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 [2 sept. 2007] Quai 9 ¾

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Victorius Wyrman
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MessageSujet: [2 sept. 2007] Quai 9 ¾   Mar 1 Avr - 14:46

[2 septembre 2007, rentrée des classes]

Quai 9 ¾, King Cross, Londres.


Comme tous les jours à cette heure là, King Cross était bondée de moldus tous plus stressés les uns que les autres qui se pressait dans tous les sens afin de ne pas rater le train. C'est parmi cette foule que Victor, sa mère et sa grand-mère tentaient de se frailler un chemin jusqu'à la voie 9 ¾. Victor, guitare sur le dos, poussait un caddie sur lequel étaient déposé une énorme valise, un chaudron bourré de manuels scolaires et un panier où un chat à l'air terrifié ne cessait de gesticuler. Le jeune homme était vêtu d'une chemise bordeaux dont il avait retroussé les manches et un jeans plutôt large, bien confortable. Bien qu'il fût bien dans les temps, il ne pouvait cacher sa nervosité. Aujourd'hui c'était sa première rentrée à Poudlard. A ses côtés, Amanda, sa mère, tenait Granny Roro, sa grand-mère, par le bras. Leur avancée était lente, la vieille femme, malade, se déplaçant difficilement malgré l'aide de sa fille et de sa canne.

C'est donc après un long moment passé à slalomer entre d'autres caddies plus dangereux les uns que les autres qu'ils arrivèrent entre les quais 9 et 10, devant une barrière où se trouvait un vieux gardien. Dans quelques instants Victor serait enfin à la voie 9 ¾ où se trouvait certainement déjà le Poudlard Express qui l'emmènerait, lui et ses futurs camarades à Poudlard, la célèbre école de sorcelleries du Royaume-Uni. Après s'être tourné vers sa mère et sa grand-mère, Victor, qui savait ce qu'il devait faire, pris son inspiration et fonça droit vers la barrière. Il ne la percuta pas mais ce retrouva de l'autre côté, sur le quai côté sorcier où, déjà, de nombreuses familles faisaient leurs adieux à leurs petits protégés. La majorité des élèves qui étaient accompagnés de toute leur famille au grand complet semblaient avoir l'âge de rentrer en première année. Le jeune homme fut rejoint un court instant plus tard par sa mère et sa grand-mère.


"Nous y voilà!", s'exclama Amanda en jetant un regard sur l'agitation alentours.

"Et oui, les vacances sont belles et bien finies", répondit le garçon en remarquant que des élèves embarquaient déjà. Un garçon faisait ses adieux, apparemment douloureux à son père à quelques pas d'eux. Son père à lui n'avait pas su venir, devant s'occuper de l'ouverture de la boutique. Mais Victor s'en fichait, sa présence lui importait peu finalement. Ce qui comptait c'était que sa grand-mère ait tenu à se déplacer pour le voir partir. Il s'inquiétait beaucoup pour elle. Depuis déjà quelques mois qu'elle était malade, on se savait toujours pas ce qu'elle avait et on ne savait pas, par conséquent, la soignée de manière optimale.

La mère de Victor, Amanda, qui était certainement bien plus angoissée que lui, était une petite femme aux cheveux bouclés noirs et de corpulence assez forte. Une portait une longue robe à fleur et ne cessait pas de regarder de tous les côtés. Après un moment, elle lâcha sa mère et s'avança vers son fils. Elle posa sa main sur l'épaule de son fils qui était bien plus grand qu'elle. Elle le fixa un instant puis le lâcha précipitamment, s'approchant du chariot.

"Encore une fois, es-tu bien certain que tu n'as rien oublié?", dit-elle pour au moins la dixième fois de la journée.

"Oui, certain"

"Tu ne veux pas qu'on repasse tout une dernière fois en revue? Si tu as oublié quelque chose, il est encore temps que j'aille vite te le chercher!"

"Amanda, laisse le un peu tranquille, le pauvre! S'il a effectivement oublié quelque chose, ce n'est rien, on lui reverra par coli!", la coupa la grand-mère en souriant à son petit fils.

"T'en fais pas maman, j'ai bien tout", répondit-il quand même voyant que sa mère n'était pas plus rassurée que ça.

"Allez, file, ne perd pas ton temps avec ta vieille grand-mère"
"Je ne perds pas mon temps..."
"File j'te dis!"

"M'man, j'fais quoi d'ma valise?", demanda-t-il pas encore décidé à partir.
"Laisse, j'm'en occupe!"

"Et bien j'pense que c'est l'moment où j'm'en vais!", déclara-t-il avec un peu d'émotion. "Salut maman!", lui dit-il en la serrant dans ses bras puis il rejoint Granny Roro, restée à l'écart. "Porte toi bien..."

"T'en fais pas pour moi mon grand. Un jour arrivera bien où je rejoindrai ton grand-père"
"Dis pas ça!"
Maria-Rhoda lui lança un sourire coquin. Victor ne put réprimer un sourire en retour.

"Allez à bientôt!", dit-il en attrapant le panier de son chat et un petit sac à dos qui renfermait un piquenique et quelques friandise. Sa guitare était toujours à son dos. Jamais il ne la laisserait dans le wagon à bagages!

"Ecris-nous quand t'arrives..."

Il se dirigea donc vers une des portes du train, regardant une dernière fois sa mère qui s'occupait déjà de sa valise et sa grand-mère qui s'efforçait de tenir droite à côté de sa canne.


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Fridjtof Meyerovitch
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MessageSujet: Re: [2 sept. 2007] Quai 9 ¾   Ven 4 Avr - 0:47

Un petit blond à lunette traversa la barrière en riant aux éclats. A ses cotés un autre garçon, brun celui-ci, semblait partit dans une sorte de fou-rire nerveux. Juste derrière venaient une femme de taille moyenne aux cheveux noirs et un homme bien habillé et portant sur son visage ses origines hispaniques.
Fridjtof et Esteban venaient de faire leur entrée sur le qua 9 3/4 et occupaient déjà l'espace comme des conquérants que rien ne pouvait détrôner. Ils avaient 24 ans à eux deux et venaient de décider que cette année, Poufsouffle remporterait la coupe de Quidditch, ce qui les faisait beaucoup rire, allez comprendre pourquoi.

Le petit garçon respira un bon coup et jeta un coup d'oeil sur le quai bondé dans l'espoir de voir sa famille et surtout son frère. Mais ils n'étaient probablement pas encore arrivés. Dommage, il aurait aimé raconter à Matias les inombrables bêtises que les deux lascars avaient inventés durant les 5 jours qu'ils avaient passés ensemble. Surtout l'une d'entre elle mettant en scène une fille, une jupe, et un ventilateur miniature... Bah, il aurait sans doute tout le temps de le faire dans le train !
Avec un sourire poli, le blondinet s'approcha des parents de son ami, prit sa grosse malle et les remercia de l'avoir supporté, hébergé et finalement ammené à la gare. Après tout, il n'était pas un mauvais bougre. Juste un peu taquin et farceur sur les bords. Bref, Frid laissa Esteban dire au revoir à ses parents et alla s'installer dans le premier wagon libre. Il avait déjà son uniforme, Marie, son crapaud était perché sur son épaule (personne ne savait comment il faisait pour obtenir de son amphibien qu'il reste tranquille mais le fait était que ça marchait). Il confia sa malle à un employé qui d'un coup de baguette l'envoya dans les filets du troisième wagon.

Dommage, il n'était pas libre. Un garçon y était déjà. Un vieux en plus. A peu près l'age de Matias à vue de nez. Il ne le connaissait pas mais c'était assez normal. Frid ne trainait pas trop avec les vieux. A part pour leur faire des farces.
Le petit garçon marqua un temps d'arrêt, les sourcils froncés, réfléchissant à la meilleure façon d'aborder le type. Parce que passer une journée dans le même wagon que quelqu'un sans lui parler ce n'était pas sa vision d'un bon voyage. Matias pouvait le faire, lui pas.
Malheureusement pour Victorius qui ne connaissait pas encore le petit diablotin qui l'avait prit pour cible, engager la conversation signifiait faire une blague. Il envisagea une seconde de s'en prendre à la guitare que le type trimbalait avec lui mais écarta rapidement cette idée. Les instruments de musique étaient fragiles et coutaient cher.

Maria croassa donnant une autre idée au sale gosse. Se frottant les mains d'avance, Frid entra finalement dans le train et d'un geste presque discret, posa son animal de compagnie sur la tête du guitariste. Il se mit ensuite à quatre patte et fit semblant de fouiller partout, sous la banquette, sous les pieds de Victorius, sur ses genous, sur les sièges, dans les filet, bref simula le parfait gamin à la recherche d'un objet précieux. Son visage avait du mal à garder une expression effarée et l'amusement perçait parfois dans ses yeux mais il tournait suffisement souvent le dos à sa victime pour que cela ne se voit pas.


"Maria, ne bouge pas. Reste où tu es et surtout ne fait pas de bruit, je vais venir te chercher très bientôt"*

Dit enfin le blondinet à sa complice, profitant du fait que le polonais ne soit pas une langue très parlée en Angleterre pour faire celui qui appelait son animal.

[HJ : * en polonais dans le texte]
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Victorius Wyrman
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MessageSujet: Re: [2 sept. 2007] Quai 9 ¾   Sam 5 Avr - 2:52

Victor avait fini par s'installer dans un wagon, le troisième, qui était encore vide. Ainsi il était sûr de ne déranger personne même s'il espérait vivement ne pas avoir à passer tout le trajet tout seul. Il s'était mis à observer l'agitation sur le quai tandis qu’Edward, le chat, évacuait doucement mais surement son stress.

Tout à coup, le jeune homme entendit quelque chose bouger; c'était une malle qui alla se loger dans le filet en face de lui. Curieusement, son propriétaire ne suivit pas immédiatement, ce qui laissa le temps à Victor d'imaginer la personne qui partagerait son voyage. Au fond de lui il espérait bien que ce soit une jolie fille... ou quelqu’un de son âge. Pas un trop p’tit en tout cas.

Justement, un court instant plus tard, un blondinet à lunettes fit une entrée des plus étranges. En effet, il posa sa main sur sa tête puis se vautra sur le sol, apparemment à la recherche de quelque chose. Dans ses recherches, il n’épargna pas sa banquette, ses pieds, …

Encore plus bizarre, il déclara des mots dans une langue inconnue, ce qui donnait à peu près ça:
"Maria, nie przesuwający. Zatrzymują gdzie wy jesteście i szczególnie wyrabia żadnego hałas, JA będzie szukać was wkrótce". Victor conclut qu'il devait s'agir d’une langue du nord mais de là à dire quoi... Et à juger la moue inquiète du gamin, c'était important. Il se mit à fouiller tout le wagon et Victor l'observa un peu inquiet. Hésitant, il finit pas lui demander ce qu’il y avait :

"Il y a un pro..."

Il ne posait pourtant pas sa phrase, sentant tout à coup (alors qu’il se penchait en avant), qu’il y avait quelque chose sur sa tête ! Tout à coup vraiment inquiet, il dévisagea le petit blond tout en s’empressant de monter sa main vers le haut de son crâne, ne sachant pas ce à quoi il avait à faire. Il saisit alors d'un coup une masse gluante qui ne tarda pas de sauter. Un crapaud ! Il ne retint pas une exclamation qui fut toute fois suivie par un sourire, nerveux certes mais un sourire quand même. Dommage pour le garçon, Victor n'avait jamais été très impressionné par ce genre de farce et n'avait aucunement peur des crapauds. Enfin, il fallait tout de même le reconnaitre, ce ne faisait plaisir à personne d'avoir une créature gluante sur la tête... En plus il avait été assez distrait pour ne se rendre compte de rien! Il tenta d’attraper le crapaud pour le rendre à son propriétaire mais s’arrêta un dernier moment, pas mal dégouté par la créature finalement.


Il pointa donc l’amphibien du doigt :
"Reprend-le!"

"Pas mal le coup du crapaud mais t’aurais pu trouver mieux, c’est un classique. En fait j’m’appelle Victor…"

Victor tentait plutôt de cacher comme il pouvait sa nervosité, ne sachant pas vraiment comment prendre le nouvel arrivant de son wagon.


[Je ferai mieux la prochaine fois...]


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Fridjtof Meyerovitch
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MessageSujet: Re: [2 sept. 2007] Quai 9 ¾   Mar 8 Avr - 5:21

Faire semblant de chercher Maria était une activité crevante, mais elle avait ses avantages. Premièrement elle permettait de cacher son envie de rire sous un air faussement affairé, deuxièmement elle permettait de surveiller le vieux mine de rien et troisièmement, elle permettait de chercher la place la plus confortable du wagon afin de la coloniser ensuite. Le tout dans le désordre bien entendu, sinon ce n'était pas drôle.

Au début, le vieux semblait perplexe. Evidemment, rares étaient les poudlardiens comprenant le polonais, c'était d'ailleurs pour cela qu'il avait prit cette langue pour parler. Car il avait beau être bilingue, il parlait tout de même l'anglais plus souvent que le reste et lorsqu'il n'était pas chez lui, c'était celle qu'il utilisait le plus naturellement.
Près à répondre au garçon d'un air désolé, Frid se retourna et vit Maria glisser légèrement sur la tête penchée. Le garçon s'interrompit d'ailleurs et embraya directement sur la suite. La tête qu'il faisait valait tous les détours et le garnement ne put s'empêcher d'éclater d'un rire bruyant et contagieux. Merlin ! Que n'aurait-il pas donné pour avoir un appareil photo à cet instant précis ! C'était proprement inénarrable.

C'était maintenant que les choses se corsaient. Soit Victor avait de l'humour et ça passait, soit il n'en avait pas et pas de Matias à l'horizon derrière qui se cacher. Un sourire se dessina doucement sur le visage stupéfait du vieux. Ouf. Il avait eu de la chance sur ce coup là. Le sourire de Frid s'élargit de lui-même, devenant plus franc et moins malicieux, tandis qu'il levait un regard amical sur son aîné.


"Maria dit qu'elle est bien là ou elle est mais si tu insistes je vais la prendre"

rétorqua, en anglais cette fois, le garçonnet heureux de voir que son amphibien inspirait le respect. Ah ce n'étaient pas les hiboux et les chats qui faisaient cette effet hein ! Comme quoi, les rats et crapaud étaient des animaux forts utiles et totalement méconnus de la société estudantine sorcière ! Il allait montrer à tout Poudlard la suprématie des grenouilles sur les oiseaux ! Et ils trembleraient devant lui, Fridgtof Toad, le grand défenseur de la veuve et du tétard ! hum. Il s'emportait.
D'un geste sur, le gamin se mit sur la pointe des pieds et attrapa l'animal qu'il caressa rapidement avant de le reposer sur son épaule.


"Fridjtof, de Poufsouffle, enchanté. Les classiques marchent toujours c'est pour ça qu'on les aime mais si tu veux, la prochaine fois que j'ai une idée inédite, je la testerais sur toi Victor ! Deal ?"

Il tendit la main, amical et ouvert comme à son habitude, très fier de son coup et surtout enchanté de rencontrer quelqu'un qu'il ne connaissait pas encore. Lors de sa première année à Poudlard, il avait fait quelques connaissances en dehors de son année mais vraiment très peu. S'il arrivait à se lier d'amitié avec un grand, quelqu'un qui, si ca se trouvait, était un préfet, alors il aurait la côte pour de bon ! Et notre jeune galopin aimait être populaire. N'en déplaise aux gryffondor.

"Ca t'ennuie si je m'installe avec toi ? Mon frère viendra probablement nous rejoindre. Il est à Poufsouffle aussi, en sixième année mais c'est une vraie fillette. Il osera probablement même pas te dire bonjour. Tu es dans quelle maison toi ?"

Non, Frid n'était pas nerveux du tout. Par contre il était excité et impatient ce qui le faisait parler vite, enchainant informations et questions sans laisser à son interlocuteur le temps de respirer. Finalement, il s'installa sur la banquette en face de Vieux Victor et se mit à battre l'air de ses pieds en attendant une réponse.
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Matias Meyerovitch
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MessageSujet: Re: [2 sept. 2007] Quai 9 ¾   Mar 8 Avr - 23:35

Elle lui avait pourtant semblée lumineuse cette idée. Comme toutes les idées du même style qui lui venaient tous les jours. Mais là, entre quatre murs, dans un espace plus qu’exiguë et une haute silhouette qui le toisait, un sourire narquois aux lèvres, son idée brillante de se dissimuler dans les toilettes du wagon lui sembla soudain d’une incroyable stupidité. Pour couronner le tout, c’était précisément la personne qu’il avait fuit –après avoir subit une violente attaque de valise mystérieusement lancée dans les airs- qui le retrouvait. Oh joie.
Aussi rouge que la tenture qui recouvrait les murs, il leva des yeux timides vers son tortionnaire.


Essaie de te cacher dans la poubelle la prochaine fois, tu te fondras mieux dans le décor.

Comme d’habitude, il resta à le regarder bêtement, les yeux ronds. Comme d’habitude, il ne trouva rien à répliquer. Comme d’habitude, il se contenta de rester silencieux, fuyant son regard. Profitant du fait que l’intellectuel de service se congratulait sans doute mentalement, il se faufila habilement au dehors et fuit à toutes jambes pour se retrouver deux wagons plus loin, haletant. La porte solidement fermée contre lui, il était rentré à l’aveuglette dans un compartiment quelconque, ne faisant pas attention au lieu où il posait les pieds.
Les yeux fermés, il prenait cependant peu à peu conscience du lieu où il se trouvait. De douces effluves parfumées, sucrées flottaient dans l’air tandis que plusieurs bruits d’étoffes se firent entendre, précédant un lourd silence. Légèrement fébrile, il rouvrit les yeux pour tomber sur un groupe de quatre jeunes filles revêtant l’uniforme règlementaire de l’école.

Sous le choc, les deux parties se regardèrent en chien de faïence jusqu’à ce qu’un cri strident émane de ces petites choses étranges que sont les filles. Sous l’effet de la panique, il dut s’y remettre à trois fois avant de parvenir à actionner la poignée correctement et sortit en trombe, chutant par ailleurs en arrière. Se relevant précipitamment, il se mit à chercher une tête connue dans les compartiments suivants, le rouge aux joues, lorsqu’il reconnu une chevelure blonde accompagnée d’un rire des plus familier. Sans plus attendre, il y entra, ne se souciant que très vaguement du fait qu’il ait perdu la totalité de ses affaires lors de la « course-poursuite » et que son hibou devait surement être encore sur le quai, dans sa cage, à hululer à qui voudrait bien l’entendre que son stupide maitre l’avait encore zappé.


Ah, Frid enfin je te...

Un bruit attira son attention, le coupant dans sa phrase, et il prit enfin conscience de la présence d’une tierce personne dans le compartiment. Rougissant automatiquement, il balbutia quelques mots inintelligibles –que seule une équipe de traducteurs d’élites aurait su traduire au travers du rempart de son col roulé-. Borborygmes qui devaient certainement représenter aux yeux du timide adolescent, une tentative de communication avec un autre représentant du genre humain mais qui, pour toute personne normalement constituée, pouvait au mieux ressembler à une démonstration de musique d’art contemporain. Sans doute devrait il se promener avec une stèle à la gloire de son éloquence évoquant sa qualité d'oeuvre d'art...


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Mona Callaghan
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MessageSujet: Re: [2 sept. 2007] Quai 9 ¾   Mar 8 Avr - 23:43

« Monaaaaaaaa ! P’tit-déj’ ! », cria la voix de Gawain.

L’adolescente sursauta et roula en bas de son lit, prisonnière de ses draps. Elle lutta pour se défaire de leur emprise et réussit finalement à se relever. Elle replaça son pantalon bleu en flanelle et son t-shirt puis descendit au pas de course dans la cuisine où toute la petite famille se régalait. Neala et Derrien, assis sur des piles de livres, dévoraient des crêpes en étalant le sirop d’érable autour de leurs petites bouches. Saoirse était trop nerveuse pour un tel repas et se contentait d’un yaourt aux fraises en tremblant des pieds à la tête. Gawain faisait la tête en mangeant bacon, œufs, toasts et autres aliments dont son estomac ne semblait toujours pas lassé. Cliodhna était occupée à faire la vaisselle et s’amuser à animer les assiettes qui plongeaient dans l’évier en éclaboussant le plancher d’eau mousseuse. Tadgh était certainement déjà au travail, comme d’habitude. Mona se glissa entre tout ce petit monde et hésita un moment avant de se servir des œufs brouillés, un jus d’orange et finalement un peu de porridge. Elle mangea en vitesse alors que le soleil se levait lentement –chez elle, on se réveillait toujours très tôt. En deux trois mouvements, elle terminait son repas et remontait pour monopoliser la douche avant les autres.


« Opération réussie ! », s’écria-t-elle alors qu’elle refermait derrière elle la porte de la salle de bain. Elle déposa ses vêtements sur le rebord de l’évier, fit couler l’eau et se précipita sous la douche en laissant derrière elle son confortable pyjama. Elle attrapa d’une main la bouteille de shampooing, de l’autre son éponge et tenta d’attraper son gel de douche mais se résigna finalement. Une demi-heure plus tard, elle laissait à ses cadets une salle de bain dont l’air était chargé de vapeurs. Elle courut ensuite se réfugier dans sa chambre pour terminer ses valises et appeler Ulysse qui se trouvait très certainement dans les alentours. Mona enfila ses chaussures, sortit de sous son lit ses bagages et y laissa tomber une pile de vêtements. Elle se pencha ensuite à la fenêtre et fit plusieurs tentatives de sifflement. Malheureusement, elle n’était pas tellement douée pour siffler. La jeune fille ouvrit alors la fenêtre en grand, grimpant sur le rebord et sortit prudemment sur le toit. Elle s’avança en jetant un coup d’œil en bas, puis leva les yeux vers le haut du toit là où, sur un pignon, était perché Ulysse. Ses grands yeux étaient fermés et il semblait dormir, jusqu’à ce que sa maîtresse arrive du moins. Mona réussit à attraper le hibou sans tomber et redescendit lentement vers sa fenêtre. Dès que le volatile fut dans sa cage, elle se dépêcha de faire ses valises. Grimoires, baguette, nécessaire de potions, vêtements, quelques friandises pour tenir jusqu’à ce qu’elle puisse aller faire le plein chez Honeydukes, chaudron, balance, parchemins, plumes, encre; l’adolescente se releva et épousseta son jeans avant d’épingler son lapin au col de son chemisier blanc. Elle enfila ensuite sa veste, ramassa ses derniers effets et retourna à la cuisine. Cliodhna terminait de refermer deux sacs de papiers qu’elle tendit ensuite à Mona.

« Un pour toi, celui avec la boucle violette et l’autre pour ta sœur. »

À peine quelques heures plus tard, Mona, Saoirse, Tadgh, Cliodhna, Neala et Derrien se tenaient sur la plateforme 9 ¾. Ils avaient eu de la difficulté à habiller les deux cadets qui ne pensaient qu’à jouer avec les lapins et la volaille, se fichant pas mal de savoir où Mona et Saoirse partaient. Heureusement, ils étaient tous arrivés à l’heure. Mona embrassa sa belle-mère sur la joue droite, son père sur la joue gauche, puis enlaça les deux petits en leur promettant de leur ramener une surprise pour les vacances de Noël. Elle adressa ensuite un sourire encourageant à Saoirse et quitta la famille pour trouver une place dans le train. Elle traîna ses bagages jusqu’au troisième wagon, fermement décidé à s’installer dans celui-là peu importe la compagnie qu’elle aurait. Un employé se chargea de ses valises, alors qu’elle gardait avec elle un petit sac à dos dans lequel elle gardait deux livres –Le portrait de Dorian Gray et Alice aux Pays des Merveilles-, un calepin avec un stylobille, une barre de chocolat en cas de problème, quelques pâtes de menthe en forme de crapaud au cas où une situation d’urgence survenait durant le voyage et le sac de papier que sa belle-mère lui avait donné. Ledit sac contenait quelques scones pour le voyage : deux aux brisures de chocolat pour un peu de fantaisie, trois à la cannelle pour un peu de chaleur et deux aux bleuets parce que c’est bon, les fruits. L’adolescente entra dans le wagon et son regard se posa alors sur trois garçons. Elle afficha son plus beau sourire et prit place sans gêne sur la banquette à gauche, toute guillerette.

« Bonjour les garçons ! Vous allez bien ? Je ne vous dérange pas j’espère ? »

Elle ouvrit son sac et en sortit son goûter; elle retira ses chaussures et ramena ses jambes sur le banc pour s’asseoir en indien.

« Mona Callaghan, sixième année à Poufsouffle ! », se présenta-t-elle complètement hors-sujet avant d’attraper un scone aux brisures de chocolat. « Vous en voulez ? C’est ma belle-mère qui les a préparés pour le voyage. »

La jeune fille posa son regard un instant sur Fridjtof, puis sur Victorius et enfin sur Matias, affichant un joli sourire. Elle avait l’habitude de s’incruster parce que ce n’était en restant dans son coin qu’on arrivait à se faire des copains. Et puis, la conversation commençait bien, ils avaient l’air sympathique et Matias avait un visage familier, sûrement de Poufsouffle, ce qui réglait plusieurs détails. C’était tout de même étrange d’être la seule fille dans ce wagon.
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Victorius Wyrman
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MessageSujet: Re: [2 sept. 2007] Quai 9 ¾   Mer 9 Avr - 0:50

"Fridjtof, de Poufsouffle, enchanté. Les classiques marchent toujours c'est pour ça qu'on les aime mais si tu veux, la prochaine fois que j'ai une idée inédite, je la testerais sur toi Victor ! Deal? "

Il lui répondit d'un sourire, convaincu que quoi que le dénommé Fridjtof -certainement un nom de la même origine que la langue qu'il avait utilisé un peu avant. Russe ou un truc de ce coin là, en avait déduit Victor- ne trouverait rien de génial et surtout rien de particulièrement désagréable. Il était tout de même bien content finalement que ce soit avec un garçon plein d'humour qu'il s'était retrouvé. Le contraire aurait été navrant. Il n'arriva pas à s'imaginer le jeune farceur, un livre à la main pendant tout le voyage alors que lui regarderait par la fenêtre, n'osant pas le déranger.

Malheureusement pour Victorius, lui garçon lui tendit la main... Il ne savait pas si c'était suite à sa présentation où pour sceller le deal mais en tous les cas, il venait de caresser Maria, son crapaud domestique. Ce fut donc le visage légèrement crispé qu'il répondit à sa poignée de main, évitant d'offusquer son camarade dès le début.


"Ca t'ennuie si je m'installe avec toi ? Mon frère viendra probablement nous rejoindre. Il est à Poufsouffle aussi, en sixième année mais c'est une vraie fillette. Il n’osera probablement même pas te dire bonjour. Tu es dans quelle maison toi ?"

"Auc..."
Fridjtof ne lui avait même pas laissé répondre que ce ne lui posait pas de problème, lancé à parler de son frère.
"Assied-toi, j't'en prie... Comment ça une vrai fillette... ton frère?", répondit-il finalement à la première partie de la question, curieux d'en savoir plus. Il fallait avouer que c'était des plus intriguant de présenter ainsi son frère. En même temps, de temps en temps, ca lui plaisait aussi de rabaisser ses sœurs mais il n'en voyait pas l'intérêt quand elles n'étaient pas là. Quand on parlait du loup, un garçon rouge comme une tomate et croulant sous une pile de divers habits -ne permettant pas de se faire une idée exacte de la tête qu'il avait- entra et appela Fridjtof par un surnom. C'est comme ça qu'il avait conclu que c'était son frère parce qu'il n'aurait su dire son âge avec son écharpe et ce n'était pas les mots incompréhensibles qu'il débitait avec difficulté qu'il l'aiderait.

Il regarda un instant le garçon, l'air confus de le voir dans cet état. Finalement, son frère n'avait pas été très dur avec sa description. Lui même aurait sans doute été moins aimable en parlant de lui.

"Enchanté, moi c'est Victor et apparemment on sera dans la même année", dit-il à l'intension de frère de Fridjtof, s'étant retenu d'en rajouter une couche avec le descriptif 'fillette'.

Il se rappela ensuite de la question que Fridjtof lui avait posé avant l'arrivée de son frère... "En fait, je ne connais pas encore ma maison... J'étais à Salem, aux Etats-Unis, l'année passé donc j'ai jamais mis les pieds à Poudlard!!"

« Bonjour les garçons ! Vous allez bien ? Je ne vous dérange pas j’espère ? »
Victor se tourna vers la porte lorsqu'il attendu cette voix féminine. C'était une jeune fille blonde, d'à peu près son âge... *Et voilà la jolie fille qu'on attendait*, pensa-t-il sans cesser de regarder la demoiselle en question, fort satisfait, ne tentant même pas de masquer son léger sourire en coin. "Salut! Entre, te gêne pas!", lui répondit-il avec sans doute un petit peu trop d'enthousiasme.

Il fut un peu étonné par les manières de la jeune femme mais trouva ça plutôt bien qu'elle se mette à l'aise. Au moins elle ne partirait pas de sitôt. Elle se présenta et il fit de même en retour:
"Moi c'est Victor -Victorius Wyrman-, dans la même année". Il ne put bien entendu pas préciser sa maison....

"Vous en voulez ? C’est ma belle-mère qui les a préparés pour le voyage"
"Non merci. C'est gentil", répondit-il poliment, n'ayant pas trop faim pour ça.

Il jeta un coup d'oeil à Edward qui, calmé depuis un moment avait suivi avec un grand intérêt l'arrivé de Fridjtof -ou en tout cas de son crapaud, Maria- et regarda à présent avec une grande curiosité les trois personnages qu'il ne connaissait pas.


Dernière édition par Victorius Wyrman le Lun 16 Juin - 15:24, édité 2 fois
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Fridjtof Meyerovitch
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MessageSujet: Re: [2 sept. 2007] Quai 9 ¾   Jeu 10 Avr - 3:05

Rien de tel qu'une bonne poignée de main à la sueur de crapaud pour commencer la journée, n'est ce pas Victor ? Le blondinet, content de s'être fait un ami plus agé que lui et d'avoir réussi à caser un maximum d'information dans un minimum d'air, sourit à son compagnon de voyage et regarda par la fenêtre en espérant apercevoir son frère. Il ne vit qu'un hibou, abandonné dans sa cage au milieu du quai. Etouffant un fou rire, le petit garçon en déduisit qu'il s'agissait de Puchacz et que donc, son idiot d'aîné (qu'il adorait, ne vous y trompez pas) était quelque part, en train de paniquer pour des bêtises.

"Il rougit tout le tem..."

Pas le temps de répondre qu'une voix familière et assoufflée l'interrompait. Illustration vivant de ce qu'il n'avait pas eu l'occasion de décrire entièrement, Matias venait d'arriver. Les quelques centimètres de peau que l'on pouvait distinguer entre le col roulé et le manteau étaient d'un joli rouge qui rendait son regard bleu/gris encore plus pénétrant que d'habitude. On voyait également quelques mêches chatain clair mais pas grand chose. Et le pire c'est que cet escogriffe, du moins de l'avis de Frid, était plutôt pas mal. Pour un escogriffe. Peu soucieux de rendre son aîné plus confortable, il fit un clin d'oeil a son nouvel ami et signe à son frère de s'asseoir à coté de lui.

" Mat' ! J'te présente Victor. Dit, t'as pas oublié les en-cas hein ? Maman a dit qu'elle te les donnerait... "

Et, histoire de bien enfoncer le bouchon, il se tourna vers Victor et lanca tranquillement :

"Il dit qu'il est très heureux de te rencontrer et il demande la permission de s'installer ici. Il dit aussi qu'il s'appelle Matias je crois. Je ne suis pas sur. Pas bien entendu s'il avait dit rtghtdcb ou rtghdctb...."

Du monde, du monde, du monde ! Et du monde intéressant en plus. Penser que Victor était américain était vraiment trop chouette. L'amérique, pour le jeune garçon, c'était le pays où les stars se balladaient dans les rues, là ou l'or poussait dans les arbres, le continent aux mille merveilles. Oh il avait tellement de questions à poser, tellement de moqueries idiotes à faire qu'il n'arrivait pas à en choisir une, laissant son expression stupéfaite et ses yeux brillants parler pour lui. Surtout qu'une fille (une fille... berk) venait d'entrer dans le compartiment, attirant à elle toute l'attention de l'américain. D'une voix douce, elle se présenta, le nom de sa maison n'arrivant même pas à dérider le Fridjtof boudeur qui avait croisé les bras en grommelant. Il était bien décidé à lui faire la tête mais Mona, aussi tentatrice que toutes les Eves du jardin d'Eden réunies, réussit à attirer son attention avec un scone au chocolat habilement agité devant son nez à lui. Ne pouvant résister à la sucrerie, le petit garçon sauta sur ses pieds et vola le gâteau en remerciant la jeune fille d'un sourire et d'un tirage de langue facétieux. Revenant à sa place, il coupa la pâtisserie en deux et en tendit la moitié à son aîné autant par gentillesse que pour se faire pardonner ses taquineries.

"Moi c'est Frid, lui c'est Mat', on est a poufsouffle aussi. Hey Vic' - je peux t'appeler Vic ? - c'est peut-être un signe ! Si ca se trouve ca veut dire que tu seras à Poufsouffle aussi. C'était organisé comment chez toi ? Y avait des maisons aussi ?"

Il avait commencé à parler à Mona, continué pour Victor, s'étai adressé à la cantonnade au milieu et avait finalement terminé en posant l'une des dizaines de questions qui lui brûlaient la langue. Le monde ne l'effrayait pas, tirer la couverture à lui non plus. Il aimait sentir l'atmosphère d'une pièce. Et il avait déjà une idée de blague à faire lorsque tout le monde serait pendu aux lèvres de l'étranger.
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MessageSujet: Re: [2 sept. 2007] Quai 9 ¾   Dim 13 Avr - 18:39

Quai 9 3/4. Un nom bien incongru pour un quai de gare! Tristan était à King's Cross, avec Dean Mc Gregor, son père. Il avait réussi à délaisser son échiquier pour accompagner son fils à la gare. Il y avait aussi Hazel, la grande soeur. Tristan s'amusait à sauter dans les flaques d'eau, en train de chanter un air de son invention. Dean regardait le petit garçon, d'un air amusé. Tristan s'arrêta net, quelques mètres plus loin. Il leva la tête, et il fronça les sourcils. Quai 9. Quai 10. Mais pas de trace du quai 9 3/4 . Le gamin frissonna, et commença à paniquer. Si tout ça n'était qu'une blague, hein? Si le quai n'existait pas? Il avait vraiment l'air bête, à rester là, à regarder la bouche ouverte les deux voies, cherchant pour une qui probablement n'existait pas >.< Dean et Hazel arrivèrent enfin à sa hauteur. Dean remarqua l'air passablement inquiet de son fils.

Qu'est ce qu'il y a gamin?

Le petit Tristan cligna des yeux, et se tourna vers son père, l'air alarmé.

P'pa, je crois que le quai 9 3/4 n'existe pas.

Hazel éclata de rire devant la mine déconfite du petit garçon.Dean s'abaissa à la hauteur du gamin, et il le regarda, en le tenant par les épaules.

Bien sûr que si il existe! Il est là, dans le mur juste à côté de toi!

Tristan regarda perplexe le pan de mur qu'il y avait à sa gauche. Les briques avaient l'air bien solides, mais en aucun cas, on ne pouvait pas penser, en le regardant simplement, qu'il y aurait un passage secret. Les yeux du petit garçon s'illuminèrent.

C'est vrai p'pa qu'on va rentrer dans un monde parallèle? C'est vrai que c'est un vaisseau spatial qui va nous emmener à Poudlard? Et poudlard c'est quoi, hein? Un endroit où les extraterrestres font des tests sur les humains? Et elle est comment, la directrice? C'est aussi une extraterrestre? Elle est gentille? Et c'est quoi cette histoire de maison? Tu dis qu'il y en a quatre...Mais c'est pas un peu petit pour tous les élèves qu'il y à? Ils doivent vraiment se sentir serrés...Et comment on fait pour savoir à quelle maison on va appartenir? On va vraiment devoir faire un tour de magie? J'ai tout préparé, p'pa. Regarde Hazel, j'ai mes cartes. P'pa, choisis une carte...

C'est fatiguant, les enfants. Surtout quand ils étaient curieux et qu'ils posaient mille questions. Dean afficha un sourire, quand il demanda si Majandra était une extraterrestre. Peut être que oui, c'était une hypothèse à ne pas exclure. Dean regarda avec patience Tristan étaler ses cartes en éventail.

P'pa, tu me passe ton chapeau, j'vais y faire apparaître Christopher...

Christopher était un lapin nain qu'il avait eu pour son anniversaire, il y a quelques jours. Tristan y était trés attaché. Le lapin était dans sa cage, en train de ronger une carotte, en regardant la scène sans rien y comprendre. Pour faire plaisir à son fils, Dean ôta son chapeau de haut de forme du crâne, puis il le tendit à Tristan. Ravi, le petit garçon alla chercher sa baguette magique dans sa valise, puis il commença à la tapoter.

Tu fermes les yeux, hein? Tu ne triches pas!

Une étincelle jaillit du bout de la baguette de Tristan, et le chapeau prit feu. Tristan, surpris, lâcha le malheureux couvre-chef que Dean s'affaira à éteindre en faisant quelques pas dessus. Tristan avait l'air dépité.

Ne refais jamais ça, Tristan! Tu n'es pas censé pratiquer la magie en dehors de l'école, et surtout pas en présence de Moldus! Alors maintenant tu ranges ça et on y va!

Tristan obéit bien sagement. Il prit Christopher dans ses bras, alors que Dean se trimballait la lourde valise de Tristan.

Comment on fait pour accéder au quai? On tapote sur les briques, comme au chemin de Traverse? Ou la porte des étoiles va s'ouvrir? Je ne risque pas d'atterrir dans une autre dimension, si? Papa, tu me réponds? C'est vrai qu'il y a des extraterrestres à Poudlard?

Qu'il était fatiguant, avec toutes ses questions et son imagination débordante! Dean prit son fils par le bras, et il vérifia qu'aucun Moldu ne les regardait. Puis il poussa Tristan droit dans le mur...qui se retrouva de l'autre côté, par magie.

Par Merlin, dépêches toi! Tu vas louper le train, il part dans cinq minutes!

Dean dit rapidement au-revoir à Tristan, qui monta dans le train. Le gamin avait la cage de Christopher dans ses bras. Le lapin à présent somnolait.

T'en penses quoi, toi, Christopher? Tu crois qu'ils vont t'enlever, toi aussi pour faire des tests?

Comme c'était à prévoir, le lapin ne répondit pas. Il se contenta d'ouvrir un oeil, puis de le refermer. Le train siffla. Le lapin sursauta, et, terrifié, alla se terrer au fond de sa cage, grelottant.

Christopher?

Tristan soupira, puis il partit en quête d'un compartiment de libre. Le gamin paniqua. Il était tout seul, il ne connaissait personne. Et puis...il devrait passer le voyage tout seul! Ca serait vraiment horrible! Au pire, il pourrait faire la conversation à Christopher, mais il ne serait pas tellement bavard. Tristan poussa une porte au hasard. Il devait bien y avoir encore une place ici, non? Il n'y avait que quatre personnes, toutes visiblement plus âgées que lui.

Désolé. Je peux?

Tristan s'installa à côté d'une jolie fille blonde.

Au fait, je suis Tristan Mc Gregor. Première année à...Mystère. Et lui c'est Christopher. J'attends l'ordre de mission, chef!


Et il se posta alors en garde-à-vous, dignement, comme un petit soldat.
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MessageSujet: Re: [2 sept. 2007] Quai 9 ¾   Lun 14 Avr - 5:15

Toute cette compagnie ! Elle avait vraiment bien fait d’entrer dans ce wagon. C’était précisément le genre de voyage qu’elle espérait : mouvementé. Déjà, elle s’entendait mieux avec les garçons qu’avec les filles, parce que les représentants de la gente masculine avait moins de préjugés face aux vêtements, à l’attitude et le reste. En compagnie des garçons, elle savait qu’elle pouvait s’asseoir confortablement sans se demander si son pantalon ferait des plis. Et encore, elle pouvait porter un pantalon sans se faire regarder d’un drôle d’œil. Elle pouvait retirer ses chaussures aux lacets dépareillés sans qu’on ne la critique. La vie était plus facile à vivre en compagnie des garçons. Avec eux, elle pouvait grimper dans les arbres, attraper des insectes, se salir les genoux dans la boue, égratigner ses mains blanches sans se soucier des cicatrices. Avec les filles, la vie était plus superficielle; on devait soigner son apparence, surveiller ses mots, agir de façon calme et posée, s’asseoir convenablement…Et blah, blah, blah. Une histoire d’image, tout simplement. C’est pour toutes ces raisons que Mona se félicitait d’avoir opté pour le wagon numéro 3.

D’ailleurs, alors qu’elle prenait place sur le siège et se mettait à l’aise, elle fut heureuse de voir que le garçon qui se tenait près d’elle, d’à peu près son âge, lui souriait. Ouah, il avait l’ait heureux de la voir là, si ce n’était pas quelqu’un de sympathique ça ! Il se présenta ensuite –Victorius Wyrman- et l’adolescente prit soin de le graver dans sa mémoire parce que s’il y avait bien quelque chose qu’on ne devait pas oublier chez quelqu’un, c’était son nom. Elle proposa finalement les scones de sa belle-mère à ses compagnons, espérant ainsi sceller une sorte d’amitié pour la durée du voyage. Victor refusa poliment mais le plus jeune jusque là boudeur sembla tenter par les pâtisseries et prit l’un des scones qu’il partagea avec son frère.


« Moi c'est Frid, lui c'est Mat', on est a Poufsouffle aussi. Hey Vic' - je peux t'appeler Vic ? - c'est peut-être un signe ! Si ca se trouve ca veut dire que tu seras à Poufsouffle aussi. C'était organisé comment chez toi ? Y avait des maisons aussi ? »

Frid’, Mat’ et Victor seraient donc ses camarades jusqu’à Poudlard. Oh la la et comme Frid parlait beaucoup ! Le voyage ne serait pas de tout repos, ce qui serait absolument merveilleux. Pas de silence gênant, pas de raclement de gorge gêné, pas d’hésitation –elle adorait les gens dynamiques. Alors qu’elle réfléchissait à ce qui les attendait, en grignotant son scone aux brisures de chocolat, un petit garçon entra à son tour dans le wagon et s’installa près d’elle. La jeune fille posa ses grands yeux verts sur lui, curieuse.

« Au fait, je suis Tristan Mc Gregor. Première année à...Mystère. Et lui c'est Christopher. J'attends l'ordre de mission, chef ! »

Oh un première année ! C’était sûrement le truc le plus divertissant que pouvait contenir un wagon : un première année qui ne connaissait pas grand-chose de Poudlard et à qui on pouvait donc transmettre son savoir. Mona adressa au petit soldat un sourire radieux et observa un moment le fameux Christopher terré au fond de sa cage. « Un n’apin ! » se serait exclamé Neala si elle avait aperçu cette petite boule de fourrure. Un joli petit lapin tout mignon, tout doux, tout chou !

« Enchantée de te rencontrer, Tristan ! Je suis Mona Callaghan, sixième année à Poufsouffle ! Tu veux un scone ? Ma belle-mère en prépare à chaque rentrée pour mes compagnons de voyage et moi. Malheureusement, je n'ai pas pensé à emporter avec moi quelques légumes du jardin, je suis certaine que ça aurait plu à Christopher... »

Elle lui tendit le sac en papier qui contenait les délicieuses pâtisseries, espérant que ce petit sorcier serait attiré par elles comme l’avait précédemment été Frid’. Après tout, un estomac satisfait commençait toujours bien une relation. À chaque année, Cliodhna faisait une grande quantité de scones et en donnait quelques-uns à Mona qui les distribuait à ses amis, parce que les scones de Mona étaient gratuits comparés aux bonbons que distribuaient la dame au charriot. Tout le monde ne possédait pas des mornilles à dépenser pour des friandises et au contraire des bonbons, ces petites pâtisseries avaient été fabriquées avec amour et attention. N’était-ce pas mille fois meilleur lorsque l’ingrédient secret était l’amour ? Bref, tout cela pour dire que Mona était heureuse à la simple idée de pouvoir partager les petits gâteaux de sa belle-mère avec les autres.

« Oh ! Victor ! » s’exclama alors la jeune fille en se retournant vers le principal intéressé. « Alors il paraît que tu ne viens pas d’ici ? C’est rare, les transferts ! Je n’ai pas souvent vu d’élèves transférés…J’imagine que tu es américain, hm ? J’ai entendu dire que c’était très différent l’Amérique. Même qu’il paraît que la sorcellerie y est moins présente dans la vie de tous les jours, c’est vrai, dis ? »

Elle s’arrêta enfin de parler en affichant son plus beau sourire, comme pour se faire pardonner d’être aussi bavarde. Elle prit ensuite une bouchée de scone et replaça une mèche de ses longs cheveux blonds.
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Victorius Wyrman
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MessageSujet: Re: [2 sept. 2007] Quai 9 ¾   Dim 20 Avr - 12:31

"Hey Vic' - je peux t'appeler Vic ? - c'est peut-être un signe ! Si ca se trouve ca veut dire que tu seras à Poufsouffle aussi. C'était organisé comment chez toi ? Y avait des maisons aussi ?"

L'interessé se tourna vers Fridjtof, denouveau étonné par le débit du garçon. Il se demanda si ça durerait tous le voyage où s'il se calmerait.
"Vic? Ah ehh ouai, si tu veux", répondit-il simplement. "Un signe? De quoi un signe?", lui demanda-t-il, intrigué. Pourquoi irait-il à Poufsouffle plutot que dans une autre maison? D'après ce qu'il avait entendu, ce n'était pas la plus valorisante. Au moins, s'il allait vraiment à Poufsouffle, il n'irait pas à Serpentard et, il le savait, c'était la maison à éviter. Il avait entendu dire que la grande majorité des gens qui ont maltourné venaient de cette maison.

"C'était organisé comment chez toi ? Y avait des maisons aussi ?"
Celle la, il s'y attendait. Il s'attendait d'ailleurs à devoir répondre à de nombreuses questions aux sujets de l'Amérique aussitôt que les gens seraient au courant... C'est donc sans grande motivation mais avec tout de même une certaine satisfaction qu'il répondit au blondinet à lunettes. "Bah en fait j'pense que c'est plus ou moins comme vous... Sauf qu'on choisit plus des orientations que des options. Je pense qu'ici on a un tronc commun très important et qu'on a droit qu'à deux options... Là-bas, dès que tu choisissais une orientation, t'avais tous les cours qui suivaient...Pour ce qui est des maisons, je les soupsonne de s'être inspiré du système de Poudlard à la base! "

"Désolé. Je peux?"

Un autre petit entra dans le wagon et à la vue de son air pas mal perdu, Victorius jugea que c'était sa première année.

"Vas-y, j't'en prie". Le petit s'installa à côté de Mona. Victor remarqua, sans grand fierté, qu'il avait déjà oublié le nom de famille de la jeune fille -et des deux autres passagers aussi d'ailleurs.

Pour ne pas commettre la même erreur avec le nouvel arrivant -aux attitudes étranges d'ailleurs. Qu'avait-il à se mettre en garde à vous?-, Victor répéta plusieurs fois la formule 'Tristan Mc Gregor - Lapin Christopher' dans sa tête, avant de sourire tout seul, amusé devant l'absurdité de retenir le nom du lapin! Enfin, en même temps il avait l'air plutot sympa, le Christopher. Le garçon avait toujours aimé la manière qu'avaient les lapins de respirer en bougeant le nez de haut en bas. Plus que jamais, Victor surveillait son énorme chat du coin de l'oeil car s'il n'était pas méchant et qu'il ne ferait certainement aucun mal au lapin, il était joueur et risquerait de le blesser. Il se demanda comment il ferait, à l'école, si ses camarades de dortoirs avaient des lapins ou pire, des rats!

« Oh ! Victor ! »
L'intéressé se tourna vivement vers la jeune fille, relachant l'attention qu'il portait à son chat pour noter que Mona avaient des yeux parfaitement étranges.

« Alors il paraît que tu ne viens pas d’ici ? C’est rare, les transferts ! Je n’ai pas souvent vu d’élèves transférés… J’imagine que tu es américain, hm ? J’ai entendu dire que c’était très différent l’Amérique. Même qu’il paraît que la sorcellerie y est moins présente dans la vie de tous les jours, c’est vrai, dis ? »
"J'ai passé 10ans aux Etats-Unis mais j'suis londonien! Bah en fait moi j'trouve pas que ça soit si différent que ça... J'ai juste l'impression qu'ici vous étes très ehhh... conservateur? En Amérique, ils sont plus ouverts aux technologies moldues. Enfin pas tous non plus. Moi comme mes parents sont tous les deux anglais, à la maison c'était fort comme ici mais quand j'allais chez des amis et tous, y avait plein de trucs moldus. C'est peut-être comme ça ici aussi en fait."

Et, curieux, il ajouta:
"Vous ètes tous anglais?"
Il se tourna particulièrement vers les deux frères qui avaient certainement des origines d'un pays de l'est.


[Désolé pour le retard! Je vous préviens que je ne serai pas là du tout le semaine prochaine, de lundi à samedi...]
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