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 Entretien avec l'Immaculé.

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Falsifi Avilter
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MessageSujet: Entretien avec l'Immaculé.   Lun 21 Avr - 22:25

Pour la première fois qu’il revenait à Poudlard, Falsifi se trouva déçu. Les murs du château, jadis animés de rires et d’amitié ne recelaient plus que de la tristesse. De la peur, parfois. De la tyrannie, aussi. Car les choses s’étaient gravement empirées depuis l’ascension de Lord Voldemort. Hum. Prononcer ce nom ne devait rien avoir de terrifiant. S’imprégner de cette légende revenait à se soumettre aux forces obscure de son propre chef. Comme un insecte asservi, rompu. Lord Voldemort. Une consonance française. Elégant. Mais peu impressionnant. S’agissait-il maintenant de provoquer l’extérieur en prononçant ce nom à voix haute ? Agir de la sorte serait d’une idiotie légendaire. Car - selon les rumeurs - l’interpellation aurait été faite taboue, pour empêcher de la laisser se faire souiller par des langues impures, pour éviter de la banaliser. L’acte de bravoure restait donc mental. Falsifi vivait la moitié de sa vie dans sa propre tête et récoltait donc ses propres honneurs.

Ici, l’institution de sorcellerie se faisait encore vide. La rentrée était pour bientôt, certes, mais il était difficile de concevoir ces couloirs arpentés par des centaines de pas pressés. Tout était si désert, si cadavérique. Qu’à cela ne tienne, Falsifi n’était pas venu pour apprendre la nostalgie. Plutôt pour parachever ses desseins. Il escalada l’escalier de marbre quatre à quatre, son tissus blanc se froissant sous la vitesse. Vu de loin, il pouvait s’apparenter à un esprit mauvais venu hanter l’école. Peut-être un remplaçant pour Peeves. L’idée était amusante. Presque aussi divertissante que de se perdre dans Poudlard. Déjà, pour ce premier trajet, il traça une carte mentale des lieux, marquant ceux qui - c’était à envisager - pourrait s’avérer enrichissants. Mille ans. Un millénaire de secrets enfouis ; certains découverts, d’autres dormant encore. Restait à leur prodiguer le baiser vivifiant, celui qui les lierait à leur propriétaire. Les directeurs qui s’étaient succédés n’avaient été que des imbéciles. Armando Dippet, trop frêle pour envisager des recherces, Albus Dumbledore, trop bienveillant pour même y songer, Severus Rogue, trop temporaire et Majandra Collins ; une femme. Mise à part Alexia, Falsifi méprisait les castes femelles. Ecervelées, sans avenir, elles enfonçaient les civilisations dans leurs ruines. Une directrice n’était qu’un fléau supplémentaire en ces années funestes.


***


La porte de son bureau. Epaisse. Polie. Plaisante à regarder. Et cette impression d’être observé. Cet œil sourd qui le scrutait au travers du bois. L’avait-elle perçu avant même qu’il ne franchisse le portail ? Epiait-elle ses moindres mouvements ? Il arrivait parfois que les paupières de Poudlard se focalisent sur un sujet, pour ne plus le lâcher. Comme il en riait. Incapable de deviner au premier regard. Il fallait se faire un avis préliminaire. A moins qu’il ne se trompât et ne se soit enfermé dans une impression. Cela arrivait rarement. Autant ne pas faire perdurer l’angoisse, n’est-ce pas ? Frappons.

Un coup. Sec. Cela suffirait. En grande politesse, il patienta l’invitation à entrer. Voilà qui fut fait. Il empoigna le heurtoir de cuivre, ouvrit, entra. « Entrer » est un euphémisme. « S’imposer » serait plus juste. Et de se retrouver face à Majandra Collins, collée derrière son bureau. Un préjugé s’effondra. Net. Cette féminité-là variait des autres. L’allure engagée. Le regard dur. La bouche cruelle. Oui, elle valait l’attention. Sans doute était-ce là une femme de la trempe d’Alexia. Fière et hautaine, ayant magistralement renversé son statut. Même si Alexia possédait plus de classe et de prestance. Un aspect mondain. Celle-ci se faisait plus courtaude. Mais il était puéril de s’attarder aux abords. Le noyau même de l’humain prévalait et il convenait de le percer davantage. Par la parole. Par la modalité de la conversation.


_ Madame la directrice, salua-t-il. Les secondes que vous m’accorderez seront à conserver comme un joyau inégalable. Et je me réjouirai de les brandir à la face du monde. Nombreux seront les envieux.

Un langage posé et ancien, un compliment bouffi. Elle ne prendrait assurément pas, et c’était là ce qu’il attendait d’elle. Sans quoi elle descendrait dans sa courte estime et s’afficherait comme une saltimbanque empreinte de sensibilité. Il tendit une main gantée, un gant de cuir et de qualité, puis maintint la position. Serrez donc, Majandra, l’heure est à la courtoisie.
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Majandra Collins
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MessageSujet: Re: Entretien avec l'Immaculé.   Jeu 1 Mai - 17:44

Oui, Majandra était fière. Oui, elle avait l'air snob, et elle l'assumait parfaitement. Snob de chez snob. Mais à y réfléchir, il en avait toujours été ainsi. Majandra se distinguait de tout et de tout le monde, s'extrayant volontairement de la population basique afin de laisser croire qu'à elle seule elle constituait une élite. Une sordide élite. Majandra était élitiste. Et pas qu'un peu, SVP! Elle ne s'en cachait pas. Et puis aprés tout, c'était de bonne guerre. Il était logique qu'il y avait des bons, tout comme il y avait des mauvais. Et il était encore plus logique que les mauvais gagnaient, usant et abusant de leur ruse, écrasant tout et tout le monde pour parvenir à leurs fins. Majandra n'avait pas été Serpentard pour rien. Le vieux Choixpeau n'avait pas fait d'erreur lors de sa répartition. A peine eut il frôlé la tête de la première année qu'elle était qu'il avait hurlé Serpentard. Serpentard. La Grandeur. La Gloire. Une garantie de survie. Une chance de se faire remarquer. Et elle s'était fait remarquer. Elle avait fait carrière, gravi les échelons, pour enfin arriver à ce qu'elle était. Directrice de Poudlard. L'Illustre école de magie, emprisonnée dans une vaste toile d'araignée, dirigée par ce qui pouvait s'apparenter à une veuve noire. Les Ténèbres gagnaient petit à petit le château, gangrénant sa population, et Majandra aimait garder le contrôle, avoir l'hégémonie sur tout ce qui se passait au sein du château. Majandra aimait le pouvoir. Et tout ce qui s'y rattachait. De près, ou de loin. Ne voyez pas de là la preuve d'un narcissisme exacerbé, doublé d'une mégalomanie bien avancée. Si la première hypothèse était plus ou moins erronée, la seconde, elle, tenait la route. Majandra était un brin mégalo. Et elle ne s'en cachait pas. Aprés tout, ne fallait-il pas être mégalo pour réussir dans la vie?

Le désert hantait les couloirs, quelques rares fantômes allaient et venaient, dans les longs corridors, qui renvoyaient en plus fort les bruits de leurs pas sur le sol dur et bétonneux. Là haut, isolée dans sa tour d'Ivoire, Majandra observait. Elle avait songé à se débarrasser des tableaux représentant les différents directeurs qui étaient là avant elle. Elle jeta un regard méprisant à Dumbledore, qui la regardait depuis son cadre. Dumbledore n'était qu'un imbécile! Il n'avait eu ce qu'il méritait. Il avait crevé par sa négligence. Il avait fait confiance à tout et à tout le monde, parce que selon lui tout le monde avait droit à une seconde chance. Dumbledore la regardait toujours, ses lunettes en demi-lune juchées sur son nez aquilin. Elle l'ignora à moitié quand il lui parla.

Vous devriez être moins méprisante, Miss Collins.

Elle se contenta juste de lever les yeux au ciel. Dumbledore croyait toujours pouvoir la remettre sur le droit chemin. il se montrait souvent moralisateur, jugeant bon de lui rappeler certaines choses. Mais Majandra ne l'écoutait plus. Elle ne voulait plus l'écouter. A force, le vieux disque finissait par être rayé. Son regard se posa ensuite sur le portrait de Severus Rogue, qui lui renvoya toujours l'archétype du regard méprisant. Elle évitait généralement d'adresser la parole à son ancien professeur de Potions. Puis elle regarda, légèrement rêveuse, l'espace qui accueillerait tantôt son propre portrait. Elle était assez mégalomane pour pouvoir prétendre avoir son portrait dans le bureau directorial. A même y réfléchir, elle mériterait que son portrait soit affiché partout. Narcissisme mis à part, Majandra se prépara à accueillir son nouveau visiteur. Le énième depuis n jours.

Majandra l'avait vu traverser le parc. Elle le surveillait de là où elle étaitn dardant sur lui son regard venimeux, qui poouvait aisément transofmer en pierre quiconque s'y plonger. Trêve de métaphores. ce n'est pas demain la veille que Majandra pourra rivaliser avec les Gorgones. Quoique. Elle n'en était pas loin. Elle vit Avilter disparaître derrière la porte principale, laquelle les élèves franchiraient quand ils reviendraient au château. Puis elle regagna sa place. Et elle attendit, s'irritant davantage à mesure que les minutes s'écoulaient, inexorablement, interminables. Elle croisa ses bras, en gardant le dos bien droit. Elle entendit du bruit derrière la porte. quelqu'un s'activait dans le couloir. Avilter? Sûrement lui. Son coup, donné à la porte, résonna dans le couloir, mais aussi dans le bureau, parvenant jusqu'aux oreilles de la directrice. Dès lors, elle l'invita à rentrer, de sa voix devenue rauque à cause du tabac qu'elle consommait depuis plusieurs années à présent. Majandra écrasa sa cigarette dans le cendrier, sous le regard outré de Dumbledore. La directrice lui jeta un regard narquois, puis elle posa son regard vert et aiguisé sur l'inconnu qui venait d'entrer.

Grand, l'allure guindée, l'air arrogant à souhait. Falsifi Avilter se tenait là, avec la ferme intention d'en découdre. De marquer un score honorable. S'en suivit les amabilités habituelles. Majandra pinça les lèvres devant ce qui paraissait être un compliment. Un compliment tellement hypocrite qu'il n'arrivait même pas à flatter son ego. Rendez vous compte. Elle lui jeta un énième regard venimeux, et elle déclara d'une voix complètement dénuée d'émotion.

Votre phrase sent le discours travaillé et retravaillé à volonté. Il n'a rien de sincère, par conséquent je ne m'en encombrerai pas. Mais asseyez vous donc, je crois qu'il est inutile de préciser de faire comme chez vous? A moins que vous ne vous attendiez à ce que je vous témoigne une quelconque sympathie? Rangez votre main.

L'ordre était présent. Sec, froid, impérieux. Elle ne prit même pas la peine de lui serrer la main. A la place, elle s'assit face au nouveau venu, et elle demanda d'une voix mielleuse.

Je vous sers un peu de thé? Il vient tout juste d'être fait et il n'attendait que vous pour être dégusté.

Oeil pour oeil, dent pour dent. C'était à présent au tour de Majandra d'être hypocrite.
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Falsifi Avilter
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MessageSujet: Re: Entretien avec l'Immaculé.   Ven 2 Mai - 13:01

Impressionnant. Que pouvait-on ajouter de plus ? Cette Majandra ne rétorqua ni gloussement, ni sourire en coin. Aucune réussite de la flatterie. Nulle satisfaction. La femme en elle-même y était complètement carapacée. Peu de choses devaient probablement l’atteindre. Elle se tenait droite et inflexible. Dure. Une femme selon ses idées. La partition de mots se heurta à Majandra Collins, sans l’endommager. Excellent. Un sourire pointu traça Falsifi.
- Rangez votre main, conseilla-t-elle.

L’Immaculé ne put s’empêcher de froncer les sourcils. Résister à l’oralité était une chose, cracher sur les normes en était une autre. Il accordait une grande importance à la politesse. Le respect unilatéral ne lui plaisait guère. Sa main resta un instant en suspens puis, dans un craquement de cuir, il replia les doigts et serra le poing. Rester calme. Ne pas se départir de son sourire. S’asseoir avec prestance. Croiser les jambes. Observer. Majandra Collins le toisait de toute sa carrure. Sa silhouette masculine. Sans doute se voulait-elle sportive et agressive. Une battante. Noble résolution pour une laide transformation physique. Son visage, aux traits pourtant fins, se voulait buriné, grossier. Elle devait s’être déformée avec le temps. Préférant sculpter dans le muscle que dans la finesse. Alexia lui différait en bien des points. Elle avait su conserver ses formes et sa force. Une grande dame et une excellente combattante. Cependant, une force sauvage émanait de la directrice. Elle connaissait là des sorts dévastateurs, le doute ne pouvait s’y permettre d’intrusion. Déterminée. Peut-être un rien inconsciente. Son style de combat devait être celui d’une fonceuse ; dévastatrice femelle.
- Je vous sers un peu de thé? Il vient tout juste d'être fait et il n'attendait que vous pour être dégusté.
Bien joué, vraiment. Un mauvais tour en appelle un autre, n’est-ce pas ? Falsifi ne comptait pas entrer dans cette valse de fourberies. S’envoyer des affronts ne mènerait nulle part. Aussi accepta-t-il volontiers :
- Je le boirai avec un plaisir non feint. Evitez le sucre et le lait, je n’apprécie guère la mixité.
Bien, le temps qu’elle serve la boisson, il pouvait aisément semer les modalités. Restez courtois, toujours, mais se montrer ferme sur ses opinions. Car Falsifi se voulait une barre d’acier, impossible à plier.
- Il est évident que l’enseignement ne m’intéresse pas réellement, je préfère jouer la carte de la franchise… si toutefois vous êtes joueuse. La plupart des enfants, de nos jours, s’avèrent incapables de toute déduction et inhérents à la sombre tournure prise par le Monde. Néanmoins, s’il subsiste parmi ce fumier une rare fleur d’espoir, je choisis de la cultiver. Je suis le dépositaire de bien des sortilèges, bien des connaissances, Mademoiselle Collins. Les partager m’amène une certaine réticence, certes, mais je suis prêt à en sacrifier les conséquences. Car – et c’est là une certitude qui m’ancre profondément – il existe à Poudlard de futurs génies, de prochaines armes intelligentes qui ne demandent qu’à être correctement modelés. Je me propose donc d’insérer la caste des sculpteurs.

Et tâchez donc de répondre positivement, Majandra Collins.

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Majandra Collins
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MessageSujet: Re: Entretien avec l'Immaculé.   Mar 24 Juin - 20:44

Non cher Avilter, Majandra ne se démontera pas. Elle ne laissera rien voir de son étonnement, de sa faiblesse humaine. Oui, Majandra était humaine, il fallait l'avouer. Mais elle le cachait bien, sous une solide carapace, impénétrable, que les rares qui s'y sont essayés n'y ont pas survécu. Elle ne se laisse pas approcher, Majandra, même si on essayait d'y mettre plein de bonne volonté et de bon sentiments. Pour elle, l'homme était fondamentalement mauvais, et celui trop sucré, trop mielleux qui essaierait de l'amadouer ainsi n'entrerait assurément pas dans ses bonnes grâces. Et le faux ton courtois d'Avilter ne l'impressionnait absolument pas. Pas plus que ce sourire mielleux qu'elle aurait voulu faire disparaître de son visage. Majandra se tenait toujours droite, derrière son bureau, le visage fermé, les yeux durs et les lèvres closes, sans qu'elles ne s'étirent en un sourire ou une moue contrariée. Non, rien en elle ne laissait présager qu'elle était capable d'éprouver un quelconque sentiment. Tout chez elle n'était que rigidité, ce n'était pas le moment pour espérer lui marcher sur les pieds. Elle ne se laisserait pas faire.

En refusant de serrer la main du nouveau venu, elle venait de cracher dans la soupe, renier une bonne partie de son éducation. Elle voyait encore sa mère en train de lui inculquer les bonnes manières, en disant par exemple de dire bonjour aux gens, au revoir aussi, et autres marques de courtoisie aussi ennuyantes qu'inutiles. L'art de perdre son temps on osant espérer se faire bien voir. Le truc des gentleman et des demoiselles polies, bien sur tous les rapports. D'un oeil inflexible, dur, Majandra regarda Avilter ranger sa main, et s'asseoir avec dignité. Impressionnant. Elle venait de lui imposer cet affront en refusant d'échanger les habituelles politesses, mais il ne s'était pas laissé démonter pour autant. S'en suivit un combat féroce. Oh que non, ce n'était pas une simple affaire d'échange de propos hypocrites et incisifs, ni encore moins en venir au poings, non, c'était un combat de regards, de celui qui baisserait le regard en premier. Majandra gardait son expression neutre, détachée, impitoyable. Elle ne fléchirait pas. Ils pouvaient rester comme ça cent sept ans que ça ne la gênerait point du tout.

-Je le boirai avec un plaisir non feint. Evitez le sucre et le lait, je n’apprécie guère la mixité.

Voilà. Elle avait gagné. Il avait accepté son thé. Elle n'eut pas d'autre choix que de se plier à son obligation. Servir le thé. Elle afficha un rictus, puis elle entreprit de verser le thé dans les tasses. Elle n'aurait pas dû s'empresser de proposer ses services. Certainement pour se rattraper de son manque de politesse de tout à l'heure? Oh non. Le thé c'était sacré. Elle ne pouvait pas en boire sans en proposer au nouveau venu. Ca aurait été franchement incorrect de ne pas lui en proposer. Tout en s'affairant, elle écouta ce qu'il avait à dire. Si toutefois elle est joueuse? Mais bien sûr qu'elle est joueuse. Mais pas vraiment inconsciente. Son jeu était toujours calculé, précis. Rien à voir avec un combat d'opérette. Elle laissait ça aux faibles et aux débutants. Elle était une experte des coups tordus et des plans machiavéliques. Peut être comptait-elle arriver à la cheville des Borgia un jour. Mais elle n'en était pas encore au point de dissimuler du poison dans une chevalière. Elle aurait pu de cette manière empoisonner son visiteur, mais ça aurait fait tâche d'avoir un mort sur les bras. Non, vraiment. Elle posa la tasse près du futur professeur, et elle s'assit à nouveau derrière son bureau, dans toute sa majesté.

Des futurs génies? à Poudlard? Permettez moi d'en douter. Je ne pense pas que parmi ce ramassis de veracasses il y en ait qui valent plus que les autres...Vous êtes trop optimiste.

C'est vrai, quoi. Vraiment, elle en avait vu passer dans son bureau de ces petits cons qui se croyaient tout permis, qui se permettaient de mettre le souk en cours, essayer de la faire sortir de ses gonds. Mais n'ayez crainte, chers enfants. Le loup est là, il attend, n'attendant que son heure pour bondir, et décapiter d'un coup de dents une jolie tête blonde qui a eu le malheur de se trouver dans les parages...
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Falsifi Avilter
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MessageSujet: Re: Entretien avec l'Immaculé.   Ven 4 Juil - 13:07

[Je suis désolé si c’est pas bien écrit, mais je crève de mal aux dents et je me démène avec de la glace sur mes joues >_<]

Majandra Collins paraissait, décidément, accorder énormément d’importance aux apparences. A l’impression générale qu’elle donnait. Sa façon de servir le thé, par exemple. La main bien droite, qui ne tremble pas. Le regard fixe, suivant l’évolution du liquide. La théière qui se relève sans déverser la moindre goutte superflue. La façon de s’asseoir, aussi. Le dos raide, la nuque inflexible. Les membres posés majestueusement sur les bras du fauteuil. Et, toujours, le regard imperturbable et bien calculé. De toute évidence cette directrice ne devait-elle jamais éprouver la moindre notion de repos. Car l’affût était sans pitié. Il aiguisait les sens, troublait la plénitude, forçait son créateur à demeurer alerte, en toutes circonstances. En cet exemple, tenez, Falsifi la devinait soupçonneuse d’un acte offensif de sa part. Il aurait plongé une main en poche qu’une cascade de sort l’aurait détruit. Amusant, non ? Cette imagination propre aux femmes qui se muait en paranoïa.

Que ce soit pour endormir les machineries de son interlocuteur ou pour revenir au sujet principal, elle embraya :


- Des futurs génies? à Poudlard? Permettez moi d'en douter. Je ne pense pas que parmi ce ramassis de veracasses il y en ait qui valent plus que les autres...Vous êtes trop optimiste.

Ah ! L’optimisme ! Cette notion tellement répandue que l’on attribue au moindre signe de bon sens. Là encore, ce n’était que défaut de la part de la directrice. Elle généralisait de trop. De sa main aveugle, elle enfermait dans son poing une masse populaire et la broyait. Sans se soucier des exceptions. Sans se demander, même, si ne fut-ce qu’une âme aurait mérité une chance. Sur le plan personnel, Falsifi détestait voir le bon en autrui. Mais il était certaines évidences contre lesquelles il ne pouvait combattre. Quand la réalité vous rattrape, on se contente e hocher la tête. On acquiesce sans discuter. Pour entretenir son répondant, néanmoins, il réagit :

- Allons, je suis sûr que vos professeurs devaient penser à l’identique. Et pourtant, regardez ! Vous êtes là, directrice, de surcroît, et le pouvoir bien en main.

Le plus abruti des trolls se serait senti insulté. Tant mieux, tant mieux. L’insolence mal placée de Majandra ne devait pas rester impunie. Cependant, il aurait été inconscient de lui laisser le temps de grimper en fureur – ce poste, Avilter le voulait, aussi activement qu’il aspirait à la Puissance. Par ailleurs, il était judicieux de remémorer sa motivation :


- Bien, trêves de joutes verbales. Je possède des enseignements hautement profitables et souhaite décrocher le poste de professeur de sortilèges et enchantements. Avec tout le respect mutuel que nous nous devons, je suppose que votre réponse ne pourra être que positive.


L’espace d’un instant, il fut tenté d’esquisser un sourire, mais mieux valait ne pas pousser l’hypocrisie trop loin.

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