quelque façon que ce soit. OK, dans le fond, ils étaient semblables. Deux êtres arrogants, un peu trop fiers, à l'esprit tordu et dotés d'un fort esprit de compétition. OK, ils savaient manier les flèches venimeuses dont la pointe avait été trempée dans du miel, déguisant leurs propos acerbes derrière des tournures tout à fait hypocrites et imagées, dans le seul but de faire croire à l'autre qu'il était un boubourse. C'était le genre de jeux à la con auxquels pouvaient se livrer deux adolescents qui voulaient faire croire aux monde entier qu'ils étaient les plus forts, avec chacun la volonté de créer leur petite cour et surtout guerroyant ça et là à coups de phrases mal placées. C'était lamentable, désolant, limite Troll, mais qu'y pouvons nous. C'était le propre de l'adolescence, dans toute sa splendeur, dans toute sa connerie, éprise du désir de reconnaissance et d'être aimés de tous. Ulrich, tout comme Dorian avaient presque réussi ce dernier objectif. Ulrich était apprécié de tous et de tout le monde, sauf des serpentards et des jaloux, c'est pour dire qu'il y en avait beaucoup. Dorian, lui, émoustillait les jeunes femmes de Serpentard, les plus jeunes aussi, et suscitaient l'admiration des grands bénêts qui ne rêvaient que d'arriver, un jour, à sa cheville. Ulrich réprima un petit sourire narquois, parfaitement sournois. Ses yeux bleus se mirent à pétiller d'une lueur inquiétante, comme à chaque fois qu'il se mettait à penser à Dorian. Quiconque croisait ce regard d'un bleu céruléen saurait qu'il nourrissait présentément des fortes envies de meutre. Envie qui se retrouva fort réprimée par l'envie de s'en prendre à ce salopard de Dorian d'une autre manière. C'était certes, bas, ça s'abaissait sûrement à son niveau, mais Ulrich voulait moucher ce petit salaud depuis bien longtemps. Et Ulrich était prêt à foutre en l'air sa propre réputation de petit con prétentieux et imbu de lui même pour faire descendre ce cher Dorian de son foutu piédestal. D'abord, il n'a qu'a pas tourner autour d'Evangeline, elle était à lui ,et si par malheur il le revoyait en train de lui faire les yeux doux et de toucher ne serait-ce qu'à un seul de ses cheveux, il lui casserait la gueule. Parce que Dorian, c'était Dorian, et rien ne passerait si jamais il faisait quelque chose de mal.


SCARLETT: Le plaisir est réciproque.



Un large sourire vint étirer les lèvres du jeune homme. Hypocrisie calculée ou pas, Scarlett allait devenir sa cible, il allait la piéger dans sa toile, et il allait la tisser autour d'elle, de telle sorte qu'elle ne pourrait plus jamais s'en délivrer. Oui. C'était bas, comme méthode, digne du duo de Serpentards le plus honni de Poudlard, mais qu'importe, si ça pouvait garantir un peu de tranquilité et un moment de rigolade. La partie venait de s'engager. Seule la règle du jeu avait changé, à présent, tous les coups étaient permis. Voilà comment il devait atteindre Dorian. En s'en prenant à la seule fille qui lui vouait un interêt inconditionnel et dont il n'avait rien à faire. Peut être que la réalité était toute autre, mais c'était comme ça qu'Ulrich avait interprété leur relation, ce cercle sans fin, cette spirale infernale qui emportait tout sur son passage, telle une tornade dévastatrice, emportant les camions comme de vulgaires fétus de paille. Son sourire se fit plus large quand il sentit l'index de la jeune femme se poser sur ses lèvres, comme pour l'intimer de se taire alors qu'il n'avait pas encore parlé. Enfin, juste parlé pour les mondanités qui s'échangeaient deux adolescents polis et respectueux l'un envers l'autre *rire*. Ulrich ne se dégonfla pas pour autant. Toujours face à Scarlett, les mains toujours posées sur ses hanches, lui offrant un regard tout à fait narquois et provocateur, il l'attira un peu plus contre lui, murmurant un vague:

C'est trop facile.

Lui adressant un sourire moqueur, irritant à souhait, qui donnerait de l'urticaire à n'importe quel individu encore saint d'esprit, il prit sa main dans la sienne, celle dont l'index s'était aventuré sur sa bouche, quelques instants plus tôt. Il l'abaissa, voulant donner l'impression de contrôler la situation. Un nouveau sourire vint se peindre sur son visage pâle; faisant luire son regard d'une lueur machiavélique.

SCARLETT: Tu veux jouer Ulrich? Tu sais bien que tu vas perdre, trésor.


Ce genre de jeu n'est pas l'apanage des petites filles sages.

Qu'elle en profite, il n'allait pas se montrer clément trop longtemps. Il avait toujours ses mains sur ses hanches, la tenant toujours serrée contre lui, prisonnière de ses serres. De son regard, mi amusé, mi moqueur, il la suppliait du regard, lui intimant de lui rendre la monnaie de sa pièce, de répondre à sa provocation. Ulrich avait bien l'intention de montrer qu'il allait gagner, que lui, Ulrich Raphaël Gabriel Von Einhauer, n'allait pas lui accorder la victoire par un semblant de générosité. Stupide, diriez vous. Vous n'auriez pas tort. Mais qu'importe. Les gens n'ont pas leur place ici. Dans les grandes cuisines, il n'y avait qu'eux, et les elfes, ces créatures répugnantes et qui avait vaguement un air de E.T., l'extraterrestre de Steven Spielberg.
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Scarlett Jones
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MessageSujet: Re: [Sept] La gourmandise est un vilain défaut [LIBRE]   Mer 25 Juin - 12:08

On est comme on est était une maxime qui revenait, invariable, conditionnelle a souhaits, répondants aux attentes des libertins et des prôneurs d’une justice invisible et feutrée, vaguement présente dans quelques actes d’une fausse rébellion justicière vouée a l’échec le plus total. La réalité fluide et omniprésente pour des adolescents qui débutaient, chancelants et maladroits, quelques premiers pas vers une vie nouvelle que l’on appelait par définition erronée l’existence adulte, appel vers les voix énigmatiques de la maturité, était tout autre que cette phrase pleine de bon sens et de largesse d’esprit, prompte a pardonner et a engendrer une paix durable et prompte. Les gens devaient se plier au cercle prédéfinis par un petit groupe populaire et une communauté régie avec une fermeté inébranlable, touchant clairement, de près ou de loin, les détails infimes qui formaient les rudiments de la vie quotidienne a savoir beaucoup : le choix des tenues vestimentaires ou des fréquentations jugées comme potables rentraient dans ce même panier tissé de fer et qui dictait la conduite de chacun. Quelques brebis plu stupides ou téméraires s’aventuraient hors du troupeau et beaucoup d’entre eux regrettaient amèrement cet écart, a l’exception d’une catégorie plus rare qui mêlaient les gens appréciés mais décalés de cette ronde rigoureusement contrôlée. Scarlett était de ces personnes qui jugent, critique et acerbe, moue des lèvres pincée en observant une touche d’originalité qui ne lui convienne pas, inconsciente de cette étroitesse d’esprit et jugeant avec un dédain sincère l’attitude dédaigneuse d’un serdaigle, préfet de surcroît et qui semblait vouloir passé au travers, ombre pesante, des règles pleine de principes, de droits et de devoirs. Peut être que si les circonstances avaient été autres, les deux jeunes gens auraient pût être condisciple mais le destin avait voulut que tout les opposât et plus particulièrement des sentiments controversés a l’encontre de la séduisante, populaire et particulièrement pimbêche Evangeline. Cette colère feutrée que la jolie blonde éprouvait a l’encontre de la brune s’expliquait de bien des façon et à commencer notamment par cet amour conditionnée que pouvait lui porter le préfet en chef adulée. La différence entre lui et l’allemand n’était pas aussi large et épaisse que cette aversion maussade qui tournait autours de la haine réciproque pouvait laisser entrevoir mais aux yeux de la verte et argent, ce dernier n’était autre qu’un petit con irrévérencieux et stupide qui tentait vainement, battements frénétiques pour rester dans une course trop délicate pour lui, a hauteur de Dorian. L’amitié commune avait évolué dès les premiers jours d’une année qui avait voulut qu’au hasard d’un wagon, la demoiselle pose les yeux sur le beau blond nonchalamment adossé a la vitre et pour lequel les courbettes et les semblants d’avis qui allait entièrement dans son sens, abondant dans la même direction sans distinction ou clairvoyance. Sa nomination au rôle gradé de préfet en chef n’avait fait qu’attiser un peu les sentiments accrus de la jeune femme, déployant des trésors d’imagination et de persévérance pour que le préfet daigne lui accorder un regard un tant soit peu plus que complice ou entendu.

Intérieurement, Scarlett savait probablement que cette relation fin était vouée a un échec douloureux mais son manque total de jugement et une opinion certainement imposante d’elle-même lui avait valut de croire qu’elle récupérait les faveurs du serpentard au détriment d’Evy qui était trop stupide pour attraper a deux main la perche avantageuse que le beau blond lui tendait, yeux gourmands a la clé, depuis maintenant plusieurs années. Elle mettait cette jalousie futile et gamine sur le compte du caractère épouvantable de la bleue et bronze, moue de bouche pincée devant ses réflexions qui perdaient leur sen et ses démonstrations de compassion et de gentillesse qui n’en finissait pas et tournait à l’écoeurement régulièrement et sonnait faux dans les manières pleine de bon sens de la jeune brune. Après tout, que pouvait donc lui trouver un Dorian qui pouvait avoir a ses pieds les demoiselles les plus séduisantes, dans une négligence soudaine ou un défaut inhabituel de clairvoyance ? Certes, Taylor était de ces jeunes femmes grandes et athlétiques au front volontaire et aux traits réguliers mais ses propres formes n’équivalaient-elles pas celle de la serdaigle ? Elle était préfète en chef mais la différence avec le grade inférieur était mince et superficielle, vernis qui s’en allait au premier coup de manche poli. La verte et argent avait beau secouer une chevelure blonde imposante et porter a ses lèvres un doigts manucuré en signe de réflexion, elle ne saisissait pas ce qui avait pût tirer le jeune homme dans cette direction, ne comprenant pas le trait que pouvait potentiellement avoir Evy et qu’elle-même ne possédait pas pour ne pas trouver grâce a ses yeux autre qu’une camarade de jeu, une meilleure amie et une complice. La brune et ses théories idiotes sur la bonté de l’homme et le blanc du noir, qui de plus mettait en avant l’audace de ne porter qu’a peine de maquillage : le simple fait de quitter les lumières vacillantes d’une salle commune sans l’ombre d’un rouge a lèvre, ne serait ce que discret, suffisait a Scarlett pour afficher son air d’indubitable suffisance. Le statut de la bleue et bronze planait pourtant comme une ombre lourde et pesante et si Scarlett n’avait pas été elle même pourvue d’un grade un temps soit peu honorant, les conflits auraient sûrement été plus discrets. Lorsque la jeune femme avait ouvert la lettre emprunte du cachet terni, rougeoyant sur le parchemin neuf, elle s’était attendu a l’annonce de cette nouvelle hauteur dans la hiérarchie de Poudlard et avait jugée comme résolument normale cette décision, convaincue de ses capacités a faire régner une discipline qui lui apporterait de nombreux avantages. L’elfe de maison crasseux s’était retiré de la salle tandis que l’air de supériorité inconditionnelle illuminait le visage pâle et poudré de la jolie blonde, pose avantageuse devant cette perspective réjouissante. Parmi les nombreux pouvoirs que lui conférait cette nomination, Scarlett avait commencé par suivre les invariables cabots, jappant de contentement devant la préfète en chef, ne laissant que de brèves instants de répits aux demoiselles et guettant la moindre occasion, prétexte totalement futile et, d’autres fois plus rares, justifié, pour sauter de derrière une colonne large et massive, baguette pointée, triomphante tandis qu’elle distribuait les retenues, sourire large et étiré, radieuse dans ces instants de pure et simple bonheur devant les visages ahuris des serdaigles. Les protestations étaient récentes et devant le jugement impitoyable d’un professeur impartiale, Scarlett perdait de temps a autre gain de cause.

Car la verte et argent avait été de la race de ces fillettes, poupées de porcelaine aux manières de princesse arrogante et imbue, que l’on choyait et a qui l’on promettait tout dans es délais de sa convenance, exécutant platement ses ordres qu’elle donnait ‘d’un geste impérial a l’elfe de maison de la famille, claironnante devant ses talents de sorcière. Nul doutes possibles que ce caractère avait été forgé par la magie, Scarlett Jones résonnant déjà en maître des lieux, petite peste gémissante et critique, moqueuse et amatrices de remarques acides et blessantes face au moindre défaut retorse de telle ou telle camarade, pointant du doigt, impitoyable, une tenue un peu démodée et régissant son petit monde, reine des lieux venimeuse et acariâtre. Ses quelques amis de passage étaient considéré comme l’élite populaire et la demoiselle acceptait avec force les flatteries les plus lourdes, trop aveugle pour apercevoir parfois un éclat de moquerie aisément dissimuler. A ce stade, ceux qui ne multipliait pas les courbettes les plus grotesques tombaient sous le joug brûlant et acide de la fillette qui additionnait en une somme incompréhensible les sournoiseries les plus mesquines : la verte et argent demeurait ainsi, cette petite vipère qui attaquait par derrière. Pourquoi ? Parce qu’elle était lâche et trop soucieuse du bien être d’une coiffure récemment entretenue et d’ongles vernis de la veille pour risquer un combat réellement frontal, se basant plus sur les mots et les insultes insidieuses, joutes ardentes qui volaient rarement haut. Evangeline… Ulrich… Incroyable la façon dont elle pouvait prendre a cœur leur mœurs et leurs histoires et son désir imposant de les voir se séparer un jour ou l’autre, but définitif qu’elle comptait remplir avant la fin de l’année, victoire ajouter pieusement a son compte de méfaits adolescents. De temps a autre, elle se surprenait a s’interroger sur ce qui avait put rapprocher le petit con arrogant et la sainte nitouche de première : peut être Evy avait elle un goût masqué pour les mauvais garçons ou faisait tout simplement preuve d’un mauvais goût imminent. La seule chose que l’on ne pouvait reprocher a l’allemand était, de ce point de vue qu’arborait joyeusement Scarlett, un physique dont il se pouvait vanter, relativement avantageux. La brune fermait elle les yeux sur tous les plans drague fumants de son copain ? Pesant le pour et le contre, le caractère gentillet et innocent qui prenait a cœur toutes les bassesses avec un sens ridicule de la justice correspondait mal a cet état de fait et renforcer les doutes et les questions. Pour parvenir a cette fin peu honorable, la serpentarde était prête a tout, ou du moins beaucoup, ignorant ou relevant un ridicule défis. Elle foutait la merde. Ulrich aussi. Naturellement, ils étaient incompatibles de part des relations radicalement opposées.

Ce jeu de remarques stupides et de techniques de drague vieillottes et ridicules, Scarlett s’y pliait volontiers et malgré une évidente aisance en ce domaine de la part d’un Ulrich qui lui servait d’interlocuteur actuellement, elle était clairement aussi joueuse et voyait dans ce regard une occasion comme une autre de parvenir a une fin depuis plus que longtemps convoitée. Ces instants sonneraient peut être a la réflexion quelques secondes de jeu mais le simple fait, futile en soit, que Dorian fut absent de cette conversation ouvrait a la verte et argent des trésors de perspectives qu’elle ne se serait peut être pas autorisés sans l’autorisation du favoris de ces dames et de son accord entier et favorable, abondant dans son sens. Ulrich pensait gagner, voyant la jeune femme comme une proie facile : peut être avait-il raison, Scarlett répondait a la provocation et s’enflammait de moqueries gourmandes a toute demande de ce genre face a un être qui possédait la même force qu’elle et son statut dont elle ne pouvait par conséquent user avec tact.


Ulrich : C'est trop facile.


Oui, c’était facile, c’étais bas, c’était idiot et complètement gamin et pourtant, les deux jeunes gens se plaisaient dans ce genre de provocations mielleuses a double sens, sourires non feints et plein d’arrogance. Si l’allemand avait l’avantage d’une corpulence relativement forte, le jeu prenait une tournure qui plaisait a la serpentarde puisque a l’évidence, ses formes fines ne joueraient pas en sa défaveur. Lors des premières années passées a Poudlard qui avait annoncé le début d’une brusque et ardente rivalité entre elle et Evangeline, les choses s’étaient passé de façon singulièrement différente : a cette époque où l’enfance jouait encore une part dans les guerres naïves de deux gamines prompte a s’insulter copieusement, les moqueries ne prenaient jamais ce tournant plus intime et plus provocant qu’il prenait désormais avec l’allemand et qui avait débuté, se renforçant a partir de seuil qui menait a l’âge adulte et si pour certain, la situation pouvait paraître loquace, l’attitude haineuse de la verte et argent pour la bleue et bronze couvrait les arrières pensées. A présent Ulrich plaidait la facilité du jeu et la demoiselle ne pouvait tout simplement le contredire. Son sourire irritant lui était insupportable et elle était la première a vouloir effacer cet air arrogant, pourtant si plaisant chez le préfet en chef, de son interlocuteur.

« Tu es encore trop jeune pour jouer dans la cours des grands… Alors contente toi de ça… »

Elle releva la tête vers le visage imbu du jeune homme, ses mèches blondes derrière elle, répondant du même sourire narquois et irritant qu’elle n’avait peut être pas autant de talent a servir, sa spécialité résidant plutôt dans les expressions de suffisance. Elle sentit la pression légère qu’Urlrich imposa a ses hanches, l’attirant contre lui un peu plus, la demoiselle ne protestant pas a cette nouvelle tentative, trop heureuse de trouver un prétexte même lointain et puérile de blesser une Evy profitant sûrement de la chaleur clémente de sa salle commune. Ce genre de jeu n’est pas l’apanage des petites filles sages

« Tu me considères comme une petite fille sage Ulrich ? » interrogea la jeune femme, lui revoyant sa question avec un fin sourire sur ses lèvres pâles. D’accord, elle jouerait. Jusqu’au bout. Elle était manipulable et répondait certainement aux attentes stupides d’Ulrich mais qu’importe, la préfète était tout a fait prête à engendrer ce cas ci-contre et était trop ravie de pouvoir porter un coup au blanc éclatant et pur nimbant la silhouette de la serdaigle honnie par ses soins. Se levant sur la pointe des pieds pour arriver au visage du jeune homme, elle observa sans vergogne les contours réguliers de son visage, écartant une mèche de ses cheveux qui balayait son front, agrippant les pommettes saillantes pour attirer a elle son visage dans un baiser a la française emplie d’amertume. Il n’y avait rien dans ses lèvres qui titillaient à présent celles de l’allemand, cherchant le contact et répondant au défi qu’il lui avait sensiblement lancé, mais plutôt quelque chose d’aigre dans son geste, violent et doucereux. . Elle chercha du regard l’expression dans l’œil de son camarade lorsqu’elle repoussa son visage du sien. Oui… Au fur et a mesure des années qui avançaient en un écho morne et ennuyeux, les techniques devenaient de plus en plus basse et de plus en plus acides et ridicules, de la part de l’allemand mais aussi de la part de la jolie blonde qui répondait sans attendre a ses provocations douteuses. Petite, ce genre de question ne se posait pas et seul comptait des techniques aussi peu subtiles mais qui avait principalement pour but les confrontations directes et les sortilèges légers lancés dans l dos. La vert et argent, a cette même époque, avait user de ses chambres d’une autre manière, souhaitant isoler Evangeline de son cercle d’amis. A ce niveau, elle avait lamentablement échouée mais elle et Dorian avait longtemps tenter de dresser l’inséparable trio l’un contre l’autre, mises en scène gamines.

« Que dirais ta donzelle si elle te voyait ici ? »


Dernière édition par Scarlett Jones le Jeu 26 Juin - 7:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Sept] La gourmandise est un vilain défaut [LIBRE]   Mer 25 Juin - 16:27

Il ne fallait pas crier victoire trop vite. C'était peut être la leçon qu'on pouvait tirer de ce jeu stupide. Car oui, c'était stupide. Un jeu stupide motivé par des motifs aussi divers et vériés que futiles. On parlait beaucoup de la guerre des clans. Autrefois, c'était la vieille rivalité Gryffondor/Serpentard qui primait. Mais à présent, on dirait bien que ce conflit là était à peu prés réglé, et que maintenant, c'était une guéguerre Serdaigle/Serpentard qui s'était déclenché. Ce conflit avait débuté quand les quatre Serdaigles avaient débarqué à Poudlard. Dès le premier jour, Ulrich avait voué une haine aveugle envers Dorian, haine qui ne s'est jamais éteinte. Ca faisait longtemps qu'Ulrich avait envie de lui mettre son poing dans la figure, mais il n'en avait jamais rien fait, préférant essayer d'acquérir du self-control, ce qui s'était avéré un peu difficile, compte tenu de la situation. Ulrich avait beau être trés patient, il n'en restait pas moins impulsif, et sa patience avait des limites. Non, vraiment, mieux valait pas le pousser à bout. Mais Dorian l'a fait, sonnant le coup d'envoi d'une guerre futile qui allait durer sept ans, sept longues années, pendant lesquelles ça serait un échange d'insultes, de coup bas, de propos venimeux et d'autres choses qu'il ne vaut mieux pas nommer. C'était Dorian qui avait déclenché cette guerre, Ulrich n'avait fait que de riposter. Le jeune Allemand n'a jamais digéré que le préfet-en-chef l'ait traité de "sang de bourbe", l'insulte préférée des Serpentards. Il l'avait mal pris, d'une parce que ce terme est vachement insultant, de deux, parce qu'il n'en était pas un, du moins...Sa mère, Kendra, en est une, d'ailleurs, les grands parents d'Ulrich sont des Moldus. Son père, Franz, était un Moldu, et il est mort quand le petit Ulrich avait un an et demi. Mais Kendra descendait d'une lignée de sorciers, oui, aussi bizarre que ça puisse paraître. Ses grands parents maternels, Hans Winterstein et Hedwig Dietrich étaient effectivement des Moldus, mais Hans était un cracmol, c'est à dire une personne dénuée de pouvoirs magiques, mais née de parents sorciers. Les Winterstein étaient des Sang Pur, ainsi que les Flegel, nom de jeune fille de son arrière-grand-mère maternelle. Bref, c'était compliqué, mais Ulrich n'était PAS un sang-de-bourbe. Il avait réagi d'une manière tout à fait stupide et impulsive, mais il avait mis un coup de poing à Dorian. Les deux jeunes gens avaient été punis et en retenue pendant leur première année, retenue pendant laquelle Ulrich nourissait déjà des fortes envies de meurtre contre celui qui allait devenir son ennemi juré. Les années avaient passé, et ils avaient grandi. Leur guéguerre ne tournait plus autour de ce fichu problème de la pureté du sang, mais autour de quelque chose de plus...profond on va dire. Car ces dernières années, c'était plutôt une question d'hormones, bien plus que cette malheureuse insulte qui avait donné le coup d'envoi de leur guéguerre. Ce motif, cette fois, c'étaient ces demoiselles. Ulrich et Dorian étaient arrivés à un âge où les hormones commençaient à les titiller, et où ils ressentaient le besoin d'être rassurés; ne serait-ce que sur leur physique. C'était une période aussi où on adorait défier les gens, tester ses propres limites, voir jusqu'où on pouvait aller, ce qui était potentiellement irritant pour l'entourage de ces deux jeunes hommes. Dorian avait fini par emporter la course, quand Ulrich décida de se caser avec Evangeline, une fille qui au départ ne lui avait jamais adressé la parole, étant pourtant dans la même année qu'elle. N'empêche. Elle avait fini par accepter de sortir avec lui, et il en était plutôt fier. Et il avait lui ce que Dorian voulait.

Car Ulrich n'était pas aveugle. Il savait trés bien que depuis un moment, Dorian avait jeté son dévolu sur sa petite-amie, et comme par hasard, à partir de ce moment là; leur relation avait commencé à se détraquer. Cruelle ironie du sort. Mais Ulrich était content d'avoir trouvé là un moyen plus subtil (et peut être plus fourbe, ce qui lui collerait l'étiquette de salaud si jamais ça venait à se savoir) de l'emmerder. Bien sûr, il aimait Evangeline, il avait beaucoup partagé avec elle, même si aujourd'hui ça n'allait plus trop bien. Forcément, ça se savait. Les murs avaient des oreilles et ils véhiculaient un peu trop facilement les rumeurs au goût du jeune Allemand, qui aurait bien voulu avoir un peu de répit, pour réfléchir à tout ça sans que tous les cinq minutes des personnes ne viennent le voir en lui posant la sempiternelle question "c'est vrai que t'es plus avec ta copine?". Mais souvent, les étudiants voyaient Evangeline et Ulrich ensemble, dans les bras l'un de l'autre, en train de s'embrasser parfois, bref, tout cela avait pour effet de démentir les rumeurs les plus folles courant sur leur couple. Ulrich savait pertinemment que ce connard de Dorian sauterait sur l'occasion si jamais les deux Serdaigle venaient à rompre, et il voulait faire en sorte, pour le moment, que cela ne se produise pas. Parce que mine de rien, il n'avait aucune envie de blesser Evangeline dans le combat, n'étant pour rien dans leur guéguerre. Evangeline depuis quelques temps, ne prenait plus part au conflit, peut être en était-elle même blasée. Rebecca aimait toujours autant se moquer du duo Serpentard infernal, et raconter à qui voulait l'entendre les tuiles qui leur arrivaient. Ulrich se réjouissait de tout ce qui pouvait arriver de pire à Dorian, toujours à cause de cette histoire de vengeance, cette foutue vengeance qui s'éternisait depuis la première année, depuis cette fameuse première retenue dont le nombre augmenta exponentiellement par la suite. Et là, il avait pris conscience d'une chose (car oui, il avait encore une conscience comparé à certains dont je tairai volontairement le nom). Il pouvait enquiquiner Dorian d'une autre manière qu'en utilisant Evangeline, ce dont il se sentait toujours coupable après coup. Là, il avait trouvé une autre manière de se disculper, et cette manière était peut être fourbe, mais ô combien amusante. La raison pour laquelle Ulrich n'avait pas déguerpi en voyant Miss Jones dans les cuisines était bien simple. La demoiselle était seule, et il voyait là une occasion de lui faire du charme sans qu'il y ait de témoins, mis à part ces elfes stupides qui ne leur prêtaient déja plus attention. Vous voyez, ce genre de plan où le mari retrouve sa maîtresse à l'insu de sa femme? Un rendez vous galant dans la clandestinité, au nom d'une certaine loi régie par le secret? Car visiblement, derrière ce numéro de drague sur fond de flatteries et de gestes déplacés, il se cachait là un autre moyen, plus subtil de se livrer une guerre sans merci. Cette fois ci, son adversaire était une jeune femme, une qui aurait pu être de sa maison, mais la force des choses en a décidé ainsi. C'était peut être un mal pour un bien, qui sait. Mais si Dorian et Ulrich avaient été dans la même maison, ils seraient peut être devenus amis? Non, sûrement pas. Ils auraient été rivaux, mais pas amis. Ulrich reporta son attention sur son adversaire, une jeune femme trés féminine, rien à voir avec ce buldozer de Callista Lordryu. Jones avait des yeux d'un bleu céruléen, de poupée, qui séduisaient rien qu'en se perdant dans ce regard. Elle avait un teint d'albâtre, et des mèches blondes et folles qui lui tombaient grâcieusement sur ses épaules frêles. Pour parachever ce tableau ô combien agréable, il fallait faire mention de sa silhouette fine et élancée, et de ses formes qui étaient pour le moins tout à son avantage. Mais ce joli tableau était gâché par ses attitudes de garce, et il aurait peut être pu l'aimer si il n'y avait pas eu Evangeline et si elle ne rampait pas autant aux pieds de son ennemi juré. Scarlett Jones était ce qu'on pouvait appeler une beauté empoisonnée. Elle était terriblement attirante, elle ne le laissait pourtant pas insensible, mais il luttait pour ne pas céder au démon. Une lutte qui avait été vaine puisque là, maintenant, il avait ses mains sur ses hanches et il espérait qu'elle tombe dans le piège qu'il a savamment préparé.

En agissant ainsi, dans le dos de tous, Ulrich espérait là trouver sa vengeance, un moyen de faire mordre la poussière à ce petit con de Dorian. Ca le faisait marrer de tenir sa copine dans ses bras, parce qu'il voyait déja sa gueule si jamais ça venait à se savoir. Ulrich prenait un plaisir fou à semer la zizanie, c'était peut être même le seul point commun qu'il avait avec Rebecca, celle qui affectionnait tellement de mettre le bordel en cours. Celle qui explosait le record du nombre de retenues accordées à un élève. Ulrich reporta son attention sur Scarlett. Il avait toujours eu un faible pour les femmes ayant du caractère, qui ne se laissaient pas mener par le bout du nez, et il semblait que Scarlett soit une de celles là. Mais Evangeline était de celles là également. Elle alliait la douceur et la combattivité, quoiqu'en ce moment elle se laissait dangereusement tirer vers le fond. Il avait été surpris en découvrant l'identité de la nouvelle capitaine de l'équipe de quidditch des Bleus et Bronze, tout comme il avait été surpris de la savoir préfète-en-chef, mais il avait fini par comprendre qu'elle était capable de gérer autant de responsabilités, qu'elle serait capable de se mettre en quatre pour amener son équipe jusqu'à la victoire, chose dont Ulrich n'aurait probablement pas été capable, non parce qu'il n'avait pas les capacités pour, mais parce qu'il était un tantinet négligent. Mais peut être que c'était ça le message. Evangeline était peut être trop bien pour lui, lui qui n'était qu"un petit con arrogant et prétentieux. Un type imbu de lui même, persuadé qu'il vaut mieux que tout le monde. Ce qu'il a, en clair, reproché à Dorian durant toutes ces années. N'étaient ils pas semblables dans le fond? Ca se pourrait. Dorian et lui étaient des rivaux de longue date, mais ils se livraient un duel acharné pour peut être un même but, un même idéal: avoir la reconnaissance des autres, cette chère et foutue reconnaissance qui était tellement essentielle aux yeux d'autrui. Et cette dite reconnaissance n'était obtenue que par ces gens qui avaient étaient personne, et qui après deviennent populaires. Parce que c'était à ça que marchaient les gens, désormais. Pour être obéis, pour régner, il fallait être populaire. Quitte à utliser des moyens plus ou moins glorieux pour y parvenir. Ulrich de ce côté là n'avait rien à envier au capitaine des Verts et Argent. Il avait une bouille qui en faisaient craquer plus d'une, une attitude de mauvais garçon -car les filles avaient presque toutes un faible pour les mauvais garçons-, il avait relativement des bonnes notes sans faire grand chose. Même si de lui se dégageait une trés nette impression de je-m'enfoutisme, de négligence, cette impression qu'il était effectivement peu intelligent, dès qu'on perçait cette carcasse qu'il arborait quand il était en société, celle du beau gosse écervelé, on découvrait volontiers un personnage plus fourbe, plus inquiétant, et beaucoup plus machiavélique que ce que l'apparence pouvait bien suggérer. C'était bien là tout le problème. quand on se basait uniquement sur l'apparence, on ne se rendait pas vraiment compte du potentiel d'une personne. Mais l'apparence est le vecteur de la société actuelle, superficielle et de trés mauvais goût, si bien qu'il est à présent difficile de faire sans. Mais on est toujours libres de s'affranchir des règles, non?

Les règles, parlons en. En ce moment, Ulrich n'était plus tout à fait conventionnel, il était en train de foutre en l'air une règle de vie (ou de survie) qu'il s'était imposée depuis sa première année: haïr autant Miss Jones n'était plus aussi facile qu'avant. Bien sûr, elle se pliait au jeu sans trop protester, le confortant ainsi dans son hypothèse que Scarlett était une fille facile. Le regard d'Ulrich était provocateur, largement insolent, se permettant de laisser traîner ses yeux là où il ne fallait pas, là où ce n'était pas correct. Mais au fond, que valaient les corrections, maintenant? On pouvait parfaitement s'en foutre, non? En se promenant ainsi débraillé, Ulrich venait de remettre en question le sacro-saint règlement de la directrice, règlement qui détenaient là les fondements de sa pseudo-dictature. La cravate était toujours desserrée, la chemise blanche entrouverte, là, si sa mère le voyait ainsi habillé, elle l'aurait fortement réprimandé. Ulrich avait des yeux d'un bleu profond, qui lui donnait l'air innocent, mais son regard ne l'était absolument pas. Son regard présentait un plan tout calculé, tout réfléchi, un plan des plus osés et des plus provocateurs. Après tout, la fin justifie les moyens, non? En laissant son regard s'attarder sur le corps de la superbe Serpentard, il écoutait son discours, avec un sourire des plus narquois.

SCARLETT:« Tu es encore trop jeune pour jouer dans la cours des grands… Alors contente toi de ça… »
Hé. Ulrich, suite à ses propos, ne trouva pas tout de suite quelque chose à redire. Il se contenta de la regarder droit dans les yeux, son sourire toujours aussi narquois. Il attendait la suite, de voir comment la situation pourrait bien évoluer. Il ne souhaitait pas partir de cette bataille tout de suite, surtout en rentrer bredouille. Il ne le supporterait pas, ceci serait un coup directement porté à sa fierté parfois mal placée.

SCARLETT:« Tu me considères comme une petite fille sage Ulrich ?"


Dernière édition par Ulrich Von Einhauer le Mer 25 Juin - 16:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Sept] La gourmandise est un vilain défaut [LIBRE]   Mer 25 Juin - 16:27

[La longueur de votre message bla bla bla]


Encore une fois, le jeune homme lui répondit en lui lançant un regard des plus éloquents, comme ci ce regard là pouvait se passer de tout discours. Il était vrai que la question de Scarlett sonnait un peu comme une question rhétorique, mais il se garda bien de le relever, préférant garder son énergie pour tenir la longueur d'avance qu'il avait sur elle sur ce coup là. Il sentit Scarlett s'appuyer légèrement sur lui, pour arriver plus à sa hauteur. Il resta de marbre, du moins, essyait-il de le rester. Elle était en train de scruter les moindres traits de son visage pâle, mais il ne s'en formalisa pas. Admirez, Scarlett Jones, et appréciez le spectacle, il n'y aura peut être pas de second round. Elle écarta plusieurs de ses mèches rebelles de son front, celles qui lui donnaient toujours un air décoiffé, tout juste sorti du lit. Son sourire s'élargit encore, et en devient plus carnassier. Surtout lorsqu'elle lui accorda un baiser, quoique plein d'amertume non dissimulée. C'était de la provocation pure et simple, mais Ulrich s'en délectait. Il en profita largement, c'était là un privilège que d'avoir reçu un vrai-faux baiser de Scarlett Jones. Ulrich profita aussi de ce moment pour reprendre le contrôle de la situation. Il mordilla lègèrement la lèvre inférieure de la Serpentard, avant d'approfondir leur baiser, de manière plus radicale, mais aussi plus provocatrice, cherchant le contact de ses lèvres, certes, mais aussi celui de sa langue, espérant qu'elle jouerait le jeu jusqu'au bout. Ulrich n'avait pas l'intention de se laisser faire, de se laisser mener par le bout du nez, de perdre. Ulrich ne perdait jamais, il finissait par avoir tout ce qu'il voulait. Scarlett pouvait essayer de reprendre le contrôle, il ne lui permettrait pas. Scarlett se sépara de lui, et là il sut pile poil ce qu'il devait lui dire.


Mes compliments Miss Jones. Vous vous débrouillez trés bien

A provocation, provocation et demi. Elle pouvait le prendre comme elle le voulait, il ne s'en incommoderait pas. Ses yeux bleus luisaient, d'une lueur intelligente et malsaine, alors que ses lèvres s'étaient étirées en un nouveau sourire provocateur, peut être plus carnassier que le précédent. En la regardant ainsi, il venait de la mettre au défi. Un défi qui devenait sans doute plus osé, plus sensuel aussi, mais aussi plus excitant qu'une banale joute verbale. Non, maintenant, c'était la dernière année, et Ulrich avait la ferme intention de marquer le coup. Il n'était plus là pour jouer à "chat", le jeu deviendrait plus subtil et il serait dangereux, mais il avait là sa vengeance. Quand Scarlett le questionna sur ce que dirait Evangeline si jamais elle les voyait là, il se contenta de hausser les épaules et de répondre, d'une voix légèrement sifflante.

Elle n'en saura jamais rien, Jones, parce que ça se jouer ici entre toi et moi...Personne d'autre. Pas de témoins.
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MessageSujet: Re: [Sept] La gourmandise est un vilain défaut [LIBRE]   Sam 28 Juin - 15:32

D’où remontait cette sempiternelle guerre, rituel de passage, échanges de bassesses ridiculement cinglantes et de répliques qui ne masquaient qu’à peine leur amertume brûlante et venimeuse, acide et prompte à démordre la première dans un excès de fureur et de rictus aussi mauvais que maussade. Difficile d’expliquer les faits et gestes qui avaient pût aboutir à ce travail construit sur sept longues années consécutives et porteuses de fruits singuliers, tranchants et aiguisés qui n’avait comme but que le simple fait de déstabiliser l’autre. Les relations et les rivalités s’étaient formées avec un naturel qui aurait pût paraître lassant à des yeux externe ou spectateur inconscient, prenant des tournures parfois plus inattendues ou se conviant soudainement a un tournant plus brusque et directe, se frayant un chemin de raccourcis sinueux ou empruntant parfois la mauvaise direction d’un long et pénible détours impossible a contourner, esquive subtile mais souvent inutile devant l’accès clôturé que formait la barrière d’une nouvelle confrontation. Pour la vert et argent, l’époque rituelle et cinglante avait débutée des années plus tôt et avait commencé par une main tendue qui avait été refusée par fierté, audace, et peut être une amertume feutrée. Les deux serpentards avaient approché avec la maladresse et la prétention d’une époque naïve qui n’était pas encore totalement étrangère aux principes et aux sentiments, proposant avec une assurance prompte et emplie d’un sang froid inhabituel le garçon allemand a se joindre a eux. Dans l’esprit de la jolie blonde, l’enfant accroupi et son regard chargé de dédain était resté gravé dans un esprit retorse et étroit qui n’avait pas oublié la façon dont il avait déclinée avec raideur l’invitation et elle avait longtemps basé sa rancœur sur ces instants, rappelant ouvertement la façon dont avait commencé les hostilités d’une voix étrangement chantante qui entendait clairement que ni elle, ni même Dorian, n’avaient a se reprocher les évènements qui découlaient de cette relation fructueuse. Jusqu’à cette époque banale, les disputes purement physique n’avaient comporté que les risques minimes de retenues feintes et de coups rageurs qu’animait seule une violence gamine insuffler par la rage : mais les temps avaient changés et ils étaient devenus, l’un comme l’autre, des adolescents que des sentiments controversés et plus érotiques certainement avaient commencé a animer et les choses s’étaient retrouvés fondamentalement transformées. Les deux ennemis avaient trouvés des moyens différents de s’attaquer l’un à l’autre, déployant des efforts considérables mais bien plus subtiles dans le but voilé de défier et de porter atteinte a la dignité de l’actuelle victime en position peu conforme. Dorian s’était attaqué a ce a quoi le jeune homme tenait le plus, a savoir la préfète des bleus et bronzes, s’attardant sans vergogne sur la brune avec une insistance trop peu naturelle qui avait valut de nourrir la haine sans précédent de la demoiselle envers sa condisciple et ouvert clairement les hostilités sous le coup d’envoi glaciale d’une Scarlett qui avait déployé ses moyens de garce et de peste, mettant a contribution des trésors d’imagination qu’elle gardait pour ce genre d’occasion. Leur vision réciproque et commune du monde avait commencé à partir de cet instant précis, retraçant des limites moins bien définies en ce qui concernait la haine et l’attirance physique. Scarlett Jones détestait foncièrement le garçon imbu de lui-même et que la prétention rendait doucereux lui servant d’interlocuteur dans une cuisine sans témoins mais il était séduisant et avait, sûrement comme unique qualité, l’avantage de pouvoir mettre en valeur son corps sans trop de gêne. Il était un petit con arrogant et stéréotypé mais sous ces défauts, l’aspect superficiel était le même que celui de la poursuiveuse : elle se savait jolie et ne s’en servait que trop dans des buts peu lucratifs, intention ferme qui ne demandait pas d’appels ou d’explications confuses. La cinquième année avait apporté des complications dans la rivalité que la demoiselle aurait été loin d’imaginer en d’autres circonstances et que représentait selon la force du passage rythmique a l’âge adulte le poids des hormones et des impulsions. En dehors du préfet en chef, la jeune femme n’avait eu que quelques relations futiles en coup de vent, aussitôt balayées par une flamme ravivant l’œil de Dorian et quelques regrets rapidement écartés d’un signe désobligeant de la main rappelant cette admiration inconditionnelle et rampante qu’elle éprouvait pour lui depuis leur première année dans une maison identique selon les vœux d’un couvre chef rapiécé et miteux, piètre état dans les nombreuses déchirures du tissu.

Elle était sans aucun doute utilisée et le savait plus que bien mais la décision la plus appropriée lui avait été de fermer les yeux sur son complice. Si elle était un excellent moyen de parvenir a des fins peu honorables, l’amitié et la complicité était, elles, réellement présente et la blonde avait décidée d’y croire avec une ampleur relativement importante. Son amour la rendait certainement aveugle a bien des faits et bien des tromperies de Dorian mais l’habitude avait pris la place de la colère pour un avenir peu être mieux et une philosophie, règle taciturne établie, qui lui avait incitée a laisser le préfet en chef et petit maître de Poudlard conserver une liberté dans laquelle elle n’intervenait pas. Les déceptions, elle les comptait pourtant et les pleurs a cause de telle ou telle amertume que lui avait valut quelque chose provenant du serpentard étaient nombreuses ou, dans tous les cas dépassaient aisément les doigts d’une main. Ce n’était pas de la méchanceté ces rares fois, ni même un remarque insidieuse mais plus une question d’espoir que la jeune femme devait remettre inlassablement a demain : les bals de noël durant lesquels il avait parfois choisit une toute autre cavalière ou le charme provocant qu’il faisait a telle ou telle demoiselle influente pour obtenir les faveurs et quelques privilèges compensant les efforts fournis. Et Scarlett se satisfaisait de ces compensations matérielles et a juste titre : le petit réseau créé a serpentard tournait pour beaucoup autours de Dorian qui était de loin considéré comme l’un des favoris et nombreuses étaient celles qui aurait pu envier la blonde d’une relation privilégiée qui lui assurer une popularité croissante a l’exception des autres maisons et quelques esprits retorses qu’elle critiquait sans vergogne et sans gêne. Dorian et Ulrich. La rancune envers Evy était venue après mais bien plus profonde et pour des raisons encore moins honorables que représentait la jalousie et la rancœur : derrière cette indifférence pointue et ses faux air de vierge effarouchée, sainte aux grands principes de vertu et aux innombrables valeurs morales, la brune lui avait volée l’attention du préfets en chef et cette défaite, miss Jones ne l’avait jamais digérer entièrement ou partiellement. Si ce n’était pas la jolie brune qui avait provoqué ce déclenchement complexe, Scarlett l’en tenait entièrement responsable et avait estimé comme naturelle l’engrenage de vengeances et de crasses gamines derrière son dos, multipliant les coups foireux et les idées d’une répercutions pathétique pour finalement en venir a haïr le groupe dans son ensemble générale, global. Il y avait en particulier Stuart et cette dernière était probablement aux yeux de la demoiselle la meilleure amie la plus a honnir. Ses grands airs, son envie constante de diriger et sa grande gueule qui n’avait rien de subtile pour se démarquer avait rapidement mis ses nerfs a vif et la blonde aux yeux chargées de fard étudié avec minutie l’avait répertoriée sans aucune hésitation dans la catégorie des personnages inintéressant et impopulaire et, par la même occasion, d’un victime plus ou moins au même titre qu’Evangeline, sachant que victime s’accordait également à son cas aux yeux des trois bleues et bronzes. Le cas de Fanny trouvait peut être d’avantage de grâce aux yeux de la demoiselle, cette dernière n’avait rien d’un exemple d’intelligence et de finesse et elle aurait d’avantage employé le terme brave a conjoncture péjorative pou désigné cette jeune femme qui savait au moins où était sa place pour admettre qu’elle n’était pas au centre de la guerre perpétuelle des deux jeunes gens. Car si Rebecca critiquait ouvertement Scarlett sur son manque d’activité pour passer le plus clair de son temps à des insinuations douteuses a propos du trio, la jeune femme savait pertinemment qu’elle occupait l’esprit de la serdaigle avec suffisamment d’intensité pour ne pas paraître anodine. Sous ses attitudes m’en foutistes, Rebecca était atteinte derrière la carapace de gueule et de roulements de mécaniques masculins, sous ses attitudes de chef volontaire qui ne rêvait qu’à diriger les troupes et les évènements et répondait sans une once de finesse aux réflexions souriantes et moqueuses soufflées du bout des lèvres maquillées de la blonde au teint pâle, relevant au coup pour coup mais sans originalité les inventions qu’elle employaient, pourtant inexistantes dans les heures mornes et monotones d’un cours quelconque.

Peut être les choses auraient-elles tourner autrement qui sait ?! Si la main tendue n’avait pas été repoussée, peut être en serait-elle venue a apprécié la compagnie d’Urlich. Seulement voilà, ils étaient ennemis et leurs joutes verbales et remarques lourdes de sous entendus prenaient une tournure plus intime mais qui n’avait pour but que de déstabiliser l’autre. Et renforçait une opinion depuis longtemps forgée sur les ébats et le comportement masculin mais salaud de l’adolescent en face d’elle : n’avait-il donc aucun scrupules face a ce qu’il infligeait a Evangeline ou était-ce parce qu’il voyait les choses de la même façon qu’elle ? Actuellement, les actions prenaient ce tournant pour une raison simpliste et évidente, ils étaient seuls, dénoués de toute les contraintes que pouvaient représenter leurs conquête respectives et poursuivaient dans l’échange de provocation un but commun : Ulrich jouait sur le côté possessif de Dorian en posant les mains sur les hanches de sa copine tandis que Scarlett jouait sur le côté vertueux et naïf d’Evy en embrassant outrageusement son copain. La vert et argent avait ressentit avec un soupçon de moquerie dédaigneux l’insistance plus poussée de l’allemand sur ses lèvres, entrouvrant un passage cherchant a titiller la langue de la demoiselle qui lui avait répondu avec aigreur en prolongeant l’instant, mains sur le visage du jeune homme, yeux, d’ordinaire mi-clos en cet instant, affrontant clairement le regard soutenu du jeune homme, rictus devant un sourire carnassier qui complétait le sien, plein de dédain et d’amertume. Un privilège… Certainement et ce pour plusieurs raisons : si elle se laissait tenter sans gêne ou regret, les évènements présents étaient tout autre et ce genre d’actions rendues plus sensuelles par une joute continue de provocations idiotes, elle ne les réservait pas a n’importe qui et pour preuve que ces instants s’étaient trouvés terriblement limités par le fait que l’amour qu’elle portait pour l’éternel rival de l’allemand n’avait cesser de croître en une règle d’or qui n’avait rien de futile. Pourtant actuellement, elle avait laissé de côté le blond dans l’unique but de blesser la préfète en chef : c’était bas et stupide, certainement l’attitude de la garce conformiste mais la demoiselle était loin de s’en formaliser. Parce que ce genre de bassesses, Scarlett en était une prompte habituée. On aurait pu trouver toute les explications du monde pour expliquer ce comportement parfois bitch et doucereux mais chacun d’entre eux n’auraient été que perte de temps sans intérêt : Miss Jones avait eu tout simplement l’enfance rêvée par une large communauté de fillette de sa catégorie. Petite princesse a cette époque, ses joues de porcelaine, son teint pâle, ses immenses yeux bleus et ses boucles blondes faisaient d’elle ce genre de gamine favorite, poupée de sucre a qui l’on accorde tout et l’amour de ses parents avaient été des plus en vigueur, l’enfant grandissant au milieu d’un univers sans répressions et où chacun de ses caprices lui avaient été accordés de façon répété. Les elfes de maison l’avaient confortés dans cette idée qu’elle était libre d’agir en reine dans ce petit univers où la princesse possédait des domestiques qui devaient lui obéir platement et des adultes consentants qui lui offraient les derniers vêtements en vogue ou des ballerines au prix exorbitant et les choses s’étaient montrés très différentes de ceux a quoi elle s’était attendue a Poudlard. Quelques élitistes avaient pu être triés de la mêlée et, surtout, la princesse aux attitudes d’enfant gâté avait découvert le prince pour ne plus le lâcher avec cette approche si naïve mais impérieuse. Dorian avait ouvert des yeux de bourrades autoritaires lorsqu’il sentait qu’elle repartait dans des politiques de dirigeantes et elle s’était plié a l’idée d’avoir quelqu’un a qui elle accordait la même importance qu’à elle-même.

Les règles, il était aisé de s’y soustraire lorsque l’on ne possédait pas un sens moral trop développé et Scarlett comme Ulrich faisaient partie commune de cette race en retrait qui multipliait les interdits et bravaient sans honte les interdictions soigneusement établies par l’ordre d’une communauté. Actuellement, la verte et argent ne répondait qu’à la provocation. Ses gestes étaient-ils aussi évidents à anticiper de même que ses paroles sous le coup de l’envie de gagner et de jouer ? Il fallait croire que oui et qu’elle était relativement transparente aux yeux du monde et plus exactement de ceux d’un bleu profond et innocent de l’allemand. Il cherchait le contact et le fait d’être seul avait joué un rôle considérable dans cette récente escapade qui n’avait eu pour but que de lui rabattre le caquet et n’avait, a l’évidence, que lamentablement échouée. Et a cet instant, la seule chose qui comptait aux yeux de Scarlett c’était de poursuivre ce même chemin pentu jusqu’à il baisse les yeux pour une raison des plus simple, facile, et aisée, qui était ou résidait dans le fait qu’elle n’avait certainement pas l’intention d’aller jusqu’au bout et qu’elle atteindrait bientôt des limites non pas imposées par la décence mais plutôt par Dorian. C’était « de la gueule » et certainement rien d’autre a partir du moment où la jolie blonde commencerait a sentir que le brun ne s’arrêterait pas cette simple perspective. Il avait profité outrageusement du baiser mais enhardis par l’atmosphère plus lourde de la pièce, la canadienne se sentait beaucoup plus téméraire et provocante devant le sourire arrogant de son interlocuteur.


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MessageSujet: Re: [Sept] La gourmandise est un vilain défaut [LIBRE]   Sam 28 Juin - 15:32

Provocation pure et simple mais qui arracha un sourire moqueur a la demoiselle, affrontant celui carnassier du jeune homme. Elle savait interpréter les signes et en cet instant précis la confrontation avait pris une tournure particulièrement différente et nouvelle et qui, si la blonde n’était pas entièrement certaine de l’apprécier pleinement, devenait imposée devant la fierté sans pareille de Scarlett et son côté terriblement prompte a relever ce genre de pari. C’était nouveau, dangereux et attirant néanmoins. Offrant un regard appuyé de ses yeux d’un bleu céruléens, la jeune femme se détacha un peu plus de lui pour observer d’avantage et sans vergogne contenue la lueur de son regard. Après tout, le jeune homme s’attardait plus que nécessaire sur ses formes et si la poursuiveuse ne s’en formalisait pas, rien ne lui semblait plus normal, voir même jouissif, que de lui rendre la pareille par un balayement insidieux et lourd de sens. Il venait de la mettre a l’épreuve et cherchait a l’évidence a tester les capacités de la jeune femme sur un terrain ardu, mais dont elle connaissait les fossés, les crevasses et les sillons. Consciemment, elle était entrée dans son jeu et aucune manière de fuite n’aurait pu semblé élégante ou un temps soit peu victorieux aux yeux de tous et de chacun. Pourtant, la demoiselle devait admettre que cet échange différent de ceux qu’elle avait connue auparavant prenait une tournure qui aurait pu sembler plaisante : depuis la cinquième année, les techniques de drague ridicules avaient été de mise mais jamais ils n’avaient poussés le jeu aussi loin et cet évènement marquait une première dans cette histoire nouvelle et fluide.

Elle n'en saura jamais rien, Jones, parce que ça se jouer ici entre toi et moi...Personne d'autre. Pas de témoins.

Un sourire plein d’une nouvelle et forte provocation naquit sur ses lèvres pâles, illuminant son regard tandis qu’elle affrontait le jeune homme du regard. « Les murs ont des oreilles Ulrick… Et moi une langue… ». Elle songea quelques instants au visage déconfit d’Evy si elle venait a apprendre une telle nouvelle et écarta finalement l’idée. D’une part, la bleue et bronze ne la croirait certainement pas. et d’autre part, elle respectait cet accord tacite pour le moment. Décidée a répondre mot pour mot et este pour geste a ces paroles, enivrée par les évènements et l’atmosphère singulière de ces instants, c’est avec insistance, plaquant de tout son poids avec vigueur sur le jeune homme pour le contraindre a avancer le long du mur qu’elle saisit de ses mains fines le visage encore moqueur du garçon pour lui offrir un nouvel échange, bien plus violent et plus prononcé cette fois, emplie d’une vigueur que le précédent ne portait pas, cherchant la langue du jeune homme avec force, obligeant des lèvres qui s’ouvraient avec un facilité plus que déconcertante, taquine et venimeuse tandis qu’elle acculait l’adolescent a la paroi froide et dure de la cuisine, hargneuse et brutale dans des gestes qui ne relevaient plus uniquement du jeu. Ses gestes étaient devenus emportés bien que calculés avec une certaine vigueur, cherchant le nœud de la cravate décorée de bleue qu’elle défit avec une audace nouvelle et amère, ses lèvres s’écartant une fois de plus de celle de l’adolescent pour chercher la confrontation de son regard tandis qu’elle en desserrait le nœud avec un sourire qu’elle calquait sur l’expression carnassière du visage de son interlocuteur, entrouvrant de mouvements habitués et ferme la chemise scolaire de l’allemand pour dévoiler un torse sur lequel elle prit appuie de toute sa force de jeune femme a la constitution frêle. Physiquement, nul doute qu’elle ne faisait en aucun cas le poids mais la tournure avait été aussi inattendue que peu orthodoxe. A présent, elle voulait uniquement qu’Ulrick s’arrête, comprenne son erreur et possédé d’un brusque sentiment de culpabilité envers sa camarade et petite amie détourne les yeux pour justifier son écart de conduite, la faisant sortir gagnante et victorieuse, fière et lui permettant d’adresser a ces yeux d’un bleu pur un ultime sourire de supériorité… Scarlett n’était pas quelqu’un de courageux et ses gestes étaient uniquement faits pour pousser le jeune homme a reculer et a pouvoir rire de sa fragilité et a son manque d’orgueil, souriant devant son audace défaillante et s’attaquant ouvertement a la chose qui pouvait vexer le plus un adolescent de dix sept printemps, a savoir la question rhétorique de la maturité. Il reculerait, en pensant à Evangeline plus qu’à sa haine pour Dorian et fuirait, apeuré et pathétique, selon la vision que retraçait la demoiselle, brûlante et fiévreuse devant un jeu bien plus excitant et sensuel. Cette sensualité, la verte et argent la mettait en avant de ses gestes en une provocation permanente derrière son maquillage savamment appliqué et en ces instants, tandis que ses mains se posaient, rictus sur son visage pâle étirant ses lèvres suintante de moquerie. A présent, c’était une question nouvelle qui se posait a savoir l’objet de prédilection dans les occupations de l’allemand : Evangeline ou sa haine incalculable que nourrissait les années pour Dorian. Il ferait preuve de la même niaiserie touchante et pathétique que ses congénère de serdaigle, ce n’était plus une question mais a présent une réelle conviction. Du moins, la conviction était-elle née de l’envie de la serpentarde.
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MessageSujet: Re: [Sept] La gourmandise est un vilain défaut [LIBRE]   Sam 28 Juin - 18:04

[Ooh, j'ai pas pu arrêter avant, j'avais vraiment beaucoup d'inspiration]

C'était étrange comme les vieilles histoires revenaient comme ça sur le tapis, d'un claquement de doigts, parfois impatient, parfois inopportun, mais qu'importe. Ca rapportait pas mal de souvenirs, du plus insignifiant au plus brut, mais en finale, on avait la même impression, le même goût amer et pourtant doux de la nostalgie. Ce dernier sentiment n'avait pas vraiment sa place dans la tête du jeune Allemand, qui avait pour credo de ne pas s'apesantir sur le passé, aussi lourd soit-il. Aller de l'avant était en théorie quelque chose d'assez simple, même si les souvenirs s'invitaient parfois d'eux mêmes , plus ou moins désirables. Ulrich se souvenait parfaitement de sa rencontre avec Scarlett et Dorian, qui remontait pourtant à il y a presque six ans de ça, et pourtant, il n'arrivait pas à se souvenir du cours de la semaine dernière. Allez savoir pourquoi certaines choses marquent plus que d'autres, mais on avait un certain intérêt à se souvenir de certaines choses, comme le pourquoi du comment d'une haine que le jeune Allemand s'amusait à entretenir depuis des lustres vis à vis de ses deux meilleurs ennemis. Parce que voyez vous, si la plupart des gens estiment que maintenir le front sur autant d'années était débile, ne plus se rappeler pourquoi l'était encore plus. Mais Ulrich s'en souvenait, et à chaque fois qu'il se repassait la scène, comme une cassette vidéo d'un film dont on avait horreur, ça le jetait sans cesse sur des charbons ardents. Il avait mis tellement d'énergie à haïr en particulier ces deux là que ça en devenait pathétique, presque ridicule. Tout avait commencé par une banale histoire de lacet défait. Ulrich était encore en première année, et il se préoccupait encore de voir ses lacets noués, alors que maintenant il les laissait aller comme bon leur semble. Il s'était abaissé, un genou à terre, comme un chevalier qui allait se faire adouber, puis il avait renoué le rénégat avec un soin qui aurait mérité de figurer dans les annales. Quand soudain, il eut une paire de chaussures bien cirées, un pantalon d'uniforme impeccablement mis, pas comme Von Einhauer qui était à moitié apprêté, comme à son habitude. L'Allemand avait levé le regard, et il avait vu là deux Serpentards, deux imbéciles qui auraient pu devenir ses condisciples. Anderson et Jones venaient de l'inviter à se joindre à eux, mais n'ayant pas l'intention de faire ami-ami avec des Serpentards (surtout qu'à l'époque, Anderson avait une tronche qui lui revenait vraiment pas) il avait décliné l'offre, aussi alléchante fut elle. Il sembla que Jones n'ait pas vraiment digéré qu'on puisse refuser son amitié, elle qui avait l'habitude d'avoir tout ce qu'elle voulait. Oui, mais Ulrich n'était pas du genre à accorder ce genre de choses à des gens pareils. Bref, quoiqu'il en soit, son refus marqua le coup d'envoi de leur guéguerre, où le serdaigle et le Serpentard guerroyait à grands renforts de coups bas et d'insultes qui, au final, rimaient toujours pareil. Le but étant bien sûr de rabaisser l'autre plus bas qu'il ne l'était déjà, afin d'avoir plus de prestige. Les guerres entre seigneurs au moyen âge se passaient déja comme ça. Le vainqueur devenait acquéreur des terres du seigneur déchu. Et là, les deux garçons se livraient bataille pour conserver leur fierté, redorer leur blason. Jones n'y était pour rien dans ce conflit au départ, elle n'en est d'ailleurs qu'une victime presque innocente, mais elle léchait les bottes d'Anderson et Anderson n'était qu'un sale con. Hypothèse qui fut prouvée par la suite par A+B, une solution qui avait autant de valeur qu'un calcul mathématique, et qui conforta Ulrich dans son hypothèse: il avait bien fait de refuser une telle amitié. Il fallait dire que ça ne l'aurait pas branché d'obéir aveuglément à Anderson, disant "amen" à toutes ses propositions, et lui servir de larbin à ce pauvre con. Bien heureux soit-il d'avoir pris une telle décision, même si ça lui a valu par la suite de se retrouver dans le colimateur des deux Serpents par la suite. A dire vrai, Ulrich n'attendait pas de deus ex machina qui pourrait l'aider à sortir de ce cercle vicieux, d'une parce que quelque part il se complaisait dans ce combat d'opérette, mais d'autre part parce qu'il n'en avait plus pour trés longtemps à subir sa scolarité à Poudlard, et puis là, c'était l'occasion de marquer le coup, de piquer son sprint final avant d'atteindre la ligne d'arrivée, et qui sait, peut être finir par avoir le premier prix au meilleur des cas ou un coup de pompes au pire des cas. En tout cas, le jeu valait la peine d'être joué, même si le jeune Allemand avait laissé des plumes et risquait de descendre manu militari de son piédestal, ce foutu piédestal en haut duquel il s'était hissé tout seul et du haut duquel il ne voulait pas descendre. Grand mal lui fasse, le jour où il se cassera la gueule ça fera mal...C'était toujours comme ça qu'étaient punis les gens pédants et orgueuilleux, et puis de toutes façons, comme disait Jerry, à force de cracher en l'air ça finissait toujours par nous retomber dessus.

D'ailleurs, en y réfléchissant bien, Ulrich n'était pas si malheureux que ça. il avait certes la réputation d'un petit con bouffi d'orgueuil, mais dans l'ensemble il ne s'en sortait pas trop mal. Von Einhauer plaisait et il le savait. Son accent germanique était à couper au couteau, mais il avait un talent incontesté pour la tchatche et la persuasion. Deux facultés dont il se servait à mauvais escient, cela va s'en dire. D'ailleurs, certains professeurs, par le passé, avaient dit que mettre son intelligence à de telles fins était un réel gâchis, et Ulrich s'en foutait pas mal, il était là pour se forger un caractère, une identité, pas pour plaire à autrui. Plaire aux autres n'était qu'accessoire, et pourtant, il plaisait, et il se plaisait à exhiber ce fait comme on aurait pu exhiber des reliques ayant appartenues aux saints. A force de jouer les m'as tu vu, Ulrich s'était mis à dos pas mal de personnes, mais les étoiles qu'il y avait dans les yeux d'Evangeline à chaque fois qu'elle parlait de lui ou qu'elle lui parlait l'emplissaient de fierté, comme quoi il n'avait pas échoué lamentablement sur tous les plans. Bien sûr, il ressentait le léger désintéressement de la capitaine des Serdaigle pour sa personne, parfois irritée -et c'était justifié- par son comportement outrageusement arrogant, mais elle l'aimait, d'ailleurs, elle le lui avait dit pas plus tôt que le matin même, avant d'aller faire il ne savait quoi à la bibliothèque. Car Evangeline, ces derniers temps, passait à bibliothèque un temps pharamineux, pourtant, ils n'étaient pas (encore) assomés par des montagnes de devoirs. Résultats, ils ne se voyaient plus que par pointillés, et quand il pouvait l'avoir pour lui tout seul, elle était en train de papoter avec l'insupportable Rebecca ou encore en train de chamailler avec Becky et Fanny. D'ailleurs, parmi les deux amies d'Evy, Fanny était peut être la seule qu'Ulrich arrivait à supporter, sans doute était-ce parce qu'il n'était pas en constante compétition avec elle pour avoir la place de leader, place également convoitée par Rebecca, longtemps détentrice du titre jusqu'à son arrivée dans le groupe, quand il a commencé à sortir avec Evangeline. D'ailleurs, Rebecca l'agaçait sérieusement à vouloir prendre le contrôle de tout, fatigué de devoir argumenter, Ulrich lui laissait accomplir ses conneries, et quand ils se faisaient prendre, c'était tout naturellement que le jeune germanophone rejetait tout sur le compte de Stuart, parce que c'était son plan à elle, et que parce que le plan n'était pas de lui qu'il comportait des tas de failles, et que d'ailleurs, si il s'y était collé, il aurait été bien meilleur. C'est d'ailleurs à cause de Rebecca -encore- qu'il y avait des frictions dans le groupe, car Becky ne savait pas tenir sa langue, elle se permettait de critiquer et de le vanner alors qu'elle même n'était pas parfaite, et puis quand ils se disputaient, il voyait bien l'éclair de déception passer dans les yeux d'Evy qui aurait vraiment aimé que sa meilleure amie et son copain s'entendent mieux, ou du moins enterrent la hache de guerre tant qu'elle était là. Mais Ulrich n'avait pas le goût à laisser passer de telles choses, si bien qu'il se montrait parfois sous son plus mauvais jour. En particulier quand il était en colère, car la colère lui faisait dire des mots qui dépassaient sa pensée.

Pour en revenir aux Serpentards (car il était question de l'une d'entre elles et non des Serdaigles), les voir se mesurer aux quatuor était devenu monnaie courante, si bien qu'on se désintéressait du conflit, on vivait avec, en prenant conscience tout de même qu'il y avait une bombe à retardement dans l'école prête à exploser à tout moment, n'épargnant personne autour. Les professeurs eux mêmes semblaient désintéressés de la chose, et suffisamment démotivés pour ne pas prendre part au conflit. Parce qu'il y en a eu des essais pour dénouer le noeud, de la mesure la plus sympa et pédagogique à la moins sympa et limite draconienne. La dernière méthode avait fini par laisser place à toutes les autres, jugées inefficaces. Car avec le temps, les règles du jeu changeaient, et les moyens de parvenir à ses fins étaient d'autant plus fourbes que l'âge progressait, pas souvent en maturité, d'ailleurs. Ce qui était autrefois une haine viscérale s'était petit à petit muée en un amalgame de sentiments aussi extrêmes et opposés que la haine et une puissante attirance physique, par exemple. Parce que cessons de le nier trop longtemps, Scarlett était devenue une belle plante, avec tout ce qu'il fallait comme charmes pour faire tourner la tête à ces messieurs, même au plus pincé d'entre eux. Elle était assez venimeuse et dangereuse pour lui plaire, mais les choses qui l'empêchaient de l'aimer étaient vraiment diverses: elle était l'amie de Dorian, il était avec Evy, il détestait Scarlett, et elle le détestait. Ca pourrait suffire à justifier un tel choix, mais à voir Scarlett et Ulrich se provoquer aussi ouvertement, jouant sur un terrain plus sensuel, plus charnel, on pourrait se poser des questions. Quiconque passerait par là, manquant d'informations à propos de ces deux adolescents verrait un couple en train de s'embrasser assez sauvagement. Car c'était là le point noir de la situation. Quelque chose d'aussi trouble et pourtant terriblement excitant. C'était de l'adrénaline à l'état pur, et ça tombait bien, Ulrich avait de l'énergie à dépenser. D'autres choses rentraient en jeu dans ce conflit, c'était certain, c'était déroutant et vraiment bien, trop bien même. Ulrich avait mis autant de provocation dans ce baiser qu'elle y avait mis d'amertume, cherchant de cette manière à reprendre le contrôle de la situation et à la tourner selon son bon vouloir, selon son propre avantage. C'était ni plus ni moins ce qui se dégageait de ce baiser sauvage, de ces langues qui s'emmêlaient, de ces lèvres qui se provoquaient. C'était certes étrange, d'embrasser ainsi sa pire ennemie, mais c'était plus un moyen de se venger de Dorian, qui tirerait une tronche de six mètres de long si jamais il apprenait que Scarlett avait fricoté avec le préfet de Serdaigle tant haï. Drôle de façon de faire tourner la roue, me direz vous, et vous n'auriez pas tort. Mais les temps changent, les méthodes d'approche aussi, et il fallait rivaliser d'ingéniosité et de talent pour espérer rester dans la course, c'était le bon moyen de ne pas se laisser distancer et de finir bon dernier
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MessageSujet: Re: [Sept] La gourmandise est un vilain défaut [LIBRE]   Sam 28 Juin - 18:04

Un de ces quatre, le côté tête brûlée du jeune allemand allait finir par le perdre. Mais pour l'instant, il n'avait pas l'intention de laisser sa meilleure ennemie gagner, surtout pas, c'était une question de fierté, peut être mal placée diront les mauvaises langues. Mais Ulrich ne reculait jamais devant quoi que ce soit, quitte à se prendre une claque monumentale par la suite, un coup direct porté à son orgueil mal placé. Scarlett voulait avoir l'impression de dominer, peut être pour le moment, mais Ulrich n'allait pas tarder à reprendre le contrôle, comme toujours. Il ne fallait pas plus pour motiver le jeune Allemand à poursuivre ce jeu à la fois débile et dangereux. Les choses tournaient de façon plus ludique qu'il ne l'aurait cru, et ça n'était pas pour lui déplaire. Tel qu'il était là, il n'éprouverait aucun remords à se livrer à ce genre de pratique, mais une fois seul, qui dit que la donne ne changerait pas? La solitude viendrait avec le soir, et avec eux viendrait la culpabilité. Mais là, Ulrich n'était pas d'humeur à se confesser, ni même d'obtenir une quelconque rédemption. Le loup était rentré dans la bergerie, et il était trop tard pour l'en chasser. Restait donc la solution du "tout ou rien", du dernier recours. Il irait jusqu'au bout si nécessaire, parce qu'il ne voulait pas perdre. Son ego démesuré ne le supporterait pas. D'accord, il risquerait de se voir attribuer une étiquette de salaud, mais il n'était plus à ça près. Ulrich s'en fichait pour le moment des conséquences que pourraient avoir ses actes, il était pris dans l'adrénaline du jeu et il n'y avait pas de place pour le contre-coup, la partie moins marrante de la compétition. Présentément, le serpent s'était mué en tigresse, et l'aigle était devenu prédateur, et non charognard. Il voyait le comportement de sa camarade changer, ce qui n'était pas pour lui déplaire. Le défi n'en serait que plus corsé, et il aurait d'autant plus de plaisir pour jouer encore. Aprés tout, les parties de poker ne seraient pas marrantes si l'on se désistait dès que les enchères monter, pourquoi dans ce jeu là il n'en serait pas de même? Quoiqu'il en soit, Ulrich soutenait son regard, ainsi, sans baisser les yeux, de ce même air insolent et incitant au défi. Non Scarlett, il ne reculerait pas pour tes beaux yeux, il serait même capable de s'y noyer dedans, d'en devenir dingue, bref, bien sûr qu'il allait continuer à jouer, si le défi n'était pas aussi corsé et l'enjeu aussi important, c'est pas dit qu'il s'y serait intéressé. Mais maintenant qu'il avait commencé, il devenait difficile de faire marche arrière, et Ulrich était attiré par le danger, même si il risquait de rester sur le carreau.

Vraiment? Tu risquerais de foutre en l'air ta réputation pour te vanter d'avoir réussi à attirer dans tes filets un type comme moi, celui que tu détestes? Tu voudrais prendre un tel risque?

Et un nouveau sourire narquois, un, et un autre regard plein de sous-entendus, qui lui donnait un air un peu dangereux, encore plus prédateur. Parce qu'entrer en territoire ennemi était plus excitant que de rester dans sa propre zone, en sécurité, Ulrich n'hésiterait pas à franchir la ligne imaginaire. La tournure des évènements lui permettaient d'oublier, juste pendant un court laps de temps, les règlements et les préjugés, préférant satisfaire sa réputation de petit con bouffi d'orgueil qu'il traînait depuis la cinquième année. Peut être que si Von Einhauer n'avait pas eu les chevilles aussi enflées, ou encore ce côté mégalo, peut être qu'il aurait renoncé et qu'il se serait planqué en lieu sûr. Mais non, plus les choses avançaient, et plus le jeu lui plaisaient, même si il devra par la suite plaider coupable si la supercherie viendrait à être révélée au grand public. Mais à quoi servaient les règles, sinon à être dépassées? A quoi cela servait-il de se conformer à un stupide règlement, alors que braver les interdits était bien plus excitant, procurait tant d'adrénaline? A quoi ça servait d'être mignon si on ne pouvait s'en servir pour obtenir ce qu'on voulait? A quoi tout cela rimerait-il? A rien, et c'est tant mieux. A ce qu'ils sachent, Ulrich et Scarlett n'étaient pas dans une école supra-catholique où il fallait se punir à chaque péché commis, surtout pas si le péché en question est le péché de chair, doublé à la transgression de l'interdit de l'adultère. Allons. Evy n'en saura jamais rien, il n'était pas assez fou pour risquer de tout mettre à plat, pas de cette manière en tout cas. En agissant de la sorte, Jones venait de mettre à mal tous ses préjugés, ses préjugés à la con qui ne faisaient que pourrir son état d'esprit qui aurait pu fonctionner si seulement il avait été ouvert... Mais ne croyez pas que Von Einhauer allait se dégonfler, il avait vu juste pour ce soudain retournement de situation, Scarlett reprenait le contrôle et semblait vouloir jouer. Trés bien, Ulrich acceptait le défi, aussi tordu soit-il. Elle le dévorait des yeux et il ne s'en formalisait absolument pas, se livrant lui aussi à ce genre de distraction qui aurait pu donner une crise cardiaque à la directrice si elle avait passé par là, en ressortant d'une voix stridente les décrets de ses foutus réglements. Pas de doute, à présent, Ulrich jouait dans la cour des grands, et ça n'était pas pour lui déplaire. Il avait conscience qu'ils ne pourraient, l'un comme l'autre, faire quoique ce soit de répréhensible tant qu'ils seraient sous l'emprise de leurs amours respectifs, mais à présent, ces derniers n'avaient plus d'emprise sur eux, balayés par le goût pur et simple de la provocation.

Il n'opposa aucune résistance quand Scarlett le poussa contre le mur de pierre. Elle n'avait certes pas la force de le claquer contre les pierres, mais il en eut quand même le souffle coupé, souffle qu'il retrouva bien vite, pour pouvoir embrasser la Serpentarde de plus belle. Cette fois ci, c'était plus violent, plus adulte, plus mature aussi, Scarlett savait ce qu'elle faisait, et si il avait du mal à suivre, pour l'instant il préférait battre en retraite pour repartir après, plus fort et plus victorieux. L'adolescent avait passé ses mains autour de sa taille, alors qu'elle cherchait à l'embrasser avec plus d'insistance, de profondeur aussi, et encore plus d'animosité, de poison, leur haine viscérale cherchait à s'exprimer par un autre moyen, aussi peu habituel soit-il. Von Einhauer avait oublié les bonnes manières, à présent, le septième année était transfiguré, devenu tout autre, et il n'avait pas l'intention de laisser la demoiselle gagner, aussi attirante et sensuelle soit-elle. A présent, il y avait autre chose en jeu, quelque chose qui s'apparentait à la hargne, qui se retranscrivait à travers ce baiser brutal. Il ne protesta pas quand elle détacha un à un les boutons de sa chemise, du moins, ceux qui étaient attachés, avec une dextérité qui ne trompait pas. De toute évidence, Scarlett avait de l'expérience. Il afficha un nouveau sourire carnassier, puis sa cravate tomba à terre, dénouée par sa condisciple de Serpentard. Etrange comment les choses tournaient, non? Mais Ulrichne s'arrêterait pas, il acceptait le défi, allez, si il avait là une occasion en béton pour qu'Anderson ferme sa grande gueule...Et il lui rendait la pareille. Il aurait poussé le vice à essayer d'ôter le haut de sa condisciple, mais il préférait attendre un peu, pour voir si elle ne se dégonflera la première. Car c'était son objectif principal, démontrer que question audace, il en avait à revendre. A la place, il se mit à toucher la peau de la Serpentard, sous son haut, dans son dos. A elle de l'arrêter, il était capable d'aller trés loin dans ces moments là.
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